{"id":3414,"date":"2015-08-19T15:38:56","date_gmt":"2015-08-19T15:38:56","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=3414"},"modified":"2015-08-19T15:38:56","modified_gmt":"2015-08-19T15:38:56","slug":"le-pere-jean-quignon","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=3414","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Jean QUIGNON"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &#8211; Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1025px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-3413\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/QUIGNON_Jean.jpg\" alt=\"QUIGNON Jean\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n&eacute; le 9 juillet 1917 &agrave; Goven<br \/>dans le dioc&egrave;se de Rennes, France<br \/>membre de la SMA le 18 juillet 1937<br \/>pr&ecirc;tre le 24 juin 1943<br \/>d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 4 novembre 1993<\/td>\n<td>\n<p>1940-1941 prisonnier de guerre<br \/>1944-1947 Pont-Rousseau, professeur<br \/>1947-1951 Daloa, professeur, C&ocirc;te-d&rsquo;Ivoire&nbsp;<br \/>1951-1952 Grand-Lahou (Gagnoa), C&ocirc;te-d&rsquo;Ivoire&nbsp;<br \/>1952-1955 Pont-Rousseau, professeur<br \/>1956-1964 Grand-Lahou<br \/>1964-1971 Gagnoa, directeur de l&rsquo;enseignement<br \/>1971-1977 Gagnoa, petit s&eacute;minaire<br \/>1977-1985 Paris, procure<br \/>1985-1993 Montferrier, retir&eacute;<\/p>\n<p>d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Montferrier-sur-Lez, France, le 4 novembre 1993<br \/>&agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 76 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p&egrave;re Jean QUIGNON (1917 &#8211; 1993)<\/p>\n<p>Jean Pierre Marie Quignon est n&eacute; le 9 juillet 1917, &agrave; Goven, en Ille-et-Vilaine, et ondoy&eacute; le 11 juillet ; les c&eacute;r&eacute;monies seront suppl&eacute;&eacute;es le 22 juillet. Son p&egrave;re, menuisier, mourra pr&eacute;matur&eacute;ment &agrave; 50 ans, et sa s&oelig;ur deviendra institutrice dans l&rsquo;enseignement libre. Quant &agrave; Jean, apr&egrave;s avoir fr&eacute;quent&eacute; l&rsquo;&eacute;cole libre de Bruz, il entre au petit s&eacute;minaire Notre-Dame des Missions &agrave; Pont-Rousseau. C&rsquo;est l&agrave; qu&rsquo;il fait toutes ses &eacute;tudes secondaires.<\/p>\n<p>Admis au noviciat en 1934 &agrave; Off&eacute;mont, dans l&rsquo;Oise, puis &agrave; Chanly, en Belgique, il y prononce son premier serment le 18 juillet 1937. Son service militaire, qu&rsquo;il fait comme E.O.R (&eacute;l&egrave;ve officier de r&eacute;serve), va le conduire &agrave; Metz, puis &agrave; Saint-Cyr, pr&egrave;s de Versailles, du 10 novembre 1938 au 10 septembre 1939. Fait prisonnier et conduit en Allemagne, il est rapatri&eacute;, apr&egrave;s deux mois d&rsquo;hospitalisation, pour un oed&egrave;me des pieds. Il rejoint alors le grand s&eacute;minaire de Lyon pour ses &eacute;tudes th&eacute;ologiques. Il y est ordonn&eacute; pr&ecirc;tre le 24 juin 1943.<\/p>\n<p>En octobre 1944, le p&egrave;re Quignon est affect&eacute;, comme professeur, au petit s&eacute;minaire de Pont-Rousseau, pr&egrave;s de Nantes. Apr&egrave;s deux ans de professorat, il &eacute;crit au provincial : Je me plais bien dans cette sainte maison, mais je crois que je me plairais bien davantage en Afrique. Il s&rsquo;int&eacute;resse beaucoup &agrave; la vie de la SMA et, en vue de l&rsquo;assembl&eacute;e provinciale qui se pr&eacute;pare, il fait plusieurs suggestions. Elles sont int&eacute;ressantes, puisque certaines seront effectivement retenues et d&eacute;battues, en juillet 1946, mais le ton employ&eacute; n&rsquo;a pas toujours l&rsquo;am&eacute;nit&eacute; souhaitable, car le p&egrave;re Quignon s&rsquo;emporte, parfois, assez vite.<\/p>\n<p>En juin 1947, le p&egrave;re Boucheix l&rsquo;informe qu&rsquo;il est d&eacute;sign&eacute; pour le vicariat apostolique de Sassandra, alors sous la responsabilit&eacute; de monseigneur Kirmann. A Daloa, mission importante du centre-ouest de la C&ocirc;te-d&rsquo;Ivoire qui deviendra, plus tard, centre d&rsquo;un nouveau dioc&egrave;se, il est &agrave; nouveau professeur. Il &eacute;crit &agrave; cette &eacute;poque : J&rsquo;avais tellement entendu parler de l&rsquo;Afrique , et vu tant de projections sur ce pays, que je n&rsquo;ai pas &eacute;t&eacute; surpris.<\/p>\n<p>Les ann&eacute;es passent, et le travail missionnaire devient de plus en plus intense. Il &eacute;crit en juillet 1950 : Mon travail de professeur va &ecirc;tre beaucoup plus charg&eacute;. En effet, maintenant, nous groupons ici, &agrave; Daloa, tous les futurs moniteurs des vicariats de Sassandra et d&rsquo;Abidjan, ainsi que ceux de la pr&eacute;fecture de Korhogo : 17 &eacute;l&egrave;ves, l&rsquo;an pass&eacute;, et 70, cette ann&eacute;e. En 1951, il quitte l&rsquo;enseignement et devient vicaire &agrave; Grand-Lahou.<br \/>En ao&ucirc;t 1952, alors que le p&egrave;re est en cong&eacute; dans sa famille, il re&ccedil;oit une lettre du provincial l&rsquo;affectant, de nouveau, &agrave; Pont-Rousseau, comme professeur et directeur officiel de l&rsquo;&eacute;tablissement. Il va y rester jusqu&rsquo;en 1955, ann&eacute;e au cours de laquelle il peut repartir &agrave; Grand-Lahou, mais comme cur&eacute; cette fois.<\/p>\n<p>Il va demeurer &agrave; ce poste durant 8 ans, malgr&eacute; une s&eacute;rieuse alerte de sant&eacute;. En effet, &agrave; P&acirc;ques 1958, il est conduit &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital central d&rsquo;Abidjan pour une p&eacute;riphl&eacute;bite compliqu&eacute;e de troubles pulmonaires ; son hospitalisation va durer 42 jours. Le docteur lui impose 3 mois de repos en France. Il vient r&eacute;sider &agrave; Vichy, &agrave; la maison du missionnaire, pour une cure thermale. A peine remis, il sollicite un nouveau d&eacute;part pour l&rsquo;Afrique. Ses sup&eacute;rieurs, jugeant son &eacute;tat de sant&eacute; pr&eacute;caire, pensent le nommer encore &agrave; Pont-Rousseau mais, finalement, il peut re-partir pour la C&ocirc;te-d&rsquo;Ivoire en octobre 1958 : il retrouve son poste de cur&eacute; de Grand-Lahou.<\/p>\n<p>En 1964, il est nomm&eacute; directeur dioc&eacute;sain de l&rsquo;enseignement catholique &agrave; Gagnoa. A ce poste sensible, il aura parfois bien des difficult&eacute;s relationnelles avec ses confr&egrave;res, mais il cherchera toujours, avec d&eacute;termination, &agrave; faire la v&eacute;rit&eacute; dans le dialogue fraternel. Il assure la direction financi&egrave;re de l&rsquo;enseignement, tout en assurant un service pastoral &agrave; Gueyo, deux fois par semaine.<\/p>\n<p>En 1971, monseigneur Tekry remplace monseigneur Etrillard comme &eacute;v&ecirc;que de Gagnoa. Le nouvel &eacute;v&ecirc;que demande au p&egrave;re d&rsquo;assurer, en plus du reste, le poste de professeur de fran&ccedil;ais en classe de 5&egrave;me au s&eacute;minaire. Quelques mois plus tard, il se confie : J&rsquo;ai organis&eacute; ma vie ici, au s&eacute;minaire, en essayant de m&rsquo;en accommoder, et en appliquant le programme que je m&rsquo;&eacute;tais fix&eacute; &agrave; mon retour de cong&eacute;, l&rsquo;an pass&eacute;. Lors de son cong&eacute; de 1974, il a la joie de faire un p&egrave;lerinage en Turquie, sur les pas de Saint-Paul. Il en revient tr&egrave;s heureux : C&rsquo;est avec beaucoup plus d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t que, d&eacute;sormais, je relirai les Actes des ap&ocirc;tres et les lettres de Saint-Paul.<\/p>\n<p>Le p&egrave;re Quignon reste attentif &agrave; la vie de la province. Ayant appris le projet de nouvelles implantations sma, au Niger en particulier, il exprime fermement son d&eacute;saccord, &eacute;tant tr&egrave;s sensible aux difficult&eacute;s de plusieurs confr&egrave;res devant vivre dans la solitude de leur mission. Comme toujours, il r&eacute;v&egrave;le son temp&eacute;rament passionn&eacute;, l&rsquo;amour-propre &agrave; fleur de peau.<\/p>\n<p>A Gagnoa, il rencontre des difficult&eacute;s de relations avec l&rsquo;&eacute;quipe des pr&ecirc;tres du s&eacute;minaire. Peut-&ecirc;tre le trouve-t-on trop &acirc;g&eacute;, trop diff&eacute;rent culturellement ? Monseigneur maintenant sa d&eacute;cision de l&rsquo;enlever du s&eacute;minaire pour l&rsquo;affecter &agrave; la paroisse, le p&egrave;re r&eacute;pond que ce n&rsquo;est pas possible. Il prend l&rsquo;avion le 12 juin 1977, et rentre d&eacute;finitivement en France.<\/p>\n<p>En ao&ucirc;t, le conseil provincial le nomme &agrave; la procure de Paris, o&ugrave; il remplace le p&egrave;re Lalande pour tout ce qui concerne la comptabilit&eacute;. Il devient vice-sup&eacute;rieur de la maison. Il va rester 8 ans &agrave; ce poste, refusant, en 1981, la proposition qui lui est faite d&rsquo;aller &agrave; la procure de Lille, car il souhaite enfin la stabilit&eacute; &agrave; cause de la pr&eacute;carit&eacute; de sa sant&eacute;.<\/p>\n<p>C&rsquo;est &agrave; Montferrier qu&rsquo;il f&ecirc;tera le cinquanti&egrave;me anniversaire de son ordination sacerdotale. Le p&egrave;re Cardot, alors vicaire g&eacute;n&eacute;ral de la SMA, lui exprimera la reconnaissance de la Soci&eacute;t&eacute;, en insistant sur les 25 ann&eacute;es consacr&eacute;es &agrave; l&rsquo;enseignement en Afrique et en France : Gr&acirc;ce &agrave; la formation que des hommes comme vous ont assur&eacute;e, des la&iuml;cs et des pr&ecirc;tres oeuvrent aujourd&rsquo;hui au service de l&rsquo;Evangile, et ils sont heureux de vivre en chr&eacute;tiens, que ce soit en Afrique ou en Europe.<\/p>\n<p>Le p&egrave;re Quignon fut rappel&eacute; &agrave; la maison du P&egrave;re, le 4 novembre 1993, apr&egrave;s 8 ans pass&eacute;es &agrave; la maison de retraite de Montferrier. Il avait 76 ans.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &#8211; Province de Lyon n&eacute; le 9 juillet 1917 &agrave; Govendans le dioc&egrave;se de Rennes, Francemembre de la SMA le 18 juillet 1937pr&ecirc;tre le 24&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3413,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-3414","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3414","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3414"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3414\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3413"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3414"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3414"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3414"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}