{"id":911,"date":"2015-01-17T18:57:45","date_gmt":"2015-01-17T18:57:45","guid":{"rendered":"https:\/\/bkpdefunts.smainternational.info\/?p=911"},"modified":"2015-01-17T18:57:45","modified_gmt":"2015-01-17T18:57:45","slug":"le-pere-emile-riebstein","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/?p=911","title":{"rendered":"Le P\u00e8re Emile RIEBSTEIN"},"content":{"rendered":"<p><strong>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013Province de Strasbourg<\/strong> <\/p>\n<table style=\"height: 17px; width: 1044px;\">\n<tbody>\n<tr>\n<td><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-full wp-image-910\" src=\"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/Riebstein_Emile.jpg\" alt=\"Riebstein Emile\" width=\"113\" height=\"141\" \/><\/td>\n<td>n\u00e9 le 22 f\u00e9vrier 1891 \u00e0 Turckheim<br \/>dans le dioc\u00e8se de Strasbourg, France<br \/>membre de la SMA le 7 juin 1913<br \/>pr\u00eatre le 1er juillet 1917<br \/>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 28 f\u00e9vrier 1974<\/td>\n<td>\n<p>1917-1921 missionnaire en C\u00f4te d\u2019Or et Togo anglais<\/p>\n<p>1921-1947 missionnaire au Togo<br \/>1926-1932, visiteur<br \/>1949-1954 Shawinigan, Canada<br \/>1955 Zinswald<br \/>1955-1960 Canada, Shawinigan puis Montr\u00e9al<br \/>1961-1967 Mulhouse, aum\u00f4nier<br \/>1967-1974 Saint-Pierre, retir\u00e9<\/p>\n<p>d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 Saint-Pierre, France, le 28 f\u00e9vrier 1974,<br \/>\u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 83 ans<\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<p>Le p\u00e8re \u00c9mile RIEBSTEIN (1891 &#8211; 1974)<\/p>\n<p>\u00c9mile Riebstein est n\u00e9 \u00e0 Turckheim, au dioc\u00e8se de Strasbourg, le 22 f\u00e9vrier 1891. Il commen\u00e7a ses \u00e9tudes secondaires \u00e0 Chanly en 1904. La maison de Chanly, fond\u00e9e en 1902 par le P\u00e8re Desribes, avait \u00e9t\u00e9 ouverte en 1903. Elle fut \u00e9cole apostolique jusqu\u2019en 1907, puis celle des novices venus de Lyon. Le P\u00e8re Riebstein n\u2019y resta qu\u2019une ann\u00e9e et il poursuivit le cours de ses \u00e9tudes \u00e0 Keer, de 1905 \u00e0 1910. Suivirent une ann\u00e9e de noviciat, deux ann\u00e9es de philosophie et une ann\u00e9e de th\u00e9ologie au grand s\u00e9minaire de Lyon. Il fit le serment d\u2019appartenance \u00e0 la Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines le 7 juin 1913, \u00e0 Lyon.<\/p>\n<p>En d\u2019ao\u00fbt 1914, au d\u00e9but de la Premi\u00e8re Guerre mondiale, il \u00e9tait en vacances dans sa famille \u00e0 Turckheim. La loi allemande admettait que les clercs sous-diacres devaient \u00eatre exempt\u00e9s du service militaire arm\u00e9. Le s\u00e9minariste Riebstein n\u2019\u00e9tait pas encore sous-diacre, mais, avec l\u2019autorisation du P\u00e8re Ranchin, sup\u00e9rieur du s\u00e9minaire de Lyon, il put se pr\u00e9senter, en octobre, \u00e0 l\u2019\u00c9v\u00eaque de Strasbourg, Mgr Fritzen, qui accepta de lui conf\u00e9rer le sous-diaconat. Par suite, le conseil de r\u00e9vision l\u2019exempta du service arm\u00e9, mais le d\u00e9signa pour le service de sant\u00e9. Cependant, il pouvait, en attendant, rester dans sa famille. Cette situation se prolongeant, il demanda, en 1915, un laissez-passer pour se rendre en Hollande, afin d\u2019y continuer sa pr\u00e9paration au sacerdoce. Il obtint satisfaction, arriva \u00e0 Keer et le P\u00e8re Mathivet, sup\u00e9rieur de la maison, lui confia l\u2019instruction de quelques \u00e9l\u00e8ves de 5e. Il pouvait en m\u00eame temps revoir sa th\u00e9ologie.<\/p>\n<p>\u00c0 la fin de l\u2019ann\u00e9e scolaire, il exprima le d\u00e9sir de retourner au s\u00e9minaire. Une solution se pr\u00e9sentait \u00e0 lui. Depuis quelques ann\u00e9es, en effet, la Province d\u2019Irlande avait ouvert un grand s\u00e9minaire \u00e0 Cork pour ses futurs missionnaires. Avec un laissez-passer pour l\u2019Irlande, notre s\u00e9minariste gagna ce pays, en octobre 1915, et fut re\u00e7u au s\u00e9minaire irlandais. Il y fit deux ann\u00e9es de th\u00e9ologie. Il put aussi y perfectionner ses connaissances de la langue anglaise. Il fut ordonn\u00e9 pr\u00eatre le 1er juillet 1917 \u00e0 la cath\u00e9drale de Cork, par Mgr Callaghan, \u00e9v\u00eaque du dioc\u00e8se. Le lendemain de son ordination, il c\u00e9l\u00e9bra une premi\u00e8re messe dans une Chapelle de Religieuses, c\u00e9r\u00e9monie tr\u00e8s simple, \u00e0 laquelle assist\u00e8rent une dizaine de personnes seulement. Il ne pouvait \u00eatre question, en cette p\u00e9riode de guerre, de retourner en Alsace, et il fallait bien renoncer aux grandes solennit\u00e9s qui, \u00e0 l\u2019occasion d\u2019une premi\u00e8re messe, auraient \u00e9t\u00e9 organis\u00e9es dans la paroisse natale de Turckheim.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s quelques semaines de vacances en Irlande, le nouveau pr\u00eatre, ayant re\u00e7u sa destination pour la mission de la C\u00f4te d\u2019Or, chercha les moyens de rejoindre son champ d\u2019apostolat. Les Sup\u00e9rieurs le laissaient libre d\u2019attendre que les dangers de la guerre sous-marine s\u2019estompent. N\u00e9anmoins, ayant obtenu un passeport pour la C\u00f4te d\u2019Or, il prit un bateau qui quitta Liverpool le 12 octobre 1917. Le voyage s\u2019effectua sans incidents graves jusqu\u2019en C\u00f4te d\u2019Or.<\/p>\n<p>Son premier poste de mission fut Cape-Coast. Mais il n\u2019y demeura que quelques semaines. D\u00e8s le d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e 1918, il fut nomm\u00e9 pour le Togo, qui allait \u00eatre, pendant presque 30 ans, le pays o\u00f9 s\u2019exercerait son z\u00e8le missionnaire.<\/p>\n<p>Le Togo, devenu colonie allemande en 1884, \u00e9tait \u00e9vang\u00e9lis\u00e9, depuis 1892, par les P\u00e8res du Verbe Divin de Steyl. Ces P\u00e8res avaient r\u00e9ussi \u00e0 former une chr\u00e9tient\u00e9 florissante. En 1914, la Mission \u00e9tait devenue Vicariat Apostolique. Mais en 1914 aussi, une convention provisoire entre l\u2019Angleterre et la France avait partag\u00e9 le Togo en deux zones d\u2019influence : une zone fran\u00e7aise avec le nord et l\u2019est avoisinant le Dahomey (An\u00e9cho, Atakpam\u00e9, Sokod\u00e9) et une zone anglaise avec Lom\u00e9 et Misoh\u0153. Les P\u00e8res allemands ne purent plus exercer leur minist\u00e8re librement. Il leur fallait des laissez-passer pour circuler dans le pays et leur activit\u00e9 se trouvait ainsi entrav\u00e9e. En quelques ann\u00e9es, la belle mission du Togo allait vers la ruine et les P\u00e8res du Verbe Divin furent expuls\u00e9s. Ces derniers quitt\u00e8rent le Togo le 10 janvier 1918, regrett\u00e9s par une population qui les voyait partir avec consternation.<\/p>\n<p>Il s\u2019agissait maintenant d\u2019assurer une rel\u00e8ve et de redonner aux missions catholiques leur vitalit\u00e9 pr\u00e9c\u00e9dente. Mgr Hummel, Vicaire Apostolique de la C\u00f4te d\u2019Or, nomm\u00e9 le 11 janvier 1918, Adminis\u00actrateur Apostolique de la Mission du Togo, n\u2019avait qu\u2019un petit nombre de missionnaires pour son Vicariat de la C\u00f4te d\u2019Or. Il d\u00e9l\u00e9gua Mgr Steinmetz, Vicaire Apostolique du Dahomey, pour administrer la portion fran\u00e7aise du territoire, et, pour la zone anglaise, il commen\u00e7a par d\u00e9tacher de la C\u00f4te d\u2019Or le P\u00e8re Reymann, sup\u00e9rieur de K\u00e9ta, et le P\u00e8re Riebstein. Les deux P\u00e8res arriv\u00e8rent \u00e0 Lom\u00e9 le 17 janvier 1918.<\/p>\n<p>Dans l\u2019imm\u00e9diat, le P\u00e8re Riebstein devait, entre autres travaux, s\u2019occuper des \u00e9coles. Une t\u00e2che d\u00e9licate et difficile ! \u00c9voquant plus tard ses souvenirs, le P\u00e8re mentionnera la directive que lui avait donn\u00e9e d\u00e8s le d\u00e9but le fonctionnaire anglais charg\u00e9 de l\u2019enseignement : P\u00e8re, lui avait-il dit, je veux que les \u00e9coles allemandes de la mission deviennent anglaises. Ce premier changement, qui ne s\u2019\u00e9tait pas fait sans peine, fut suivi d\u2019un autre peu de temps apr\u00e8s. En 1919, l\u2019accord de Londres attribua la plus grande partie du Togo \u00e0 la France, la Grande-Bretagne gardant seulement quelques r\u00e9gions de l\u2019ouest, proches de la C\u00f4te d\u2019Or. Cet accord devint d\u00e9finitif en 1920 et les Anglais quitt\u00e8rent Lom\u00e9 le 1er octobre 1920. Alors le directeur fran\u00e7ais de l\u2019enseignement donna ses consignes au P\u00e8re Riebstein : Votre \u00e9cole anglaise, dit-il, doit devenir une \u00e9cole fran\u00e7aise. L\u2019enseignement de l\u2019anglais cependant continua dans les hautes classes jusqu\u2019en 1924, pour conduire les \u00e9l\u00e8ves jusqu\u2019aux classes terminales des \u00e9coles anglaises.<\/p>\n<p>Dans le domaine eccl\u00e9siastique, il y eut aussi de rapides changements apr\u00e8s la guerre. En janvier 1921, Mgr Cessou fut nomm\u00e9 Administrateur Apostolique pour le Togo fran\u00e7ais. En 1923, il devint Vicaire Apostolique. La m\u00eame ann\u00e9e, le Togo britannique, qui avait \u00e9t\u00e9 rattach\u00e9 au Vicariat Apostolique de la C\u00f4te d\u2019Or, devint, avec Keta et Denu, le Vicariat Apostolique de la Basse-Volta et Mgr Hermann en fut le premier Vicaire Apostolique.<\/p>\n<p>Au Vicariat Apostolique du Togo, qui comprenait tout le Togo sous mandat de la France, la mission reprit peu \u00e0 peu sa marche en avant pour r\u00e9parer les ruines de la guerre. Le P\u00e8re Riebstein qui, d\u2019abord vicaire, \u00e9tait depuis 1920 quasi-cur\u00e9 de Lom\u00e9, y aidait de tout son pouvoir, dans sa paroisse et, autant que possible, dans les stations de l\u2019int\u00e9rieur. En 1923, il put rentrer en cong\u00e9 en France et il vint c\u00e9l\u00e9brer \u00e0 Turckheim, sa paroisse natale, le 10 juin 1923, sa premi\u00e8re messe solennelle.<\/p>\n<p>Le P\u00e8re passa ce premier cong\u00e9 dans sa famille \u00e0 Turckheim et dans notre maison de Vigneulles. Il put prendre quelque repos. Mais il avait un ouvrage important \u00e0 r\u00e9aliser : composer une grammaire et un vocabulaire de la langue \u00e9w\u00e9, deux outils indispensables aux missionnaires qui viendraient au Togo. Ce travail fut effectu\u00e9 en 1923-1924. Les deux livres furent imprim\u00e9s en 1925. Une deuxi\u00e8me \u00e9dition de la grammaire parut en 1947.<\/p>\n<p>Le P\u00e8re Riebstein retourna au Togo dans le courant de l\u2019ann\u00e9e 1924. Son activit\u00e9 principale fut de nouveau l\u2019administration de la paroisse de Lom\u00e9. Il fut aussi, de 1926 \u00e0 1932, visiteur, c\u2019est-\u00e0-dire sup\u00e9rieur des missionnaires s.m.a. du Vicariat du Togo. En 1935, lui furent d\u00e9cern\u00e9es les Palmes Acad\u00e9miques pour ses travaux de linguistique \u00e9w\u00e9 et pour son action remarquable \u00e0 la direction des \u00e9coles. En 1942, son jubil\u00e9 sacerdotal d\u2019argent fut c\u00e9l\u00e9br\u00e9 avec un grand \u00e9clat \u00e0 Lom\u00e9 et \u00e0 An\u00e9cho. \u00c0 cette occasion, il re\u00e7ut la Croix Pro Ecclesia et Pontifice. Apr\u00e8s la mort de Mgr Cessou, en 1945, il fut nomm\u00e9 Administrateur Apostolique du Vicariat Apostolique de Lom\u00e9, et il remplit cette fonction avec succ\u00e8s, du 8 avril 1945 au 11 d\u00e9cembre 1946, jour o\u00f9 Mgr Strebler, successeur de Mgr Cessou, prit possession de sa charge de Vicaire Apostolique.<\/p>\n<p>Le P\u00e8re Riebstein rentra en cong\u00e9 en Alsace au mois d\u2019ao\u00fbt 1947, ayant quitt\u00e9 Lom\u00e9 le 18 juillet 1947. Une toute nouvelle situation allait bient\u00f4t s\u2019introduire dans sa vie. Au mois de mai 1947, se rencontrant \u00e0 Rome pour l\u2019Assembl\u00e9e G\u00e9n\u00e9rale de la Soci\u00e9t\u00e9, les Provinciaux d\u2019Alsace et d\u2019Am\u00e9rique firent des projets pour l\u2019\u00e9tablissement des Missions Africaines au Canada. En 1948, le P\u00e8re Geisser, Alsacien, mais appartenant \u00e0 la Province d\u2019Am\u00e9rique, fut d\u00e9sign\u00e9 par le Sup\u00e9rieur G\u00e9n\u00e9ral, sur la proposition des deux Provinciaux, pour faire conna\u00eetre notre \u0153uvre au Canada fran\u00e7ais et y ouvrir une maison destin\u00e9e \u00e0 la formation de futurs missionnaires. La Province de l\u2019Est, ayant pris sur elle cette fondation, devait fournir au P\u00e8re Geisser le personnel n\u00e9cessaire. Il fallait, pour commencer, trouver un confr\u00e8re sachant l\u2019anglais et ayant quelque exp\u00e9rience des missions en Afrique.<\/p>\n<p>Le P\u00e8re Riebstein, qui revenait de missions, se porta volontaire pour seconder le P\u00e8re Geisser dans sa fondation nouvelle et la Province de l\u2019Est accepta avec enthousiasme cette proposition g\u00e9n\u00e9reuse, inspir\u00e9e par un grand acte de z\u00e8le missionnaire. En 1948, le P\u00e8re Riebstein fut donc nomm\u00e9 pour notre \u0153uvre au Canada. En attendant le d\u00e9part, il s\u00e9journa \u00e0 Vigneulles, enseignant dans quelques petites classes de novices et postulants Fr\u00e8res. Pendant ce temps, le P\u00e8re Geisser parcourait les dioc\u00e8ses du Qu\u00e9bec dans le but de trouver la place o\u00f9 \u00e9tablir la future fondation. Au mois de mai 1949, il fit savoir au P\u00e8re Riebstein que Mgr Pelletier avait accept\u00e9 d\u2019accueillir la Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines dans son dioc\u00e8se de Trois-Rivi\u00e8res.<\/p>\n<p>Au mois de juin 1949, le P\u00e8re Riebstein se mit en route pour rejoindre le Canada. Il se rendit \u00e0 Tenafly et, vers la fin du mois d\u2019octobre, le P\u00e8re Geisser et lui partirent ensemble pour Trois-Rivi\u00e8res. Mgr Pelletier les re\u00e7ut fort aimablement et souhaita grand succ\u00e8s \u00e0 leur entreprise. Un terrain, en bordure de la ville de Shawinigan, avait \u00e9t\u00e9 offert au P\u00e8re Geisser. D\u00e8s le mois de novembre, on y commen\u00e7a la construction du noviciat. La b\u00e9n\u00e9diction solennelle en fut faite par Mgr Pelletier le 10 juin 1951 et les premiers novices canadiens arriv\u00e8rent au mois de septembre 1951. En 1955, le P\u00e8re Geisser ouvrit un s\u00e9minaire \u00e0 Montr\u00e9al qui fut b\u00e9ni solennellement le 12 mai 1957 par S. Em. le Cardinal L\u00e9ger. Le P\u00e8re Riebstein travailla au Canada jusqu\u2019en 1960. Il fut ma\u00eetre des novices \u00e0 Shawinigan jusqu\u2019en 1954, sup\u00e9rieur de Shawinigan en 1955-1956, et directeur au s\u00e9minaire de Montr\u00e9al de 1956 \u00e0 1960.<\/p>\n<p>En 1960, le P\u00e8re revint en Europe. Il fut aum\u00f4nier au Foyer Notre-Dame de la rue Th\u00e9nard \u00e0 Mulhouse du 6 mars 1961 \u00e0 1967. Le 5 d\u00e9cembre 1967, il entra \u00e0 la maison d\u2019accueil de Saint-Pierre. Il y mourut sept ans plus tard, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 83 ans, le 28 f\u00e9vrier 1974. Ses obs\u00e8ques furent c\u00e9l\u00e9br\u00e9es le 2 mars. La messe conc\u00e9l\u00e9br\u00e9e fut pr\u00e9sid\u00e9e par Mgr Lingenheim, qui pronon\u00e7a l\u2019hom\u00e9lie.<\/p>\n<p>Les pages pr\u00e9c\u00e9dentes ne refl\u00e8tent que le cadre ext\u00e9rieur de la vie du P\u00e8re Riebstein. Pour conna\u00eetre plus de son \u00e2me d\u2019ap\u00f4tre, de sa vie int\u00e9rieure, il est bon d\u2019entendre quelques passages de l\u2019hom\u00e9lie de Mgr Lingenheim.<\/p>\n<p>S\u2019adressant au cher disparu et notant combien les Africains voyaient proche d\u2019eux le P\u00e8re Riebstein, Mgr Lingenheim dit : Proche des Togolais, vous l\u2019\u00e9tiez par votre simplicit\u00e9, votre g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, votre bont\u00e9. Proche d\u2019eux, vous l\u2019\u00e9tiez par votre profonde compr\u00e9hension, par votre effort constant en vue de p\u00e9n\u00e9trer et saisir le sens de leurs us et coutumes, par votre effort d\u2019assimilation des secrets de leur langue et de leurs proverbes. Par amour pour eux et aussi pour permettre aux jeunes missionnaires d\u2019\u00eatre en mesure de mieux les approcher et de mieux les comprendre, vous vous \u00eates attel\u00e9 \u00e0 la rude t\u00e2che de la composition d\u2019un dictionnaire Ew\u00e9-Fran\u00e7ais et Fran\u00e7ais-Ew\u00e9 et d\u2019un livre d\u2019exercices. Vous y avez ajout\u00e9 un syllabaire Ew\u00e9 longtemps en usage dans les \u00e9coles catholiques et m\u00eame dans les \u00e9coles officielles quand l\u2019\u00e9tude de la langue \u00e9w\u00e9 y fut introduite. Nombreux sont les jeunes missionnaires qui se sont servis de vos travaux&#8230;<\/p>\n<p>Mgr Lingenheim rappelle aussi qu\u2019il avait \u00e9t\u00e9 accueilli comme jeune missionnaire en 1934 \u00e0 Lom\u00e9 par le P\u00e8re Riebstein et qu\u2019il avait \u00e9t\u00e9 quelque temps son vicaire \u00e0 la cath\u00e9drale et ajoute : J\u2019ai pu appr\u00e9cier vos qualit\u00e9s humaines, sacerdotales et missionnaires. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 t\u00e9moin de votre grand amour de l\u2019Afrique, de votre z\u00e8le pastoral, de votre constant d\u00e9vouement, de votre profonde pi\u00e9t\u00e9, de votre rigoureuse r\u00e9gularit\u00e9 aussi ; le tout mis au service de la paroisse et aussi de la communaut\u00e9 missionnaire. Vos efforts tendaient \u00e0 en faire profiter les jeunes et \u00e0 les leur communiquer afin de mieux les pr\u00e9parer \u00e0 leurs t\u00e2ches et responsabilit\u00e9s de demain&#8230; Monseigneur termine en exprimant sa reconnaissance \u00e0 celui que les Africains appelaient Fadavi, c\u2019est-\u00e0-dire petit P\u00e8re parce qu\u2019ils le savaient petit dans le sens de simple, sans complexe de sup\u00e9riorit\u00e9, dans le sens de se faire tout \u00e0 tous pour les gagner tous \u00e0 J\u00e9sus-Christ.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Soci\u00e9t\u00e9 des Missions Africaines \u2013Province de Strasbourg n\u00e9 le 22 f\u00e9vrier 1891 \u00e0 Turckheimdans le dioc\u00e8se de Strasbourg, Francemembre de la SMA le 7 juin 1913pr\u00eatre le 1er juillet&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":910,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3],"tags":[],"class_list":["post-911","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-necrologe-sma"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/911","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=911"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/911\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/910"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=911"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=911"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.defunts.smainternational.site\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=911"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}