{"id":3543,"date":"2015-08-21T07:29:50","date_gmt":"2015-08-21T07:29:50","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=3543"},"modified":"2015-08-21T07:29:50","modified_gmt":"2015-08-21T07:29:50","slug":"le-pere-joseph-aujoulat","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=3543","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Joseph AUJOULAT"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash; Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1030px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-3542\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/AUJOULAT_Josepb.jpg\" alt=\"AUJOULAT Josepb\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n&eacute; le 17 septembre 1902 &agrave; Cheylard-l&rsquo;Ev&ecirc;que<br \/>dans le dioc&egrave;se de Mende, France<br \/>membre de la SMA le 10 juillet 1926<br \/>pr&ecirc;tre le 7 juillet 1929<br \/>d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 19 novembre 1980<\/td>\n<td>\n<p>1929-1967 missionnaire au B&eacute;nin : Calavi, Ganvi&eacute;,<br \/>Sotchanhou&eacute;, So Awa<br \/>1968-1970 Marseille, aum&ocirc;nier des s&oelig;urs nda<br \/>1970-1979 La Croix-Valmer, retir&eacute;<br \/>1979-1980 Montferrier, retir&eacute;<\/p>\n<p>d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Montferrier-sur-Lez, France, le 19 novembre 1980,<br \/>&agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 78 ans<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p&egrave;re Joseph AUJOULAT (1902 &#8211; 1980)<\/p>\n<p>Joseph Aujoulat na&icirc;t le 17 septembre 1902 &agrave; Cheylard-l&rsquo;Ev&ecirc;que, dans le dioc&egrave;se de Mende. C&rsquo;est &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 15 ans qu&rsquo;il pense aux Missions Africaines. Il rentre alors &agrave; Pont-Rousseau en 1917 et poursuit ses &eacute;tudes &agrave; Mozac (63), puis &agrave; Saint-Priest pr&egrave;s de Lyon. Le 7 janvier 1924, il entre au noviciat &agrave; Chanly, en Belgique, o&ugrave; il reste, jusqu&rsquo;au 13 f&eacute;vrier 1926. Deux jours apr&egrave;s, il commence son grand s&eacute;minaire &agrave; Lyon, au 150 cours Gambetta. C&rsquo;est le 10 juillet 1926 qu&rsquo;il devient membre des Missions Africaines. Il est ordonn&eacute; pr&ecirc;tre le 7 juillet 1929.<\/p>\n<p>D&egrave;s le mois d&rsquo;octobre de la m&ecirc;me ann&eacute;e, il est &agrave; l&rsquo;&oelig;uvre au Dahomey o&ugrave; il est arriv&eacute; le 5 d&eacute;cembre. Affect&eacute; d&rsquo;abord &agrave; Calavi, il y reste 4 mois. Le 14 avril 1930, monseigneur Steinmetz le nomme &agrave; Notre-Dame de Cotonou, vicaire du p&egrave;re Colineaux. Fin 1934, il est envoy&eacute; comme vicaire &agrave; Dassa-Zoum&eacute;, mission fond&eacute;e 10 ans plus t&ocirc;t et qui conna&icirc;t un courant inou&iuml; de conversions.<\/p>\n<p>Apr&egrave;s un s&eacute;jour de cinq ans en mission, le p&egrave;re Aujoulat rentre en France bien fatigu&eacute;. Sur les conseils de son m&eacute;decin, il passe deux mois en famille et suit une cure &agrave; Vichy. La cure produit des effets tr&egrave;s positifs. Ses sup&eacute;rieurs d&eacute;cident alors de le nommer &agrave; la maison des Roches, &agrave; Clermont-Ferrand, o&ugrave; l&rsquo;air est tr&egrave;s bon pour les plus mauvaises sant&eacute;s. Vers la fin de cette m&ecirc;me ann&eacute;e 1934, le sup&eacute;rieur des Roches fait son rapport et pr&eacute;cise que le p&egrave;re Aujoulat fait tout ce qu&rsquo;il peut et que sa sant&eacute; se maintient. Quant &agrave; lui, puisque \u00ab\u00a0sa sant&eacute; se maintient\u00a0\u00bb, il n&rsquo;a qu&rsquo;un d&eacute;sir, retourner au Dahomey. Le m&eacute;decin n&rsquo;y voit aucune contre-indication, si bien que le Conseil provincial accepte son d&eacute;part. Le p&egrave;re Auloulat s&rsquo;embarque &agrave; Marseille le 6 avril 1935.<\/p>\n<p>Apr&egrave;s 3 ann&eacute;es comme vicaire &agrave; Ouidah, il est nomm&eacute; &agrave; Calavi le 20 septembre 1938. Un rapport de monseigneur Parisot, dat&eacute; de 1950, montre que, sous sa conduite, la mission est en forte progression, m&ecirc;me si les moyens humains et mat&eacute;riels sont pauvres : Des villages demandent la mission ; le manque de ressources et de bons cat&eacute;chistes ne nous permettent pas de r&eacute;pondre &agrave; leur appel. Mais, de plus en plus de chr&eacute;tiens prennent conscience de leur responsabilit&eacute; : ils soutiennent leur mission par leur g&eacute;n&eacute;rosit&eacute;. Cette ann&eacute;e, chaque station a fait sa vente de charit&eacute; et les plus pauvres stations ont d&eacute;pass&eacute; nos esp&eacute;rances. Il y a de l&rsquo;&eacute;mulation entre elles. Les chr&eacute;tiens comprennent mieux leur devoir religieux, l&rsquo;esprit chr&eacute;tien p&eacute;n&egrave;tre dans les familles et dans le pays. Depuis septembre 1946, il y a deux messes le dimanche et l&rsquo;&eacute;glise est trop petite.<\/p>\n<p>Le 7 juillet 1954, Calavi c&eacute;l&egrave;bre le jubil&eacute; d&rsquo;argent de son cur&eacute;, qui est entour&eacute; des abb&eacute;s Bernard Dossou et Gr&eacute;goire Houny&eacute;m&eacute;, tous deux enfants de la paroisse. Monseigneur Parisot pr&eacute;side la c&eacute;l&eacute;bration. Le peuple de Calavi manifeste sa gratitude au p&egrave;re Aujoulat pour son &eacute;cole de 400 enfants, sa sollicitude pour les ma&icirc;tres, pour l&rsquo;internat d&rsquo;une quarantaine de petits &eacute;coliers venus des stations lointaines et qui logent sous son toit, sa pr&eacute;dilection pour ses cat&eacute;chistes, son z&egrave;le pour retrouver et ramener la brebis perdue, pour amener au bercail les brebis qui n&rsquo;y sont pas encore et notamment les f&eacute;ticheurs et les f&eacute;ticheuses dont il fut dit qu&rsquo;aucun ne meurt sans avoir vu le p&egrave;re Aujoulat et re&ccedil;u de lui le saint bapt&ecirc;me. Ce qui fut dit encore, c&rsquo;est le d&eacute;sint&eacute;ressement de ce p&egrave;re, son amour des pauvres et des petits, des malades, son m&eacute;pris de la fatigue et du confortable, ses all&eacute;es et venues, en v&eacute;lo, &agrave; pied, en pirogue, sous le soleil ardent et sous la pluie.<\/p>\n<p>Le p&egrave;re va rester encore 14 ans &agrave; Calavi. Il verra l&rsquo;&eacute;tablissement de la hi&eacute;rarchie au Dahomey et son vicaire apostolique devenir le premier archev&ecirc;que de Cotonou. Il sera toujours l&agrave; lors de l&rsquo;av&egrave;nement de monseigneur Gantin, un dahom&eacute;en, sur le si&egrave;ge de Cotonou en 1960. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs monseigneur Gantin qui &eacute;crira dans le rapport qu&rsquo;il enverra en 1963 &agrave; la Propagande : Le p&egrave;re Aujoulat est cur&eacute; de Calavi depuis 23 ans. Malgr&eacute; son &acirc;ge, il s&rsquo;occupe tr&egrave;s bien de son travail. Le p&egrave;re Trichet va l&rsquo;aider pour le minist&egrave;re en fin de semaine.<\/p>\n<p>En 1968, le p&egrave;re Aujoulat rentre en cong&eacute; en France. Il a 66 ans, dont 38 pass&eacute;es en Afrique. Malgr&eacute; son d&eacute;sir, il ne reviendra plus au Dahomey, car son &eacute;tat g&eacute;n&eacute;ral ne le lui permet plus et son m&eacute;decin s&rsquo;y oppose. Le p&egrave;re voit dans cet avis un signe de la volont&eacute; de Dieu sur lui et il n&rsquo;insiste pas. Mais il n&rsquo;entend pas rester inactif et &eacute;crit &agrave; son provincial : Mon cong&eacute; se termine &agrave; la fin de juillet. Je vous serais tr&egrave;s reconnaissant de me dire ce que je dois faire ; je serais tr&egrave;s heureux de prendre un travail que mon &eacute;tat peut accomplir. Quelques jours plus tard, sachant que les s&oelig;urs de Notre-Dame des Ap&ocirc;tres de Marseille demandent un aum&ocirc;nier, il se propose pour ce service. Il va demeurer un peu moins de deux ans chez les s&oelig;urs. Au mois de juin 1970, souffrant de troubles nerveux, il est hospitalis&eacute; &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital Saint-Joseph de Marseille, au service neurologique. Sur le conseil du docteur, il demande &agrave; &ecirc;tre remplac&eacute; chez les s&oelig;urs.<\/p>\n<p>Il part en famille se reposer quelques semaines et, le 16 ao&ucirc;t 1970, il entre &agrave; La Croix-Valmer (Var), dans la maison de retraite des Missions Africaines. Cette derni&egrave;re &eacute;tape de sa vie, o&ugrave; la sant&eacute; va d&eacute;cliner lentement, peut se r&eacute;sumer en deux mots : pri&egrave;re pour la vie int&eacute;rieure, et simplicit&eacute; joyeuse et bont&eacute; pour la vie de relation. Tous les jours, je recommande &agrave; Dieu la Province, la SMA, les vocations, nos missions. Je ne manque pas de prier et de travailler pour me trouver un loz&eacute;rien pour me remplacer au Dahomey. C&rsquo;est l&agrave; qu&rsquo;il c&eacute;l&egrave;bre son jubil&eacute; d&rsquo;or, le 26 juin 1979.<\/p>\n<p>En octobre 1979, le p&egrave;re Aujoulat rejoint la maison de Montferrier qui vient d&rsquo;ouvrir. Il n&rsquo;aura gu&egrave;re le temps de s&rsquo;y habituer car il meurt le 19 novembre 1980, &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 78 ans. Lors de la messe des fun&eacute;railles, le p&egrave;re F&eacute;n&eacute;on, provincial, dira dans son hom&eacute;lie : Durant 38 ans, le p&egrave;re Aujoulat fut le fondateur et l&rsquo;animateur de toutes les communaut&eacute;s lacustres du sud-B&eacute;nin. Il avait une immense paroisse, divis&eacute;e aujourd&rsquo;hui en quatre (Calavi, Zinvi&eacute;, So-Tchanhou&eacute; et Ou&eacute;do), qui &eacute;tait &agrave; la fois sur terre et sur l&rsquo;eau. Comme moyen de locomotion, il avait ses jambes, son v&eacute;lo et une pirogue. Ce n&rsquo;est que dans les toutes derni&egrave;res ann&eacute;es qu&rsquo;il avait une moto. Il y a v&eacute;cu de dures ann&eacute;es, pauvre parmi les pauvres. Il aimait les pauvres et les pauvres le lui rendaient bien. Son modeste presbyt&egrave;re de Calavi &eacute;tait souvent envahi par des gens d&eacute;munis ; il leur donnait pratiquement tout ce qu&rsquo;il avait, m&ecirc;me s&rsquo;il le faisait parfois en bougonnant un peu. Mais ses gens le connaissaient bien, et ils savaient que, sous l&rsquo;&eacute;corce apparemment rude, battait un c&oelig;ur bon et g&eacute;n&eacute;reux.<\/p>\n<p>Une autre caract&eacute;ristique du p&egrave;re Aujoulat fut sa grande humilit&eacute;. Il fut un grand missionnaire parce que tout ce qu&rsquo;il a entrepris, il l&rsquo;a fait dans l&rsquo;effacement total. Il est rest&eacute; 28 ans dans sa mission de Calavi. Et tel un vieux laboureur de la Loz&egrave;re, il a labour&eacute; et ensemenc&eacute; le champ du Seigneur. Au milieu de ses paysans de Calavi et des p&ecirc;cheurs du lac Nokou&eacute;, il &eacute;tait heureux ! Ses joies et ses peines m&ecirc;l&eacute;es ont port&eacute; du fruit, et les communaut&eacute;s lacustres sont devenues des communaut&eacute;s solides et ferventes.<\/p>\n<p>Mais je pense aussi que les derni&egrave;res ann&eacute;es de sa vie, &agrave; La Croix-Valmer et &agrave; Montferrier, ont eu &eacute;galement une grande f&eacute;condit&eacute; missionnaire. Si les communaut&eacute;s chr&eacute;tiennes de Calavi et des environs sont ce qu&rsquo;elles sont aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est un peu gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;intercession incessante du p&egrave;re Aujoulat. Lorsque j&rsquo;allais lui rendre visite dans sa chambre, combien de fois ne l&rsquo;ai-je pas trouv&eacute; en train d&rsquo;&eacute;grener son chapelet en union avec tous ceux qu&rsquo;il avait laiss&eacute;s l&agrave;-bas.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash; Province de Lyon n&eacute; le 17 septembre 1902 &agrave; Cheylard-l&rsquo;Ev&ecirc;quedans le dioc&egrave;se de Mende, Francemembre de la SMA le 10 juillet 1926pr&ecirc;tre le 7&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3542,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-3543","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3543","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3543"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3543\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3542"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3543"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3543"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3543"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}