{"id":561,"date":"1966-01-26T09:12:12","date_gmt":"1966-01-26T09:12:12","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=561"},"modified":"2024-02-29T14:17:26","modified_gmt":"2024-02-29T14:17:26","slug":"le-frere-jean-marie-baudu","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=561","title":{"rendered":"Le Fr\u00e8re Jean-Marie BAUDU"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013 Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 939px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-560\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/baudu_jean_marie.jpg\" alt=\"baudu jean marie\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>Fr\u00e8re Beno\u00eet<br \/>n\u00e9 le 27 d\u00e9cembre 1894 \u00e0 Saint-Just<br \/>dans le dioc\u00e8se de Rennes, France<br \/>membre de la SMA le 28 juin 1914<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 26 janvier 1966<\/td>\n<td>\n<p>1914-1919 mobilis\u00e9<br \/>1919-1920 Saint-Priest<br \/>1921-1925 Pont-Rousseau<br \/>1-25-1934 missionnaire au Togo<br \/>1934-1966 missionnaire au Dahomey<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Ouidah, B\u00e9nin, le 26 janvier 1966,<br \/>\u00e0 l\u2019\u00e2ge de 71 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le fr\u00e8re Jean-Marie BAUDU (fr\u00e8re Beno\u00eet) (1894 &#8211; 1966)<\/p>\n<p>Jean-Marie Baudu na\u00eet le 27 d\u00e9cembre 1894 \u00e0 Saint-Just, en Ille et Vilaine. Il est l\u2019a\u00een\u00e9 de la famille. Apr\u00e8s des \u00e9tudes primaires assez sommaires, il travaille \u00e0 la ferme familiale. Il se fait remarquer par son temp\u00e9rament solide et son caract\u00e8re enjou\u00e9. Il r\u00eave depuis longtemps \u00e0 l\u2019Afrique : Depuis mon bas \u00e2ge, j\u2019ai eu ce grand d\u00e9sir de partir dans les pays de mission.<\/p>\n<p>A 18 ans, en 1912, il part au noviciat des Missions Africaines \u00e0 Chanly, en Belgique. Le 28 juin 1914, il devient membre de la Soci\u00e9t\u00e9 et prend le nom de Fr\u00e8re Beno\u00eet.<\/p>\n<p>La guerre survient. Il est mobilis\u00e9 d\u00e8s le d\u00e9but des hostilit\u00e9s, le 6 septembre 1914. Le 10 d\u00e9cembre, il est atteint par une fi\u00e8vre typho\u00efde qui faillit l\u2019emporter ; puis une rougeole et une scarlatine l\u2019obligent encore \u00e0 des soins et \u00e0 un repos prolong\u00e9. En 1915, il est volontaire pour partir sur le front des Dardanelles : Salonique, puis la Serbie. Une forte jaunisse le fait rapatrier en France.<\/p>\n<p>En 1916, il se trouve \u00e0 Verdun o\u00f9 la bataille fait rage. Un obus tombe sur sa tranch\u00e9e, il est bless\u00e9 \u00e0 une jambe. Suit une longue p\u00e9riode (7 mois) de soins et de convalescence \u00e0 Lyon. La proximit\u00e9 de la maison des Missions Africaines lui est d\u2019un grand r\u00e9confort. Apr\u00e8s sa gu\u00e9rison, il repart sur le front de Champagne. Durant les hostilit\u00e9s, il a perdu son fr\u00e8re cadet, mort au front.<\/p>\n<p>Son d\u00e9sir de partir en mission est plus vif que jamais. Mais ses sup\u00e9rieurs le nomment en 1919 \u00e0 Saint-Priest, pr\u00e8s de Lyon, dans la maison des vocations tardives puis, en 1921, au petit s\u00e9minaire de Pont-Rousseau, \u00e0 Rez\u00e9.<\/p>\n<p>En 1923, il renouvelle sa demande de partir en mission. Il est nomm\u00e9 pour la mission de Korhogo, mais ne part pas comme pr\u00e9vu : on lui demande de prolonger son s\u00e9jour \u00e0 Pont-Rousseau o\u00f9 on a besoin de lui. L\u2019ann\u00e9e suivante, en 1924, il \u00e9crit \u00e0 ses sup\u00e9rieurs qu\u2019il est toujours pr\u00eat \u00e0 partir en Afrique.<\/p>\n<p>Ce n\u2019est qu\u2019en mars 1925 qu\u2019il s\u2019embarque, enfin, pour la mission du Togo. Monseigneur Cessou le nomme \u00e0 Atakpam\u00e9. Fr\u00e8re Beno\u00eet s\u2019y fait cat\u00e9chiste, visite les stations secondaires, met en valeur ses remarquables talents de sourcier pour trouver des puits \u00e0 creuser. Il m\u00e8ne une vie de d\u00e9vouement continu.<\/p>\n<p>Il prend son cong\u00e9 en 1931, suit une cure \u00e0 Vichy pour refaire sa sant\u00e9, passe les f\u00eates de No\u00ebl dans sa famille et r\u00e9agit fortement lorsqu\u2019il apprend que ses sup\u00e9rieurs veulent le retenir en France pour servir \u00e0 la maison de Martign\u00e9-Ferchaud. Finalement, m\u00e9content et de mauvaise gr\u00e2ce, son sup\u00e9rieur renonce \u00e0 l\u2019envoyer \u00e0 Martign\u00e9 et lui signifie, en termes s\u00e9v\u00e8res, qu\u2019il pourra prendre le bateau le 16 mai 1932.<\/p>\n<p>Il est nomm\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9cole des cat\u00e9chistes de Togoville avec le p\u00e8re Delbaere. Toujours disponible, il fait tout pour s\u2019y d\u00e9vouer de son mieux. Mais en 1934, les choses se g\u00e2tent : des ma\u00eetres-cat\u00e9chistes insolents et un confr\u00e8re lui rendent la vie impossible. Lui-m\u00eame \u00e9crit : La vie n\u2019est plus tenable pour moi au Togo. Il demande alors \u00e0 aller au Dahomey ou \u00e0 rentrer en France, si cela n\u2019est pas possible.<\/p>\n<p>Monseigneur Steinmetz l\u2019accueille dans le vicariat apostolique du Dahomey et le nomme \u00e0 Zagnanado o\u00f9 ses services seront appr\u00e9ci\u00e9s. Ensuite, il sera aide-\u00e9conome au s\u00e9minaire de Ouidah. En 1936, \u00e0 son retour de cong\u00e9, il est affect\u00e9 \u00e0 la mission de Calavi. Par la suite, monseigneur Parisot lui confie la responsabilit\u00e9 de la ferme du s\u00e9minaire \u00e0 Ouidah, charge qu\u2019il exerce pendant de longues ann\u00e9es, interrompues seulement par des cong\u00e9s en 1947 et en 1954.<\/p>\n<p>Ce dernier cong\u00e9 dure un an pour raison de maladie. A son retour, il est nomm\u00e9 \u00e0 la procure de Cotonou avec le fr\u00e8re Octave : il y reste deux ans. En 1957, monseigneur Gantin le ram\u00e8ne \u00e0 Ouidah pour veiller sur la teckeraie et l\u2019entretenir, t\u00e2che qu\u2019il accomplit fid\u00e8lement.<\/p>\n<p>Le 20 janvier 1960, bien fatigu\u00e9, il revient en cong\u00e9 pour la derni\u00e8re fois. Le 13 octobre, il repart pour Ouidah o\u00f9 il retrouve ses occupations. En 1962, la maladie commence \u00e0 le retenir \u00e0 la maison, mais il est heureux de rester parmi les s\u00e9minaristes, et sa pr\u00e9sence au s\u00e9minaire est le symbole discret, mais combien r\u00e9el, de la richesse d\u2019une vie de service. Il a toujours \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s \u00e9difiant et pour les p\u00e8res et pour les s\u00e9minaristes.<\/p>\n<p>Le 20 juin 1964, il c\u00e9l\u00e8bre ses noces d\u2019or \u00e0 Ouidah, sous la pr\u00e9sidence de monseigneur Gantin, archev\u00eaque de Cotonou. Ce fut vraiment une journ\u00e9e de grande amiti\u00e9 et de pri\u00e8re, d\u00e9pouill\u00e9e de toute complication et une journ\u00e9e de grand bonheur pour le fr\u00e8re Beno\u00eet.<\/p>\n<p>La sant\u00e9 du fr\u00e8re se d\u00e9grade, mais il accepte tout avec beaucoup de s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 et de patience. Avant de mourir, il offre sa vie pour l\u2019Afrique, le Dahomey et surtout pour les vocations sacerdotales en ce pays. Le 26 janvier 1966, il expire au s\u00e9minaire de Ouidah. Les p\u00e8res Cogard et Peyle \u00e9taient \u00e0 son chevet.<\/p>\n<p>Beaucoup voudront participer \u00e0 ses obs\u00e8ques : monseigneur Gantin, monseigneur Boucheix, monseigneur Agboka, monseigneur Dosseh du Togo, de nombreux confr\u00e8res sma, les professeurs du s\u00e9minaire, deux pr\u00eatres togolais, les grands s\u00e9minaristes de Ouidah. Tous sont les t\u00e9moins de la grande estime qu\u2019avait su s\u2019attirer le fr\u00e8re Beno\u00eet par sa bont\u00e9, sa simplicit\u00e9 et son grand d\u00e9vouement.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013 Province de Lyon Fr\u00e8re Beno\u00eetn\u00e9 le 27 d\u00e9cembre 1894 \u00e0 Saint-Justdans le dioc\u00e8se de Rennes, Francemembre de la SMA le 28 juin 1914d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":560,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-561","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/561","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=561"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/561\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4788,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/561\/revisions\/4788"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/560"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=561"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=561"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=561"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}