{"id":78,"date":"2014-11-25T10:41:13","date_gmt":"2014-11-25T10:41:13","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=78"},"modified":"2014-11-25T10:41:13","modified_gmt":"2014-11-25T10:41:13","slug":"le-pere-arsene-gandon","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=78","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Ars\u00e8ne GANDON"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash;Province de Lyon<\/strong><\/p>\n<table style=\"height: 204px; width: 857px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td>&nbsp;<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-77\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2014\/11\/gandon.jpg\" alt=\"gandon\" width=\"113\" height=\"142\" \/><\/td>\n<td>&nbsp;<strong>Le P&egrave;re Ars&egrave;ne GANDON<\/strong><br \/>n&eacute; le 23 juin 1898 &agrave; Argentr&eacute; du Plessis<br \/>dans le dioc&egrave;se de Rennes, France<br \/>membre de la SMA le 5 mars 1924<br \/>pr&ecirc;tre le 29 juin 1923<br \/>d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 9 d&eacute;cembre 1985<\/td>\n<td>&nbsp;<\/p>\n<p>1923-1927 missionnaire en C&ocirc;te-d&rsquo;Ivoire, Gagnoa<br \/>1927-1936 Pont-Rousseau, professeur et recruteur<br \/>1936-1937 missionnaire en C&ocirc;te-d&rsquo;Ivoire, Abidjan<br \/>1938-1939 Pont-Rousseau, recruteur<br \/>1939-1940 mobilis&eacute;, prisonnier &agrave; Rennes<br \/>1940-1946 Pont-Rousseau, recruteur<br \/>1946-1950 Paris, procure<br \/>1950-1985 en famille, retir&eacute;, conf&eacute;rences missionnaires<br \/>pour le compte de la Propagation de la foi<\/p>\n<p>d&eacute;c&eacute;d&eacute; &agrave; Argentr&eacute;-du-Plessis, France, le 9 d&eacute;cembre 1985,<br \/>&agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 87 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Le p&egrave;re Ars&egrave;ne GANDON (1898 &#8211; 1985)<\/p>\n<p>Ars&egrave;ne Gandon est n&eacute; &agrave; Argentr&eacute;-du-Plessis en Ille-et-Vilaine. Il fr&eacute;quente l&rsquo;&eacute;cole libre de sa paroisse avant d&rsquo;entrer au petit s&eacute;minaire de Ch&acirc;teau-Giron en 1910 et de rejoindre, en 1914, le s&eacute;minaire de Pont-Rousseau. Admis au grand s&eacute;minaire de Lyon en 1915 pour y commencer sa philosophie, il part &agrave; l&rsquo;arm&eacute;e en f&eacute;vrier 1917 et est fait prisonnier. Lib&eacute;r&eacute;, il ne revient au grand s&eacute;minaire qu&rsquo;en octobre 1920. C&rsquo;est l&agrave; qu&rsquo;il prononce son serment missionnaire le 5 mars 1921. Il est ordonn&eacute; pr&ecirc;tre le 29 juin 1923.<\/p>\n<p>Il re&ccedil;oit alors une nomination pour la C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire. Il rejoint Grand-Bassam o&ugrave; il est accueilli par les p&egrave;res Paul Ezanno et Auguste Gaul&eacute;. Il n&rsquo;y reste que quelques mois. Il est en effet nomm&eacute; avec le p&egrave;re Person pour fonder la mission de Gagnoa. Le 1er f&eacute;vrier 1924, ils vont en chemin de fer d&rsquo;Abidjan &agrave; Dimbokro et poursuivent leur voyage &agrave; pied en 5 &eacute;tapes : Toumodi, Kokumbo, Oum&eacute;, Tiegba et Gagnoa o&ugrave; ils arrivent le 7 f&eacute;vrier. Ils logent d&rsquo;abord au campement administratif, puis s&rsquo;installent dans leurs cases et c&eacute;l&egrave;brent la messe dans leur &eacute;glise (20m x 8m) le 28 juin. De Gagnoa, le p&egrave;re Person part explorer Sassandra et Soubr&eacute; et le p&egrave;re Gandon visite Lakota. A P&acirc;ques 1925, ils c&eacute;l&egrave;brent les 5 premiers bapt&ecirc;mes, dont celui de Michel Aoulio qui sera cat&eacute;chiste pendant 40 ans.<\/p>\n<p>Le 27 juin 1925, le p&egrave;re Gandon quitte Gagnoa, physiquement &eacute;puis&eacute;. Apr&egrave;s un moment de repos, en 1926 et 1927, on lui confie l&rsquo;ouverture de la mission d&rsquo;Agboville. Ses ennuis de sant&eacute; continuent et le rendent insupportable. Il se brouille avec le chef coutumier des Abbeys et, devenu ind&eacute;sirable, il rentre en France le 7 d&eacute;cembre 1927.<\/p>\n<p>Le p&egrave;re Gandon est alors affect&eacute; &agrave; Off&eacute;mont dans l&rsquo;Oise comme professeur. Trois ans plus tard, en 1930, il rejoint l&rsquo;&eacute;cole apostolique de Pont-Rousseau comme professeur. A partir de 1933, il est d&eacute;tach&eacute; pour &ecirc;tre recruteur vocationnel &agrave; travers le pays nantais et toute la Bretagne. Il passe dans les paroisses et les &eacute;coles, visite les familles et pr&eacute;sente, chaque ann&eacute;e, 30 &agrave; 40 &eacute;l&egrave;ves &agrave; Pont-Rousseau o&ugrave; il faut construire un nouveau b&acirc;timent et trouver des sources de financement pour les accueillir. Tr&egrave;s d&eacute;vou&eacute;, mais se sentant peu encourag&eacute; par ses confr&egrave;res, il ne pense plus qu&rsquo;&agrave; la C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire.<\/p>\n<p>En 1936, son ancien sup&eacute;rieur de Gagnoa, le p&egrave;re Person, devient &eacute;v&ecirc;que au vicariat d&rsquo;Abidjan. Le p&egrave;re Gandon lui adresse une demande, favorablement accept&eacute;e. A son arriv&eacute;e, il est nomm&eacute; &agrave; Jacqueville. Par manque de missionnaires, il y est seul. Cette solitude lui p&egrave;se et va le d&eacute;moraliser. Il rentre en France en juin 1937. Apr&egrave;s 3 mois de repos, il est nomm&eacute; professeur de 5&egrave;me aux Roches &agrave; Chamali&egrave;res, mais ne s&rsquo;y trouve pas tr&egrave;s &agrave; l&rsquo;aise. Apr&egrave;s quelques mois &agrave; Martign&eacute;-Ferchaud, il est nomm&eacute; recruteur &agrave; Pont-Rousseau, un travail qu&rsquo;il conna&icirc;t et qui lui convient tr&egrave;s bien.<br \/>D&eacute;but f&eacute;vrier 1940, le p&egrave;re Gandon est mobilis&eacute; &agrave; Rennes. Fait prisonnier par les Allemands, et lib&eacute;r&eacute; quelques mois plus tard, il reprend son travail de recruteur &agrave; partir de la rue du Ballet, &agrave; Nantes, o&ugrave; les Fr&egrave;res de Saint-Jean-Baptiste de la Salle ont accueilli les &eacute;l&egrave;ves des Missions Africaines. Il parcourt les dioc&egrave;ses de l&rsquo;Ouest, va de paroisse en paroisse &agrave; bicyclette et visite les familles. Travail difficile qui demande beaucoup de pers&eacute;v&eacute;rance, car l&rsquo;accueil souhait&eacute; n&rsquo;est pas toujours au rendez-vous. C&rsquo;est &agrave; cette &eacute;poque que le p&egrave;re Gandon r&eacute;dige sous le titre P&egrave;re, parlez-nous de votre Afrique 2 livres d&rsquo;histoires illustr&eacute;es qui sont tr&egrave;s appr&eacute;ci&eacute;s.<\/p>\n<p>Dans ce travail d&rsquo;&eacute;veilleur de vocations, le p&egrave;re Gandon donne le meilleur de lui-m&ecirc;me. Ils sont nombreux, les p&egrave;res sma qu&rsquo;il a dirig&eacute;s vers le sacerdoce et la mission en Afrique. Mais il y a souvent des tensions entre lui et ses confr&egrave;res de Pont-Rousseau. Il d&eacute;sirerait un accueil plus souriant envers les parents des &eacute;l&egrave;ves qu&rsquo;il am&egrave;ne, une meilleure collaboration entre le sup&eacute;rieur et les professeurs. En juin 1946, se sentant incompris par un confr&egrave;re, il &eacute;crit au conseil provincial que, devant certaines m&eacute;thodes nouvelles d&rsquo;&eacute;ducation, il se sent vieilli et d&eacute;pass&eacute;. Sa d&eacute;mission est accept&eacute;e et il rejoint le p&egrave;re Duhil &agrave; la procure de Paris. C&rsquo;est l&agrave; qu&rsquo;il va commencer &agrave; pr&ecirc;cher des journ&eacute;es missionnaires pour l&rsquo;Oeuvre de la propagation de la foi.<\/p>\n<p>A partir d&rsquo;octobre 1950, il r&eacute;side en permanence chez lui, &agrave; Argentr&eacute;, d&rsquo;o&ugrave; il peut rayonner pour pr&ecirc;cher, chaque dimanche, une journ&eacute;e missionnaire. Progressivement, il assure 45 &agrave; 50 dimanches missionnaires par an. Il a lui-m&ecirc;me calcul&eacute; 1173 pr&eacute;dications missionnaires de novembre 1946 &agrave; No&euml;l 1971. Dans sa maison familiale baptis&eacute;e Villa Gagnoa, il re&ccedil;oit la visite de pr&ecirc;tres ivoiriens qu&rsquo;il a bien connus : l&rsquo;abb&eacute; Robert At&eacute;a, premier pr&ecirc;tre de Gagnoa, l&rsquo;abb&eacute; Barth&eacute;l&eacute;my Djabla&hellip; Il se r&eacute;jouit de voir certains de ceux qu&rsquo;il a envoy&eacute;s au s&eacute;minaire acc&eacute;der &agrave; des postes de responsabilit&eacute;, le p&egrave;re Joseph Hardy et monseigneur Patient Redois.<\/p>\n<p>Le 4 juillet 1973, il c&eacute;l&egrave;bre ses noces d&rsquo;or sacerdotales &agrave; Argentr&eacute;, entour&eacute; de sa famille, de ses amis, de ses confr&egrave;res. Monseigneur Jean-Marie Etrillard, ancien &eacute;v&ecirc;que de Gagnoa, pr&eacute;side la c&eacute;l&eacute;bration et c&rsquo;est l&rsquo;abb&eacute; Bruno Kwam&eacute; qui assure l&rsquo;hom&eacute;lie. Le 29 septembre, le cardinal Gouyon, archev&ecirc;que de Rennes, lui remet une d&eacute;coration en reconnaissance de ses 25 ans de pr&eacute;dication pour les O.P.M. : la croix Pro Ecclesia et Pontifice. Vers la mi-d&eacute;cembre de cette m&ecirc;me ann&eacute;e, il part pour 4 mois en C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire. C&rsquo;est un retour aux sources, &agrave; l&rsquo;occasion du cinquantenaire de la mission de Gagnoa. Le 4 mars 1974, en la cath&eacute;drale de Gagnoa, le p&egrave;re Gandon prononce une belle hom&eacute;lie d&rsquo;action de gr&acirc;ces en pr&eacute;sence d&rsquo;une grande foule. A la fin de cette c&eacute;l&eacute;bration, le pr&eacute;sident Houphou&euml;t-Boigny le fait officier de l&rsquo;Ordre National ivoirien. Il rentre en France, la joie au c&oelig;ur d&rsquo;avoir revu sa ch&egrave;re C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire et d&rsquo;avoir &eacute;t&eacute; si bien accueilli par ses confr&egrave;res.<\/p>\n<p>En octobre 1980, le p&egrave;re Gandon a des ennuis de sant&eacute;. Les religieuses d&rsquo;Argentr&eacute; l&rsquo;accueillent dans leur maison de retraite. C&rsquo;est l&agrave; qu&rsquo;il f&ecirc;te ses 60 ans de sacerdoce, entour&eacute; d&rsquo;amis et de confr&egrave;res, dont le p&egrave;re Joseph Malval. Le 15 ao&ucirc;t 1983, monseigneur Paul Dacoury, nouvel &eacute;v&ecirc;que auxiliaire d&rsquo;Abidjan, passe quelques heures avec lui. Il se met &agrave; genoux pour recevoir la b&eacute;n&eacute;diction du vieux pr&ecirc;tre qui, &agrave; son tour, demande la b&eacute;n&eacute;diction &eacute;piscopale. Puis, au fil des jours, la fatigue s&rsquo;accentue et, fin octobre 1985, il ne c&eacute;l&egrave;bre plus la messe. Il nous quitte le 9 d&eacute;cembre au soir, &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 87 ans.<\/p>\n<p>Vous seul pouvez dire &#8211; et encore qui conna&icirc;t ? &ndash; le nombre de vocations mission-naires que le Seigneur s&rsquo;est plu &agrave; faire na&icirc;tre &agrave; travers vos efforts. Certes, nous le savons tous : Paul a pr&ecirc;ch&eacute;, Apollos a baptis&eacute;, Ars&egrave;ne a appel&eacute; &agrave; la mission, mais le Seigneur agissait en tous (P&egrave;re Patrick Harrington au p&egrave;re Gandon, le 29 juin 1983).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci&eacute;t&eacute; des Missions Africaines &ndash;Province de Lyon &nbsp; &nbsp;Le P&egrave;re Ars&egrave;ne GANDONn&eacute; le 23 juin 1898 &agrave; Argentr&eacute; du Plessisdans le dioc&egrave;se de Rennes, Francemembre de la SMA le&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":77,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-78","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/78","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=78"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/78\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/77"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=78"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=78"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=78"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}