{"id":549,"date":"1974-01-25T08:49:28","date_gmt":"1974-01-25T08:49:28","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=549"},"modified":"2024-02-29T13:41:27","modified_gmt":"2024-02-29T13:41:27","slug":"le-pere-raymond-malo","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=549","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Raymond MALO"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 971px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-548\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/malo_raymond.jpg\" alt=\"malo raymond\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n\u00e9 le 24 janvier 1905 \u00e0 Vay<br \/>dans le dioc\u00e8se de Nantes, France<br \/>membre de la SMA le 29 juillet 1928<br \/>pr\u00eatre le 8 janvier 1933<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 25 janvier 1974<\/td>\n<td>\n<p>1933-1936 Ave, Belgique<br \/>1936-1952 missionnaire au Dahomey<br \/>1952-1954 Martign\u00e9-Ferchaud<br \/>1954-1974 missionnaire au Dahomey<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Tangui\u00e9ta, Dahomey, le 25 janvier 1974,<br \/>\u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 69 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p\u00e8re Raymond MALO (1905 &#8211; 1974)<\/p>\n<p>Raymond Malo na\u00eet le 24 janvier 1905 \u00e0 Vay, \u00e0 40 km au nord de Nantes. Ses parents sont cultivateurs, et \u00e9l\u00e8veront 8 enfants. Ils en donneront 4 \u00e0 Dieu. Ils seront pr\u00eatres et missionnaires : Jean-Baptiste aux Missions \u00c9trang\u00e8res de Paris (il mourra au Laos, prisonnier des Viet-Minh), Raymond et Prosper aux Missions Africaines. Parmi les 3 s\u0153urs, une deviendra religieuse clo\u00eetr\u00e9e. Par sa m\u00e8re, Raymond est aussi le neveu du p\u00e8re Antonin Gautier, sma.<\/p>\n<p>Raymond fr\u00e9quente l\u2019\u00e9cole primaire de Vay, puis poursuit ses \u00e9tudes secondaires \u00e0 Pont-Rousseau (jusqu\u2019en 1923), \u00e0 Saint-Priest (en 1924), et \u00e0 Off\u00e9mont (en 1925). Il entre au noviciat de Chanly en 1926 et, le 29 juillet 1928, il devient membre des Missions Africaines. Il se rend alors au grand s\u00e9minaire de Lyon de 1929 \u00e0 1933. A la veille du sous-diaconat, on dit de lui : \u00ab Monsieur Malo est travailleur ; il a bonne m\u00e9moire et une certaine p\u00e9n\u00e9tration d\u2019esprit. Il est aussi susceptible, ent\u00eat\u00e9, mais il est pieux. Tout laisse pr\u00e9voir qu\u2019il sera z\u00e9l\u00e9. \u00bb Il est ordonn\u00e9 pr\u00eatre, ainsi que son fr\u00e8re Prosper, le 8 janvier 1933.<\/p>\n<p>On l\u2019envoie alors comme professeur au petit s\u00e9minaire de Ave, en Belgique. En 1936, il est affect\u00e9 au Dahomey, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 ainsi \u00e0 monseigneur Parisot : \u00ab C\u2019est un jeune confr\u00e8re, surnaturel, s\u00e9rieux, travailleur, dou\u00e9 d\u2019une bonne intelligence, m\u00eame s\u2019il ne conna\u00eet pas assez les nuances. \u00bb<\/p>\n<p>Il est d\u2019abord nomm\u00e9 de 1936 \u00e0 1938, professeur au s\u00e9minaire Saint-Gall, puis il devient vicaire du p\u00e8re Barreau \u00e0 Allada, tout en continuant \u00e0 assurer quelques cours au s\u00e9minaire. En 1942, il devient vicaire du p\u00e8re visiteur \u00e0 Abomey mais, celui-ci \u00e9tant d\u00e9c\u00e9d\u00e9 quelques mois plus tard, le p\u00e8re Malo administre seul la paroisse et r\u00e9clame alors l\u2019aide de son oncle, le p\u00e8re Gautier, que monseigneur Parisot lui accorde volontiers.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s 9 ans de pr\u00e9sence au Dahomey, le p\u00e8re Malo rentre en France. Fatigu\u00e9 et malade, il est regrett\u00e9 par son \u00e9v\u00eaque : \u00ab Je perds en lui un missionnaire de premier plan. Intelligent et z\u00e9l\u00e9, il est regrett\u00e9 de tous \u00bb<\/p>\n<p>Le 2 juin 1946, gu\u00e9ri, le p\u00e8re Malo revient au Dahomey o\u00f9, apr\u00e8s un court s\u00e9jour comme sup\u00e9rieur \u00e0 Notre-Dame de Cotonou, il est nomm\u00e9 premier sup\u00e9rieur de la mission de Savalou, o\u00f9 il reste jusqu\u2019en 1948. Atteint de fi\u00e8vre typho\u00efde, il est transport\u00e9 \u00e0 Abomey et maternellement soign\u00e9 par son oncle, le p\u00e8re Gautier, qui le tire d\u2019affaire. R\u00e9tabli, il est nomm\u00e9 sup\u00e9rieur de la cath\u00e9drale Saint-Pierre et Saint-Paul d\u2019Abomey.<\/p>\n<p>En 1952, il rentre en cong\u00e9. On a pens\u00e9 \u00e0 l\u2019envoyer \u00e0 la procure de Lille mais, finalement, on le d\u00e9signe comme responsable de la maison des vocations tardives \u00e0 Martign\u00e9-Ferchaud : J\u2019accepte, \u00e9crit le p\u00e8re Raymond. J\u2019ignore vraiment ce que je prends mais je retiens votre mot : ce ne serait que pour un an ou deux ans.<\/p>\n<p>Le 13 f\u00e9vrier 1954, le Conseil provincial lui annonce qu\u2019il est remplac\u00e9 par le p\u00e8re Cousseau et qu\u2019il est remis \u00e0 la disposition de monseigneur Parisot qui le nomme sup\u00e9rieur de la mission de Zagnanado. C\u2019est l\u00e0 que, le 12 janvier 1958, il c\u00e9l\u00e8bre son jubil\u00e9 d\u2019argent sacerdotal. C\u2019est aussi l\u2019ann\u00e9e de son cong\u00e9 en France. A son retour, il est nomm\u00e9 professeur au coll\u00e8ge Aupiais de Cotonou. Il y reste 3 ans car, en 1961, on lui demande d\u2019assurer le remplacement provisoire du p\u00e8re Demey\u00e8re \u00e0 Abomey. Le 13 f\u00e9vrier 1962, il est d\u00e9sign\u00e9 pour fonder une deuxi\u00e8me paroisse \u00e0 Abomey : celle du Bon Pasteur. La \u201cCroix du Dahomey\u201d du 15 avril 1964 \u00e9crit : Le p\u00e8re a bien travaill\u00e9. Et l\u2019effort spirituel est men\u00e9 de pair avec l\u2019effort mat\u00e9riel. Le p\u00e8re a construit une \u00e9glise longue de 30 m\u00e8tres, la maison d\u2019habitation r\u00e9duite, pour le moment, \u00e0 deux pi\u00e8ces, mais qui s\u2019agrandira plus tard. Il a repris les stations d\u00e9j\u00e0 existantes et ouvert la station de Oumb\u00e9gam\u00e8. Deux messes sont c\u00e9l\u00e9br\u00e9es le dimanche. Malgr\u00e9 quelques difficult\u00e9s, le p\u00e8re Malo reste dans cette paroisse jusqu\u2019\u00e0 son d\u00e9part en cong\u00e9 en 1967.<\/p>\n<p>A son retour, il rejoint le p\u00e8re Trichet \u00e0 la paroisse du sacr\u00e9-C\u0153ur de Cotonou, mais, d\u00e8s le 18 d\u00e9cembre 1968, il manifeste son d\u00e9sir d\u2019\u00eatre affect\u00e9 en brousse avec un autre p\u00e8re, car la ville ne lui pla\u00eet pas. On l\u2019envoie alors \u00e0 Klou\u00e9kanm\u00e8 comme vicaire du p\u00e8re Cadieu. Le 21 octobre 1970, le p\u00e8re Raymond demande \u00e0 rentrer d\u00e9finitivement en France. Le 13 f\u00e9vrier 1971, apr\u00e8s une alerte pulmonaire, il \u00e9crit de nouveau : Gibier de cimeti\u00e8re et poids lourd, voil\u00e0 tout ce qui me revient d\u00e9sormais comme aptitudes. C\u2019est humiliant. Que le Seigneur m\u2019aide \u00e0 porter cette croix ! Il y a plus malheureux que moi ! Pourtant, le 6 mai 1971, le p\u00e8re Bellut, r\u00e9gional, \u00e9crit au p\u00e8re Falcon, provincial, : Le p\u00e8re Malo m\u2019a dit de vous pr\u00e9venir que sa sant\u00e9 est excellente et qu\u2019il n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 en si bonne forme et qu\u2019il grossit. Rentr\u00e9 d\u00e9but juillet 1971, il dit au Conseil provincial que monseigneur Redois le recevrait \u00e0 Natitingou.<\/p>\n<p>A la proposition qu\u2019on lui fait, en octobre, d\u2019aller comme aum\u00f4nier \u00e0 la l\u00e9proserie d\u2019Adzop\u00e9, en C\u00f4te-d\u2019Ivoire, il r\u00e9pond : Je ne connais pas la C\u00f4te-d\u2019Ivoire. Y transplanter un vieil arbre est s\u2019exposer \u00e0 des d\u00e9convenues, mais je ne refuse pas d\u2019ob\u00e9ir. Cependant, voyez mes restrictions ! Finalement, il repart le 5 janvier 1972 pour le dioc\u00e8se de Natitingou, et il est nomm\u00e9 \u00e0 Boukoumb\u00e9. En juin de cette ann\u00e9e, il re\u00e7oit le p\u00e8re Ramin comme vicaire, avant de rejoindre Natitingou. Et il \u00e9crit le 18 janvier 1973 au Provincial : Oui, je m\u2019habitue quelque peu \u00e0 ce pays de Natitingou. Je vous remercie d\u2019avoir favoris\u00e9 mon retour au Dahomey. Cette nouvelle vie me r\u00e9serve des avantages. J\u2019ai ainsi le privil\u00e8ge d\u2019avoir plus de temps pour la lecture, la r\u00e9flexion, la m\u00e9ditation et la pri\u00e8re.<\/p>\n<p>Sa sant\u00e9 va se d\u00e9grader rapidement. Le 17 janvier 1974, il est frapp\u00e9 d\u2019h\u00e9mipl\u00e9gie. Le 24 janvier, jour de ses 69 ans, monseigneur Redois, l\u2019abb\u00e9 Chamb\u00e9ny, et des s\u0153urs africaines vont le voir \u00e0 l\u2019h\u00f4pital de Tangui\u00e9ta. Il leur serre longuement la main, leur faisant comprendre sa joie de vivre ses derniers moments au Dahomey et dans l\u2019Atakora. Il meurt le lendemain, 25 janvier 1974.<\/p>\n<p>Il a \u00e9t\u00e9 enterr\u00e9 au cimeti\u00e8re de la ville de Natitingou. Quelques ann\u00e9es plus tard, monseigneur Okioh a souhait\u00e9 que ses restes soient transf\u00e9r\u00e9s dans la cour de la mission. Il repose d\u00e9sormais \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la cath\u00e9drale de Natitingou.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013Province de Lyon n\u00e9 le 24 janvier 1905 \u00e0 Vaydans le dioc\u00e8se de Nantes, Francemembre de la SMA le 29 juillet 1928pr\u00eatre le 8 janvier&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":548,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-549","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/549","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=549"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/549\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4776,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/549\/revisions\/4776"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/548"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=549"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=549"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=549"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}