{"id":502,"date":"2005-01-20T08:40:39","date_gmt":"2005-01-20T08:40:39","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=502"},"modified":"2024-02-17T18:29:57","modified_gmt":"2024-02-17T18:29:57","slug":"le-pere-michel-durand","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=502","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Michel DURAND"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013 Province de lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 957px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-501\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/durand_michel.jpg\" alt=\"durand michel\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n\u00e9 le 20 novembre 1919 \u00e0 St Etienne de Montluc<br \/>dioc\u00e8se de Nantes (France)<br \/>membre de la SMA le 11 f\u00e9vrier 1942<br \/>pr\u00eatre le 7 juillet 1946<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 20 janvier 2005<\/td>\n<td>\n<p>1946-1952 Pont-Rousseau, professeur<br \/>1952-1977 missionnaire en C\u00f4te-d&rsquo;Ivoire,<br \/>dioc\u00e8ses d&rsquo;Abidjan, Grand-Bassam<br \/>Yopougon, Daloa et Man<br \/>1977-1979 Paris Crillon, procure<br \/>1979-1981 Man, aum\u00f4nier du coll\u00e8ge<br \/>1981-1990 Rez\u00e9, procure<br \/>1990-1993 Lyon, ann\u00e9e sabbatique<br \/>puis biblioth\u00e9caire<br \/>1993-1999 Parclay-Mesly (Tours), retir\u00e9<br \/>1999-2004 Rez\u00e9, services divers<br \/>2004-2005 Montferrier, retir\u00e9<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 20 janvier 2005 \u00e0 Montferrier-sur-Lez (France),<br \/>\u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 85 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p\u00e8re Michel DURAND (1919 &#8211; 2005)<\/p>\n<p>Michel Durand est n\u00e9 \u00e0 Saint-Etienne-de-Montluc, en Loire-Atlantique, le 20 novembre 1919. Il aura deux fr\u00e8res et deux s\u0153urs. En 1931, il entre au petit s\u00e9minaire des Missions Africaines de Pont-Rousseau pr\u00e8s de Nantes, o\u00f9 son p\u00e8re sera employ\u00e9 pendant 19 ans. Il y obtient son baccalaur\u00e9at.<\/p>\n<p>En 1938, il rejoint le noviciat de Chanly, en Belgique. La guerre l\u2019oblige \u00e0 arr\u00eater sa formation. En 1939, il assure les sciences \u00e0 Rez\u00e9, car il n&rsquo;y avait plus de professeurs ; il y est rest\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 P\u00e2ques 1940 et c&rsquo;est le p\u00e8re Masson qui l&rsquo;a remplac\u00e9. En f\u00e9vrier 1941, il est nomm\u00e9 au Rozay, pr\u00e8s de Lyon. Puis, en septembre, il entre au 150, pour ses \u00e9tudes de th\u00e9ologie. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019il prononce son serment missionnaire, le 11 f\u00e9vrier 1942. Apr\u00e8s une ann\u00e9e comme professeur de sciences \u00e0 Pont-Rousseau, de 1943 \u00e0 1944, il reprend ses \u00e9tudes de th\u00e9ologie. En 1945, il doit les interrompre, de nouveau, pour 4 mois de service militaire Il est finalement ordonn\u00e9 pr\u00eatre \u00e0 Nantes, le 7 juillet 1946, par monseigneur Villepelet.<\/p>\n<p>Le p\u00e8re Michel Durand est alors nomm\u00e9 au petit s\u00e9minaire de Pont-Rousseau o\u00f9 il a d\u00e9j\u00e0 enseign\u00e9. On lui confie la classe de quatri\u00e8me. Il va assurer ce service avec comp\u00e9tence pendant 6 ans. Chaque ann\u00e9e, avec beaucoup d\u2019insistance, il demande \u00e0 partir en Afrique. On s\u2019embourgeoise tellement vite quand on est trop bien. J\u2019ai peur qu\u2019\u00e0 rester trop longtemps aupr\u00e8s de mes parents, je n\u2019aie plus le courage de m\u2019en \u00e9loigner un jour. En 1952, il est mis \u00e0 la disposition de monseigneur Boivin, vicaire apostolique d\u2019Abidjan, en C\u00f4te d\u2019Ivoire. Le p\u00e8re Boucheix, provincial, le pr\u00e9sente ainsi : Confr\u00e8re intelligent et s\u00e9rieux, au caract\u00e8re un peu absolu et personnel, souvent peu communicatif, mais homme de devoir et de d\u00e9vouement, qui peut assumer une fonction de confiance apr\u00e8s le temps d\u2019adaptation n\u00e9cessaire.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s une ann\u00e9e au petit s\u00e9minaire de Bingerville, il souhaite une fonction pastorale. Il rejoindra alors Treichville, puis deviendra, en 1954, le cur\u00e9 fondateur de la paroisse de Port-Bou\u00ebt, avant de rejoindre Agboville.<br \/>En 1960, le Conseil provincial souhaite le voir revenir en France pour un poste de professeur \u00e0 Pont-Rousseau, mais il y renonce devant ses r\u00e9ticences. Le p\u00e8re Durand est alors mis \u00e0 la disposition du R\u00e9gional pour le dioc\u00e8se de Daloa. Il travaille d\u2019abord \u00e0 Sinfra, puis \u00e0 Guiglo et au petit s\u00e9minaire de Man. Mais son grand d\u00e9sir est de demeurer dans la pastorale. En 1971, il sollicite de monseigneur Agr\u00e9 la permission d\u2019aller s\u2019enfouir, quelques mois, dans un village de Danan\u00e9 pour y apprendre la langue dan et pouvoir ainsi rendre davantage de services dans cette r\u00e9gion. Il avait bien pr\u00e9par\u00e9 cette insertion en suivant, \u00e0 Paris, un stage linguistique avec le groupe Afrique et langage. Peu de temps apr\u00e8s, il rejoint Biankouma et aura la responsabilit\u00e9 de la mission de Touba qu\u2019il aurait voulu voir \u00e9rig\u00e9e en paroisse. Au d\u00e9part du p\u00e8re Panis, il est nomm\u00e9 cur\u00e9 de Biankouma. Au bout d\u2019un an, il prendra la charge de la paroisse de Z\u00e9o.<\/p>\n<p>En 1977, fatigu\u00e9, il demande \u00e0 rentrer en France et il accepte d\u2019aller \u00e0 la procure de Paris. Mais, en 1979, il sollicite son retour en C\u00f4te d\u2019Ivoire. Monseigneur Agr\u00e9 est heureux de le retrouver et lui confie le travail d\u2019aum\u00f4nier au coll\u00e8ge catholique de Man. Il se chargera sp\u00e9cialement des s\u00e9minaristes, tout en occupant un poste d\u2019enseignement du fran\u00e7ais en 6\u00e8me. L\u2019ann\u00e9e suivante, on lui demande de s\u2019int\u00e9resser \u00e9galement aux fonctionnaires de la ville de Man et d\u2019assurer la messe \u00e0 la cath\u00e9drale, un dimanche par mois.<\/p>\n<p>En 1981, de nouveau fatigu\u00e9, il demande \u00e0 rentrer d\u00e9finitivement en France. Il rejoint alors la communaut\u00e9 de Rez\u00e9. Il en devient le vice-sup\u00e9rieur, tout en \u00e9tant responsable de la procure. En 1990, il est nomm\u00e9 au 150. Le conseil provincial lui confie la gestion de la biblioth\u00e8que. Pendant 3 ans, il r\u00e9alisera un \u00e9norme travail de classement, de rangement, et cr\u00e9era des liens avec les maisons de formation en Afrique pour leur exp\u00e9dier des livres.<\/p>\n<p>En 1993, se sentant encore valide, il demande \u00e0 faire du minist\u00e8re. Il est accueilli alors par le dioc\u00e8se de Tours dans la r\u00e9gion de Parcay-Meslay. Tout en logeant chez une cousine, il rend de tr\u00e8s nombreux services aux pr\u00eatres du secteur. Il est heureux de se sentir si bien accueilli et d\u00e9couvre l\u2019immense travail d\u2019\u00e9vang\u00e9lisation qui reste \u00e0 faire en France.<\/p>\n<p>En 1999, il revient \u00e0 Rez\u00e9, en attendant de rejoindre Montferrier. Il s\u2019occupe particuli\u00e8rement de l\u2019entretien du parc et des fleurs. Il ne m\u00e9nage pas sa peine. Qu\u2019il pleuve ou qu\u2019il vente, on le retrouve dehors, au milieu de ses rosiers. Le temps passe, mais il se trouve encore trop solide pour accepter de prendre sa retraite. Quitter Rez\u00e9 lui fait peur.<\/p>\n<p>L\u2019ann\u00e9e 2004 sera pour lui une ann\u00e9e difficile. Les ennuis de sant\u00e9 se succ\u00e8dent. Il tombe fr\u00e9quemment et doit faire plusieurs s\u00e9jours \u00e0 l\u2019h\u00f4pital. Il lui devient impossible de retourner dans la communaut\u00e9 de Rez\u00e9 qui ne peut plus le prendre en charge tel qu\u2019il est. C\u2019est pourquoi, en octobre, il rejoint, \u00e0 contrec\u0153ur, la maison de retraite de Montferrier. C\u2019est l\u00e0 qu\u2019il s\u2019\u00e9teint le 20 janvier 2005 \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 85 ans.<\/p>\n<p>Le p\u00e8re Michel Durand \u00e9tait un homme tr\u00e8s r\u00e9serv\u00e9. Il a peu \u00e9crit sur son travail missionnaire et il n\u2019aimait pas beaucoup parler de lui. Sous son apparente rudesse se cachait une grande bont\u00e9 : il ne savait pas dire non quand il s\u2019agissait de rendre service. C\u2019\u00e9tait un homme droit, consciencieux, qui restera disponible, toute sa vie, pour des services tr\u00e8s humbles. Il sut aussi \u00e9voluer avec son temps, se mettant \u00e0 l\u2019\u00e9tude de la langue, \u00e0 plus de 50 ans et s\u2019initiant \u00e0 l\u2019ordinateur pour mieux r\u00e9aliser son travail de biblioth\u00e9caire. Il \u00e9tait volontaire, on peut m\u00eame dire t\u00eatu, et travailleur. Cela lui permit sans doute de passer \u00e0 travers bien des difficult\u00e9s, mais l\u2019emp\u00eacha aussi de vraiment pr\u00e9parer sa retraite. Quand il arriva \u00e0 Montferrier, il \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 trop fatigu\u00e9 pour go\u00fbter, enfin, un repos bien m\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013 Province de lyon n\u00e9 le 20 novembre 1919 \u00e0 St Etienne de Montlucdioc\u00e8se de Nantes (France)membre de la SMA le 11 f\u00e9vrier 1942pr\u00eatre le&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":501,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-502","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/502","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=502"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/502\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4709,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/502\/revisions\/4709"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/501"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=502"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=502"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=502"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}