{"id":536,"date":"2012-01-23T08:28:07","date_gmt":"2012-01-23T08:28:07","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=536"},"modified":"2024-02-28T21:34:49","modified_gmt":"2024-02-28T21:34:49","slug":"le-pere-yves-pelletier","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=536","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Yves PELLETIER"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013 Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 892px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-535\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/pelletier_yves.jpg\" alt=\"pelletier yves\" width=\"113\" height=\"142\" \/><\/td>\n<td>n\u00e9 le 28 juillet 1949 \u00e0 Lons-le-Saulnier (Jura)<br \/>dans le dioc\u00e8se de Saint-Claude (France)<br \/>membre de la SMA le 23 juin 1974<br \/>pr\u00eatre le 29 juin 1975<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 23 janvier 2012<\/td>\n<td>\n<p>1976-1986 Makalondi (Niamey)<br \/>1986-1987 Lyon, ann\u00e9e sabbatique<br \/>1987-1995 Makalondi<br \/>1995-1996 en famille<br \/>1996-2000 La D\u00e9sirade (Basse-Terre)<br \/>2001-2003 Fada N&rsquo;Gourma<br \/>2003-2004 Lyon, ann\u00e9e sabbatique<br \/>2004-2010 D\u00f4le (Saint-Claude)<br \/>aum\u00f4nier d&rsquo;h\u00f4pital<br \/>2010-2012 Vannoz, maison de retraite<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Makalondi (Niger), le 23 janvier 2012,<br \/>\u00e0 l\u2019\u00e2ge de 62 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Yves Marie Alphonse PELLETIER (1949-2012)<\/p>\n<p>Il na\u00eet dans le Jura, \u00e0 Champagnole, le 28 juillet 1949 dans une famille nombreuse o\u00f9 ils sont cinq gar\u00e7ons &#8211; Yves \u00e9tant le troisi\u00e8me &#8211; et o\u00f9 les traditions chr\u00e9tiennes sont bien ancr\u00e9es : quatre de ses oncles sont pr\u00eatres dans le dioc\u00e8se et une de ses tantes est religieuse chez les s\u0153urs nda. Apr\u00e8s des \u00e9tudes secondaires relativement bonnes au Foyer Saint-Charles, \u00e0 D\u00f4le, o\u00f9 il obtient le baccalaur\u00e9at avec la mention assez bien, il rentre au grand s\u00e9minaire de Dijon \u00e0 la rentr\u00e9e de 1968 : c&rsquo;est l\u00e0 en effet que commencent \u00e0 se former les s\u00e9minaristes de plusieurs dioc\u00e8ses, dont ceux du dioc\u00e8se de Saint-Claude auquel Yves appartient. D\u00e9j\u00e0 \u00e0 ce moment-l\u00e0, il pense aux missions et demande des renseignements sur la Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines. Il fait cependant le premier cycle de th\u00e9ologie \u00e0 Dijon, puis il part au Dahomey, au petit s\u00e9minaire de Ouidah, en coop\u00e9ration, pour deux ann\u00e9es de stage. Il \u00e9crit que ces deux ann\u00e9es l&rsquo;ont affermi dans son d\u00e9sir et sa certitude que c&rsquo;est l\u00e0 que le Seigneur l&rsquo;appelle. N\u00e9anmoins, \u00e0 son retour du Dahomey, en 1972, il pr\u00e9f\u00e8re entrer en second cycle dans son dioc\u00e8se, \u00ab\u00a0avec la possibilit\u00e9 de repartir dans quelques ann\u00e9es comme pr\u00eatre Fidei Donum\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>L&rsquo;ann\u00e9e suivante, peu satisfait de ce choix, il pr\u00e9f\u00e8re continuer ses \u00e9tudes aux Missions Africaines. Il entre alors \u00e0 Chevilly, et \u00e0 la fin de l&rsquo;ann\u00e9e scolaire, en juin 1974, il fait son premier serment temporaire. Au moment de l&rsquo;appel aux ordres, ses formateurs, tout en d\u00e9plorant le fait qu&rsquo;il n&rsquo;ait pas fait de noviciat, notent \u00e0 son sujet : \u00ab\u00a0Tr\u00e8s motiv\u00e9 dans le travail pastoral, mais moins dans le travail intellectuel, bien qu&rsquo;il retravaille personnellement tous les cours, et les compl\u00e8te par des lectures personnelles. [\u2026] De relations faciles et d&rsquo;esprit communautaire.\u00a0\u00bb (22\/02\/75) Avant l&rsquo;appel au diaconat, une convention de quatre pages est sign\u00e9e entre l&rsquo;\u00e9v\u00eaque de Saint-Claude et la Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines pour instituer une double incardination ; elle porte le titre suivant : \u00ab\u00a0Aspirants d\u00e9sirant se consacrer pour la vie \u00e0 l&rsquo;activit\u00e9 missionnaire dans la Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines, en conservant l&rsquo;incardination \u00e0 un dioc\u00e8se de France.\u00a0\u00bb Il est ordonn\u00e9 pr\u00eatre en juin 1975. Pr\u00e9cisons qu&rsquo;\u00e0 ce jour, il n&rsquo;a pas encore fait le serment perp\u00e9tuel ; il fait seulement son second serment temporaire. A ce moment-l\u00e0, il sait d\u00e9j\u00e0 qu&rsquo;il est nomm\u00e9 au Niger. Avec deux autres confr\u00e8res, il passe une ann\u00e9e \u00e0 Chamali\u00e8res pour approfondir son appartenance aux Missions Africaines et il arrive \u00e0 Makalondi \u00e0 l&rsquo;automne 1976.<\/p>\n<p>C&rsquo;est \u00e0 Makalondi qu&rsquo;il va donner toute sa mesure : il va y passer 18 ans au total. D&rsquo;abord vicaire du p\u00e8re Pr\u00e9vot, un r\u00e9demptoriste, avec le p\u00e8re Louis Lopez, il en devient le responsable en 1980. Il commence par y perdre son temps, comme il le dit lui-m\u00eame : \u00ab\u00a0Temps perdu au march\u00e9 chaque semaine, temps perdu le soir dans l&rsquo;une ou l&rsquo;autre famille, temps perdu sur les chemins, temps perdu \u00e0 laisser ouverte la porte de sa case o\u00f9 ne manquent pas d&rsquo;entrer tous ceux qui passent pour discuter un peu, temps perdu pour aller travailler un peu avec les gens pendant la saison des cultures. [\u2026] C&rsquo;est d&rsquo;abord la langue gourmantch\u00e9 qui commence par entrer dans ma t\u00eate, ce qui me permet maintenant de m&rsquo;adresser directement aux gens.\u00a0\u00bb Il \u00e9tait arriv\u00e9 \u00e0 parler parfaitement la langue, ce qui est un tr\u00e8s gros atout pour le missionnaire. \u00ab\u00a0C&rsquo;est ensuite la d\u00e9couverte de tous ces gens \u00e0 qui nous sommes envoy\u00e9s ; [\u2026] c&rsquo;est aussi la d\u00e9couverte de tout ce qui se fait au Niger ; [\u2026] c&rsquo;est aussi la connaissance des communaut\u00e9s chr\u00e9tiennes du pays. [\u2026] Nous avons des cat\u00e9chum\u00e8nes dans 27 villages, ce qui fait pas mal de ballades en mobylette.\u00a0\u00bb (25\/12\/77)<\/p>\n<p>En 1979, c&rsquo;est l&rsquo;arriv\u00e9e d&rsquo;une communaut\u00e9 de religieuses qui viennent faire du travail aupr\u00e8s des femmes, cat\u00e9ch\u00e8se, alphab\u00e9tisation, couture\u2026 Puis, l&rsquo;ann\u00e9e suivante, c&rsquo;est la construction d&rsquo;un centre de formation pour assurer des sessions longues aux cat\u00e9chistes, les animateurs des communaut\u00e9s chr\u00e9tiennes de base, les cat\u00e9chum\u00e8nes. De 27 villages touch\u00e9s en 1977, ils seront 43 dix ans plus tard, avec pr\u00e8s de 400 baptis\u00e9s. \u00ab\u00a0La mise en place des communaut\u00e9s chr\u00e9tiennes de base (CCB), nous l&rsquo;esp\u00e9rons, aidera les petits groupes de chr\u00e9tiens dispers\u00e9s \u00e0 se prendre en charge et \u00e0 devenir actifs dans le milieu o\u00f9 ils vivent : travail de longue haleine qui se fera doucement, doucement, comme on dit ici.\u00a0\u00bb (janvier 80) Dans un article paru en 1987 dans l&rsquo;Echo, Yves explique tr\u00e8s bien l&rsquo;\u00e9volution de son travail jusqu&rsquo;\u00e0 cette date. Il faut commencer par sillonner les villages pour enseigner les cat\u00e9chum\u00e8nes, puis former des responsables sur place. Le centre de formation fonctionne ensuite \u00e0 plein pour une alphab\u00e9tisation en langue, une formation religieuse et une exp\u00e9rience de vie communautaire. \u00ab\u00a0Pour qu&rsquo;une communaut\u00e9 puisse vivre, elle doit assurer ses propres services : les quatre piliers d&rsquo;une CCB se pr\u00e9sentent ainsi : le pilier de la pri\u00e8re, le pilier de la parole de Dieu, le pilier de l&rsquo;amour et le pilier du t\u00e9moignage. [\u2026] De 1984 \u00e0 1986, \u00e0 partir de ces piliers, nous organisons des sessions de formation sp\u00e9cialis\u00e9e pour des groupes de responsables. Ainsi, notre travail \u00e0 Makalondi consiste \u00e0 devenir davantage des serviteurs inutiles. Bien form\u00e9e, une CCB peut assurer elle-m\u00eame ses diff\u00e9rents services et devient missionnaire en ouvrant d&rsquo;autres secteurs \u00e0 l&rsquo;\u00e9vang\u00e9lisation.\u00a0\u00bb (1987)<\/p>\n<p>En 1982, Yves fait sa demande pour un engagement perp\u00e9tuel dans la SMA. Une nouvelle convention est alors sign\u00e9e avec le dioc\u00e8se de Saint-Claude, et Yves peut faire son serment perp\u00e9tuel en novembre 1982.<\/p>\n<p>L&rsquo;ann\u00e9e sabbatique qu&rsquo;il prend \u00e0 Lyon en 1986-1987 (quelques cours \u00e0 l&rsquo;IPER, deux jours par quinzaine dans une abbaye et quelques sessions) n&rsquo;est qu&rsquo;un petit entracte dans son s\u00e9jour \u00e0 Makalondi, car il y reste jusqu&rsquo;en 1995. Il reste toujours tr\u00e8s ax\u00e9 sur la formation des animateurs et, \u00e0 cause des villages qui demandent une formation chr\u00e9tienne, il envisage la cr\u00e9ation d&rsquo;une seconde paroisse dans le nord, \u00e0 Bomoanga. En 1992, en r\u00e9fl\u00e9chissant sur son travail et ayant en perspective l&rsquo;arriv\u00e9e d&rsquo;un sma africain \u00e0 la paroisse, il \u00e9crit : \u00ab\u00a0Je ne pense plus personnellement me consacrer \u00e0 l&rsquo;organisation de la paroisse, mais \u00e0 l&rsquo;\u00e9tude plus approfondie de la culture gourmantch\u00e9, en passant plus de temps dans les villages et avec les gens, car depuis deux ans, nous menons avec la communaut\u00e9 chr\u00e9tienne une vie de plus en plus parall\u00e8le \u00e0 celle de ceux \u00e0 qui nous sommes envoy\u00e9s.\u00a0\u00bb (06\/05\/92)<\/p>\n<p>Dans sa circulaire de 1992, on voit que maintenant s&rsquo;\u00e9largit le domaine de la formation qu&rsquo;il donne : \u00ab\u00a0Nous avons commenc\u00e9 \u00e0 publier des petits livres de post-alphab\u00e9tisation. [\u2026] Pour l&rsquo;animation agricole, l&rsquo;animation portera cette ann\u00e9e sur le paludisme, les parasites et nous commenceront la s\u00e9rie sur l&rsquo;environnement, le reboisement et l&rsquo;appauvrissement des sols. [\u2026] Au plan de l&rsquo;\u00e9vang\u00e9lisation, nous sommes heureux cette ann\u00e9e de pouvoir envoyer huit jeunes dans les villages \u00e9loign\u00e9s pour les aider \u00e0 d\u00e9marrer leur communaut\u00e9.\u00a0\u00bb (1992) Puis, l&rsquo;ann\u00e9e suivante, il annonce la cr\u00e9ation d&rsquo;un comit\u00e9 de d\u00e9veloppement rural pour le secteur de Makalondi, compos\u00e9 de trois jeunes paysans, deux pr\u00eatres et une s\u0153ur, et charg\u00e9 d&rsquo;intensifier les activit\u00e9s de formation humaine et de soutenir les actions communautaires.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s 18 ans dans le m\u00eame poste, il est bon de prendre un peu de recul et de laisser la place \u00e0 d&rsquo;autres. C&rsquo;est ce que lui demande, de mani\u00e8re tr\u00e8s officielle, le Conseil provincial. Il se repose alors quelques mois dans sa famille et va passer le temps de l&rsquo;Avent et les f\u00eates de P\u00e2ques 1996 en Guadeloupe, sur l&rsquo;invitation du p\u00e8re Claude Nachon en poste dans cette \u00eele. A son retour, l&rsquo;\u00e9v\u00eaque de Basse-Terre et Pointe-\u00e0-Pitre \u00e9crit au Conseil provincial pour demander, pour la Guadeloupe, l&rsquo;aide pastorale de Yves Pelletier pour une ann\u00e9e. C&rsquo;est ainsi que ce dernier va se retrouver responsable de l&rsquo;\u00eele de la D\u00e9sirade, normalement pour une ann\u00e9e. D&rsquo;ailleurs, il \u00e9crit en janvier 1997 : \u00ab\u00a0Je n&rsquo;ai toujours pas l&rsquo;intention de rester en Guadeloupe, bien que l&rsquo;on puisse s&rsquo;y am\u00e9nager une vie beaucoup plus cool qu&rsquo;en Afrique.\u00a0\u00bb (07\/01\/97) Et surprise, en mai 1997, le Conseil provincial re\u00e7oit une lettre des chr\u00e9tiens de la D\u00e9sirade, avec 412 signatures ( !), o\u00f9 on peut lire : \u00ab\u00a0Nous serions tr\u00e8s heureux qu&rsquo;il puisse rester, s&rsquo;il le souhaite, encore quelque temps avec nous. Nous avons encore tant de choses \u00e0 partager\u2026 Il a encore tant de choses \u00e0 nous faire d\u00e9couvrir.\u00a0\u00bb (16\/05\/97) Il va y rester jusqu&rsquo;en 2000.<\/p>\n<p>Mais d\u00e9j\u00e0 il pr\u00e9pare son retour dans le pays des Gourmantch\u00e9s, non pas au Niger, mais au Burkina, de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 de la fronti\u00e8re, dans le dioc\u00e8se de Fada N&rsquo;Gourma. C&rsquo;est vrai que les conditions sont difficiles \u00e0 r\u00e9unir pour un tel retour et un tel changement. Finalement, il sera membre de l&rsquo;\u00e9quipe pastorale de Fada N&rsquo;Gourma qui comporte d\u00e9j\u00e0 trois pr\u00eatres, et il aura comme priorit\u00e9 le secteur de Gay\u00e9li, en vue d&rsquo;y cr\u00e9er une paroisse, en travaillant surtout sur la formation des la\u00efcs et la formation permanente des cat\u00e9chistes. Suivent dans le contrat un certain nombre de conditions mat\u00e9rielles. Il y arrive en novembre 2000. \u00ab\u00a0Le cur\u00e9 de Fada n&rsquo;a pas encore tout \u00e0 fait compris les d\u00e9sirs de l&rsquo;\u00e9v\u00eaque me concernant. [\u2026] Il se rend compte qu&rsquo;il n&rsquo;a pas un nouveau vicaire \u00e0 la cath\u00e9drale, mais un quart de vicaire quand je suis l\u00e0 ; \u00e7a se passe sans heurt et l&rsquo;ambiance est franchement d\u00e9tendue.\u00a0\u00bb (17\/02\/01) Il se dit tr\u00e8s heureux \u00e0 Gay\u00e9li qui se d\u00e9veloppe bien. De 4, il passe \u00e0 123 cat\u00e9chum\u00e8nes ; de 20 personnes \u00e0 la messe le dimanche, il passe \u00e0 150 ; d\u00e9marrage de la JEC, des CV &#8211; AV ; cr\u00e9ation d&rsquo;une seconde \u00e9cole primaire ; camps bibliques, retraites pour les cat\u00e9chistes ; une tr\u00e8s bonne ambiance \u00e0 la mission o\u00f9 r\u00e8gne vraiment un climat de fraternit\u00e9 : Dans sa lettre du 25 janvier 2003, il remplit une page enti\u00e8re pour dire tout le positif, mais en haut de la page 2, il \u00e9crit : \u00ab\u00a0Bien que mon exp\u00e9rience \u00e0 Fada soit tr\u00e8s positive, je ne pense pas continuer pour plusieurs raisons.\u00a0\u00bb L&rsquo;\u00e9v\u00eaque ne lui verse pas les subsides promis, il ne re\u00e7oit aucun honoraire de messes, le dioc\u00e8se ne lui a pas construit un pied-\u00e0-terre \u00e0 Gay\u00e9li\u2026 autant de clauses pr\u00e9vues dans le contrat. Il lui est donc impossible d&rsquo;envisager la cr\u00e9ation d&rsquo;une \u00e9quipe sma ou d&rsquo;une \u00e9quipe mixte sur place. Il termine sa lettre en disant : \u00ab\u00a0Je termine mon contrat si je le peux et je prendrai une ann\u00e9e de repos \u00e0 Lyon, 150, si cela est possible ; ensuite on verra.\u00a0\u00bb Et c&rsquo;est ce qui se passe.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s une ann\u00e9e sabbatique \u00e0 Lyon, c&rsquo;est lui-m\u00eame qui fait le choix de retourner dans son dioc\u00e8se d&rsquo;origine, malgr\u00e9 les propositions du Conseil provincial pour un poste en Afrique. L&rsquo;\u00e9v\u00eaque de Saint-Claude le nomme pr\u00eatre accompagnateur de l&rsquo;\u00e9quipe d&rsquo;aum\u00f4nerie de l&rsquo;h\u00f4pital Pasteur de Dole et pr\u00eatre accompagnateur de l&rsquo;\u00e9quipe dioc\u00e9saine pour la pastorale \u00ab\u00a0Sant\u00e9-Solidarit\u00e9\u00a0\u00bb, ce qui lui demande de s&rsquo;investir en partie dans l&rsquo;ACAT, le CCFD, le Secours Catholique et d&rsquo;autres groupes. Il va rester 6 ans \u00e0 ce poste, mais autant il donnait dans ses lettres des d\u00e9tails sur son travail en Afrique, autant il a \u00e9t\u00e9 silencieux sur son travail \u00e0 Dole. On sait seulement que des probl\u00e8mes de sant\u00e9 l&rsquo;ont oblig\u00e9 \u00e0 rejoindre la maison de retraite des pr\u00eatres du dioc\u00e8se en septembre 2010. Il a voulu revoir Makalondi et a organis\u00e9 un voyage en janvier 2012. Le soir du lundi 23 janvier, \u00e0 la fin du repas du soir pris \u00e0 la mission de Makalondi avec le responsable, un confr\u00e8re italien, il a \u00e9t\u00e9 pris d&rsquo;un violent mal de t\u00eate. Tandis que son confr\u00e8re allait chercher un m\u00e9dicament pour le soulager, il s&rsquo;est affaiss\u00e9 sur sa chaise et est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 sur le champ. Rien, absolument rien, dans son comportement les jours pr\u00e9c\u00e9dents, ne laissait pr\u00e9voir une telle issue.<\/p>\n<p>Sur la demande de la population, la famille a d\u00e9cid\u00e9 qu&rsquo;il resterait \u00e0 Makalondi : c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs ce qu&rsquo;il avait souhait\u00e9 lui-m\u00eame. La c\u00e9l\u00e9bration des obs\u00e8ques a \u00e9t\u00e9 c\u00e9l\u00e9br\u00e9e le 30 janvier, pr\u00e9sid\u00e9e par le p\u00e8re Laurent Lompo, vicaire g\u00e9n\u00e9ral originaire de la paroisse de Makalondi, en pr\u00e9sence de Mgr Michel Cartat\u00e9guy, sma, archev\u00eaque de Niamey, entour\u00e9 d&rsquo;une trentaine de pr\u00eatres, dont de nombreux confr\u00e8res sma. Il repose d\u00e9sormais tout \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;\u00e9glise de Makalondi qu&rsquo;il avait lui-m\u00eame construite.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013 Province de Lyon n\u00e9 le 28 juillet 1949 \u00e0 Lons-le-Saulnier (Jura)dans le dioc\u00e8se de Saint-Claude (France)membre de la SMA le 23 juin 1974pr\u00eatre le&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":535,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-536","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/536","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=536"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/536\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4763,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/536\/revisions\/4763"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/535"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=536"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=536"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=536"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}