{"id":3319,"date":"2015-08-17T07:06:19","date_gmt":"2015-08-17T07:06:19","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=3319"},"modified":"2015-08-17T07:06:19","modified_gmt":"2015-08-17T07:06:19","slug":"le-pere-felix-goyhenetche","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=3319","title":{"rendered":"Le P\u00e8re F\u00e9lix GOYHENETCHE"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &#8211; Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1017px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-3318\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/GOYHENETCHE_Felix.jpg\" alt=\"GOYHENETCHE Felix\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n&eacute; le 16 mai 1915 &agrave; Irissary<br \/>dans le dioc&egrave;se de Bayonne, France<br \/>membre de la SMA le 2 d&eacute;cembre 1951<br \/>pr&ecirc;tre le 4 juillet 1943<br \/>d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 22 octobre 1983<\/td>\n<td>\n<p>1943-1947 dioc&egrave;se de Bayonne<br \/>1947-1948 Baudonne, professeur<br \/>1948-1953 Lakota (Gagnoa), C&ocirc;te-d&rsquo;Ivoire&nbsp;<br \/>1953-1954 Baudonne, charg&eacute; des vocations<br \/>1954-1966 Guitry (Gagnoa), C&ocirc;te-d&rsquo;Ivoire&nbsp;<br \/>1966-1969 petit s&eacute;minaire de Gagnoa, C&ocirc;te-d&rsquo;Ivoire&nbsp;<br \/>1969-1971 Yocobou&eacute; (Gagnoa), C&ocirc;te-d&rsquo;Ivoire&nbsp;<br \/>1971-1972 Baudonne, repos<br \/>1972-1981 Vauclaire, aum&ocirc;nier<br \/>1981-1983 Montferrier-sur-Lez, retir&eacute;<\/p>\n<p>d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Montferrier-sur-Lez, France, le 22 octobre 1983<br \/>&agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 68 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p&egrave;re F&eacute;lix GOYHENETCHE (1915 &#8211; 1983)<\/p>\n<p>F&eacute;lix est n&eacute; le 16 mai 1915 dans le petit village basque d&rsquo;Irissarry, village qui a donn&eacute; quatre missionnaires &agrave; la S.M.A. : Jean Curutchet, Bernard Soul&eacute; et les deux fr&egrave;res Goyh&eacute;netche. F&eacute;lix et son fr&egrave;re Ignace sont issus d&rsquo;une famille profond&eacute;ment chr&eacute;tienne de huit enfants. F&eacute;lix suit l&rsquo;&eacute;cole primaire dans son village. Ayant manifest&eacute; son intention de devenir pr&ecirc;tre, il est envoy&eacute; au coll&egrave;ge de Maul&eacute;on o&ugrave; il passe le 1er baccalaur&eacute;at, puis &agrave; Ustaritz pour la philosophie. Il entre au grand s&eacute;minaire de Bayonne en 1934.<\/p>\n<p>Il accomplit son service militaire de deux ans, est mobilis&eacute; en ao&ucirc;t 1939. Fait prisonnier de guerre en 1940, il r&eacute;ussit une &eacute;vasion romanesque en 1941. Ses fr&egrave;res Jean et Ignace r&eacute;alisent le m&ecirc;me exploit. Il reprend le s&eacute;minaire et est ordonn&eacute; pr&ecirc;tre le 4 juillet 1943 &agrave; Pau, en zone libre. Le voil&agrave; vicaire &agrave; Cambo, puis &agrave; Bardos, deux villages basques.<\/p>\n<p>Le 22 juillet 1947, &agrave; 32 ans, il sollicite son entr&eacute;e dans la S.M.A. qu&rsquo;il a connue par le p&egrave;re Curutchet, le p&egrave;re Castanchoa et son fr&egrave;re Ignace. Le p&egrave;re Boucheix lui fait vivre son ann&eacute;e de noviciat &agrave; Baudonne, o&ugrave; il prononce son serment en 1948.<\/p>\n<p>D&egrave;s le 9 septembre 1948, il embarque pour le vicariat de Sassandra dirig&eacute; par monseigneur Kirmann. Il d&eacute;bute &agrave; Lakota, vicaire du p&egrave;re Colichet et se manifeste comme un confr&egrave;re et un pasteur chaleureux, simple, accueillant.<\/p>\n<p>En cong&eacute; en 1953, nomm&eacute; pour les vocations &agrave; Baudonne, il ne s&rsquo;adapte pas et obtient en 1954 le retour en C&ocirc;te-d&rsquo;Ivoire, comme vicaire &agrave; Divo, aupr&egrave;s du p&egrave;re Lomelet, avec mission de fonder la paroisse de Guitry, situ&eacute;e entre Lahou et Divo, o&ugrave; il construit un petit logement. Pendant 12 ans, il va cr&eacute;er et d&eacute;velopper cette mission qui avait quatre communaut&eacute;s, b&acirc;tir une &eacute;cole de 6 classes, former des cat&eacute;chistes. En 1952, le p&egrave;re Pallar&egrave;s vient le seconder durant cinq ans.<\/p>\n<p>En mai 1966, le p&egrave;re F&eacute;lix, tr&egrave;s fatigu&eacute;, rentre en France (de 1968 &agrave; 1969, Guitry sera provisoirement ferm&eacute;). Soign&eacute; &agrave; Lyon et r&eacute;tabli, le p&egrave;re repart en C&ocirc;te-d&rsquo;Ivoire, non pour Guitry, mais pour le s&eacute;minaire de Gagnoa. En 1969, le p&egrave;re Falcon lui trouve une sant&eacute; fragilis&eacute;e par l&rsquo;arthrose. En juillet, le p&egrave;re doit rentrer en France pour soins et repos durable. Il n&rsquo;accepte pas un long repos et insiste pour le retour en C&ocirc;te-d&rsquo;Ivoire qu&rsquo;il obtient, en repartant en octobre pour Yocobou&eacute;, petite mission de 3 000 &acirc;mes.<\/p>\n<p>Mais sa sant&eacute; se d&eacute;grade gravement. Hospitalis&eacute; &agrave; Abidjan, il est rapatri&eacute; d&rsquo;urgence, le 7 janvier 1971, &agrave; Bordeaux, en urologie, dans un &eacute;tat inqui&eacute;tant de grande souffrance. Il offre cette dure &eacute;preuve pour sa mission de Yocobou&eacute;, et m&ecirc;me sa mort. Tr&egrave;s fatigu&eacute;, il garde, malgr&eacute; tout, un humour et un moral admirables.<\/p>\n<p>Il se r&eacute;tablit quelque peu &agrave; Baudonne et, chez lui, dans un climat paisible. La vue est revenue, mais lecture et &eacute;criture sont difficiles, suite &agrave; de violents maux de t&ecirc;te. Un retour en C&ocirc;te-d&rsquo;Ivoire n&rsquo;est plus envisageable. D&eacute;sormais, la souffrance l&rsquo;accompagnera souvent, ce qu&rsquo;il accepte avec un courage et une foi exemplaires. Le p&egrave;re souhaite prendre en charge une petite aum&ocirc;nerie.<\/p>\n<p>En 1972, l&rsquo;&eacute;v&ecirc;ch&eacute; de P&eacute;rigueux informe le provincial qu&rsquo;il a re&ccedil;u une demande du p&egrave;re pour l&rsquo;aum&ocirc;nerie d&rsquo;un centre psychiatrique important. Le Conseil donne son accord. Le 10 novembre, le p&egrave;re visite Vauclaire, grand centre pour handicap&eacute;s mentaux et, en fin de mois, s&rsquo;y installe ; il est accueilli avec sympathie. Vauclaire, c&rsquo;est 800 malades de toutes situations, et 600 employ&eacute;s. Le p&egrave;re s&rsquo;y adapte et semble heureux de son minist&egrave;re. Il &eacute;crit : Ce qu&rsquo;on attend de moi, c&rsquo;est une pr&eacute;sence, des contacts, ce qui n&rsquo;est pas toujours facile. Par ailleurs, il conna&icirc;t des difficult&eacute;s pour &eacute;crire, de violents maux de t&ecirc;te, des hauts et des bas ; il reste, malgr&eacute; tout, plein d&rsquo;humour et de finesse, au sein de toutes les mis&egrave;res qu&rsquo;il c&ocirc;toie et qu&rsquo;il offre au Christ. Il essaie d&rsquo;organiser un travail d&rsquo;&eacute;quipe avec le personnel, sans trop de succ&egrave;s.<\/p>\n<p>En juin 1981, le temps est d&eacute;sormais venu de s&rsquo;arr&ecirc;ter. Vu son &eacute;tat de sant&eacute;, le p&egrave;re demande de pouvoir int&eacute;grer la maison de retraite de Montferrier. L&rsquo;&eacute;v&ecirc;que de P&eacute;rigueux, monseigneur Patria, lui t&eacute;moigne toute sa gratitude, ainsi que le directeur du Centre de Vauclaire.<\/p>\n<p>En octobre, il rejoint Montferrier o&ugrave; il trouve une ambiance excellente ; il la suscite lui-m&ecirc;me, heureux de se retrouver en compagnie des anciens. En 1983, lors de ses derni&egrave;res vacances en son pays natal, ses proches et ses amis le trouvent bien fatigu&eacute;. Le 17 octobre 1983, il est hospitalis&eacute; pour h&eacute;morragie m&eacute;ning&eacute;e. Le 20, il essaie de prier, chapelet en main, et, le 22 octobre, il entre dans la paix du Seigneur.<\/p>\n<p>Le Seigneur l&rsquo;a associ&eacute; &agrave; sa mission et &agrave; sa passion. Ce pr&ecirc;tre, missionnaire et aum&ocirc;nier des plus malheureux, &eacute;tait taill&eacute; dans le bois dont on fait les saints.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &#8211; Province de Lyon n&eacute; le 16 mai 1915 &agrave; Irissarydans le dioc&egrave;se de Bayonne, Francemembre de la SMA le 2 d&eacute;cembre 1951pr&ecirc;tre le 4&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3318,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-3319","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3319","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3319"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3319\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3318"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3319"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3319"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3319"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}