{"id":3251,"date":"2015-08-13T13:37:06","date_gmt":"2015-08-13T13:37:06","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=3251"},"modified":"2015-08-13T13:37:06","modified_gmt":"2015-08-13T13:37:06","slug":"le-pere-francesco-borghero","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=3251","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Francesco BORGHERO"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 843px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-3250\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/BORGHERO_Francesco.jpg\" alt=\"BORGHERO Francesco\" width=\"113\" height=\"142\" \/><\/td>\n<td>n&eacute; le 19 juillet 1830 &agrave; Ronco Scrivia<br \/>dans le dioc&egrave;se de Genova, Italie<br \/>membre de la SMA le 25 juillet 1859<br \/>pr&ecirc;tre le 27 d&eacute;cembre 1854 &agrave; Subiaco<br \/>d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 16 octobre 1892<\/td>\n<td>\n<p>1861-1865 missionnaire au vicariat apostolique du Dahomey<br \/>(&eacute;rig&eacute; en 1860, et dont il est nomm&eacute; \u00ab\u00a0sup&eacute;rieur par int&eacute;rim\u00a0\u00bb le 2 d&eacute;cembre 1860).<br \/>1865-1867 Lyon<br \/>1867 pr&eacute;cepteur du prince Borghese<br \/>puis G&ecirc;nes, directeur spirituel<\/p>\n<p>d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Ronco Scrivia, Italie, le 16 octobre 1892,<br \/>&agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 62 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p&egrave;re Francesco BORGHERO (1830 &#8211; 1892)<\/p>\n<p>A Ronco-Scrivia (Italie), le 16 octobre 1892, retour &agrave; Dieu du p&egrave;re Francesco Borghero, &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 62 ans.<\/p>\n<p>Fran&ccedil;ois Borghero naquit &agrave; Ronco-Scrivia en 1830. Il fit ses &eacute;tudes &agrave; Voghera (Pi&eacute;mont) et au grand s&eacute;minaire de G&ecirc;nes. En 1852, il devenait professeur de rh&eacute;torique au couvent de Subiaco, pr&egrave;s de Rome. Il y fut ordonn&eacute; pr&ecirc;tre en 1854. En juin 1857, le professeur rencontrait &agrave; Rome Mgr de Br&eacute;sillac qui, sur sa demande, l&rsquo;admit et le ramena &agrave; Lyon. Le 25 juillet 1859, le p&egrave;re Borghero faisait sa r&eacute;solution solennelle et un d&eacute;cret du 2 d&eacute;cembre 1860 le nommait sup&eacute;rieur \u00ab\u00a0ad interim\u00a0\u00bb du vicariat apostolique du Dahomey, &eacute;rig&eacute; le 28 ao&ucirc;t pr&eacute;c&eacute;dent.<\/p>\n<p>Le 5 janvier 1861, le p&egrave;re Borghero s&#8217;embarque &agrave; Toulon avec les p&egrave;res Fernandez et Edde. Ce dernier meurt lors de l&rsquo;escale &agrave; Freetown. Les deux survivants d&eacute;barquent &agrave; Ouidah le 18 avril 1861 et s&rsquo;installent au fort portugais, vide depuis 40 ans.<\/p>\n<p>Le p&egrave;re Borghero fut un fondateur: fondateur de la mission du Dahomey d&rsquo;o&ugrave; la christianisme rayonnera en Nigeria, Togo, Ghana, Haute-Volta, Niger; fondateur des stations de Ouidah et Porto-Novo; fondateur des premi&egrave;res &eacute;coles, des premiers dispensaires et orphelinats.<\/p>\n<p>Il fut un voyageur actif: voyage &agrave; la cour du roi Gl&eacute;gl&eacute;; voyage dans le pays Popo: Agou&eacute;, Petit-Popo, Grand-Popo et jusqu&rsquo;&agrave; Keta. Il y fait des bapt&ecirc;mes chez les Br&eacute;siliens, et surtout il fait cesser les hostilit&eacute;s et les guerres entre villages; voyages dans les royaumes de Porto-Novo et du B&eacute;nin: Lagos et m&ecirc;me Abeokuta; voyage &agrave; Ferdando-Po et sur la c&ocirc;te jusqu&rsquo;&agrave; Conakry. Le p&egrave;re Borghero se rend ainsi compte de la situation en ces diff&eacute;rentes r&eacute;gions et &eacute;tudie les lieux, o&ugrave; l&rsquo;on pourrait \u00ab\u00a0avec des ressources et des missionnaires\u00a0\u00bb &eacute;tablir des stations.<\/p>\n<p>Il eut beaucoup &agrave; souffrir. \u00ab\u00a0Je souffre beaucoup, disait le p&egrave;re Le Gallen, mais ce n&rsquo;est rien en comparaison de ce qu&rsquo;a souffert moralement et physiquement le p&egrave;re Borghero. Il m&eacute;riterait d&rsquo;&ecirc;tre mieux connu.\u00a0\u00bb Souffrances physiques venant du climat, fi&egrave;vre presque continuelle, syncopes au cours de ses voyages lorsqu&rsquo;il &eacute;tait port&eacute; en hamac. Il fit m&ecirc;me de la prison, et dut payer une forte amende aux f&eacute;ticheurs parce que le tonnerre &eacute;tait tomb&eacute; sur la maison.<\/p>\n<p>Souffrances morales surtout: tracasseries des f&eacute;ticheurs et des Portugais; difficult&eacute;s avec des confr&egrave;res qui, &agrave; peine arriv&eacute;s, voulaient d&eacute;j&agrave; repartir. Divergences de vues avec le p&egrave;re Planque au sujet de l&rsquo;application des constitutions, sur des points d&rsquo;ailleurs peu clairs. Le p&egrave;re Borghero &eacute;tait pr&ecirc;t &agrave; l&rsquo;ob&eacute;issance, mais certains confr&egrave;res le dominaient. Ce n&rsquo;&eacute;tait pas un chef et il en souffrait. Le p&egrave;re Borghero &eacute;tait vraiment un saint pr&ecirc;tre, plein de z&egrave;le et d&rsquo;esprit de sacrifice, d&rsquo;humilit&eacute; et d&rsquo;oubli de soi-m&ecirc;me, un admirable et tr&egrave;s grand missionnaire, mais il n&rsquo;&eacute;tait pas de taille &agrave; porter seul ses lourdes responsabilit&eacute;s. Trop bon, trop affable pour ses confr&egrave;res, il se laissa tr&egrave;s vite dominer par eux, si bien que la Propagande dut rappeler l&rsquo;un d&rsquo;eux en Europe. Sa condescendance, son affabilit&eacute;, sa d&eacute;licatesse extr&ecirc;me qui l&rsquo;honoraient comme homme, devenaient de la faiblesse dans le sup&eacute;rieur.<\/p>\n<p>Le p&egrave;re Planque r&eacute;solut de faire revenir le p&egrave;re, pour sa sant&eacute;, pour donner une impulsion &agrave; la Soci&eacute;t&eacute; et &agrave; la Mission, et pour r&eacute;gler ensemble toutes les questions pendantes. Le p&egrave;re Borghero quitta sa mission en janvier 1865 accompagn&eacute; de 12 jeunes Noirs qui allaient rejoindre 12 de leurs camarades &agrave; Puerto-Real, en Espagne, depuis deux ans. Entre temps, le p&egrave;re Planque avait demand&eacute; &agrave; la Propagande de faire du p&egrave;re Borghero le premier vicaire apostolique du Dahomey, en lui conf&eacute;rant l&rsquo;&eacute;piscopat. Mais, lors de son arriv&eacute;e &agrave; Lyon, en mais 1865, le p&egrave;re Borghero &eacute;tait un homme aigri et pessimiste. Il avait tant souffert au cours de ses 4 ans de s&eacute;jour: il avait vu mourir 4 confr&egrave;res, de plus il venait d&rsquo;apprendre que le fort portugais, qu&rsquo;il avait am&eacute;nag&eacute; au prix de tant d&rsquo;argent et de tant de sacrifices et du sueur, venait d&rsquo;&ecirc;tre repris par les autorit&eacute;s portugaises, apr&egrave;s expulsion des confr&egrave;res qu&rsquo;il avait laiss&eacute;s &agrave; Ouidah. Pour lui, d&eacute;sormais, la question du Dahomey est r&eacute;gl&eacute;e: on ne peut plus rien en faire, en raison des pa&iuml;ens et des Portugais et surtout du climat qui \u00a0\u00bb est le plus meurtrier du monde\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Le p&egrave;re Planque pense que ce c&rsquo;est qu&rsquo;une crise et qu&rsquo;avec le temps le p&egrave;re Borghero aura un autre langage. Mais le temps passe et le p&egrave;re Borghero continue. Les cons&eacute;quences de ces paroles, surtout dans des conf&eacute;rences publiques, commencent &agrave; se faire sentir au point de vue du recrutement et des aum&ocirc;nes. Puisque le sup&eacute;rieur lui-m&ecirc;me assure que sa mission du Dahomey n&rsquo;est pas viable, bienfaiteurs et aspirants se d&eacute;couragent et se retirent. De plus, le p&egrave;re Borghero envoie &agrave; Rome sa d&eacute;mission du sup&eacute;rieur du Dahomey. Le p&egrave;re Planque, qui esp&egrave;re toujours que le p&egrave;re reviendra sur ses id&eacute;es, &eacute;crit &agrave; Rome de ne pas l&rsquo;accepter. Mais Rome consulte le cardinal de Bonald, archev&ecirc;que de Lyon, lequel a vu et entendu le p&egrave;re Borghero, et il prie Rome d&rsquo;accepter la d&eacute;mission.<\/p>\n<p>Pendant ce temps, \u00ab\u00a0la Soci&eacute;t&eacute;, &eacute;crit le p&egrave;re Planque, traverse la plus dangereuse &eacute;preuve &eacute;prouv&eacute;e depuis sa naissance\u00a0\u00bb. Il en &eacute;crit au p&egrave;re Borghero: \u00ab\u00a0Le principe destructeur de notre Soci&eacute;t&eacute; et de notre mission est dans le langage que vous tenez partout. [&#8230;] Je n&rsquo;accuse pas votre intention, j&rsquo;appr&eacute;cie seulement les faits et leurs cons&eacute;quences.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>A Rome, l&rsquo;opinion du cardinal de Lyon a pr&eacute;valu sur celle du p&egrave;re Planque. D&rsquo;autre part, Rome veut pour le bien de la Soci&eacute;t&eacute; qu&rsquo;il n&rsquo;y ait qu&rsquo;un seul responsable comme chef de la Soci&eacute;t&eacute; et comme chef de la mission. Le 8 avril 1867, la d&eacute;mission du p&egrave;re Borghero est accept&eacute;e et le p&egrave;re Planque est nomm&eacute; provicaire du Dahomey, la question de l&rsquo;&eacute;piscopat &eacute;tant remise &agrave; plus tard.<\/p>\n<p>A Lyon, le p&egrave;re Borghero voudrait bien repartir comme simple missionnaire. Mais il continue le m&ecirc;me langage. En somme, le p&egrave;re Planque se demande comment faire. \u00ab\u00a0J&rsquo;estime M. Borghero, &eacute;crit-il, et je v&eacute;n&egrave;re sa vertu, mais je ne sais que faire &agrave; son &eacute;gard. [&#8230;] Je d&eacute;plore ses id&eacute;es d&eacute;courageantes et je crains leur influence d&eacute;sastreuse. J&rsquo;aime M. Borghero, j&rsquo;appr&eacute;cie sa capacit&eacute;.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Fin 1867, le p&egrave;re Planque se rend &agrave; Rome et \u00ab\u00a0trouve des dispositions toute faites chez le cardinal Barnab&ograve; sur la question qui regarde le p&egrave;re Borghero\u00a0\u00bb. Le cardinal voulait que le p&egrave;re quitte la Soci&eacute;t&eacute;. \u00ab\u00a0Son Eminence m&rsquo;a dit de le mander &agrave; Rome et de me pr&eacute;senter &agrave; Elle en sa compagnie\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0A sa grande stup&eacute;faction et &agrave; sa profonde douleur, que je partageais, M. Borghero s&rsquo;est entendu dire qu&rsquo;il fallait songer &agrave; utiliser son z&egrave;le ailleurs qu&rsquo;avec nous. Aucune protestation, aucun raisonnement, aucune promesse de changement ne purent modifier le jugement du cardinal qui m&rsquo;avait dit d&rsquo;avance la n&eacute;cessit&eacute; de cette mesure pour le d&eacute;veloppement de la Soci&eacute;t&eacute; et de la Mission.\u00a0\u00bb (P&egrave;re Planque)<\/p>\n<p>Le p&egrave;re restera profond&eacute;ment attach&eacute; &agrave; la Soci&eacute;t&eacute;, il aura une correspondance suivie avec le p&egrave;re Planque, qui le consid&egrave;re comme un membre des Missions Africaines. Le p&egrave;re se retire chez lui en Italie. Tout en rendant des services &agrave; la Propagande, il devient pr&eacute;cepteur du Duc Antonino Salviati et du Prince Giuseppe Borghese et termine sa vie comme Directeur spirituel dans l&rsquo;un des deux Grands S&eacute;minaires de G&ecirc;nes.<\/p>\n<p>Il mourut d&rsquo;un cancer &agrave; l&rsquo;estomac.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines n&eacute; le 19 juillet 1830 &agrave; Ronco Scriviadans le dioc&egrave;se de Genova, Italiemembre de la SMA le 25 juillet 1859pr&ecirc;tre le 27 d&eacute;cembre 1854 &agrave;&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3250,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-3251","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3251","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3251"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3251\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3250"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3251"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3251"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3251"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}