{"id":645,"date":"2015-01-12T10:30:52","date_gmt":"2015-01-12T10:30:52","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=645"},"modified":"2015-01-12T10:30:52","modified_gmt":"2015-01-12T10:30:52","slug":"le-pere-michel-durif","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=645","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Michel DURIF"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash; Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1027px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-644\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/durif_michel.jpg\" alt=\"durif michel\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n&eacute; le 11 juillet 1924 &agrave; Lyon<br \/>dans le dioc&egrave;se de Lyon<br \/>membre de la SMA le 2 d&eacute;cembre 1944<br \/>pr&ecirc;tre le 4 juillet 1948<br \/>d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 1er f&eacute;vrier 2013<\/td>\n<td>\n<p>1946-1947 Ave et Auffe, professeur de math<br \/>1947-1949 Lyon, 150, Grand s&eacute;minaire<br \/>1949-1953 Pont-Rousseau, professeur de math<br \/>1953-1954 Chamali&egrave;res, professeur et directeur<br \/>1954-1955 Sainte-Foy les Lyon, transition, sup&eacute;rieur<br \/>1955-1960 Chaponost, sup&eacute;rieur<br \/>1960-1963 Cotonou, pr&eacute;fet de discipline au coll&egrave;ge Aupiais<br \/>1963-1969 Pont-Rousseau, sup&eacute;rieur<br \/>1969-1975 Parakou, sup&eacute;rieur du petit s&eacute;minaire<br \/>1975-1979 Lyon, 150, sup&eacute;rieur<br \/>1979-1988 Parakou, paroisse, puis procureur<br \/>1988-1992 Paris, Crillon, sup&eacute;rieur<br \/>1992-1998 Lyon, 150, comptabilit&eacute; provinciale<br \/>1998-2013 Montferrier, r&eacute;sident<\/p>\n<p>d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Montferrier-sur-Lez, le 1er f&eacute;vrier 2013,<br \/>&agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 88 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p&egrave;re Michel DURIF VAREMBONT 1924-2013<\/p>\n<p>Un vrai lyonnais, n&eacute; dans le quartier de la Guilloti&egrave;re, entre Rh&ocirc;ne et Sa&ocirc;ne en juillet 1924. Son papa est menuisier &eacute;b&eacute;niste et professeur de menuiserie &agrave; l&rsquo;&eacute;cole Boisard, non loin du 150. Il a une s&oelig;ur et trois fr&egrave;res dont l&rsquo;un d&eacute;c&egrave;dera tr&egrave;s jeune ; un autre de ses fr&egrave;res, plus &acirc;g&eacute; que lui, Jean, sera &eacute;galement pr&ecirc;tre aux Missions Africaines (d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Lyon en 2000). Michel passe toute son enfance et fait son &eacute;cole primaire &agrave; la Guilloti&egrave;re. Tr&egrave;s jeune, &agrave; 10 ans, il entre &agrave; Chamali&egrave;res en classe de 7e, sans doute parce que son fr&egrave;re s&rsquo;y trouvait d&eacute;j&agrave;, puis &agrave; Pont-Rousseau en 1938 pour faire sa 3e. En 1940, ne pouvait rejoindre l&rsquo;ouest de la France &agrave; cause de la guerre, il revient &agrave; Chamali&egrave;res pour un ann&eacute;e, obtient la premi&egrave;re partie du baccalaur&eacute;at ; il pourra retourner &agrave; Rez&eacute; pour la seconde partie. Son noviciat se passe pour une ann&eacute;e au Rozay et pour un ann&eacute;e &agrave; Martign&eacute;-Ferchaud, et en 1944, sa classe d&rsquo;&acirc;ge &eacute;tant exempt&eacute; de service militaire, il rejoint le 150. Ses &eacute;tudes th&eacute;ologiques sont interrompues pendant une ann&eacute;e scolaire (1946-47), car il est envoy&eacute; &agrave; Ave et Auffe, en Belgique, comme professeur de math. Aussi, apr&egrave;s son ordination en 1948, n&rsquo;est-il pas &eacute;tonn&eacute; de recevoir la nomination suivante : \u00ab\u00a0Le Conseil provincial vous a d&eacute;sign&eacute; pour Pont-Rousseau, en qualit&eacute; de professeur de math&eacute;matiques.\u00a0\u00bb (08\/07\/48)<\/p>\n<p>Il va y rester 4 ans. Lorsqu&rsquo;il re&ccedil;oit sa nomination pour le petit s&eacute;minaire de Chamali&egrave;res, en 1953, il ne savait pas qu&rsquo;il reverrait la maison de Pont-Rousseau, mais cette fois comme sup&eacute;rieur de la maison et charg&eacute; de la transformer. Il aurait pu peut-&ecirc;tre partir en Afrique cette ann&eacute;e-l&agrave;, mais prudemment, &agrave; cause d&rsquo;un mal &agrave; la gorge qu&rsquo;il avait de la peine &agrave; soigner, le Conseil provincial le maintient en France : \u00ab\u00a0Puisque l&rsquo;&eacute;tat de votre gorge laisse encore &agrave; d&eacute;sirer, le Conseil provincial, dans sa r&eacute;union du 19 juin vous a affect&eacute; &agrave; la maison de Chamali&egrave;res comme directeur et professeur.\u00a0\u00bb (24\/06\/53) Mais l&rsquo;ann&eacute;e suivante, la maison de Chamali&egrave;res devenant s&eacute;minaire de philosophie, le petit s&eacute;minaire s&rsquo;installe provisoirement &agrave; Sainte-Foy, &#8211; on parlera d&rsquo;une ann&eacute;e de transition &#8211; en attendant que la maison de Chaponost, nouvellement acquise, puisse recevoir les &eacute;l&egrave;ves.<\/p>\n<p>En 1955, date de l&rsquo;ouverture de cette nouvelle maison, et bien des confr&egrave;res n&rsquo;en ont rien oubli&eacute;, il y a encore beaucoup &agrave; faire et &agrave; transformer pour que les &eacute;l&egrave;ves puisse y &eacute;tudier convenablement, et Michel, nomm&eacute; sup&eacute;rieur, fait merveille, par son allant et son dynamisme, pour faire de cette b&acirc;tisse un petit s&eacute;minaire digne de ce nom. Transformer en petit s&eacute;minaire un petit ch&acirc;teau habit&eacute; jusque-l&agrave; par les deux demoiselles Cartier &eacute;tait plus qu&rsquo;une gageure ! Les d&eacute;buts furent difficiles : on raconte par exemple que l&rsquo;eau gelait dans les burettes dans la petite chapelle o&ugrave; la messe &eacute;tait c&eacute;l&eacute;br&eacute;e au d&eacute;but, dans une petite pi&egrave;ce du second &eacute;tage, situ&eacute;e &agrave; l&rsquo;angle gauche de la fa&ccedil;ade est de la maison. Il &eacute;tait autoritaire ? oui, peut-&ecirc;tre ; disons plut&ocirc;t qu&rsquo;il savait bien ce qu&rsquo;il voulait et qu&rsquo;il savait tr&egrave;s bien s&rsquo;organiser. Aussi, ses sup&eacute;rieurs le gardent sur place : \u00ab\u00a0Le Conseil provincial a d&eacute;cid&eacute; de renouveler votre mandat jusqu&rsquo;&agrave; la prochaine Assembl&eacute;e provinciale, estimant que votre pr&eacute;sence est des plus utiles pour continuer le d&eacute;marrage de cette nouvelle maison si bien lanc&eacute;e.\u00a0\u00bb (08\/05\/57)<\/p>\n<p>Apr&egrave;s 12 ann&eacute;es d&rsquo;un tr&egrave;s bon service en France, il est enfin nomm&eacute; en Afrique et envoy&eacute; au B&eacute;nin, &agrave; Cotonou, au coll&egrave;ge Aupiais, comme pr&eacute;fet de discipline. C&rsquo;est l&agrave; un poste difficile : les jeunes ne sont pas toujours faciles &agrave; diriger et il faut bien parfois faire preuve d&rsquo;autorit&eacute;. C&rsquo;&eacute;tait dans le temp&eacute;rament de Michel. Pourtant, il n&rsquo;est que peu satisfait de ce premier contact avec l&rsquo;Afrique. Quand le Conseil lui propose le poste de sup&eacute;rieur &agrave; Pont-Rousseau, il &eacute;crit : \u00ab\u00a0Ces 3 ans d&rsquo;Afrique et l&rsquo;exp&eacute;rience que j&rsquo;y ai v&eacute;cue m&rsquo;ont passablement vid&eacute; de mon dynamisme. Si vous jugez vraiment que je puisse faire l&rsquo;affaire, c&rsquo;est bien. Pour moi, c&rsquo;est le trou noir devant moi. [&hellip;] Si ce projet aboutit, c&rsquo;est que le Seigneur le voudra pour moi, et c&rsquo;est parce que je lui fais enti&egrave;re confiance que j&rsquo;accepterais ce poste s&rsquo;il m&rsquo;&eacute;tait confirm&eacute;.\u00a0\u00bb (17\/04\/63)<\/p>\n<p>Avec courage, il prend en main la maison de Rez&eacute; o&ugrave; des travaux de modernisation sont &agrave; faire : dans l&rsquo;aile nord des b&acirc;timents, il fera am&eacute;nager les dortoirs des &eacute;l&egrave;ves dans les &eacute;tages et fera moderniser la cuisine dans le bas. A cette &eacute;poque, d&eacute;j&agrave;, les petits s&eacute;minaires ont de la peine &agrave; se remplir en France ; c&rsquo;est l&rsquo;&eacute;poque aussi des contrats d&rsquo;enseignement avec l&rsquo;Etat, et il faut pour cela un nombre suffisant de professeurs licenci&eacute;s. C&rsquo;est la raison pour laquelle il est &agrave; l&rsquo;origine du jumelage avec les p&egrave;res Montfortains de Pont-Ch&acirc;teau : les professeurs ayant une licence, ainsi que les &eacute;l&egrave;ves des deux instituts, &eacute;tant r&eacute;partis sur les deux maisons, les petites classes d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, les grandes de l&rsquo;autre. La collaboration sera &eacute;tendue m&ecirc;me avec les Fr&egrave;res des Ecoles Chr&eacute;tiennes et certains confr&egrave;res iront aussi s&rsquo;&eacute;tablir aux Cou&euml;ts, le petit s&eacute;minaire du dioc&egrave;se de Nantes. Devant la perspective de devoir abandonner la maison des Naudi&egrave;res, c&rsquo;est lui aussi qui jette les plans de la maison actuelle de Rez&eacute;. On comprend la lettre du Conseil qui le nomme au Dahomey : \u00ab\u00a0Nous tenons &agrave; vous exprimer toute notre reconnaissance pour les longues ann&eacute;es que vous avez accept&eacute; de passer en France pour la formation des futurs missionnaires et le lourd travail de r&eacute;organisation du s&eacute;minaire de Pont-Rousseau que vous avez men&eacute; &agrave; bien.\u00a0\u00bb (28\/05\/69) Il fait alors les trois mois de recyclage &agrave; l&rsquo;Arbresle &agrave; la fin de l&rsquo;ann&eacute;e 69, et se r&eacute;serve encore trois mois pour prendre le temps d&rsquo;assimiler les mati&egrave;res des cours suivis.<\/p>\n<p>Son &eacute;v&ecirc;que, Mgr van den Bronk, le destine &agrave; la mission de Segbana, mais il ne peut m&ecirc;me pas voir cette mission et n&rsquo;ira pas plus loin que Kandi. En juillet 69, il s&rsquo;&eacute;tait &eacute;cras&eacute; un disque de la colonne vert&eacute;brale en d&eacute;chargeant des sacs de ciment aux Naudi&egrave;res, et il &eacute;tait parti en Afrique \u00ab\u00a0avec un mal aux reins, mais supportable\u00a0\u00bb. (25\/08\/70) Deux semaines apr&egrave;s son arriv&eacute;e, son mal s&rsquo;aggrave jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;immobilisation totale. Il est rapatri&eacute; d&rsquo;urgence sur Lyon, passe deux mois dans le pl&acirc;tre, puis doit faire de longs mois de r&eacute;&eacute;ducation. Il en gardera toujours quelque chose et sera oblig&eacute; de porter une forte ceinture quand il devra parcourir les pistes du Nord Dahomey ; de plus, \u00ab\u00a0je suis s&ucirc;r de pouvoir &eacute;viter toute rechute gr&acirc;ce &agrave; ma gymnastique quotidienne (une &frac12; h tous les matins de 5 h 45 &agrave; 6 h 15) ; en effet, d&egrave;s que je la saute un jour, je m&rsquo;en ressens aussit&ocirc;t dans la journ&eacute;e ; mais &ccedil;a n&#8217;empire pas, Dieu merci !\u00a0\u00bb (27\/09\/71)<\/p>\n<p>Il est alors nomm&eacute; &agrave; Parakou, sup&eacute;rieur au petit s&eacute;minaire, o&ugrave; se trouvent les classes de la 6e &agrave; la 3e. D&rsquo;apr&egrave;s les lettres qu&rsquo;il envoie &agrave; cette &eacute;poque, l&rsquo;un des probl&egrave;mes auquel il doit faire face est celui de trouver des professeurs pour remplacer ceux qui arrivent au bout de leur contrat ou qui partent malades, comme le p&egrave;re Segurola. Il &eacute;crit m&ecirc;me &agrave; plusieurs organismes en France pour trouver des professeurs d&rsquo;histoire-g&eacute;ographie, fran&ccedil;ais, anglais, sciences naturelles. Partout c&rsquo;est le refus. Finalement, pour la rentr&eacute;e de 1974, la classe de 6e est ferm&eacute;e et c&rsquo;est l&rsquo;&eacute;v&ecirc;que lui-m&ecirc;me qui prendra en charge la classe de 3e. \u00ab\u00a0Ne dites plus &agrave; Paris que l&rsquo;&eacute;v&ecirc;que se d&eacute;sint&eacute;resse du s&eacute;minaire ! Il est d&rsquo;ailleurs excellent professeur (au dire des &eacute;l&egrave;ves). Mais bien s&ucirc;r, il se trouve des p&egrave;res qui r&acirc;lent, disant que ce n&rsquo;est pas le travail d&rsquo;un &eacute;v&ecirc;que&hellip;\u00a0\u00bb (10\/12\/74) Dans cette m&ecirc;me lettre, il se dit d&eacute;j&agrave; d&rsquo;accord, &agrave; ce moment-l&agrave;, pour accepter une nomination en France : \u00ab\u00a0rester trois ans pour assurer la rotation\u00a0\u00bb. Le Conseil provincial lui a m&ecirc;me d&eacute;j&agrave; parl&eacute; du 150, mais sans pr&eacute;ciser, car c&rsquo;est l&rsquo;&eacute;poque o&ugrave; le grand s&eacute;minaire de Lyon va subir de grands changements. Sait-il d&eacute;j&agrave; &agrave; ce moment-l&agrave; qu&rsquo;une nomination pour la procure de Parakou lui sera propos&eacute;e dans quelques ann&eacute;es ? En tout cas, il &eacute;crit d&egrave;s le d&eacute;but de l&rsquo;ann&eacute;e 75 : \u00ab\u00a0J&rsquo;aimerais me recycler auparavant dans la nouvelle comptabilit&eacute;.\u00a0\u00bb (03\/01\/75)<\/p>\n<p>Organiser la nouvelle maison de Chaponost, c&rsquo;&eacute;tait lui ; moderniser les Naudi&egrave;res et pr&eacute;parer la nouvelle maison, c&rsquo;&eacute;tait lui ; maintenant, modifier compl&egrave;tement le 150 en supprimant toute la partie s&eacute;minaire et en ne gardant que le fond de l&rsquo;ancienne chapelle, c&rsquo;est encore lui. Pour la premi&egrave;re ann&eacute;e, il aura &agrave; \u00ab\u00a0superviser tous les travaux de d&eacute;m&eacute;nagement du 150, traiter les affaires avec les entreprises en accord avec l&rsquo;&eacute;conome provincial, loger au 150 et cela jusqu&rsquo;en juin 1976 ; alors une nouvelle nomination sera faite, selon ce qui a &eacute;t&eacute; envisag&eacute;.\u00a0\u00bb (10\/12\/75) Pour l&rsquo;instant, c&rsquo;est encore le p&egrave;re Messner qui est le sup&eacute;rieur de la maison, mais en juin 1976, il est nomm&eacute; officiellement &agrave; la place du p&egrave;re Messner, nomination qui est confirm&eacute;e par le nouveau Conseil en 1978 et les travaux sont loin d&rsquo;&ecirc;tre termin&eacute;s. \u00ab\u00a0C&rsquo;est une t&acirc;che tr&egrave;s prenante et &eacute;prouvante du point de vue nerveux (mon point faible)\u00a0\u00bb, &eacute;crit-il. Et puis, il affirme lui-m&ecirc;me qu&rsquo;il ne fait pas le poids devant le ma&icirc;tre d&rsquo;&oelig;uvre qui commande tout et qui couvre m&ecirc;me l&rsquo;architecte. Tout cela s&rsquo;ajoute aux probl&egrave;mes de routine que rencontre un sup&eacute;rieur dans une maison, surtout avec les changements dans les nominations des confr&egrave;res. Pour finir de tout mettre en place, il avait pens&eacute; prolonger son contrat d&rsquo;une ann&eacute;e, mais il est &agrave; bout lorsqu&rsquo;il &eacute;crit en 78 : \u00ab\u00a0Mon d&eacute;sir tr&egrave;s ferme est de ne pas voir prolonger mon s&eacute;jour au 150. Je crois avoir rempli mon contrat de trois ans du meilleur de moi-m&ecirc;me. Mais &agrave; pr&eacute;sent, je me sens litt&eacute;ralement &agrave; bout psychiquement. Il ne faut pas oublier non plus que mes trois ann&eacute;es de responsabilit&eacute; ont &eacute;t&eacute; pr&eacute;c&eacute;d&eacute;es d&rsquo;une ann&eacute;e de \u00ab\u00a0d&eacute;molition\u00a0\u00bb o&ugrave; je me suis crev&eacute; physiquement. En d&eacute;finitive, cela fait donc 4 ans au 30 ao&ucirc;t 1979 que je suis rentr&eacute; du B&eacute;nin. Je demande &agrave; y retourner, l&agrave; ou ailleurs en Afrique, d&egrave;s octobre 1979.\u00a0\u00bb (03\/12\/78) Finalement, en 1979, c&rsquo;est Joseph Neyme qui devient sup&eacute;rieur au 150 avec Claude Nachon comme &eacute;conome et Michel peut retrouver le dioc&egrave;se de Parakou<\/p>\n<p>Il commence par travailler en paroisse, puis il prend en charge la procure. En 1981, il signale au Conseil qu&rsquo;il est d&rsquo;accord pour un second s&eacute;jour &agrave; Parakou, pour initier une s&oelig;ur aux questions de la procure et pour mettre en place une comptabilit&eacute; correcte sur la demande de Mgr Assogba. Ce dernier lui demande de pr&eacute;sider &agrave; la construction de la nouvelle procure et d&rsquo;une \u00ab\u00a0Centrale des &OElig;uvres-Accueil\u00a0\u00bb, sur le terrain du s&eacute;minaire N.D. de Fatima. Signalons qu&rsquo;en septembre 1983, il doit rentrer pour se faire enlever les amygdales, mais il peut retourner rapidement en Afrique. Il parlera plus tard d&rsquo;un faux cancer. En 1986, il est victime d&rsquo;un accident de voiture, sans gravit&eacute;, en allant &agrave; Cotonou. Le jeune chauffeur a &eacute;t&eacute; surpris par une crevaison. Il y a de gros d&eacute;g&acirc;ts, mais rien aux deux personnes, heureusement ! Apprenant la mort de Michel, un confr&egrave;re t&eacute;moigne : \u00ab\u00a0Je ne peux oublier son accueil chaleureux chaque fois que je venais &agrave; Parakou, alors qu&rsquo;il &eacute;tait sup&eacute;rieur du s&eacute;minaire N. D. de Fatima. Je ne peux oublier non plus les nombreux services rendus alors qu&rsquo;il &eacute;tait procureur dioc&eacute;sain.\u00a0\u00bb Certains rappellent en souriant avec quelle rigueur il tenait les comptes de la procure : chaque soir il faisait les comptes de sa caisse et il fallait que tout tombe juste &agrave; un centime pr&egrave;s, sans quoi il cherchait o&ugrave; &eacute;tait l&rsquo;erreur avant d&rsquo;aller se reposer. En quittant, il &eacute;crira : \u00ab\u00a0Ma consolation, c&rsquo;est de laisser des comptes clairs et &agrave; jour. C&rsquo;est finalement bien peu !\u00a0\u00bb (12\/01\/88)<\/p>\n<p>D&egrave;s 1987, on lui parle de la procure de la rue Crillon. \u00ab\u00a0Je n&rsquo;ai pas l&rsquo;intention d&rsquo;entrer dans tous ces d&eacute;tails. Tu veux mon acceptation, j&rsquo;accepte, mais tu peux croire que ce n&rsquo;est vraiment pas avec enthousiasme. Vous me torpillez les quelque malheureuses 2 ou 3 ann&eacute;es que je pouvais encore esp&eacute;rer vivre en mission en me rendant utile.\u00a0\u00bb (16\/10\/87) Tout Michel est l&agrave; : &ecirc;tre disponible aux besoins de la Soci&eacute;t&eacute;, et on peut dire que durant sa vie il l&rsquo;a vraiment bien servie. Il est remplac&eacute; &agrave; la procure de Parakou par Louis Marie Moreau, et, &agrave; Paris, il va remplacer Maurice Collaudin. Sa lettre de nomination est &eacute;crite avec beaucoup de po&eacute;sie : \u00ab\u00a0Tu connais d&eacute;j&agrave; la maison de Crillon, &agrave; la fois procure et maison d&rsquo;accueil pour les confr&egrave;res de passage et quelques recyclants. Comme dans beaucoup de communaut&eacute;s, on y trouve des c&oelig;urs qui chantent l&rsquo;action de gr&acirc;ce du vieux Sim&eacute;on et d&rsquo;autres qui laissent &eacute;chapper parfois le regret d&rsquo;une rupture difficile &agrave; accepter ou la nostalgie d&rsquo;horizons apostoliques disparus. En tout cela, il te faudra &ecirc;tre l&rsquo;ami qui accueille, le confident qui r&eacute;conforte, le berger qui conduit, le p&egrave;re qui s&eacute;curise. Animer une communaut&eacute;, lui donner &acirc;me et c&oelig;ur, c&rsquo;est &ecirc;tre l&rsquo;oreille qui &eacute;coute, l&rsquo;&oelig;il qui remarque, la main qui soutient et aussi l&rsquo;intelligence qui discerne le mieux, la volont&eacute; qui maintient l&rsquo;unit&eacute; et le c&oelig;ur qui &eacute;difie l&rsquo;amiti&eacute; fraternelle dans l&rsquo;esprit de l&rsquo;Evangile.\u00a0\u00bb (21\/04\/88) Tout un programme au service duquel Michel mettra encore toute son &eacute;nergie et son entrain !<\/p>\n<p>La premi&egrave;re chose qu&rsquo;il remarque dans la maison, ce sont les escaliers, car le handicap de son dos est toujours l&agrave;. Il &eacute;crit d&egrave;s son arriv&eacute;e, apr&egrave;s avoir visit&eacute; la maison de fond en comble : \u00ab\u00a0Bonjour les escaliers !!! Grosso modo, j&rsquo;ai d&ucirc; approcher les 1000 (je dis bien mille) marches dans la journ&eacute;e.\u00a0\u00bb (28\/09\/88) On comprend d&egrave;s lors que l&rsquo;une de ses premi&egrave;res d&eacute;cisions sera la construction d&rsquo;un ascenseur dans la maison que les nombreux confr&egrave;res de passage appr&eacute;cieront ; c&rsquo;est aussi l&rsquo;&eacute;poque o&ugrave; l&rsquo;aum&ocirc;nier de la prison de Fresnes, puis le responsable de la DCC y trouvent un logement. Si certains se plaisent &agrave; faire remarquer qu&rsquo;il avait parfois des sautes d&rsquo;humeur, nombreux sont ceux qui ont b&eacute;n&eacute;fici&eacute; de son sens de l&rsquo;accueil et de son attention aux autres. C&rsquo;est lui aussi qui remet en route les journ&eacute;es d&rsquo;amiti&eacute; qui permettent de fid&eacute;liser de nombreux bienfaiteurs. Apr&egrave;s quatre ann&eacute;es &agrave; Crillon, il accepte de remplacer le p&egrave;re Didelot &agrave; la comptabilit&eacute; provinciale et c&rsquo;est R&eacute;gis Peillon qui va le remplacer &agrave; la procure de Paris.<\/p>\n<p>La fonction &agrave; Lyon est plus calme, c&rsquo;est un travail de bureau que Michel a d&eacute;j&agrave; connu &agrave; Parakou ; il ne s&rsquo;en plaint pas et il est familier des chiffres : \u00ab\u00a0Merci de vos encouragements &agrave; sublimer ma t&acirc;che ingrate de manipulateur de chiffres. Tranquillisez-vous, je ne trouve pas cette t&acirc;che ingrate et mon &eacute;cran d&rsquo;ordinateur est plut&ocirc;t pour moi une fen&ecirc;tre ouverte sur les autre et&hellip; mais oui !&#8230; sur la contemplation.\u00a0\u00bb (27\/09\/93) Il met beaucoup de conscience professionnelle dans son travail : pratiquement chaque soir, d&egrave;s le repas termin&eacute;, il montait &agrave; son bureau, au lieu d&rsquo;aller prendre les nouvelles &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision ; ses livres de comptes &eacute;taient tenus avec une pr&eacute;cision d&rsquo;horloger : c&rsquo;&eacute;tait dans sa nature, il fallait que les choses soient bien faites. En 1998, au moment o&ugrave; il doit quitter le 150, il subit une op&eacute;ration au c&oelig;ur : triple pontage. L&rsquo;op&eacute;ration est r&eacute;ussie, mais il est long s&rsquo;en remettre. \u00ab\u00a0Je viens de passer trois semaines chez Melle Philom&egrave;ne Cros. [&hellip;] Les progr&egrave;s sont bien lents au regard de mon impatience. [&hellip;] J&rsquo;ai des vertiges tr&egrave;s fr&eacute;quents quand je me d&eacute;place. Tous les m&eacute;decins me disent qu&rsquo;il faut compter un an de r&eacute;cup&eacute;ration, sinon 20 mois, au tarif d&rsquo;un mois par heure d&rsquo;anesth&eacute;sie.\u00a0\u00bb (02\/10\/98)<\/p>\n<p>C&rsquo;est l&rsquo;&eacute;poque o&ugrave; il rejoint la maison de Montferrier o&ugrave; il va passer plus de 14 ans. Il aura quelques probl&egrave;mes de sant&eacute; : une petite op&eacute;ration &agrave; la main, un cancer &agrave; la prostate dont il gu&eacute;rira, les suites de son op&eacute;ration au c&oelig;ur, des vertiges et des bourdonnement d&rsquo;oreille, mais surtout des probl&egrave;mes d&rsquo;audition. Ce dernier probl&egrave;me ne le fait pas souffrir physiquement, mais l&rsquo;isole beaucoup de l&rsquo;entourage et des activit&eacute;s collectives. Il faut lui parler tr&egrave;s lentement. Dans un groupe, on peut dire qu&rsquo;il est seul, mais &agrave; deux on peut communiquer, et il aimait &eacute;voquer certains souvenirs de son pass&eacute; : c&rsquo;&eacute;tait alors un vrai plaisir de voir son regard s&rsquo;&eacute;panouir et un sourire &eacute;clairer son visage. Au mois de d&eacute;cembre 2012, il fait un AVC qui le laisse bien diminu&eacute; : il ne s&rsquo;en remettra pas. Il doit circuler en fauteuil roulant, il s&rsquo;alimente difficilement et ne reconna&icirc;t pas toujours ceux qui lui parlent : il est absent.<\/p>\n<p>Il nous a quitt&eacute;s le 1er f&eacute;vrier 2013 et a rejoint nombre de ses fr&egrave;res au cimeti&egrave;re de la maison de Montferrier.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash; Province de Lyon n&eacute; le 11 juillet 1924 &agrave; Lyondans le dioc&egrave;se de Lyonmembre de la SMA le 2 d&eacute;cembre 1944pr&ecirc;tre le 4 juillet&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":644,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-645","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/645","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=645"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/645\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/644"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=645"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=645"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=645"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}