{"id":3583,"date":"2015-10-16T18:55:38","date_gmt":"2015-10-16T18:55:38","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=3583"},"modified":"2015-10-16T18:55:38","modified_gmt":"2015-10-16T18:55:38","slug":"duquesne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=3583","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Roger DUQUESNE"},"content":{"rendered":"<p style=\"background-color: #f5f7fa;\"><strong>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash;Province de Lyon<\/strong><br \/><strong>Le P&egrave;re Roger DUQUESNE<\/strong><\/p>\n<table style=\"border-collapse: collapse; color: #363636; font-size: 12px; line-height: 20px; height: 221px; width: 789px; background-color: #f5f7fa;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td style=\"margin: 0px;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-3582\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/DUQUESNE_Roger.jpg\" alt=\"DUQUESNE Roger\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td style=\"margin: 0px;\">n&eacute; le 31 ao&ucirc;t 1916 &agrave; Tourcoing<br \/>dans le dioc&egrave;se de Lille, France<br \/>membre de la SMA le 25 juillet 1939<br \/>pr&ecirc;tre le 24 juin 1943<br \/>d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 30 novembre 1977<\/td>\n<td style=\"margin: 0px;\">\n<p>1944-1948 Ave, Belgique, professeur<br \/>1948-1976 missionnaire en C&ocirc;te-d&rsquo;Ivoire<br \/>1976-1977 soins en France<\/p>\n<p>Chevalier de l&rsquo;Ordre du M&eacute;rit&eacute; fran&ccedil;ais<\/p>\n<p>d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Aix-en-Provence, France, le 30 novembre 1977,<br \/>&agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 61 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le P&egrave;re Roger DUQUESNE (1916 &#8211; 1977)<\/p>\n<p>Roger Duquesne na&icirc;t le 31 ao&ucirc;t 1916, &agrave; Tourcoing, dans une famille profond&eacute;ment chr&eacute;tienne, comptant quatre gar&ccedil;ons et deux filles: il en est l&rsquo;a&icirc;n&eacute;. L&rsquo;un de ses fr&egrave;res, Maurice, deviendra lui aussi pr&ecirc;tre des Missions Africaines, missionnaire en C&ocirc;te-d&rsquo;Ivoire, comme lui.<\/p>\n<p>El&egrave;ve brillant au coll&egrave;ge du Sacr&eacute;-C&oelig;ur de Tourcoing, alors qu&rsquo;il vient d&rsquo;obtenir la 1&egrave;re partie du baccalaur&eacute;at, il doit interrompre ses &eacute;tudes &agrave; cause de violents maux de t&ecirc;te. Il s&rsquo;engage dans l&rsquo;arm&eacute;e et, &agrave; la fin de son engagement, il retrouve assez de sant&eacute; pour demander &agrave; entrer au noviciat des Missions Africaines &agrave; Chanly, en octobre 1937.<\/p>\n<p>Les deux ann&eacute;es de noviciat ont enrichi ses qualit&eacute;s naturelles et approfondi sa vocation missionnaire. Par le serment, il devient membre des Missions Africaines, le 25 juillet 1939. Mais la guerre vient arr&ecirc;ter son cheminement et il se retrouve, de nouveau, &agrave; l&rsquo;arm&eacute;e, mobilis&eacute; dans le Nord, toujours dans le G&eacute;nie. Fait prisonnier, il sera lib&eacute;r&eacute; au bout de six mois de captivit&eacute; pour raison de sant&eacute;. Il peut alors rejoindre le s&eacute;minaire des Missions Africaines &agrave; Lyon et sera ordonn&eacute; pr&ecirc;tre, le 24 juin 1943.<\/p>\n<p>Sans doute, le temps qu&rsquo;il a pass&eacute; &agrave; l&rsquo;arm&eacute;e a renforc&eacute; son temp&eacute;rament de chef, son sens de la rigueur et des exigences qui marqueront toute sa vie, dans le quotidien de ses activit&eacute;s et dans ses relations avec ceux qui l&rsquo;entourent. C&rsquo;est peut &ecirc;tre cela qui d&eacute;termina les responsables de la Province quand ils le nomm&egrave;rent directeur et pr&eacute;fet des &eacute;tudes du petit s&eacute;minaire missionnaire d&rsquo;Ave, en Belgique. Son pr&eacute;d&eacute;cesseur, le p&egrave;re Prosper Malo, devait l&rsquo;initier pendant une ann&eacute;e, mais le Conseil provincial, cette ann&eacute;e achev&eacute;e, nommait le p&egrave;re Roger Duquesne sup&eacute;rieur du petit s&eacute;minaire Sainte-Th&eacute;r&egrave;se d&rsquo;Ave en remplacement du p&egrave;re Raingeard qui repartait en mission en C&ocirc;te-d&rsquo;Ivoire.<\/p>\n<p>Insistant, chaque fois qu&rsquo;il le pouvait, pour obtenir des responsables un corps professoral de valeur, le p&egrave;re Roger Duquesne, pendant les quatre ann&eacute;es qu&rsquo;il passa en Belgique, contribua beaucoup &agrave; faire conna&icirc;tre les Missions Africaines et &agrave; d&eacute;velopper la r&eacute;putation de son s&eacute;minaire.<\/p>\n<p>En 1948, il peut enfin partir en mission et, tout naturellement, en raison de son exp&eacute;rience, c&rsquo;est au petit s&eacute;minaire de Bingerville qu&rsquo;il est envoy&eacute;. Il est vite appr&eacute;ci&eacute; des &eacute;l&egrave;ves, non seulement comme professeur, mais aussi pour son don d&rsquo;&eacute;coute, car sous un aspect aust&egrave;re et un peu froid, il est tr&egrave;s bon, sait accueillir et se mettre &agrave; l&rsquo;&eacute;coute de tous. A l&rsquo;occasion, il soutient, dans la mesure de ses moyens, ceux qui sont en difficult&eacute; mat&eacute;rielle.<\/p>\n<p>Mais, voici que, durant un voyage dans la r&eacute;gion d&rsquo;Abengourou, il contracte une &eacute;trange fi&egrave;vre, une perte de l&rsquo;app&eacute;tit et surtout du sommeil. Rapatri&eacute; sur Marseille, par avion le 20 d&eacute;cembre 1951, on d&eacute;couvre &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital qu&rsquo;il est atteint au deuxi&egrave;me degr&eacute; de la trypanosomiase, cette terrible \u00ab\u00a0maladie du sommeil\u00a0\u00bb, transmise par la mouche ts&eacute;-ts&eacute;.<br \/>Gu&eacute;ri, il peut revenir le 28 septembre 1952 et reprend son poste de professeur &agrave; Bingerville. Mais, c&rsquo;est une guerre sans r&eacute;pit qui commence pour lui contre cette maladie et ses cons&eacute;quences, un combat aussi sans tr&ecirc;ve pour convaincre ses sup&eacute;rieurs qu&rsquo;il peut continuer &agrave; travailler, malgr&eacute; son &eacute;tat.<\/p>\n<p>Pour &eacute;chapper au climat trop humide et chaud de la basse c&ocirc;te, on le met &agrave; la disposition de monseigneur Etrillard, l&rsquo;&eacute;v&ecirc;que de Gagnoa, o&ugrave; le p&egrave;re Joyeau a commenc&eacute; la construction d&rsquo;un petit s&eacute;minaire. On le nomme sup&eacute;rieur du s&eacute;minaire avec la mission de poursuivre la construction d&rsquo;un nouveau b&acirc;timent qui accueillera tant de jeunes et d&rsquo;o&ugrave; est sortie une partie de l&rsquo;&eacute;lite du pays. C&rsquo;est ainsi que, pendant quatorze ann&eacute;es, il se consacrera &agrave; la formation des futurs pr&ecirc;tres du dioc&egrave;se de Gagnoa, en m&ecirc;me temps qu&rsquo;il pourvoit avec comp&eacute;tence &agrave; son organisation mat&eacute;rielle et aux constructions. Il a une tr&egrave;s grande autorit&eacute; sur les professeurs et les &eacute;l&egrave;ves dont il est tr&egrave;s estim&eacute;.<\/p>\n<p>Le p&egrave;re Lombardet, sup&eacute;rieur r&eacute;gional, soucieux de sa sant&eacute;, souhaite qu&rsquo;on lui confie des charges moins &eacute;crasantes. Ce sera l&rsquo;aum&ocirc;nerie de la l&eacute;proserie d&rsquo;Adzop&eacute; o&ugrave; il remplacera le p&egrave;re Miet qui fut le fondateur de ce qui devint le plus important centre de soins et de recherche sur la l&egrave;pre en Afrique occidentale. Le p&egrave;re Roger Duquesne, avec beaucoup de peine, quitte Gagnoa en f&eacute;vrier 1966. Comme on s&rsquo;en doute, il arrive &agrave; ce nouveau poste avec plein de projets en t&ecirc;te et dans le coeur. Il veut pour les l&eacute;preux, qu&rsquo;il aimera sans limites, une r&eacute;habilitation totale, un retour &agrave; la vie au milieu de leurs fr&egrave;res et il luttera avec toute sa fougue et l&rsquo;amour qu&rsquo;il leur porte jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;&eacute;puisement total de ses forces.<\/p>\n<p>Adzop&eacute; est plus qu&rsquo;un h&ocirc;pital pour l&eacute;preux, c&rsquo;est aussi une fondation de l&rsquo;Association Raoul Follereau : c&rsquo;est un peu la vitrine de cette puissante O.N.G. Les religieuses, m&eacute;decins, infirmi&egrave;res y jouent le r&ocirc;le essentiel. Un contrat, sign&eacute; entre les Missions Africaines et les Soeurs de Notre-Dame des Ap&ocirc;tres, encadre le statut de l&rsquo;aum&ocirc;nier. Il est sans doute trop &eacute;troit pour le p&egrave;re Duquesne, toujours d&eacute;bordant d&rsquo;initiatives. Cette fois encore, sa sant&eacute; se d&eacute;grade. Epuis&eacute;, il doit rentrer en France au d&eacute;but de janvier 1970. Il voudrait un autre cadre pour r&eacute;aliser ses projets aupr&egrave;s des l&eacute;preux.<\/p>\n<p>A son retour, le 18 mars 1971, monseigneur Yago lui propose de r&eacute;sider &agrave; Bingerville avec la charge de la l&eacute;proserie proche du s&eacute;minaire. Mais, c&rsquo;est &agrave; Adzop&eacute; qu&rsquo;il demande &agrave; revenir, non pas &agrave; la l&eacute;proserie, mais au village post-cure qui se trouve &agrave; 1,5 km. Il s&rsquo;y ferait construire, &agrave; ses frais, une maison et une chapelle, un dispensaire, une maternit&eacute;.<\/p>\n<p>De Bingerville o&ugrave; il r&eacute;side, il entretient toute une correspondance avec les responsables et ses amis bienfaiteurs pour r&eacute;aliser son projet d&rsquo;Adzop&eacute;. Ses relations avec le docteur S&eacute;ri, directeur de la sant&eacute; &agrave; Abidjan, vont beaucoup l&rsquo;aider. La r&eacute;organisation des l&eacute;proseries lui permet de s&rsquo;&eacute;tablir au milieu des 500 l&eacute;preux en voie de gu&eacute;rison dans le village post-cure, aux cases toute nouvelles. C&rsquo;est l&agrave; que le p&egrave;re Domas, assistant de la Province de Lyon, le trouve, en novembre 1974, heureux de vivre enfin ce qu&rsquo;il a tant souhait&eacute;, car ce village est un village t&eacute;moin&nbsp;; 6 autres seront cr&eacute;&eacute;s en C&ocirc;te-d&rsquo;ivoire. Il a trouv&eacute; les fonds pour &eacute;difier l&rsquo;&eacute;glise, sa maison, l&rsquo;&eacute;cole, tout cela au milieu d&rsquo;incompr&eacute;hensions, de difficult&eacute;s morales de tout ordre, et d&rsquo;obstacles que, seuls, sa foi et son courage ont pu surmonter. Au prix aussi de sa sant&eacute; toujours pr&eacute;caire car, lui qui a lutt&eacute; toute sa vie pour gu&eacute;rir les autres, porte dans sa chair la maladie qui le ronge depuis tant d&rsquo;ann&eacute;es.<\/p>\n<p>En 1976, &eacute;puis&eacute;, il rentre en France. Le 30 novembre 1977, en la f&ecirc;te de Saint-Andr&eacute;, il s&rsquo;&eacute;teint doucement &agrave; l&rsquo;h&ocirc;pital d&rsquo;Aix-en-Provence. Pour manifester leur reconnaissance, les l&eacute;preux du village post-cure o&ugrave; le p&egrave;re Duquesne s&rsquo;&eacute;tait beaucoup investi et les autorit&eacute;s locales ont voulu que leur village porte, d&eacute;sormais, le nom officiel de Duquesne-Cr&eacute;mone, en souvenir du p&egrave;re et de la ville d&rsquo;Italie qui l&rsquo;avait beaucoup aid&eacute;.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash;Province de LyonLe P&egrave;re Roger DUQUESNE n&eacute; le 31 ao&ucirc;t 1916 &agrave; Tourcoingdans le dioc&egrave;se de Lille, Francemembre de la SMA le 25 juillet 1939pr&ecirc;tre&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3582,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-3583","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3583","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3583"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3583\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3582"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3583"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3583"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3583"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}