{"id":3288,"date":"2015-08-14T07:54:54","date_gmt":"2015-08-14T07:54:54","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=3288"},"modified":"2015-08-14T07:54:54","modified_gmt":"2015-08-14T07:54:54","slug":"le-pere-pierre-meraud","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=3288","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Pierre M\u00c9RAUD"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash; Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 959px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-3287\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/MERAUD_Pierre.jpg\" alt=\"MERAUD Pierre\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n&eacute; le 22 mai 1872 &agrave; Saint Pierre de Farsac<br \/>dans le dioc&egrave;se de Limoges, France<br \/>membre de la SMA le 29 octobre 1895<br \/>pr&ecirc;tre le 5 juillet 1896<br \/>d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 20 octobre 1958<\/td>\n<td>\n<p>1896-1958 missionnaire en C&ocirc;te-d&rsquo;Ivoire<br \/>1896-1942, Memni<br \/>1942-1958, Dabr&eacute;<\/p>\n<p>d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Dabr&eacute;, C&ocirc;te-d&rsquo;Ivoire, le 20 octobre 1958,<br \/>&agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 86 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p&egrave;re Pierre MERAUD (1872 &#8211; 1958)<\/p>\n<p>Pierre M&eacute;raud est n&eacute; le 22 mai 1872 &agrave; Saint-Pierre-de-Fursac, dans la Creuse, au dioc&egrave;se de Limoges. Il commence ses &eacute;tudes secondaires au petit s&eacute;minaire d&rsquo;Ajain, pr&egrave;s de Gu&eacute;ret, et poursuit ses &eacute;tudes de philosophie au grand s&eacute;minaire de Limoges. Il entre aux Missions Africaines le 19 octobre 1892, prononce son serment missionnaire le 29 octobre 1895 et est ordonn&eacute; pr&ecirc;tre le 5 juillet 1896.<\/p>\n<p>Le jeune missionnaire de 24 ans est aussit&ocirc;t d&eacute;sign&eacute; pour la mission de C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire. Il s&rsquo;en faut de peu qu&rsquo;il fasse partie de l&rsquo;&eacute;quipe des quatre premiers missionnaires &agrave; prendre le bateau pour le golfe du B&eacute;nin : en effet, il &eacute;tait convenu qu&rsquo;il rejoindrait Bassam d&egrave;s le mois d&rsquo;ao&ucirc;t avec le p&egrave;re Jean-Marie Bedel. Mais, au dernier moment, d&eacute;sign&eacute; par le sort pour accomplir une p&eacute;riode de 28 jours sous les drapeaux, il voit son compagnon s&rsquo;&eacute;loigner du port de Marseille tandis qu&rsquo;il reste sur le quai. Il ne peut s&rsquo;embarquer que le 2 octobre 1896 sur le Dahomey. Le 21 octobre, il d&eacute;barque &agrave; Bassam o&ugrave; l&rsquo;ont pr&eacute;c&eacute;d&eacute; les p&egrave;res Hamard et Bonhomme (le 28 octobre 1895), le p&egrave;re Ray (le 22 janvier 1896) et le p&egrave;re Bedel, en ao&ucirc;t de la m&ecirc;me ann&eacute;e.<\/p>\n<p>Le 8 novembre, le p&egrave;re Ray, premier pr&eacute;fet apostolique de la C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire, conduit lui-m&ecirc;me le jeune missionnaire &agrave; Memni, o&ugrave; le p&egrave;re Emile Bonhomme vient de s&rsquo;installer depuis moins d&rsquo;un an. Le lendemain matin, le p&egrave;re pr&eacute;fet lui dit, sans pr&eacute;ambule ni commentaires : Au jeune de faire la classe. Sur ses vieux jours, le vieux p&egrave;re M&eacute;raud, le grand p&egrave;re, comme l&rsquo;appelait ses paroissiens, aimait relever avec humour : Je suis rest&eacute; jeune longtemps, car j&rsquo;ai fait la classe de novembre 1896 &agrave; novembre 1954 !<\/p>\n<p>Sa robuste constitution, forg&eacute;e au rude climat de la Creuse, lui permet de supporter les dures conditions du climat et de la vie de brousse. Le 3 mai 1906, il &eacute;crit &agrave; monseigneur Pellet, vicaire g&eacute;n&eacute;ral de la SMA : En grandissant dans la vie, on apprend &agrave; vivre. Mon seul but est de m&rsquo;occuper de mes noirs de Memni et de l&rsquo;Atti&eacute; ; ils sont bushmen, je le suis avec eux et je ne m&rsquo;en trouve pas plus mal.<\/p>\n<p>Plus tard, il dira que la seule fa&ccedil;on de nouer le dialogue, c&rsquo;est de gagner la population par la bont&eacute;. Ses fr&eacute;quentes visites dans les villages font que les enfants ne se sauvaient plus en apercevant le p&egrave;re. Mais comment se faire comprendre ? Le p&egrave;re Bonhomme avait amen&eacute; de Moossou un jeune homme, baptis&eacute; du nom de cuisinier, qui bredouillait un peu de fran&ccedil;ais. Il me traduisait en atti&eacute; le nom des objets que je lui pr&eacute;sentais. Je les transcrivais et m&rsquo;effor&ccedil;ais de bien prononcer. C&rsquo;est ainsi que, peu &agrave; peu, avec l&rsquo;aide de Dieu, j&rsquo;obtins un r&eacute;sultat appr&eacute;ciable. Le p&egrave;re M&eacute;raud ne se contentera pas de parler la langue atti&eacute; &agrave; la perfection mais il &eacute;pousera la culture intime de ses paroissiens. Sa prodigieuse m&eacute;moire lui faisait ainsi demander des nouvelles de famille qui mettaient souvent l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; dans l&rsquo;embarras. <br \/>Comment survivre aussi dans la brousse &agrave; cette &eacute;poque ? Le p&egrave;re M&eacute;raud ne tarde pas &agrave; se faire &agrave; la nourriture du pays. Se nourrir &agrave; l&rsquo;indig&egrave;ne lui pla&icirc;t beaucoup et lui permet en m&ecirc;me temps de r&eacute;aliser de s&eacute;rieuses &eacute;conomies, car les vivres de France sont alors rares et chers. Le ravitaillement, introuvable dans toute la r&eacute;gion de Memni, nous parvenait de Marseille. La farine nous arrivait par caisses. Nous avions un petit four fait de briques crues, s&eacute;ch&eacute;es au soleil. Nous y cuisions le pain pour la semaine. Le pain devenait vite tr&egrave;s dur : en fin de semaine, nous le coupions &agrave; la machette.<\/p>\n<p>Le p&egrave;re Antoine Cailhoux, son aide et son collaborateur &agrave; Dabr&eacute; sur la fin de sa vie, se souvient : Le p&egrave;re M&eacute;raud &eacute;tait un mod&egrave;le d&rsquo;ap&ocirc;tre et un homme robuste. Il le fallait dans ce pays tr&egrave;s dur, couvert de for&ecirc;ts immenses, chaudes et humides, sans routes, sans ponts, et travers&eacute;es par de multiples rivi&egrave;res. La visite des 30 villages se faisait &agrave; pied ou en pirogue. D&rsquo;un village &agrave; l&rsquo;autre, il fallait se mettre &agrave; l&rsquo;eau, une fois, deux fois, dix fois et traverser des mar&eacute;cages boueux.<\/p>\n<p>Le p&egrave;re No&euml;l Douau a trac&eacute; les grandes lignes du portrait de ce grand missionnaire : <br \/>Le p&egrave;re M&eacute;raud fut un lutteur. A son arriv&eacute;e en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire au si&egrave;cle dernier, il n&rsquo;y avait alors aucun chr&eacute;tien. Il fallait lutter pour survivre. Il fallait lutter, malgr&eacute; la crainte du poison, contre les f&eacute;ticheurs, et d&eacute;truire peu &agrave; peu leur autorit&eacute; pour leur arracher les esclaves destin&eacute;s aux sacrifices humains. Il fallait lutter contre les maladies et les &eacute;pid&eacute;mies qui devaient faucher les uns apr&egrave;s les autres, et parfois au bout de quelques mois, tous les premiers missionnaires et compagnons du p&egrave;re. Quand le p&egrave;re M&eacute;raud arrive en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire, en 1896, la dur&eacute;e moyenne de la vie des missionnaires &eacute;tait de 3 ans. Lui y travaillera pendant 62 ans !<\/p>\n<p>Le p&egrave;re M&eacute;raud fut un b&acirc;tisseur. Il a b&acirc;ti deux &eacute;glises, celle de Memmi et la premi&egrave;re chapelle de Dabr&eacute;. L&rsquo;&eacute;glise d&eacute;finitive de Dabr&eacute; sera construite par le p&egrave;re Cailhoux. Partout, il visait au d&eacute;finitif, &agrave; preuve la masse des deux presbyt&egrave;res qu&rsquo;il a construits. Comment s&rsquo;y est-il pris dans un pays o&ugrave; il n&rsquo;y avait encore ni routes, ni transports ? Dans La Croix de Limoges du 6 octobre 1933, le pr&ecirc;tre journaliste qui est venu le voir &eacute;crit : C&rsquo;est donc les n&egrave;gres qui ont port&eacute; sur leur t&ecirc;te tous les mat&eacute;riaux pour b&acirc;tir l&rsquo;&eacute;glise du P&egrave;re. Quand il a eu rassembl&eacute; tout ce qu&rsquo;il fallait, il s&rsquo;est mis lui-m&ecirc;me &agrave; ma&ccedil;onner et &agrave; leur montrer comment il fallait s&rsquo;y prendre ! Heureusement, il est du pays des ma&ccedil;ons. Vous n&rsquo;en avez pas de meilleurs que les Marchois.<\/p>\n<p>Le p&egrave;re M&eacute;raud fut un &eacute;ducateur. Dans le m&ecirc;me num&eacute;ro de La Croix de Limoges, son confr&egrave;re de Limoges &eacute;crit encore ceci : Pour moi, ce qu&rsquo;il fait de plus brave, c&rsquo;est qu&rsquo;il apprend aux enfants &agrave; lire et &agrave; &eacute;crire, et en fran&ccedil;ais. Il a b&acirc;ti 11 &eacute;coles, tenues par des ma&icirc;tres qu&rsquo;il a form&eacute;s lui-m&ecirc;me et, dans ces &eacute;coles, il y a 370 &eacute;l&egrave;ves, gar&ccedil;ons et filles. Par l&rsquo;&eacute;cole et le cat&eacute;chisme, le p&egrave;re M&eacute;raud voulait en effet former des hommes et des chr&eacute;tiens. Lui-m&ecirc;me, &agrave; Memni, puis &agrave; Dabr&eacute;, s&rsquo;astreignit &agrave; faire la classe pendant 49 ans. C&rsquo;est dire combien il travailla &agrave; la promotion sociale des Ivoiriens. La mission de Memni fournira longtemps les cadres au chemin de fer tandis que celle de Jacqueville alimentait les PTT : r&eacute;sistances des parents et tracasseries de l&rsquo;administration ne vinrent jamais &agrave; bout de cette volont&eacute; de fer, &eacute;crira monseigneur Yapi. Dieu sait qu&rsquo;elles ne manqu&egrave;rent pas aux pionniers de l&rsquo;&eacute;cole.<\/p>\n<p>Le p&egrave;re M&eacute;raud fut un ap&ocirc;tre du clerg&eacute; local. Ila su faire confiance aux jeunes du pays. En 1952, le grand p&egrave;re eut la joie de participer &agrave; l&rsquo;ordination des deux premiers pr&ecirc;tres de sa paroisse. En 1979, la r&eacute;gion de Memni et de Dabr&eacute; comptait plus de 20 pr&ecirc;tres, dont 3 &eacute;v&ecirc;ques, ainsi que plusieurs religieuses. Il aimait dire &agrave; ses confr&egrave;res ivoiriens : nous avons plant&eacute;, nous vous aidons &agrave; arroser, mais bient&ocirc;t vous serez laiss&eacute;s &agrave; vous-m&ecirc;mes pour &eacute;laguer et pour arracher les mauvaises herbes.<\/p>\n<p>Le p&egrave;re M&eacute;raud fut un missionnaire atti&eacute; avec les Atti&eacute;s. Un vieux patriarche du village, encore pa&iuml;en, disait un jour des europ&eacute;ens en Afrique : Je les classe volontiers en 3 cat&eacute;gories. Il y a la s&eacute;rie des papillons, ceux qui viennent pour faire le beau et se remplir les poches : ils ne prennent pas le temps de s&rsquo;asseoir. Viennent ensuite ceux qui essaient de nous aider, mais ils nous commandent de loin. Enfin, il y a les rares, ceux qui, comme le grand p&egrave;re, sont devenus des Noirs comme nous. Ils nous connaissent et nous les connaissons. Ils sont de notre famille. Ils ont p&eacute;n&eacute;tr&eacute; notre mode de pens&eacute;e. Ils ont droit &agrave; la parole chez nous. (Abb&eacute; Bernard Agr&eacute;)<\/p>\n<p>Finalement, le p&egrave;re M&eacute;raud fut tout cela, conclut le p&egrave;re No&euml;l Douau, parce qu&rsquo;il fut un homme de Dieu, d&rsquo;une r&eacute;gularit&eacute; exemplaire &agrave; tous ses exercices de pi&eacute;t&eacute;, secret de la f&eacute;condit&eacute; sacerdotale. Foi robuste, soutenue par une volont&eacute; de fer, grand d&eacute;vot de la Vierge Marie, toute sa personne inspirait un religieux respect et une profonde confiance<\/p>\n<p>Apr&egrave;s un travail acharn&eacute;, &agrave; Memni, pendant pr&egrave;s d&rsquo;un demi si&egrave;cle, le grand p&egrave;re voulait se retirer en France. Il avait alors 69 ans. Sa place &eacute;tait retenue sur un paquebot. Monseigneur Boivin, vicaire apostolique, &eacute;tait m&ecirc;me mont&eacute; &agrave; Memni pour le descendre &agrave; Bassam, mais ses paroissiens ne l&rsquo;entendirent pas de cette oreille. Ils voulaient continuer &agrave; profiter de ses conseils, de sa longue exp&eacute;rience et de ses bons exemples. Un homme d&rsquo;un grand &acirc;ge est toujours tr&egrave;s pr&eacute;cieux en Afrique.<\/p>\n<p>Ils agirent avec tant de diplomatie et de c&oelig;ur qu&rsquo;ils r&eacute;ussirent &agrave; persuader le grand p&egrave;re de finir ses jours parmi eux. Ils lui promirent, et ils tinrent parole, qu&rsquo;ils lui b&acirc;tiraient un presbyt&egrave;re et une &eacute;glise pas loin de Memni. C&rsquo;est ainsi que le village de Dabr&eacute;, &agrave; une quinzaine de kilom&egrave;tres de l&agrave;, fut choisi comme son lieu da sa retraite. Et le grand p&egrave;re devint de nouveau cur&eacute; pendant 17 ans, de 1941 &agrave; 1958. Qui dit mieux ! Install&eacute; au milieu des Gwa, il n&rsquo;arr&ecirc;te pas de visiter leurs familles. Ne pouvant plus marcher, il accepte de se faire porter en hamac. Il se fait aider par le p&egrave;re Antoine Cailhoux, appel&eacute; p&egrave;re Fabi, c&rsquo;est-&agrave;-dire le jeune p&egrave;re par rapport au grand p&egrave;re !<\/p>\n<p>Finalement, le grand p&egrave;re, qui ne cesse de r&eacute;p&eacute;ter que la valise est boucl&eacute;e, sent ses forces l&rsquo;abandonner. Les Gwa se sont faits le devoir de le veiller durant sa maladie. Le g&eacute;ant meurt le 20 octobre 1958 &agrave; 7 heures du matin, &agrave; l&rsquo;heure o&ugrave; nous prenions notre petit d&eacute;jeuner pour nous rendre &agrave; l&rsquo;&eacute;cole (Abb&eacute; F&eacute;lix Kouadio).<\/p>\n<p>Le p&egrave;re M&eacute;raud repose pr&egrave;s de l&rsquo;&eacute;glise de Dabr&eacute;, continuant du haut du ciel, &agrave; veiller sur cette chr&eacute;tient&eacute; &agrave; laquelle il a donn&eacute; sa vie toute enti&egrave;re. En 1978, les Ivoiriens qui n&rsquo;ont pas la m&eacute;moire courte, lui rendent &agrave; leur tour un hommage en donnant son nom &agrave; une rue de Cocody : Rue P&egrave;re M&eacute;raud. De leur c&ocirc;t&eacute;, quand les Missions Africaines construiront &agrave; Ebimp&eacute; le premier foyer sma de formation en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire, elles lui donneront le nom de Foyer P&egrave;re M&eacute;raud. Le g&eacute;ant est mort mais il survit.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash; Province de Lyon n&eacute; le 22 mai 1872 &agrave; Saint Pierre de Farsacdans le dioc&egrave;se de Limoges, Francemembre de la SMA le 29 octobre&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3287,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-3288","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3288","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3288"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3288\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3287"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3288"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3288"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3288"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}