{"id":3416,"date":"2015-08-19T15:42:05","date_gmt":"2015-08-19T15:42:05","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=3416"},"modified":"2015-08-19T15:42:05","modified_gmt":"2015-08-19T15:42:05","slug":"le-pere-jean-marie-gautier","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=3416","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Jean-Marie GAUTIER"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &#8211; Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1009px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-3415\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/GAUTIER_Jean-Marie.jpg\" alt=\"GAUTIER Jean Marie\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n&eacute; le 23 octobre 1919 &agrave; La Croix-H&eacute;ll&eacute;an<br \/>dans le dioc&egrave;se de Vannes, France<br \/>membre de la SMA le 16 novembre 1946<br \/>pr&ecirc;tre le 4 juillet 1948<br \/>d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 4 novembre 1998<\/td>\n<td>\n<p>1949-1953 An&eacute;cho-Togoville (Lom&eacute;), Togo<br \/>1954-1957 Tabou-Daloa (vicariat de Sassandra), C&ocirc;te-d&rsquo;Ivoire&nbsp;<br \/>1957-1958 dioc&egrave;se de Ch&acirc;lons-en-Champagne<br \/>1958-1962 Bemb&eacute;r&eacute;k&eacute; (Parakou), B&eacute;nin<br \/>1962-1966 Malanville (Parakou), B&eacute;nin<br \/>1968-1969 dioc&egrave;se de Lyon, aum&ocirc;nier<br \/>1969-1971 dioc&egrave;se de Cr&eacute;teil, aum&ocirc;nier<br \/>1972-1977 Cenves (Lyon&nbsp;<br \/>1977-1978 Gl&eacute;nay (Poitiers)<br \/>1978-1983 Saint-Pompain (Poitiers)<br \/>1983-1998 Montferrier<\/p>\n<p>d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Montferrier-sur-Lez, France,, le 4 novembre 1998<br \/>&agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 79 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p&egrave;re Jean-Marie GAUTIER (1919 &#8211; 1998)<\/p>\n<p>N&eacute; dans le Morbihan le 23 octobre 1919, dans une famille de cultivateurs, Jean-Marie Gautier a toujours entretenu avec sa famille des relations privil&eacute;gi&eacute;es. Il entre &agrave; Pont-Rousseau &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 13 ans et en sort bachelier en philosophie en 1939. Son noviciat est interrompu au bout d&rsquo;une ann&eacute;e par la d&eacute;claration de guerre. Mobilis&eacute; le 3 juin 1940, il est fait prisonnier le 21 et le restera pendant cinq ans.<\/p>\n<p>Tous les t&eacute;moignages que l&rsquo;on a sur sa captivit&eacute; concordent pour affirmer l&rsquo;excellent souvenir que l&rsquo;on garde de lui. De plus, ses compagnons prisonniers ou les aum&ocirc;niers militaires qu&rsquo;il a fr&eacute;quent&eacute;s notent qu&rsquo;il a profit&eacute; de son s&eacute;jour en Allemagne pour &eacute;tudier la philosophie et l&rsquo;histoire eccl&eacute;siastique. Aussi, &agrave; son retour en France en mars 1945, n&rsquo;est-il pas &eacute;tonnant qu&rsquo;il sollicite du provincial le privil&egrave;ge de commencer directement ses &eacute;tudes de th&eacute;ologie, sans recommencer noviciat et philosophie scolastique. Sa demande est accept&eacute;e. Le voil&agrave; donc au 150 pour quatre ann&eacute;es. A Lyon, ses professeurs le notent ainsi : Se pr&ecirc;te aux taquineries de ses confr&egrave;res ; la distraction est peut-&ecirc;tre cause de ses manquements au r&egrave;glement ; l&rsquo;histoire est son fort ; jugement droit, spontan&eacute;, et tenace dans sa fa&ccedil;on de penser et d&rsquo;agir ; caract&egrave;re tr&egrave;s &eacute;motif, perd facilement contenance et se rend bizarre. Il prononce son serment, le 16 novembre 1946, et est ordonn&eacute; pr&ecirc;tre, le 4 juillet 1948.<\/p>\n<p>En 1949, il est d&rsquo;abord nomm&eacute; au Togo, &agrave; Anecho, puis &agrave; Togoville ; mais, d&egrave;s 1953, il demande &agrave; rentrer en France. Il est alors nomm&eacute; en C&ocirc;te-d&rsquo;Ivoire, au d&eacute;but de l&rsquo;ann&eacute;e 1954. Deux mois, &agrave; peine, apr&egrave;s son arriv&eacute;e &agrave; Tabou, il &eacute;crit une lettre o&ugrave; l&rsquo;on peut lire des mots que l&rsquo;on retrouvera souvent sous sa plume : Je m&rsquo;ennuie, je ne suis pas content de mon sort, je perds mon temps, j&rsquo;aurais d&ucirc; aller ailleurs. Il fait cependant un s&eacute;jour complet en compagnie du p&egrave;re Coss&eacute; (&agrave; qui il ne voulait surtout pas faire de la peine), mais, lorsqu&rsquo;il rentre en France, il laisse au provincial le soin de d&eacute;cider s&rsquo;il doit repartir ou non. Apr&egrave;s une ann&eacute;e en paroisse dans l&rsquo;est de la France, il est envoy&eacute;, cette fois, au Dahomey, dans la pr&eacute;fecture de Parakou. On est en 1958. Quatre ans &agrave; Bemb&eacute;r&eacute;k&eacute;, quatre ans &agrave; Malanville : la vie est difficile, surtout dans cette derni&egrave;re mission, mais il semble s&rsquo;y plaire et, surtout, il entretient de tr&egrave;s bonnes relations avec le pr&eacute;fet apostolique, monseigneur Chopard-Lallier.<\/p>\n<p>Lorsque Parakou devient &eacute;v&ecirc;ch&eacute; en 1964, c&rsquo;est monseigneur van den Bronk qui en devient le premier &eacute;v&ecirc;que, et ses relations avec le p&egrave;re Gautier ne seront pas celles qu&rsquo;avait monseigneur Chopard. Moins de deux ans plus tard, le p&egrave;re d&eacute;barque &agrave; Bordeaux ; il semble avoir tir&eacute; un trait sur l&rsquo;Afrique et &eacute;crit au Conseil provincial en ces termes : Je n&rsquo;aime pas rester oisif, je ne suis heureux que lorsque je suis bien occup&eacute;. [&hellip;] Je suis pr&ecirc;t, apr&egrave;s de courtes vacances, &agrave; devenir soit cur&eacute;, soit aum&ocirc;nier, pr&ecirc;t &agrave; tous les travaux du minist&egrave;re utiles au prochain (lettre du 20 juillet 1966). Il sera alors aum&ocirc;nier de la clinique Saint-Vincent de Paul, &agrave; Lyon, puis charg&eacute; de classer des documents au 150, mais ce travail est vite fini et il s&rsquo;ennuie. En 1969, il est aum&ocirc;nier d&rsquo;h&ocirc;pital &agrave; Limeil-Br&eacute;vannes, dans le dioc&egrave;se de Cr&eacute;teil.<\/p>\n<p>Il quitte Limeil en 1972 et cherche une place dans le dioc&egrave;se de Moulins, puis dans le Dijonnais. Finalement, c&rsquo;est dans le nord du dioc&egrave;se de Lyon, dans le Beaujolais, &agrave; Cenves, qu&rsquo;il est nomm&eacute; cur&eacute;. Au d&eacute;but, tout va bien : Les gens ont l&rsquo;air bien dispos&eacute;s. [&hellip;] la situation se pr&eacute;sente donc bien ; mais tr&egrave;s vite, quelques mois apr&egrave;s son arriv&eacute;e, il &eacute;crit : Il y a des jours o&ugrave; je m&rsquo;emb&ecirc;te affreusement.[&hellip;] Je vis dans une affreuse solitude.[&hellip;] Je serais heureux d&rsquo;avoir un travail &agrave; domicile. [&hellip;] Vous savez que ce n&rsquo;est pas de gaiet&eacute; de c&oelig;ur que j&rsquo;ai &eacute;chou&eacute; dans cette solitude. Il reste cependant cinq ans dans cette paroisse, lisant beaucoup et toujours &agrave; l&rsquo;aff&ucirc;t d&rsquo;autre chose, s&rsquo;imaginant que la paix n&rsquo;est jamais l&agrave; o&ugrave; il se trouve, mais ailleurs.<\/p>\n<p>En juillet 1977, au d&eacute;c&egrave;s du p&egrave;re Cousseau, cur&eacute; de la paroisse de Gl&eacute;nay, l&rsquo;&eacute;v&ecirc;que de Poitiers sollicite du Conseil provincial un confr&egrave;re pour le remplacer. On pense alors au p&egrave;re Gautier qui accepte volontiers cette nomination. On conna&icirc;t maintenant le p&egrave;re. Au d&eacute;but, il est heureux, mais, bien vite, il &eacute;crit : Il y a &agrave; peu pr&egrave;s trois mois que je vis &agrave; Gl&eacute;nay. En v&eacute;rit&eacute;, il n&rsquo;y a pas tellement de diff&eacute;rence avec Cenves, &agrave; part qu&rsquo;il y fait moins froid, que le presbyt&egrave;re est plus confortable. L&rsquo;&eacute;glise est laide ; l&rsquo;environnement du presbyt&egrave;re est sinistre, la solitude est la m&ecirc;me. Les moyens financiers sont semblables. Quatre mois apr&egrave;s son arriv&eacute;e, il peut dire cependant qu&rsquo;il a visit&eacute; toutes les maisons de sa paroisse. Malheureusement, pour fournir un poste &agrave; un pr&ecirc;tre un peu difficile, l&rsquo;&eacute;v&ecirc;que de Poitiers demande au p&egrave;re Gautier de quitter Gl&eacute;nay et lui propose plusieurs postes en remplacement. Finalement, le p&egrave;re accepte d&rsquo;aller &agrave; Saint-Pompain o&ugrave; il va rester cinq ans, bien que, le premier mois apr&egrave;s son arriv&eacute;e, il ait d&eacute;clar&eacute; : Ne croyez pas que je suis heureux &agrave; Saint-Pompain. Je m&rsquo;y ennuie et je tire le diable par la queue. [&hellip;] Je resterai quelque temps ici, en attendant de trouver autre chose.<\/p>\n<p>En 1983, il accepte de rejoindre la maison de retraite des Missions Africaines &agrave; Montferrier. C&rsquo;est l&agrave; qu&rsquo;il va passer les 15 derni&egrave;res ann&eacute;es de sa vie jusqu&rsquo;&agrave; sa mort, le 4 novembre 1998. Il restera celui qu&rsquo;il a toujours &eacute;t&eacute;, ne se privant pas de dire tout haut ce qu&rsquo;il pensait tout bas. Il ne mettait rien de m&eacute;chant dans ses r&eacute;flexions, et s&rsquo;&eacute;tonnait parfois des cons&eacute;quences qu&rsquo;elles pouvaient amener. Original, il le restera jusqu&rsquo;&agrave; la fin de sa vie. A travers ses lectures et ses contacts, il s&rsquo;&eacute;tait fait une philosophie, celle du pessimisme, et cette r&eacute;flexion qu&rsquo;il faisait, lorsqu&rsquo;il &eacute;tait aum&ocirc;nier &agrave; Saint-Vincent de Paul, va dans ce sens : Je lis Malraux et Proust ; cela m&rsquo;apprend que l&rsquo;homme est un petit tas de secrets et que la v&eacute;rit&eacute; d&rsquo;un homme est dans ce qu&rsquo;il essaie de cacher.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &#8211; Province de Lyon n&eacute; le 23 octobre 1919 &agrave; La Croix-H&eacute;ll&eacute;andans le dioc&egrave;se de Vannes, Francemembre de la SMA le 16 novembre 1946pr&ecirc;tre le&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3415,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-3416","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3416","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3416"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3416\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3415"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3416"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3416"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3416"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}