{"id":3410,"date":"2015-08-19T08:13:13","date_gmt":"2015-08-19T08:13:13","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=3410"},"modified":"2015-08-19T08:13:13","modified_gmt":"2015-08-19T08:13:13","slug":"le-pere-jean-marie-bauducel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=3410","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Jean-Marie BAUDUCEL"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash; Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 974px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-3409\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/BAUDUCEL_Jean-Marie.jpg\" alt=\"BAUDUCEL Jean Marie\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n&eacute; le 30 mars 1921 &agrave; La Gravelle (53)<br \/>dans le dioc&egrave;se de Laval (France)&nbsp;<br \/>membre de la SMA le 10 juillet 1942<br \/>pr&ecirc;tre le 17 f&eacute;vrier 1948<br \/>d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 3 novembre 2004<\/td>\n<td>\n<p>1948-1950 Baudonne<br \/>1950-1957 Bongouanou (Agengourou)<br \/>1957-1960 B&eacute;oumi (Bouak&eacute;)<br \/>1960-1962 Monnetier-Mornex (Annecy)<br \/>1963-1965 M&rsquo;Batto (Yamoussoukro)<br \/>1965-1966 Saint-Didier en D&eacute;voluy (Gap)<br \/>1966-1968 Lyon<br \/>1968-1970 Kouassi-Dat&eacute;kro (Abengourou)<br \/>1970-1975 Autignac, Die, Aubagne (France)<br \/>1975-1976 Abidjan<br \/>1976-1979 Lyon, puis Chamali&egrave;res<br \/>1979-2004 Montferrier-sur-Lez<\/p>\n<p>d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 3 novembre 2004 &agrave; Montpellier (34),&nbsp;<br \/>&agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 83 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p&egrave;re Jean-Marie BAUDUCEL (1921 &#8211; 2004)<\/p>\n<p>Jean-Marie Bauducel est n&eacute; &agrave; La Gravelle, en Mayenne, le 30 mars 1921. Il entre au petit s&eacute;minaire des Missions Africaines de Rez&eacute;, en septembre 1934 : il y suit ses &eacute;tudes secondaires jusqu&rsquo;en juillet 1940. Il continue ensuite avec ses deux ann&eacute;es de philosophie et de noviciat &agrave; Martign&eacute;-Ferchaud (Ille-et-Vilaine) o&ugrave; il est admis &agrave; son 1er serment le 10 ao&ucirc;t 1942.<\/p>\n<p>Il fait alors son service militaire aux chantiers de jeunesse &agrave; Rumilly pendant 8 mois. Puis il entre au grand s&eacute;minaire de Lyon pour sa th&eacute;ologie. Le 5 juillet 1947, il prononce son serment perp&eacute;tuel. Il re&ccedil;oit l&rsquo;ordination presbyt&eacute;rale le 17 f&eacute;vrier 1948.<\/p>\n<p>En septembre, il rejoint le petit s&eacute;minaire de Baudonne, o&ugrave; il enseigne la classe de 7&egrave;me. Il s&rsquo;aper&ccedil;oit bien vite qu&rsquo;il n&rsquo;est pas dou&eacute; pour l&rsquo;enseignement et demande &agrave; partir pour l&rsquo;Afrique. Devant son insistance, il re&ccedil;oit enfin, en juin 1950, sa nomination pour le vicariat apostolique d&rsquo;Abidjan. De 1950 &agrave; 1957, il est dans la paroisse de Bongouanou, vicaire puis cur&eacute;. Sa sant&eacute; fragile l&rsquo;oblige &agrave; suivre une cure &agrave; Vichy. A son retour en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire, il est nomm&eacute; &agrave; B&eacute;oumi.<\/p>\n<p>En septembre 1960, atteint par la tuberculose, il doit rentrer en France. Il est soign&eacute; &agrave; Brian&ccedil;on pendant 3 mois. Puis il passe sa convalescence en famille. Devant sa fragilit&eacute;, en novembre 1961, la SMA lui trouve une place dans un pr&eacute;ventorium &agrave; Monnetier-Mornex, pr&egrave;s d&rsquo;Annemasse en Haute-Savoie. L&agrave;, il est aum&ocirc;nier d&rsquo;un &eacute;tablissement qui accueille 160 enfants ; il leur assure la formation chr&eacute;tienne et l&rsquo;animation liturgique. En juin 1962, fatigu&eacute;, il quitte le pr&eacute;ventorium et, au mois d&rsquo;octobre, il doit aller se reposer et prendre des soins dans un sanatorium d&rsquo;o&ugrave; il sortira en janvier 1963.<\/p>\n<p>Apr&egrave;s un temps de repos, il arrive &agrave; Abidjan au mois de juillet. Il assure un interim &agrave; Arrah, puis devient cur&eacute; par int&eacute;rim &agrave; M&rsquo;Bayakro. En 1962, il avait propos&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;v&ecirc;que de Bouak&eacute;, monseigneur Duirat, un projet de cat&eacute;ch&egrave;se et d&rsquo;&eacute;ducation rurale par la radio pour les populations de la savane baoul&eacute; : celui-ci s&rsquo;&eacute;tait montr&eacute; enthousiaste. De retour en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire, il fait des d&eacute;marches aupr&egrave;s de l&rsquo;administration pour qu&rsquo;elle autorise une telle radio, mais il n&rsquo;a pas pu mettre son projet &agrave; ex&eacute;cution, car l&rsquo;&eacute;v&ecirc;que l&rsquo;a nomm&eacute; en for&ecirc;t agni l&agrave; o&ugrave;, selon le p&egrave;re, le projet ne pouvait se r&eacute;aliser. En avril 1965, les rapports de plus en plus tendus avec son &eacute;v&ecirc;que le conduisent &agrave; demander son d&eacute;part.<br \/>Prenant un temps de cong&eacute; &agrave; Saint-Didier-en-D&eacute;voluy (Hautes Alpes), il est encourag&eacute; par un pr&ecirc;tre du secteur &agrave; demander &agrave; l&rsquo;&eacute;v&ecirc;que de Gap de servir dans le dioc&egrave;se. Celui-ci le nomme pour deux ans &agrave; Saint-Didier, en juillet 1965. Mais sa sant&eacute; n&rsquo;est pas brillante, et l&rsquo;hiver rigoureux de la r&eacute;gion l&rsquo;&eacute;prouve beaucoup. En septembre 1966, il est hospitalis&eacute; &agrave; Lyon, le m&eacute;decin d&eacute;couvre qu&rsquo;il est affect&eacute; de la fi&egrave;vre de Malte. A peu pr&egrave;s r&eacute;tabli, il se repose, d&rsquo;abord dans sa famille &agrave; Vitr&eacute; (Ille-et-Vilaine), puis &agrave; Chaponost, d&rsquo;o&ugrave; il &eacute;crit en janvier 67 : Je m&rsquo;occupe et ne m&rsquo;ennuie pas.<\/p>\n<p>Sa sant&eacute; enfin r&eacute;tablie, il peut repartir en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire et, en ao&ucirc;t 1968, il est nomm&eacute; cur&eacute; de Kouassi-Dat&eacute;kro, dans le dioc&egrave;se d&rsquo;Abengourou. Assez rapidement, il a des difficult&eacute;s avec son &eacute;v&ecirc;que, ainsi que des ennuis de sant&eacute;, si bien qu&rsquo;en d&eacute;cembre 1969, il doit rentrer en France sur recommandation du m&eacute;decin &agrave; cause de fi&egrave;vres tenaces et de fatigue psychologique.<\/p>\n<p>Il va se reposer &agrave; Monnetier-Mornex, puis part, pour quelques mois, comme aum&ocirc;nier de religieuses en Suisse. Au mois d&rsquo;ao&ucirc;t, il propose ses services &agrave; plusieurs dioc&egrave;ses : Nice, Perpignan, Montpellier. En janvier 71, le voici nouveau cur&eacute; d&rsquo;Autignac dans le dioc&egrave;se de Montpellier, bien install&eacute; dans un grand presbyt&egrave;re que les paroissiens eux-m&ecirc;mes ont &eacute;quip&eacute;. Voici ce qu&rsquo;&eacute;crit en ao&ucirc;t 71 le sup&eacute;rieur provincial venu le visiter : Il travaille en bon accord avec les pr&ecirc;tres du secteur. Il va faire quelques heures de travail manuel chaque jour dans les vignes ou les jardins de ses paroissiens, en particulier des non-pratiquants qu&rsquo;il ne rencontre que l&agrave;. Mais la mission en Afrique le d&eacute;mange et, en d&eacute;cembre 72, il demande &agrave; repartir. Apr&egrave;s avoir cherch&eacute; un poste en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire, les sup&eacute;rieurs lui disent qu&rsquo;aucun &eacute;v&ecirc;que ne veut l&rsquo;accepter.<\/p>\n<p>Il quitte alors Autignac et, voulant avoir une formation professionnelle, en novembre 1973, il va &agrave; Die pour &ecirc;tre apprenti m&eacute;canicien-&eacute;lectricien. Il explique lui-m&ecirc;me cette nouvelle orientation : Notre r&eacute;f&eacute;rence ultime de chr&eacute;tiens est un Dieu-travailleur solidaire d&rsquo;un petit peuple m&eacute;pris&eacute;. En f&eacute;vrier 1974, il part travailler &agrave; Marseille et ach&egrave;ve sa formation. Puis il est &agrave; Aubagne, o&ugrave; il travaille dans l&rsquo;&eacute;lectro-m&eacute;nager.<\/p>\n<p>Dans l&rsquo;ann&eacute;e 1975, il part &agrave; Abidjan comme pr&ecirc;tre ouvrier mais, au mois de novembre, de graves ennuis aux yeux l&rsquo;obligent &agrave; revenir en France. A Lyon, il subit diverses op&eacute;rations aux deux yeux. En janvier 76, son &oelig;il droit est perdu, et en mars, il est presque aveugle. Il est alors envoy&eacute; dans la communaut&eacute; de Chamali&egrave;res o&ugrave;, pendant 3 ans, il apprend &agrave; organiser sa vie de mal-voyant.<\/p>\n<p>En 1979, il entre dans la maison de retraite sma &agrave; Montferrier : il conna&icirc;t encore une op&eacute;ration sans succ&egrave;s avant d&rsquo;&ecirc;tre compl&egrave;tement aveugle. Pendant les ann&eacute;es qu&rsquo;il passe &agrave; Montferrier, il a de nombreux contacts &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur gr&acirc;ce, surtout, aux associations d&rsquo;aveugles. Il avait tr&egrave;s mal accept&eacute; son infirmit&eacute; mais, peu &agrave; peu, il s&rsquo;oriente vers une vie plus sereine, plus pacifi&eacute;e. C&rsquo;est au cours d&rsquo;une hospitalisation &agrave; Montpellier qu&rsquo;il d&eacute;c&egrave;de le 3 novembre 2004, &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 83 ans.<\/p>\n<p>Le p&egrave;re Jean Bauducel &eacute;tait un esprit curieux qui essaiera, malgr&eacute; sa maladie, de rester toujours au courant de ce qui se passe dans l&rsquo;Eglise et dans le monde. Pendant de longues ann&eacute;es, chaque jour, &agrave; Montferrier, le p&egrave;re Paugam alla lui faire la lecture dans sa chambre : au moment de sa derni&egrave;re maladie, il se faisait lire les Fr&egrave;res Karamazov. Il avait un grand souci des petits et des pauvres, car il savait d&rsquo;exp&eacute;rience ce que c&rsquo;est que de d&eacute;pendre des autres. Il portait &eacute;galement le souci de l&rsquo;unit&eacute; des chr&eacute;tiens : ce fut, jusqu&rsquo;&agrave; la fin, sa grande intention de pri&egrave;re.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash; Province de Lyon n&eacute; le 30 mars 1921 &agrave; La Gravelle (53)dans le dioc&egrave;se de Laval (France)&nbsp;membre de la SMA le 10 juillet 1942pr&ecirc;tre&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3409,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-3410","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3410","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3410"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3410\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3409"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3410"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3410"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3410"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}