{"id":3575,"date":"2015-10-16T18:55:38","date_gmt":"2015-10-16T18:55:38","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=3575"},"modified":"2015-10-16T18:55:38","modified_gmt":"2015-10-16T18:55:38","slug":"ducastaing","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=3575","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Eug\u00e8ne DUCASTAING"},"content":{"rendered":"<p style=\"background-color: #f5f7fa;\"><strong>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &#8211; Province de Lyon<\/strong><br \/><strong>Le P&egrave;re Eug&egrave;ne DUCASTAING<\/strong><\/p>\n<table style=\"border-collapse: collapse; color: #363636; font-size: 12px; line-height: 20px; height: 221px; width: 789px; background-color: #f5f7fa;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"margin: 0px;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-3574\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/DUCASTAING_Eugene.jpg\" alt=\"DUCASTAING Eugene\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td style=\"margin: 0px;\">n&eacute; le 27 juin 1937 &agrave; Gan<br \/>dans le dioc&egrave;se de Bayonne (France)<br \/>membre de la SMA le 16 juillet 1958<br \/>pr&ecirc;tre le 22 d&eacute;cembre 1963<br \/>d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 30 novembre 2009<\/td>\n<td style=\"margin: 0px;\">\n<p>1964-1966 Baudonne, professeur<br \/>1966-1968 Ti&eacute;bissou (Yamoussoukro), vicaire<br \/>1968-1972 Bocanda (Yamoussoukro), vicaire<br \/>1972-1974 Ouell&eacute; (Bouak&eacute;), vicaire<br \/>1974-1982 B&eacute;oumi (Bouak&eacute;), vicaire<br \/>1982-1990 Bouak&eacute;, cath&eacute;drale, vicaire<br \/>1990-1991 ann&eacute;e sabbatique<br \/>1991-1997 Baudonne, animation missionnaire<br \/>1997-1999 S&eacute;m&eacute;ac (Tarbes et Lourdes), cur&eacute;<br \/>1999-2009 Orleix (Tarbes et Lourdes), cur&eacute;<\/p>\n<p>d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Tarbes, le 30 novembre 2009,<br \/>&agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 72 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p&egrave;re Eug&egrave;ne DUCASTAING(1937 &#8211; 2009)<\/p>\n<p>Eug&egrave;ne Ducastaing na&icirc;t &agrave; Gan, dans le dioc&egrave;se de Bayonne le 27 juin 1937. Il est l&rsquo;a&icirc;n&eacute; des trois gar&ccedil;ons de la famille. Apr&egrave;s l&rsquo;&eacute;cole primaire dans son village, il entre au petit s&eacute;minaire de Baudonne en 1949 o&ugrave; il obtient le BEPC en 1953. C&rsquo;est alors qu&rsquo;il rejoint Pont-Rousseau. En 1955, il &eacute;choue &agrave; la premi&egrave;re partie du baccalaur&eacute;at et il dit qu&rsquo;il lui est impossible de redoubler&nbsp;: \u00ab\u00a0Je ne me sens ni le courage, ni la volont&eacute; d&rsquo;affronter de nouveau une premi&egrave;re, car il me semble qu&rsquo;un nouvel &eacute;chec produirait sur moi un choc pire que le premier.\u00a0\u00bb Il ajoute que le docteur lui a d&eacute;conseill&eacute; \u00ab\u00a0le climat humide et malsain de Nantes\u00a0\u00bb. Aussi, &agrave; titre exceptionnel, il est admis &agrave; Chamali&egrave;res en 1955, o&ugrave; il passe deux ann&eacute;es avant d&rsquo;aller &agrave; Chanly pour le noviciat.<\/p>\n<p>A la fin de son service militaire fait en partie &agrave; Fr&eacute;jus, une primo infection retarde un peu son retour au grand s&eacute;minaire&nbsp;: il doit faire un s&eacute;jour au sanatorium \u00ab\u00a0Le Mont-Blanc\u00a0\u00bb, sur le plateau d&rsquo;Assy et n&rsquo;arrive &agrave; Lyon que vers la fin de 1961. Peu avant l&rsquo;appel au sous-diaconat, il est not&eacute; ainsi&nbsp;: \u00ab\u00a0confr&egrave;re aimable, serviable, [&hellip;] pas tr&egrave;s s&ucirc;r, devra &ecirc;tre encadr&eacute; pendant les premi&egrave;res ann&eacute;es de sacerdoce, [&hellip;] coiffeur d&eacute;vou&eacute;.\u00a0\u00bb Il avait appris le m&eacute;tier de coiffeur dans le salon de son papa &agrave; Gan. Il faut surtout signaler qu&rsquo;il &eacute;tait bricoleur dans l&rsquo;&acirc;me et que l&rsquo;atelier de r&eacute;paration des v&eacute;los au 150, dont il &eacute;tait charg&eacute; avec son ami Pierre Looten, restait souvent &eacute;clair&eacute; fort tard dans la nuit. Son manque d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t pour tout ce qui est rangement, sa difficult&eacute; pour tenir des comptes, autres traits marquant de son temp&eacute;rament, seront largement compens&eacute;s par son sourire, sa patience, sa fa&ccedil;on africaine d&rsquo;accueillir et un certain d&eacute;tachement des choses mat&eacute;rielles.<\/p>\n<p>Il est ordonn&eacute; pr&ecirc;tre en d&eacute;cembre 1963 &agrave; Tarbes, en l&rsquo;&eacute;glise Sainte-Th&eacute;r&egrave;se&nbsp;; d&egrave;s la fin de ses &eacute;tudes, sans faire l&rsquo;ann&eacute;e de pastorale, il est envoy&eacute; &agrave; Baudonne pour y enseigner l&rsquo;anglais, lib&eacute;rant ainsi pour l&rsquo;Afrique un confr&egrave;re un peu plus &acirc;g&eacute;. Il y reste deux ans, avant d&rsquo;&ecirc;tre affect&eacute; en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire, en 1966, dans le vicariat de Bouak&eacute;, aujourd&rsquo;hui les dioc&egrave;ses de Bouak&eacute; et de Yamoussoukro. Ti&eacute;bissou, Bocanda, Ouell&eacute;, B&eacute;oumi, Bouak&eacute;, autant de paroisses o&ugrave; il va se d&eacute;penser pendant 24 ans jusqu&rsquo;&agrave; son retour d&eacute;finitif en 1990. Confr&egrave;re aux relations faciles, il sera partout vicaire, partageant les activit&eacute;s pastorales autant que le lui permet sa sant&eacute;, car des probl&egrave;mes vont se manifester rapidement. D&eacute;j&agrave; lorsqu&rsquo;il &eacute;tait &agrave; Ti&eacute;bissou, trois ans apr&egrave;s son arriv&eacute;e en Afrique, des plaies infect&eacute;es aux jambes et longues &agrave; gu&eacute;rir inqui&eacute;taient le docteur qui craignait une maladie plus s&eacute;rieuse aux cons&eacute;quences plus graves et qui conseillait fortement un rapatriement pour voir \u00ab\u00a0s&rsquo;il n&rsquo;y avait pas chez lui des incompatibilit&eacute;s physiologiques &agrave; la vie et au travail en pays tropical\u00a0\u00bb. Les amputations qu&rsquo;il subira peu avant son d&eacute;c&egrave;s (un orteil, puis un pied, puis une jambe) sont peut-&ecirc;tre les \u00ab\u00a0cons&eacute;quences graves\u00a0\u00bb que craignait le docteur.<\/p>\n<p>En 1976, au cours de son cong&eacute; en France, le chancelier de l&rsquo;&eacute;v&ecirc;ch&eacute; de Tarbes, un de ses amis, lui propose de demander l&rsquo;incardination dans son dioc&egrave;se. Apr&egrave;s accord du Conseil provincial et de l&rsquo;&eacute;v&ecirc;que du lieu, celle-ci lui est accord&eacute;e. Le chancelier &eacute;crit alors au p&egrave;re provincial&nbsp;: \u00ab\u00a0Nous le laissons &agrave; votre ob&eacute;dience dans votre soci&eacute;t&eacute;. Tout simplement, il reste des n&ocirc;tres en mission &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur, il est un signe de notre coop&eacute;ration &agrave; l&rsquo;&eacute;vang&eacute;lisation de l&rsquo;Afrique.\u00a0\u00bb (13\/09\/76) Apr&egrave;s cela, il passe encore une quinzaine d&rsquo;ann&eacute;es en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire, dont huit comme vicaire &agrave; la cath&eacute;drale de Bouak&eacute;. Ses probl&egrave;mes de sant&eacute; continuent et le sup&eacute;rieur r&eacute;gional doit lui interdire d&rsquo;aller dans les villages, car il n&rsquo;a pas le droit de jouer avec sa sant&eacute;. \u00ab\u00a0Peut-&ecirc;tre est-il sage d&rsquo;envisager ton retour en France imm&eacute;diatement.\u00a0\u00bb Il rentre donc et demande &agrave; faire une ann&eacute;e sabbatique. Il suit alors des cours &agrave; Toulouse et le reste du temps s&rsquo;ins&egrave;re dans l&rsquo;&eacute;quipe pastorale de la cath&eacute;drale de Tarbes, o&ugrave; il est tr&egrave;s bien accueilli par l&rsquo;&eacute;quipe des pr&ecirc;tres.<\/p>\n<p>A la fin de son ann&eacute;e pastorale, en octobre 1991, il est nomm&eacute; responsable de l&rsquo;animation missionnaire &agrave; Baudonne pour quatre ans, nomination qui sera prolong&eacute;e de deux ans en 1995, car \u00ab\u00a0au Conseil provincial, il nous est apparu que, &eacute;tant donn&eacute; ton &eacute;tat de sant&eacute;, il serait difficile que tu retournes en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire. En parlant ensemble, il semble que c&rsquo;&eacute;tait l&agrave; ton impression aussi.\u00a0\u00bb (18\/04\/1995) Deux ans plus tard, il &eacute;crit &agrave; l&rsquo;&eacute;v&ecirc;que de Tarbes pour lui dire sa disponibilit&eacute; pour le dioc&egrave;se. Le vicaire g&eacute;n&eacute;ral lui r&eacute;pond&nbsp;: \u00ab\u00a0Je me r&eacute;jouis de savoir que tu viens dans le dioc&egrave;se apr&egrave;s ce temps pass&eacute; au service des missions &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur.\u00a0\u00bb (15\/05\/1997) Il est d&rsquo;abord envoy&eacute; &agrave; Capvern, puis &agrave; S&eacute;m&eacute;ac, avant d&rsquo;&ecirc;tre nomm&eacute; cur&eacute; de l&rsquo;ensemble pastoral d&rsquo;Orleix avec quatre clochers. Il a tr&egrave;s vite trouv&eacute; sa place dans cette paroisse. Voici ce qui a &eacute;t&eacute; dit de lui lors de ses obs&egrave;ques&nbsp;:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Au milieu de ces villages, tu as exerc&eacute; ton minist&egrave;re de pr&ecirc;tre avec ta personnalit&eacute; et fort de ton exp&eacute;rience africaine, avec ton c&ocirc;t&eacute; bricoleur et ton go&ucirc;t pour arranger les sonos de l&rsquo;&eacute;glise, avec ton ou tes v&eacute;los, avec ces soucis de sant&eacute; grandissant. [&hellip;] Combien de fois nous nous sommes inqui&eacute;t&eacute;s de ta vie au presbyt&egrave;re, mais nous touchions l&agrave; au myst&egrave;re de ta personne. Accueillant et g&eacute;n&eacute;reux, bon et volontaire &#8211; certains prendront cela pour de l&rsquo;ent&ecirc;tement -, avec cette ind&eacute;pendance qui te caract&eacute;risait, tu as &eacute;t&eacute; ce pasteur partageant les joies et les peines des habitants de ton ensemble paroissial qui reconnaissent aujourd&rsquo;hui ce que tu leur as apport&eacute;. Les enfants du cat&eacute;chisme gardent un bon souvenir de toi. L&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re, tes probl&egrave;mes de sant&eacute; se sont aggrav&eacute;s et, ce mois d&rsquo;ao&ucirc;t, il t&rsquo;a fallu arr&ecirc;ter. [&hellip;] Pr&ecirc;tre jusqu&rsquo;au bout, telle &eacute;tait ta volont&eacute;. Clinique, maison de repos, de nouveau clinique, espoirs d&rsquo;aller mieux&hellip; Tel a &eacute;t&eacute; ton sort durant ces quatre derniers mois o&ugrave; tu as connu la souffrance et ce passage si difficile qu&rsquo;est la d&eacute;possession et l&rsquo;abandon de soi.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Oui, la fin de sa vie a &eacute;t&eacute; p&eacute;nible et difficile pour lui et la maladie ne l&rsquo;a pas &eacute;pargn&eacute;. Il se savait condamn&eacute; et avec foi il avait accept&eacute; de recevoir le sacrement des malades, moment privil&eacute;gi&eacute; qu&rsquo;&eacute;voque l&rsquo;un des pr&ecirc;tres pr&eacute;sents&nbsp;: \u00ab\u00a0Nous &eacute;tions l&agrave; trois fr&egrave;res pr&ecirc;tres avec toi pour c&eacute;l&eacute;brer le sacrement des malades. Rejoignant ta souffrance, au c&oelig;ur de ton esp&eacute;rance, tu nous as donn&eacute;, &agrave; nous r&eacute;unis autour de ton lit, de vivre, en cette ann&eacute;e sacerdotale, une fraternit&eacute; dont les mots ne peuvent d&eacute;crire la richesse.\u00a0\u00bb Dans sa derni&egrave;re lettre on lit ces lignes&nbsp;: \u00ab\u00a0L&rsquo;avenir est entre les mains du Seigneur et je ne m&rsquo;en inqui&egrave;te pas.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Eug&egrave;ne nous a quitt&eacute;s le jour de la f&ecirc;te de Saint Andr&eacute;. A l&rsquo;image du grand ap&ocirc;tre, il a rejoint l&rsquo;immense cohorte de ceux qui ont tout quitt&eacute; pour r&eacute;pondre &agrave; l&rsquo;appel de J&eacute;sus.<\/p>\n<p>P&egrave;re Bernard Favier, sma<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &#8211; Province de LyonLe P&egrave;re Eug&egrave;ne DUCASTAING n&eacute; le 27 juin 1937 &agrave; Gandans le dioc&egrave;se de Bayonne (France)membre de la SMA le 16 juillet&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3574,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-3575","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3575","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3575"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3575\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3574"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3575"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3575"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3575"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}