{"id":3519,"date":"2015-08-20T15:47:46","date_gmt":"2015-08-20T15:47:46","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=3519"},"modified":"2015-08-20T15:47:46","modified_gmt":"2015-08-20T15:47:46","slug":"le-pere-pierre-messner","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=3519","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Pierre MESSNER"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash; Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1037px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-3518\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/MESSNER_Pierre.jpg\" alt=\"MESSNER Pierre\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n&eacute; le 19 juin 1918 &agrave; Chantenay<br \/>dans le dioc&egrave;se de Nantes (France)<br \/>membre de la SMA le 25 juillet 1939<br \/>pr&ecirc;tre le 6 janvier 1945<br \/>d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 15 novembre 2010<\/td>\n<td>\n<p>1945-1950 Baudonne, Ave, Pont-Rousseau (professeur)<br \/>1950-1954 Bingerville (Abidjan), professeur<br \/>1954-1955 Chamali&egrave;res, conseiller spirituel<br \/>1955-1960 Bingerville, professeur<br \/>1960-1961 Grand-Bassam, cur&eacute;<br \/>1961-1967 Abidjan (Saint-Paul), cur&eacute;<br \/>1967-1968 Tiassal&eacute; (Agboville), cur&eacute;<br \/>1968-1972 Agboville, cur&eacute;<br \/>1972-1973 Paris, recyclage<br \/>1973-1976 Lyon, 150, sup&eacute;rieur<br \/>1976-1979 Grand-Bassam, cur&eacute;<br \/>1979-1981 Dabou (Yopougon), cur&eacute;<br \/>1981-1995 Moossou (Grand-Bassam) aum&ocirc;nier<br \/>1995-1998 Lyon, 150, charg&eacute; de l&rsquo;accueil<br \/>1998-2010 Montferrier, retraite<\/p>\n<p>d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Montferrier-sur-Lez, le 15 novembre 2010,<br \/>&agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 92 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p&egrave;re Pierre Messner (1918 &#8211; 2010)<\/p>\n<p>Pierre Messner est n&eacute; &agrave; Chantenay, l&rsquo;un des quartiers actuels de la ville de Nantes, le 19 juin 1918. Son papa, d&rsquo;origine alsacienne, &eacute;tait employ&eacute; dans une maison de commerce de bois, et sa maman &eacute;tait bretonne. Tr&egrave;s t&ocirc;t, il manifeste les qualit&eacute;s que, plus tard, le sup&eacute;rieur du noviciat r&eacute;sumera en ces deux mots : \u00ab\u00a0sujet remarquable\u00a0\u00bb. Apr&egrave;s ses &eacute;tudes primaires, il rentre &agrave; Pont-Rousseau et y fait tout le cursus de ses &eacute;tudes secondaires qu&rsquo;il termine brillement avec l&rsquo;obtention des deux baccalaur&eacute;ats. A la fin de ses deux ann&eacute;es de noviciat, &agrave; Chanly, en juin 1939, il est not&eacute; ainsi : \u00ab\u00a0Tr&egrave;s franc, actif, tr&egrave;s d&eacute;vou&eacute;, tenace dans l&rsquo;effort, beaucoup d&rsquo;esprit de foi, tr&egrave;s ob&eacute;issant, z&eacute;l&eacute;, tr&egrave;s prudent, joue de l&rsquo;harmonium.\u00a0\u00bb (22\/06\/39) En septembre, il commence son service militaire &agrave; Versailles, puis sera mut&eacute; &agrave; Clermont-Ferrand. Il est d&eacute;mobilis&eacute; en 1941 et commence de suite son grand s&eacute;minaire &agrave; Lyon.<\/p>\n<p>Bien s&ucirc;r, comme tous ses confr&egrave;res, il voudrait partir en Afrique d&egrave;s son ordination en 1945. Il devra attendre : \u00ab\u00a0Vous &ecirc;tes d&eacute;sign&eacute; pour notre petit s&eacute;minaire de Baudonne\u00a0\u00bb lui &eacute;crit le Conseil provincial en septembre 1945. Il y va, mais pas pour longtemps : d&egrave;s le mois d&rsquo;octobre, il re&ccedil;oit la lettre suivante : \u00ab\u00a0D&eacute;j&agrave; un coup de Trafalgar dans votre vie commen&ccedil;ante. [&hellip;] Vous &ecirc;tes appel&eacute; &agrave; sauver l&rsquo;honneur de notre maison de Ave et des Missions Africaines, en raison de vos deux baccalaur&eacute;ats.\u00a0\u00bb Le voil&agrave; professeur de 4e \u00ab\u00a0&agrave; de braves petits belges bien sympathiques\u00a0\u00bb, comme il l&rsquo;&eacute;crit lui-m&ecirc;me. Le sup&eacute;rieur de la maison lui demande de garder les m&ecirc;mes &eacute;l&egrave;ves d&rsquo;ann&eacute;e en ann&eacute;e et de les conduire jusqu&rsquo;en 1&egrave;re. C&rsquo;&eacute;tait sans compter avec les besoins de la Province. Au mois d&rsquo;ao&ucirc;t 1946, il se repose en famille et re&ccedil;oit du p&egrave;re provincial une grande lettre de deux pages qui commence ainsi : \u00ab\u00a0Nous avons l&rsquo;honneur de vous faire conna&icirc;tre que le Conseil provincial vous a nomm&eacute; professeur de philosophie et de musique au petit s&eacute;minaire de Pont-Rousseau, en remplacement du R.P. Cuq nomm&eacute; sup&eacute;rieur de Chamali&egrave;res.\u00a0\u00bb Trois maisons en une seule ann&eacute;e !<\/p>\n<p>Il essaie bien d&rsquo;&eacute;viter une telle nomination et, dans une longue lettre, il expose toutes les raisons qui militent pour lui &eacute;viter une telle charge. Il n&rsquo;obtient pas de r&eacute;ponse et se met courageusement au travail, mais, d&egrave;s la fin de sa premi&egrave;re ann&eacute;e &agrave; Pont-Rousseau, il fait le point dans une lettre au provincial. De la musique, il dit qu&rsquo;une \u00ab\u00a0mati&egrave;re &agrave; laquelle on ne peut consacrer qu&rsquo;un minimum de temps est une mati&egrave;re sacrifi&eacute;e\u00a0\u00bb. Pour la philo, il pr&eacute;cise : \u00ab\u00a0J&rsquo;ai &eacute;t&eacute; d&eacute;pass&eacute; par l&rsquo;ampleur de la t&acirc;che. Sans &ecirc;tre un n&eacute;vropathe, j&rsquo;ai contract&eacute; un complexe d&rsquo;inf&eacute;riorit&eacute; qui me g&ecirc;ne terriblement.\u00a0\u00bb Et il conclut cette lettre du 16 juin 1947 : \u00ab\u00a0Je ne puis continuer &agrave; assurer pareille t&acirc;che. [&hellip;] Je vous demande bien respectueusement de bien vouloir mettre fin &agrave; cette exp&eacute;rience malheureuse en m&rsquo;envoyant en Afrique.\u00a0\u00bb Apparemment il ne re&ccedil;oit aucune r&eacute;ponse &agrave; cette lettre. Chaque ann&eacute;e, il r&eacute;it&egrave;re sa demande et, au bout de 4 ans, en 1950, il re&ccedil;oit la nomination suivante : \u00ab\u00a0Nous avons pu vous lib&eacute;rer et vous &ecirc;tes d&eacute;sign&eacute; pour le vicariat d&rsquo;Abidjan, en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire.\u00a0\u00bb Le voil&agrave; d&eacute;sormais professeur de latin au petit s&eacute;minaire de Bingerville. Il ne reste pas enferm&eacute; dans la maison, mais profite de toutes les occasions pour s&rsquo;initier &agrave; la pastorale dans les paroisses des environs, r&eacute;pondant ainsi &agrave; l&rsquo;appel de ses confr&egrave;res.<\/p>\n<p>4 ans, c&rsquo;est court pour une premi&egrave;re exp&eacute;rience africaine ! D&egrave;s 1954, il est nomm&eacute; \u00ab\u00a0recruteur dans les coll&egrave;ges et s&eacute;minaires de France\u00a0\u00bb. En faisant conna&icirc;tre cette nomination &agrave; ses sup&eacute;rieurs en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire, le Conseil provincial pr&eacute;cise : \u00ab\u00a0C&rsquo;est un travail que l&rsquo;on ne peut confier &agrave; n&rsquo;importe qui.\u00a0\u00bb On voit bien l&agrave; l&rsquo;estime que ses sup&eacute;rieurs avaient pour lui. Dans sa r&eacute;ponse au Conseil, le p&egrave;re expose naturellement toutes les raisons qui font qu&rsquo;il ne peut pas accepter une telle nomination : \u00ab\u00a0Je n&rsquo;ai jamais parl&eacute; en public&hellip; [&hellip;] Je connais bien peu de choses de l&rsquo;Afrique&hellip; [&hellip;] Le Conseil provincial m&rsquo;avait promis la stabilit&eacute; en Afrique&hellip; etc.\u00a0\u00bb Avec un certain humour que le p&egrave;re n&rsquo;a peut-&ecirc;tre pas tellement appr&eacute;ci&eacute;, le Conseil lui r&eacute;pond : \u00ab\u00a0Les raisons que vous avez &eacute;voqu&eacute;es dans votre r&eacute;ponse &agrave; votre nomination ont &eacute;t&eacute; estim&eacute;es s&eacute;rieuses par le Conseil provincial. [&hellip;] C&rsquo;est donc une nouvelle nomination que vous apporte cette lettre, celle de directeur spirituel aupr&egrave;s de nos philosophes &agrave; Chamali&egrave;res. \u00a0\u00bb (17 juin 1954) Il en est bien d&eacute;&ccedil;u. Il r&eacute;pond avec un peu d&rsquo;amertume : \u00ab\u00a0Vous avez r&eacute;ussi seulement &agrave; me g&acirc;cher le temps de repos l&eacute;gitime que je prends dans ma famille.\u00a0\u00bb Heureusement pour lui, ce retour en France ne va durer qu&rsquo;une ann&eacute;e et, d&egrave;s la rentr&eacute;e de 1954, il retrouve la C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire. Il va d&eacute;sormais y trouver la stabilit&eacute; dont il a toujours r&ecirc;v&eacute;.<\/p>\n<p>Il commence par retrouver le petit s&eacute;minaire de Bingerville pendant 5 ann&eacute;es, puis, &agrave; partir de 1960, on le trouve cur&eacute; dans plusieurs paroisses du sud du pays, successivement Grand-Bassam, Saint-Paul &agrave; Abidjan, Tiassal&eacute;, Agboville, puis de nouveau Grand-Bassam et enfin Dabou qu&rsquo;il quitte en 1981. Ces 21 ann&eacute;es de travail en paroisse sont coup&eacute;es par une ann&eacute;e de recyclage &agrave; Paris et 3 ann&eacute;es &agrave; Lyon comme sup&eacute;rieur de la communaut&eacute; au 150. Dans toutes ces diff&eacute;rentes paroisses, ses occupations sont toujours celles que l&rsquo;on peut imaginer : organisation g&eacute;n&eacute;rale, pr&eacute;paration aux sacrements, pr&eacute;dication, cat&eacute;ch&egrave;se, tourn&eacute;es dans les villages, accueil, constructions, r&eacute;unions diverses, etc. Il est difficile de pr&eacute;ciser, car, dans les lettres qu&rsquo;il envoie, il parle rarement de son travail. D&rsquo;ailleurs, il &eacute;crit le plus souvent &agrave; l&rsquo;occasion de ses cong&eacute;s pour pr&eacute;ciser ses dates de d&eacute;part ou de retour et pour donner quelques nouvelles de sa sant&eacute;.<\/p>\n<p>Il est int&eacute;ressant, cependant, de noter quelques lignes de la r&eacute;ponse qu&rsquo;il fit &agrave; une consultation de Mgr Yapi, &eacute;v&ecirc;que auxiliaire d&rsquo;Abidjan, sur la constitution d&rsquo;&eacute;quipes sacerdotales mixtes, avec des pr&ecirc;tres africains et des pr&ecirc;tres europ&eacute;ens. \u00ab\u00a0Je souhaite rencontrer mes fr&egrave;res africains dans des r&eacute;unions de travail, car j&rsquo;ai beaucoup &agrave; apprendre d&rsquo;eux, par exemple sur le plan de la pastorale, des coutumes, du chant, de la langue. Je suis pr&ecirc;t &agrave; renoncer &agrave; beaucoup de points de vue personnels pour entrer dans leurs vues. Je voudrais faire &eacute;quipe avec eux dans la communaut&eacute; &eacute;largie d&rsquo;un secteur pastoral, mais je ne souhaite pas vivre sous le m&ecirc;me toit. Pourquoi ? Parce que je n&rsquo;ai pas la m&ecirc;me fa&ccedil;on de vivre, de manger, de me distraire, de prier, de travailler, de g&eacute;rer les finances, de tenir un horaire, de pratiquer l&rsquo;hospitalit&eacute;. [&hellip;] Le t&eacute;moignage qu&rsquo;on peut donner d&rsquo;une communaut&eacute; unie dans un service joyeux me para&icirc;t &ecirc;tre un des meilleurs signes de la pr&eacute;sence du Christ vivant dans son &Eacute;glise. Et c&rsquo;est dans ma famille spirituelle que je voudrais, avec la gr&acirc;ce de Dieu, assumer les risques de ce t&eacute;moignage, constatant (pour moi ce n&rsquo;est pas une question de personnes) que je n&rsquo;y arrive pas au sein d&rsquo;une communaut&eacute; mixte.\u00a0\u00bb (06\/02\/71)<\/p>\n<p>En 1972, alors qu&rsquo;il est cur&eacute; d&rsquo;Agboville depuis 4 ans, il sollicite un changement de poste, car, dit-il, la charge est trop lourde pour lui. Pour prendre un peu de recul, il commence par faire une ann&eacute;e sabbatique &agrave; Paris, puis il est nomm&eacute; sup&eacute;rieur de la maison du 150 cours Gambetta &agrave; Lyon en 1973. C&rsquo;est l&rsquo;ann&eacute;e qui marque le d&eacute;part du Conseil provincial &agrave; Paris et, d&eacute;sormais, il n&rsquo;y a plus &agrave; Lyon qu&rsquo;une seule communaut&eacute;, celle du s&eacute;minaire &eacute;tant rattach&eacute;e &agrave; celle de la Province. \u00ab\u00a0Il vous faudra coordonner les diff&eacute;rents services pour former avec les confr&egrave;res qui en sont responsables une communaut&eacute; fraternelle et accueillante\u00a0\u00bb. (sa lettre de nomination du 18 juillet 1973). Il a aussi &agrave; jouer un r&ocirc;le de repr&eacute;sentation dans l&rsquo;agglom&eacute;ration lyonnaise. En m&ecirc;me temps, il est conseiller ou relais du sup&eacute;rieur des confr&egrave;res en Europe.<\/p>\n<p>Au bout de trois ans, en 1976, il est tout joyeux de retourner en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire et de retrouver la mission de Grand-Bassam o&ugrave; il a travaill&eacute; en 1960. Pendant son cong&eacute; de 1979, il re&ccedil;oit une longue lettre de Mgr Yago qui lui demande de prendre en charge la mission d&rsquo;Adzop&eacute; dans le nord du dioc&egrave;se. Il r&eacute;pond que c&rsquo;est trop lourd pour lui, vu son \u00ab\u00a0&acirc;ge, sa fatigue, ses tendances d&eacute;pressives. Je lui ai demand&eacute; de me trouver quelque chose de plus facile\u00a0\u00bb. (lettre au provincial du 19\/07\/79) Mais il pr&eacute;cise qu&rsquo;il ne refuse pas de quitter Bassam. Il est alors nomm&eacute; &agrave; Dabou. L&agrave;, il se rend vite compte que c&rsquo;est trop lourd pour lui, mais ce n&rsquo;est qu&rsquo;au bout de deux ans qu&rsquo;il re&ccedil;oit sa nomination comme aum&ocirc;nier du noviciat des s&oelig;urs de Notre-Dame de la Paix, &agrave; Moossou, poste qu&rsquo;il va tenir pendant 14 ans. Il donne quelques cours de spiritualit&eacute;, d&rsquo;Ecriture Sainte, sans oublier une formation &agrave; la musique et aux chants. Il assure aussi, une matin&eacute;e par semaine, des cours dans un noviciat voisin, &agrave; Bonoua, chez les Dominicaines. La paroisse peut compter sur lui pour des sessions, des conf&eacute;rences aux j&eacute;cistes, des r&eacute;collections pour les cat&eacute;chum&egrave;nes : il ne refuse pas le service. Comme la SMA lui laisse sa retraite vieillesse, il en fait b&eacute;n&eacute;ficier la congr&eacute;gation des s&oelig;urs ndp \u00ab\u00a0qui m&rsquo;assure le vivre et le couvert en &eacute;change du petit travail que je lui fournis et qui a toujours de la peine &agrave; boucler son budget\u00a0\u00bb. Pour l&rsquo;anecdote, on peut signaler que, dans une lettre il se plaint du service de la poste : \u00ab\u00a0ce qui aggrave la situation, c&rsquo;est que, dit-on, l&#8217;employ&eacute; qui r&eacute;partit les lettres dans les boites est illettr&eacute;&hellip;\u00a0\u00bb (15\/04\/85)<\/p>\n<p>Lorsque le Conseil provincial lui propose le poste d&rsquo;h&ocirc;telier au 150, sa r&eacute;ponse, faite apr&egrave;s avoir consult&eacute; le Seigneur, t&eacute;moigne de la d&eacute;licatesse qu&rsquo;il a toujours manifest&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des autres, et sp&eacute;cialement de ses confr&egrave;res : \u00ab\u00a0J&rsquo;ai pris le temps de r&eacute;fl&eacute;chir et de prier. J&rsquo;accepte la proposition que vous me faites de remplacer le p&egrave;re Matthieu dans son poste d&rsquo;h&ocirc;telier &agrave; partir de septembre 1995.\u00a0\u00bb Apr&egrave;s avoir dit qu&rsquo;il met plusieurs personnes dans la confidence, il ajoute : \u00ab\u00a0Je demande &agrave; chaque fois la discr&eacute;tion pour que la nouvelle, connue pr&eacute;matur&eacute;ment ne puisse affecter notre bon p&egrave;re h&ocirc;telier toujours si accueillant.\u00a0\u00bb (16\/10\/94) Il aurait voulu rester en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire jusqu&rsquo;au f&ecirc;tes du centenaire de l&rsquo;arriv&eacute;e des premiers p&egrave;res, mais il est trop fatigu&eacute; et il rentre d&egrave;s le mois de juillet1995 apr&egrave;s avoir donn&eacute; tous ses nombreux livres au foyer \u00ab\u00a0P&egrave;re M&eacute;raud\u00a0\u00bb d&rsquo;&Eacute;bimp&eacute;. Son travail au 150 ? \u00ab\u00a0Vous aurez &agrave; accueillir ceux qui viennent au 150, confr&egrave;res et h&ocirc;tes. Il faut avoir assez de m&eacute;moire pour ne pas perdre les cl&eacute;s, assez de temps pour offrir le verre qui r&eacute;conforte, assez de disponibilit&eacute; pour &eacute;couter ceux qui ont besoin de parler parce que &ccedil;a leur fait du bien.\u00a0\u00bb (sa nomination 05\/06\/95)<\/p>\n<p>Trois ans plus tard, il est nomm&eacute; &agrave; Montferrier ; il a alors 80 ans et il va passer dans la maison de retraite les 12 derni&egrave;res ann&eacute;es de sa vie. Il n&rsquo;avait pas oubli&eacute; qu&rsquo;il avait &eacute;t&eacute; professeur de musique et, au d&eacute;but de son s&eacute;jour &agrave; la maison, c&rsquo;est lui qui s&rsquo;occupait des chants &agrave; la chapelle et il aimait ce r&ocirc;le. Tr&egrave;s appr&eacute;ci&eacute; de ses confr&egrave;res, il a su garder en permanence sa bonne humeur, malgr&eacute; les ennuis de sant&eacute; dont il ne se plaignait pas, mais qui ne l&rsquo;ont pas &eacute;pargn&eacute; : probl&egrave;mes urinaires, constipation, fatigue g&eacute;n&eacute;rale et souvent inexpliqu&eacute;e. En 2002, atteint d&rsquo;un cancer, les chirurgiens lui posent un anus artificiel qu&rsquo;il gardera jusqu&rsquo;&agrave; sa mort. Il en a &eacute;t&eacute; tr&egrave;s troubl&eacute; au d&eacute;but, mais peu &agrave; peu il accepte cette nouvelle situation et fait l&rsquo;admiration du personnel de l&rsquo;h&ocirc;pital par sa mani&egrave;re de vivre sa maladie. Il a une vie tr&egrave;s r&eacute;gl&eacute;e entre la messe du matin, le temps de lecture des journaux, le temps de pri&egrave;re &agrave; la chapelle, les sorties &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur avec la communaut&eacute;.<\/p>\n<p>Au mois de septembre 2010, &agrave; la suite d&rsquo;une h&eacute;morragie interne, il est hospitalis&eacute; et son &eacute;tat n&eacute;cessiterait une intervention chirurgicale. L&rsquo;&eacute;quipe m&eacute;dicale s&rsquo;y refuse, car il est au bord de l&rsquo;infarctus et d&eacute;j&agrave; ses reins sont bloqu&eacute;s. Comme il est sous calmant, il ne souffre pas. Il reste le plus souvent alit&eacute; et tr&egrave;s nombreux sont les confr&egrave;res qui viennent le visiter dans sa chambre. Il demande les derniers sacrements et s&rsquo;endort d&eacute;finitivement dans la nuit du 15 septembre. Il avait 92 ans et repose d&eacute;sormais dans le petit cimeti&egrave;re de la communaut&eacute;.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash; Province de Lyon n&eacute; le 19 juin 1918 &agrave; Chantenaydans le dioc&egrave;se de Nantes (France)membre de la SMA le 25 juillet 1939pr&ecirc;tre le 6&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3518,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-3519","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3519","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3519"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3519\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3518"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3519"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3519"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3519"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}