{"id":3390,"date":"2015-08-19T07:40:26","date_gmt":"2015-08-19T07:40:26","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=3390"},"modified":"2015-08-19T07:40:26","modified_gmt":"2015-08-19T07:40:26","slug":"le-pere-jean-thepaut","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=3390","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Jean TH\u00c9PAUT"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash; Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1044px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-3389\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/THEPAUT_Jean.jpg\" alt=\"THEPAUT Jean\" width=\"113\" height=\"132\" \/><\/td>\n<td>n&eacute; le 22 septembre 1907 &agrave; Bourg-Blanc<br \/>dans le dioc&egrave;se de Quimper, France<br \/>membre de la SMA le 28 juillet 1929<br \/>pr&ecirc;tre le 6 janvier 1934<br \/>d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 1er novembre 1980<\/td>\n<td>\n<p>1934-1936 Off&eacute;mont, professeur<br \/>1936-1945 Pont-Rousseau, professeur et directeur sporituel<br \/>1945-1946 dioc&egrave;se d&rsquo;Abengourou<br \/>1946-1963 Bingerville, sup&eacute;rieur du petit s&eacute;minaire<br \/>1946 provicaire d&rsquo;Abidjan<br \/>1959-1960 administrateur du dioc&egrave;se d&rsquo;Abidjan<br \/>1963-1964 Abengourou<br \/>1964-1968 C&ocirc;te-d&rsquo;Ivoire, sup&eacute;rieur r&eacute;gional<br \/>1969-1980 Abengourou<\/p>\n<p>d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Paris, France, le 1er novembre 1980<br \/>&agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 73 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p&egrave;re Jean TH&Eacute;PAUT (1907 &#8211; 1980)<\/p>\n<p>Le P&egrave;re Jean Th&eacute;paut na&icirc;t le 22 septembre 1907 &agrave; Bourg-Blanc, non loin de Brest, dans une famille modeste, mais d&rsquo;une foi solide, d&rsquo;un papa honn&ecirc;te et laborieux, et d&rsquo;une maman v&eacute;n&eacute;rable, toute pleine de Dieu. Tout jeune, Jean allait parfois servir la messe &agrave; des pr&ecirc;tres &acirc;g&eacute;s vivant dans une maison de retraite voisine. C&rsquo;est l&agrave; que l&rsquo;un des pr&ecirc;tres remarqua ses qualit&eacute;s d&rsquo;intelligence, d&rsquo;&acirc;me et de c&oelig;ur, et commen&ccedil;a &agrave; lui donner ses premi&egrave;res le&ccedil;ons de latin (p&egrave;re Urvoy).<\/p>\n<p>En octobre 1922, Jean entre au petit s&eacute;minaire de Pont-Rousseau o&ugrave; il poursuit ses &eacute;tudes secondaires, puis il rejoint le noviciat &agrave; Chanly en Belgique o&ugrave;, par le serment, il devient membre de la SMA le 28 juillet 1929. Il rejoint ensuite, &agrave; Lyon, le grand s&eacute;minaire du 150. Les professeurs portent sur lui le jugement suivant : Il semble sinc&egrave;rement pieux, assez r&eacute;gulier, bon caract&egrave;re, estim&eacute; de ses confr&egrave;res et de ses ma&icirc;tres. Il r&eacute;ussit assez bien dans ses &eacute;tudes, malgr&eacute; des maux de t&ecirc;te fr&eacute;quents. Il est ordonn&eacute; pr&ecirc;tre le 6 janvier 1934.<\/p>\n<p>Le 10 juillet suivant, on le nomme professeur &agrave; Off&eacute;mont, dans l&rsquo;Oise, affectation qu&rsquo;il accepte volontiers, mais avec un peu d&rsquo;appr&eacute;hension. Il manifeste plusieurs fois son d&eacute;sir de partir en Afrique, mais c&rsquo;est au s&eacute;minaire de Pont-Rousseau qu&rsquo;il est envoy&eacute; en 1936. Il sera professeur de math&eacute;matiques, puis pr&eacute;fet de discipline et, en 1939, directeur spirituel. Il aura la joie d&rsquo;y avoir comme &eacute;l&egrave;ves ses deux neveux qui deviendront, plus tard, les P&egrave;res Roger et Joseph Le Roch.<\/p>\n<p>En 1939, la guerre &eacute;clate. Jean, caporal-chef, est mobilis&eacute; mais, en 1940, il retrouve le s&eacute;minaire de Pont-Rousseau qu&rsquo;il suivra dans ses d&eacute;placements &agrave; la rue du Ballet et &agrave; la Foucaudi&egrave;re dans le Maine-et-Loire, avant de revenir, &agrave; la lib&eacute;ration, dans ses propres b&acirc;timents des Naudi&egrave;res.<\/p>\n<p>C&rsquo;est en d&eacute;cembre 1944 que le P&egrave;re Th&eacute;paut re&ccedil;oit enfin son affectation pour la C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire mais, &agrave; cette &eacute;poque, les transports sont difficiles et le P&egrave;re devra attendre septembre 1945 pour faire ses adieux &agrave; son cher papa mourant, dont, d&rsquo;ailleurs, il apprendra le d&eacute;c&egrave;s &agrave; l&rsquo;escale de Dakar.<\/p>\n<p>A son arriv&eacute;e en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire, il est d&eacute;sign&eacute; pour la mission d&rsquo;Abengourou o&ugrave; il ne reste qu&rsquo;un an puisque, en 1946, monseigneur Boivin le nomme sup&eacute;rieur du petit s&eacute;minaire de Bingerville et, en m&ecirc;me temps, vicaire g&eacute;n&eacute;ral du dioc&egrave;se d&rsquo;Abidjan. Sup&eacute;rieur du s&eacute;minaire de Bingerville ! Les amiti&eacute;s que le P&egrave;re Th&eacute;paut sut cr&eacute;er alors autour de sa personne et de sa maison, celles des pr&ecirc;tres d&rsquo;aujourd&rsquo;hui qui furent, un temps, ses disciples et celles de beaucoup d&rsquo;autres qui ne firent que passer, t&eacute;moignent mieux que toute parole de la qualit&eacute; du contact qui s&rsquo;&eacute;tait accompli entre le p&egrave;re et ses fils, de l&rsquo;atmosph&egrave;re, &agrave; la fois aust&egrave;re mais aussi laborieuse et familiale, qui r&eacute;gnait dans cette maison et faisait qu&rsquo;on aimait y revenir !&hellip; Vicaire g&eacute;n&eacute;ral ! Il dut pendant de nombreuses ann&eacute;es en assumer les fonctions et aussi un long temps, un trop long temps, la charge d&rsquo;administrateur apostolique entre le moment o&ugrave; monseigneur Boivin, fatigu&eacute;, dut se retirer et le moment o&ugrave; le pape Jean XXIII nomma un nouvel archev&ecirc;que, monseigneur Bernard Yago (p&egrave;re Urvoy).<\/p>\n<p>En 1961, lib&eacute;r&eacute; de ses fonctions, le p&egrave;re Th&eacute;paut revient &agrave; Abengourou dont il est nomm&eacute; cur&eacute; mais, d&egrave;s 1964, il est &eacute;lu sup&eacute;rieur r&eacute;gional des confr&egrave;res de la Province de Lyon en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire, avec r&eacute;sidence &agrave; Dabou. Avec regret, il quitte donc Abengourou et, pendant cinq ann&eacute;es bien &eacute;prouvantes pour lui, physiquement et moralement, il va visiter ses confr&egrave;res, s&rsquo;informer des probl&egrave;mes, partager les peines comme les joies, encourager.<\/p>\n<p>A la fin de son mandat en 1969, il d&eacute;sire retourner &agrave; Abengourou. Monseigneur Eug&egrave;ne Kwaku accepte. Le p&egrave;re Th&eacute;paut assure alors la permanence &agrave; la paroisse, tout en &eacute;tant charg&eacute; des finances et de l&rsquo;&eacute;conomat. Il fait la cat&eacute;ch&egrave;se &agrave; des enfants du primaire, s&rsquo;occupe de la L&eacute;gion de Marie, r&eacute;unit p&eacute;riodiquement quatre groupes d&rsquo;Action Catholique des familles. Mais, en novembre 1974, on signale qu&rsquo;il a de s&eacute;rieux ennuis de sant&eacute;, qu&rsquo;il a perdu 7 kg depuis juillet. On pense alors &agrave; un cancer. Le p&egrave;re qui, en pr&eacute;sence de nombreuses personnalit&eacute;s, a re&ccedil;u la m&eacute;daille d&rsquo;officier de l&rsquo;Ordre national ivoirien, rentre en cong&eacute; en 1975. On d&eacute;couvre, dans son bilan de sant&eacute;, que son estomac a plus que doubl&eacute; et on d&eacute;cide de l&rsquo;op&eacute;rer. En septembre, on signale que sa convalescence se poursuit normalement et qu&rsquo;il reprend du poids.<\/p>\n<p>En novembre 1975, de retour &agrave; Abengourou, il est un &eacute;l&eacute;ment de sagesse et d&rsquo;&eacute;quilibre au milieu de l&rsquo;&eacute;quipe paroissiale. En janvier, tr&egrave;s affect&eacute; par le d&eacute;c&egrave;s de sa s&oelig;ur et d&rsquo;un ami d&rsquo;Abidjan, il &eacute;crit : Pour moi, je m&rsquo;efforce d&rsquo;&ecirc;tre utile dans cette &eacute;quipe de jeunes d&rsquo;Abengourou et de rester jeune. Je m&rsquo;occupe de cinq &eacute;quipes d&rsquo;A.C.F. qui me manifestent leur attachement. Ne pas &ecirc;tre encombrant, l&rsquo;humilit&eacute; vient de l&rsquo;amour. Accueillons le Seigneur dans l&rsquo;intimit&eacute; et la tendresse de notre c&oelig;ur. Lui saura nous guider dans nos aspirations &agrave; la saintet&eacute;.<\/p>\n<p>En 1980, les ennuis de sant&eacute; recommencent. Le 14 octobre, il est rapatri&eacute; d&rsquo;urgence et est op&eacute;r&eacute; suite &agrave; une h&eacute;morragie aux intestins. Le P&egrave;re Th&eacute;paut d&eacute;c&egrave;de le 1er novembre 1980, &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 73 ans, &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital B&eacute;gin &agrave; Paris.<\/p>\n<p>On trouvera ces mots dans son testament : Ma vie durant, je me suis efforc&eacute;, souvent maladroitement mais toujours sinc&egrave;rement, d&rsquo;&ecirc;tre un homme de paix, et mon plus grand d&eacute;sir est de mourir en paix avec tous. Tous ceux que j&rsquo;ai rencontr&eacute;s sur ma longue route, tous ceux que j&rsquo;ai pu blesser ou peiner, qu&rsquo;ils me pardonnent !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash; Province de Lyon n&eacute; le 22 septembre 1907 &agrave; Bourg-Blancdans le dioc&egrave;se de Quimper, Francemembre de la SMA le 28 juillet 1929pr&ecirc;tre le 6&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3389,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-3390","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3390","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3390"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3390\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3389"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3390"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3390"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3390"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}