{"id":3282,"date":"2015-08-14T07:44:48","date_gmt":"2015-08-14T07:44:48","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=3282"},"modified":"2015-08-14T07:44:48","modified_gmt":"2015-08-14T07:44:48","slug":"le-pere-pierre-trichet-jr","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=3282","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Pierre Trichet sr"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash; Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1020px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-3281\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/TRICHAT_Pierre_jr.jpg\" alt=\"TRICHAT Pierre jr\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n&eacute; le 26 avril 1924 &agrave; Sainte-Radegonde<br \/>dans le dioc&egrave;se d&rsquo;Auch (France)<br \/>membre de la SMA le 5 janvier 1946<br \/>pr&ecirc;tre le 11 f&eacute;vrier 1949<br \/>d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 19 octobre 2006<\/td>\n<td>\n<p>1949-1965 missionnaire au Dahomey<br \/>1949-1954, Ouidah, professeur<br \/>1954-1956, Bohicon, fondateur du cours normal<br \/>1956-1957, Ouidah, professeur<br \/>1957-1965, Cotonou, chancelier et procureur<br \/>1965-1966 Baudonne, professeur<br \/>1966-1969 Ouidah, puis Cotonou<br \/>1969-1970 La Croix-Valmer, repos<br \/>1970-1972 Tangui&eacute;ta puis K&eacute;rou (Natitingou), vicaire<br \/>1972-1980 Natitingou, chancelier et procureur<br \/>1980-1983 Lyon, repos, puis Chaponost, comptabilit&eacute;<br \/>1983-2000 Cotonou, accueil &agrave; la maison r&eacute;gionale<br \/>2000-2004 Lyon, 150, SIP et philat&eacute;lie<br \/>2004-2006 Montferrier, retir&eacute;<\/p>\n<p>d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Montferrier-sur-Lez (France), le 19 octobre 2006<br \/>&agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 82 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le p&egrave;re Pierre TRICHET sr (1924 &#8211; 2006)<\/p>\n<p>La famille de Pierre Trichet &eacute;tait originaire de Vend&eacute;e. Au d&eacute;but du 20e si&egrave;cle, ses parents, cultivateurs, &eacute;migr&egrave;rent dans le sud de la France &agrave; la recherche de bonnes terres. C&rsquo;est pourquoi Pierre naquit &agrave; sainte Radegonde, dans le Gers, le 26 avril 1924. Il eut un fr&egrave;re et quatre s&oelig;urs. Plus tard, la famille s&rsquo;installa dans les Landes &agrave; Heugas.<\/p>\n<p>Voulant devenir missionnaire, en 1935, Pierre rejoint le petit s&eacute;minaire de Baudonne, dirig&eacute; alors par le p&egrave;re Francis Aupiais. En 1937, il continue ses &eacute;tudes &agrave; Chamali&egrave;res, avant d&rsquo;entrer &agrave; Pont-Rousseau en 1939. Ses &eacute;tudes secondaires couronn&eacute;es par l&rsquo;obtention des deux parties du baccalaur&eacute;at, il est admis &agrave; Martign&eacute;-Ferchaud (Ille-et-Vilaine) pour sa philosophie et son noviciat. Il rejoint ensuite le grand s&eacute;minaire de Lyon. C&rsquo;est l&agrave; qu&rsquo;il prononce son premier serment missionnaire le 5 janvier 1946. Il y est ordonn&eacute; pr&ecirc;tre le 11 f&eacute;vrier 1949.<\/p>\n<p>D&egrave;s le 26 juin 1949, il re&ccedil;oit sa premi&egrave;re affectation. Il est envoy&eacute; au Dahomey et mis &agrave; la disposition du vicariat apostolique de Ouidah, dirig&eacute; par monseigneur Parisot. Commence alors pour lui un travail d&rsquo;enseignant d&rsquo;abord au petit s&eacute;minaire de Ouidah de 1949 &agrave; 1954, puis au cours normal de Bohicon de 1954 &agrave; 1956. Il en deviendra le directeur en 1955, avant de laisser sa place aux Fr&egrave;res des Ecoles Chr&eacute;tiennes. Il rejoint, de nouveau, le petit s&eacute;minaire de Ouidah. Il a d&eacute;j&agrave; gagn&eacute; la confiance de son archev&ecirc;que qui le d&eacute;signera comme m&eacute;diateur lorsque des difficult&eacute;s surgiront au s&eacute;minaire. En 1957, monseigneur Gantin, nouvel &eacute;v&ecirc;que de Cotonou, qui a bien connu le p&egrave;re Trichet &agrave; Ouidah, lui demande de venir travailler &agrave; l&rsquo;&eacute;v&ecirc;ch&eacute;, et le nomme chancelier et procureur du dioc&egrave;se. Durant toutes ces ann&eacute;es, il rend aussi des services pastoraux dans les stations qui entourent Ouidah, ainsi que dans les paroisses de Cotonou. Mais, en 1965, de tr&egrave;s graves ennuis de sant&eacute; vont l&rsquo;obliger &agrave; rentrer en France.<br \/>Apr&egrave;s une ann&eacute;e de repos &agrave; Baudonne, o&ugrave; il assure, cependant, quelques cours de math&eacute;matiques, il peut retrouver le Dahomey en 1966. Il devient d&rsquo;abord vicaire du p&egrave;re Gaillard &agrave; Ouidah puis, apr&egrave;s quelques mois &agrave; Abomey-Calavi, il est nomm&eacute;, en 1967, cur&eacute; de la paroisse du Sacr&eacute;-C&oelig;ur d&rsquo;Akpakpa, paroisse confi&eacute;e en ce temps l&agrave; aux Missions Africaines. La t&acirc;che est sans doute trop lourde pour sa sant&eacute;. On lui confie alors un service d&rsquo;aum&ocirc;nerie &agrave; la paroisse du Bon Pasteur de Cotonou. Une nouvelle fois, en 1969, il doit rentrer en France pour un temps de repos qu&rsquo;il va passer &agrave; La Croix-Valmer.<\/p>\n<p>En 1970, les portes du Dahomey s&rsquo;ouvrent de nouveau pour lui. Il rejoint d&rsquo;abord Tangui&eacute;ta dans le dioc&egrave;se de Natitingou. Ses sup&eacute;rieurs esp&egrave;rent que le climat du nord lui conviendra mieux, et la proximit&eacute; de l&rsquo;h&ocirc;pital, r&eacute;cemment ouvert par les Fr&egrave;res de Saint-Jean-de-Dieu, le rassure. Il va se trouver heureux dans son travail de vicaire. Il se lance avec audace sur les pistes difficiles qui vont vers Ta&iuml;acou et Cobly. En 1972, il assure quelques mois d&rsquo;int&eacute;rim &agrave; K&eacute;rou. Devant ce qu&rsquo;il voit, il &eacute;crit : Si les p&egrave;res marchent parfois selon leur boussole, Dieu fait son travail en profondeur.<\/p>\n<p>En 1972, monseigneur Redois l&rsquo;appelle aupr&egrave;s de lui &agrave; l&rsquo;&eacute;v&ecirc;ch&eacute;. Voil&agrave; comment il d&eacute;crit son travail : Me voici de nouveau dans une maison de papiers et d&rsquo;administration. Officiellement, je suis procureur, secr&eacute;taire et chancelier du dioc&egrave;se. Mon principal travail consiste &agrave; faire le ravitaillement en gros pour les 100 p&egrave;res et s&oelig;urs du dioc&egrave;se : nourriture, mat&eacute;riel d&rsquo;entretien, de construction, et &agrave; m&rsquo;occuper de leurs paperasses. Je suis heureux. On peut venir frapper &agrave; sa porte &agrave; tout instant : il est disponible pour tout service. Il travaille &agrave; sa mani&egrave;re avec beaucoup de rigueur. Ses confr&egrave;res l&rsquo;appr&eacute;cient. Ils savent que, s&rsquo;ils lui demandent un service, celui-ci sera rendu. Il est heureux de se trouver dans un dioc&egrave;se o&ugrave; il y a tout &agrave; faire, et o&ugrave; l&rsquo;ambiance est bonne. Il &eacute;crit dans une de ses circulaires : Nous affrontons les &eacute;v&eacute;nements avec beaucoup de confiance et de s&eacute;r&eacute;nit&eacute;. Notre optimisme a sa source dans l&rsquo;ambiance que nous vivons : c&rsquo;est comme un printemps perp&eacute;tuel, car c&rsquo;est le temps des semailles et des fondations. Sans &ecirc;tre directement sur le terrain de la mission, il se r&eacute;jouit de toutes les efforts d&eacute;ploy&eacute;s pour b&acirc;tir une cat&eacute;ch&egrave;se et une liturgie enracin&eacute;es dans les traditions locales. Lui-m&ecirc;me visite fr&eacute;quemment le village de Toukountouna.<\/p>\n<p>En 1980, nouveau p&eacute;pin de sant&eacute;, tr&egrave;s grave celui-l&agrave; car c&rsquo;est le c&oelig;ur qui pose probl&egrave;me. De retour en France, il &eacute;crit qu&rsquo;il se voit partir vers la gloire &eacute;ternelle. Mais l&rsquo;op&eacute;ration va tr&egrave;s bien r&eacute;ussir. Le voil&agrave; d&eacute;sormais avec une valve mitrale faite pour durer 400 ans. Pierre ne cessera plus d&eacute;sormais de remercier le corps m&eacute;dical pour ses comp&eacute;tences, et de partager son bonheur &agrave; tous ceux qu&rsquo;ils rencontrent.<\/p>\n<p>C&rsquo;est &agrave; Baudonne qu&rsquo;il s&rsquo;installe pour quelques mois de repos. Pour se refaire une sant&eacute;, il exerce son endurance en nettoyant le parc et en maniant la pelle, la houe et la brouette. En 1981, il est nomm&eacute; &agrave; Chaponost pour s&rsquo;occuper de la comptabilit&eacute;. Mais, voici qu&rsquo;en 1983, le p&egrave;re Loiret, le nouveau R&eacute;gional du B&eacute;nin, cherche un compagnon pour venir le seconder &agrave; la maison r&eacute;gionale de Cotonou. Le p&egrave;re Trichet souhaite repartir, et le conseil provincial accepte qu&rsquo;il fasse un essai d&rsquo;un an. Pierre restera 17 ans &agrave; la maison r&eacute;gionale avec le r&ocirc;le de comptable et d&rsquo;h&ocirc;telier. Durant toutes ces ann&eacute;es, il va se faire estimer de tous les confr&egrave;res, et des visiteurs de la maison. Pr&eacute;venant, attentif aux personnes, disponible, d&eacute;brouillard, il va rendre de tr&egrave;s grands services &agrave; toutes les missions. Comme il se sait fragile, il adopte un rythme de vie qui lui permet d&rsquo;&ecirc;tre tr&egrave;s actif tout en se m&eacute;nageant, mais il continue son service avec l&rsquo;optimisme des enfants et la patience des agriculteurs.<\/p>\n<p>Il &eacute;tonne tous ceux qui viennent &agrave; la maison r&eacute;gionale par sa connaissance de l&rsquo;histoire de l&rsquo;Eglise du B&eacute;nin. Sa grande m&eacute;moire lui rend un &eacute;norme service. On vient le consulter pour pr&eacute;ciser une date, retrouver un nom, se faire raconter un &eacute;v&eacute;nement. Il se souvient de tout parce qu&rsquo;il aime profond&eacute;ment le peuple qui l&rsquo;accueille depuis si longtemps, et qu&rsquo;il a su cr&eacute;er, durant toutes ces ann&eacute;es, de vrais liens d&rsquo;amiti&eacute;. Cette attitude se manifeste tr&egrave;s clairement dans sa circulaire de No&euml;l 1983. Revenu au B&eacute;nin apr&egrave;s mon op&eacute;ration, je r&ecirc;vais d&rsquo;aller sans retard rendre visite aux missionnaires de Natitingou. L&rsquo;occasion m&rsquo;a &eacute;t&eacute; offerte dans la premi&egrave;re semaine de d&eacute;cembre, une semaine m&eacute;morable, car c&rsquo;est le 8 d&eacute;cembre que fut annonc&eacute; officiellement le nom du successeur de monseigneur Redois. C&rsquo;est monseigneur Nicolas Okioh, un fils du pays. L&rsquo;&eacute;v&eacute;nement est important car, au bout de 20 ans &agrave; peine, une Eglise devient majeure. Comme je fus t&eacute;moin, en 1957, de l&rsquo;accession &agrave; l&rsquo;&eacute;piscopat du premier pr&ecirc;tre b&eacute;ninois, celui qui est devenu le cardinal Gantin, de m&ecirc;me, en 1983, je reste un t&eacute;moin &eacute;merveill&eacute; : d&eacute;sormais, tout l&rsquo;&eacute;piscopat du B&eacute;nin est b&eacute;ninois.<\/p>\n<p>En l&rsquo;an 2000, le moment est venu de rentrer en France. Le p&egrave;re Trichet rejoint la communaut&eacute; du 150 &agrave; Lyon. Il va rejoindre le service du SIP et s&rsquo;occuper d&eacute;sormais des relations avec les bienfaiteurs, tout en consacrant aussi du temps &agrave; la philat&eacute;lie. En 2004, il rejoint la maison de retraite de Montferrier. C&rsquo;est l&agrave; qu&rsquo;il nous a quitt&eacute;s, le jeudi 19 novembre, brusquement, au cours de la c&eacute;l&eacute;bration de la messe. La veille, il se sentait encore bien, mais il avait pourtant re&ccedil;u le sacrement des malades &agrave; la fin de la retraite annuelle pr&ecirc;ch&eacute;e par un de ses amis, le p&egrave;re Bertrand, moine de Belloc.<\/p>\n<p>Le p&egrave;re Pierre Trichet n&rsquo;a ni fond&eacute; de mission, ni construit de belles &eacute;glises, ni dirig&eacute; de paroisse, comme beaucoup de confr&egrave;res de sa g&eacute;n&eacute;ration. Pendant le demi-si&egrave;cle qu&rsquo;il a pass&eacute; au B&eacute;nin, il a eu la vie toute ordinaire d&rsquo;un serviteur qui se met au service des autres pour leur faciliter leur travail. Ce fut sa mani&egrave;re d&rsquo;&ecirc;tre missionnaire. Dans l&rsquo;humble service quotidien qui fut souvent le sien, l&rsquo;homme de foi et de pri&egrave;re qu&rsquo;il &eacute;tait a trouv&eacute; beaucoup de joie. Apprenant sa mort, un jeune confr&egrave;re a &eacute;crit ces quelques mots : C&rsquo;est un baobab missionnaire qui vient de tomber. J&rsquo;ai beaucoup appr&eacute;ci&eacute; cet homme humble et serviable qui avait le sens de l&rsquo;accueil et du travail bien fait. Pour nous, sma b&eacute;ninois, il reste un p&egrave;re parce qu&rsquo;il croyait fermement &agrave; l&rsquo;avenir du DFA, et qu&rsquo;il avait un grand d&eacute;sir de notre r&eacute;ussite missionnaire.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash; Province de Lyon n&eacute; le 26 avril 1924 &agrave; Sainte-Radegondedans le dioc&egrave;se d&rsquo;Auch (France)membre de la SMA le 5 janvier 1946pr&ecirc;tre le 11 f&eacute;vrier&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3281,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-3282","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3282","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3282"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3282\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3281"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3282"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3282"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3282"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}