{"id":3562,"date":"2015-08-21T08:03:30","date_gmt":"2015-08-21T08:03:30","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=3562"},"modified":"2015-08-21T08:03:30","modified_gmt":"2015-08-21T08:03:30","slug":"le-pere-michel-auffray","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=3562","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Michel AUFFRAY"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &#8211; Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1000px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-3561\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/AUFFRAY_Michel.jpg\" alt=\"AUFFRAY Michel\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n&eacute; le 10 juillet 1930 &agrave; Nantes<br \/>dans le dioc&egrave;se de Nantes, France<br \/>membre de la SMA le 6 d&eacute;cembre 1954<br \/>pr&ecirc;tre le 4 avril 1961<br \/>d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 20 novembre 1997<\/td>\n<td>\n<p>1961-1965 Tangui&eacute;ta (Natitingou), B&eacute;nin<br \/>1965-1997 Mat&eacute;ri (Natitingou, fondateur<\/p>\n<p>d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Parakou, B&eacute;nin, le 20 novembre 1997<br \/>&agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 67 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p&egrave;re Michel AUFFRAY (1930 &#8211; 1997)<\/p>\n<p>Michel Auffray est n&eacute; le 10 juillet 1930 &agrave; Nantes, en Loire-Atlantique, sur la paroisse Saint-Donatien. Michel aura 4 fr&egrave;res et trois s&oelig;urs. Sa famille est profond&eacute;ment chr&eacute;tienne et son p&egrave;re exerce le m&eacute;tier de mara&icirc;cher.<\/p>\n<p>Tr&egrave;s t&ocirc;t, Michel manifeste le d&eacute;sir d&rsquo;&ecirc;tre pr&ecirc;tre et il entre, en 1943, au petit s&eacute;minaire dioc&eacute;sain de Leg&eacute;. Puis il continue ses &eacute;tudes &agrave; la Psalette de Saint-Donatien. En 1947, il entre en troisi&egrave;me au petit s&eacute;minaire des Missions Africaines de Pont-Rousseau. Apr&egrave;s ses &eacute;tudes de rh&eacute;torique, il sollicite de rejoindre directement le noviciat, ne se sentant pas fait pour les &eacute;tudes. Il entre donc &agrave; Chanly en 1950 et, deux ans plus tard, il est admis au serment. C&rsquo;est &agrave; ce moment que des ennuis de sant&eacute; vont venir perturber la suite de sa formation. Il doit rejoindre le sanatorium du clerg&eacute; de Thorenc. Ce n&rsquo;est que deux ans plus tard qu&rsquo;il peut entrer au grand s&eacute;minaire des Missions Africaines &agrave; Lyon, en octobre 1954. Il prononce son premier serment le 6 d&eacute;cembre de cette m&ecirc;me ann&eacute;e.<\/p>\n<p>En juillet 1957, &agrave; la fin de sa troisi&egrave;me ann&eacute;e de th&eacute;ologie, ayant &eacute;t&eacute; exempt&eacute; du service militaire, il demande &agrave; faire un stage missionnaire en Afrique. Cela lui est accord&eacute; et il rejoint la mission de Tangui&eacute;ta o&ugrave; il va demeurer 3 ans, en compagnie du p&egrave;re Jean-Baptiste Duff&egrave;s. Ce seront pour lui des ann&eacute;es tr&egrave;s importantes. Dans cette r&eacute;gion de l&rsquo;Atakora qu&rsquo;il vient de d&eacute;couvrir, il comprend qu&rsquo;il est fait pour la vie missionnaire et, pourtant, il h&eacute;site &agrave; s&rsquo;engager, car il a peur de lui, de sa pauvret&eacute;, de ses faiblesses. Le rapport du p&egrave;re Duff&egrave;s parle d&rsquo;un homme travailleur qu&rsquo;il faut parfois mod&eacute;rer, car il se donne &agrave; fond dans tout ce qu&rsquo;il fait, d&rsquo;un confr&egrave;re g&eacute;n&eacute;reux, partageant avec les plus pauvres, d&rsquo;un confr&egrave;re tr&egrave;s communautaire et d&rsquo;une grande pi&eacute;t&eacute; et il conclut : Je ne puis que souhaiter le voir revenir le plus vite en mission et je suis s&ucirc;r que, si mes paroissiens &eacute;taient interrog&eacute;s, ils seraient unanimes &agrave; exprimer le m&ecirc;me souhait, car il a &eacute;t&eacute; tr&egrave;s aim&eacute;.<\/p>\n<p>De retour &agrave; Lyon, il ach&egrave;ve sa derni&egrave;re ann&eacute;e de th&eacute;ologie et, le 4 avril 1961, il est ordonn&eacute; pr&ecirc;tre &agrave; Saint-Donatien de Nantes, sa paroisse d&rsquo;origine. Il re&ccedil;oit alors sa premi&egrave;re nomination : Le Conseil provincial, compte tenu de l&rsquo;urgent besoin de missionnaires particuli&egrave;rement dans le Nord-Ouest du Dahomey, a pens&eacute; que l&rsquo;exp&eacute;rience acquise pendant vos ann&eacute;es de s&eacute;jour au Dahomey pouvait tenir lieu de pastorale, au moins dans sa partie pratique, et vous met donc &agrave; la disposition du p&egrave;re sup&eacute;rieur r&eacute;gional pour la pr&eacute;fecture de Parakou. Il retrouve donc Tangui&eacute;ta en 1961. Il y restera 4 ans comme vicaire, avant d&rsquo;aller fonder, 30 kilom&egrave;tres plus loin, en pays berba, la paroisse de Mat&eacute;ri dont il sera le cur&eacute; pendant 32 ans.<\/p>\n<p>Le p&egrave;re Auffray &eacute;tait un homme d&rsquo;une grande discr&eacute;tion, qui n&rsquo;aimait pas beaucoup parler de lui et c&rsquo;est pourquoi il a lui-m&ecirc;me tr&egrave;s peu &eacute;crit sur son travail. Sa vie missionnaire nous est connue par le t&eacute;moignage de celles et ceux qui l&rsquo;ont connu et qui, au moment de sa mort, ont voulu lui rendre t&eacute;moignage.<br \/>C&rsquo;est &agrave; l&rsquo;&eacute;vang&eacute;lisation du pays berba qu&rsquo;il a consacr&eacute; toute sa vie. Quand il arrive &agrave; Mat&eacute;ri en 1965, il n&rsquo;y a pas encore de vraie communaut&eacute; chr&eacute;tienne. Seuls quelques &eacute;l&egrave;ves ont &eacute;t&eacute; baptis&eacute;s, qui vont vite se disperser. Pour faire face aux besoins qu&rsquo;il d&eacute;couvre, il s&rsquo;occupe surtout des malades. Je les &eacute;vacuais sur Tangui&eacute;ta et je les soignais aussi sur place. J&rsquo;&eacute;tais infirmier b&eacute;n&eacute;vole avec la participation d&rsquo;une femme africaine ayant une certaine comp&eacute;tence en la mati&egrave;re. Ensemble, pendant trois ans, nous avons trait&eacute; les malades, tous les jours, de 8 heures du matin &agrave; midi ou une heure de l&rsquo;apr&egrave;s-midi. Ce souci des malades et des infirmes, Michel le gardera toute sa vie. Un jour, r&eacute;fl&eacute;chissant sur sa paroisse, il &eacute;crit : Mon principal collaborateur est un aveugle. Et les communaut&eacute;s sont form&eacute;es de gens pauvres, de vieilles femmes, de culs-de-jatte, d&rsquo;aveugles. C&rsquo;est vraiment l&rsquo;Evangile : le Christ est venu pour les pauvres.<\/p>\n<p>Ces premi&egrave;res ann&eacute;es &agrave; Mat&eacute;ri vont permettre &agrave; Michel d&rsquo;apprendre la langue, de s&rsquo;initier aux coutumes locales et de se faire aimer. Un jour, en 1968, une vieille femme est venue le trouver pour lui dire : Mon p&egrave;re, j&rsquo;ai eu l&rsquo;occasion de conna&icirc;tre les p&egrave;res de Tangui&eacute;ta. Je viens pour apprendre la parole de Dieu et je veux devenir chr&eacute;tienne. C&rsquo;est ainsi que tout a commenc&eacute;. Bient&ocirc;t, elles seront une trentaine, se r&eacute;unissant chaque semaine &agrave; la mission et &eacute;coutant Michel leur annon&ccedil;ant la parole de Dieu. Elles seront toutes baptis&eacute;es en 1971 : c&rsquo;est le d&eacute;but de la paroisse.<\/p>\n<p>Toute sa vie, Michel gardera le souci de la cat&eacute;ch&egrave;se aupr&egrave;s des adultes, des jeunes et des enfants. Le p&egrave;re Mouterde le dit tr&egrave;s bien : Je ne pense pas qu&rsquo;il existe un village du pays berba o&ugrave; Michel ne soit pas all&eacute; pour cat&eacute;chiser. Chaque jour, dans ce but, il visitait deux ou trois villages. L&agrave; o&ugrave; il ne pouvait se rendre en voiture, il y allait &agrave; moto. Il lui arrivait parfois de chuter et on en voyait les traces sur ses jambes et ses bras. S&oelig;ur Encarnacion qui collabora avec Michel, de nombreuses ann&eacute;es, ajoute : Il fut un vrai et infatigable missionnaire jusqu&rsquo;&agrave; la fin de ses jours. Il voulait faire comprendre aux gens qu&rsquo;ils &eacute;taient aim&eacute;s de Dieu et, pour cela, il parcourait les villages de la paroisse sans arr&ecirc;t. Il profitait de tous les moments pour faire une cat&eacute;ch&egrave;se : hom&eacute;lies, sacrements, rencontres&hellip; Il aimait les gens, les connaissait par leur nom et il &eacute;tait aim&eacute; par eux.<\/p>\n<p>Toute sa vie, Michel fut aussi un constructeur. Les derni&egrave;res ann&eacute;es, il r&eacute;alisa son grand projet d&rsquo;&eacute;difier une belle &eacute;glise &agrave; Mat&eacute;ri. Elle fut inaugur&eacute;e par monseigneur Assogba le 15 octobre 1995. Mais il voulut aussi cr&eacute;er un internat pour les jeunes, afin de les aider dans leur scolarisation. Le jour de ses fun&eacute;railles, son &eacute;v&ecirc;que, monseigneur N&rsquo;Kou&eacute;, a souhait&eacute; que cet internat ait pour nom : Foyer p&egrave;re Michel Auffray.<\/p>\n<p>Une question se pose : o&ugrave; trouvait-il son courage et sa foi ? En lui-m&ecirc;me bien s&ucirc;r, car il &eacute;tait volontaire et savait regarder la vie avec humour. D&eacute;tach&eacute; de tout, il n&rsquo;avait, de toute fa&ccedil;on, rien &agrave; perdre et cela lui enlevait beaucoup d&rsquo;inqui&eacute;tude. Ceux qui le connaissent savent surtout que la c&eacute;l&eacute;bration quotidienne de l&rsquo;Eucharistie &eacute;tait au c&oelig;ur de sa vie ainsi qu&rsquo;un grand amour de la Vierge Marie. Il avait coutume de dire : L&agrave; o&ugrave; il y a le chapelet, quelque chose se passe. Chaque soir de la semaine, devant la grotte de Lourdes qu&rsquo;il avait &eacute;difi&eacute;e, il se retrouvait avec les religieuses et quelques chr&eacute;tiens pour prier les v&ecirc;pres et le chapelet. Et c&rsquo;&eacute;tait un moment fort pour tout le monde.<\/p>\n<p>Les derni&egrave;res ann&eacute;es de sa vie furent marqu&eacute;es par la maladie. Il souffrait beaucoup &agrave; cause de son asthme et de quintes de toux interminables qui l&rsquo;&eacute;touffaient. La derni&egrave;re l&rsquo;emporta au cours d&rsquo;une session sma, au monast&egrave;re des cisterciennes de Parakou. Transport&eacute; &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital, il s&rsquo;&eacute;teignit le 20 novembre 1997. Ses obs&egrave;ques furent pr&eacute;sid&eacute;es par monseigneur N&rsquo;Kou&eacute;, &eacute;v&ecirc;que de Natitingou. Le peuple berba voulut lui faire des fun&eacute;railles grandioses et des milliers de personnes se r&eacute;unirent dans la cour de la mission. Il repose maintenant pr&egrave;s de l&rsquo;&eacute;glise de Mat&eacute;ri, comme il le souhaitait.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &#8211; Province de Lyon n&eacute; le 10 juillet 1930 &agrave; Nantesdans le dioc&egrave;se de Nantes, Francemembre de la SMA le 6 d&eacute;cembre 1954pr&ecirc;tre le 4&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3561,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-3562","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3562","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3562"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3562\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3561"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3562"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3562"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3562"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}