Société des Missions Africaines (SMA)

Internationale

Le Père Michel LAMURE




Né le 23 novembre 1936 à Lyon (Rhône), diocèse de Lyon et baptisé le 17 décembre dans la paroisse Saint-Augustin à Lyon. Il a 8 frères et 2 sœurs et il est le 9e enfant de la famille. Son papa est encaisseur à EDF.
Il commence ses études à l’institution Denuzière, à Lyon, puis vient à Chamalières (1950 à 1953) et continue à Pont-Rousseau jusqu’à la philo en 1957. Il a le BEPC et les deux bacs (mention bien au premier) Noté à la sortie de Pont-Rousseau : « Excellente influence sur ses condisciples, influence marquante. » (20/05/57) et à la sortie de Chamalières philo : « Remarquable à tous points de vue. » (06/08/58) À Chanly, on note que ses relations avec ses confrères sont « bonnes, mais gênées par un sérieux excessif. » (08/05/59)
En novembre 1960, il commence son service militaire à Fréjus et le termine à Abidjan ; Il demande alors à faire un an de stage en Côte d’Ivoire pour mieux étudier sa vocation. Connaissant bien le père Gotte, il demande à aller chez lui à Yamoussoukro. Accordé.
Premier serment temporaire 16/07/1959
Serment perpétuel 28/06/1965
Sous-diaconat 29/06/1965
Diaconat 01/11/0965
Ordination 06/01/1966
1962-1963 – Yamoussoukro, une année de stage
Comme instituteur, après deux ans de service militaire. Il est chez le père Gotte qu’il connaît bien par ailleurs.
10/1966/07/1970 – Rome, études bibliques, licence en écriture sainte
Il suit les cours à l’Angelicum. Très bons résultats : « bene probatus ».
10/1970-07/1973 – Lyon, consortium, professeur d’écriture sainte
10/1973-07/1974 – Lyon, écriture sainte pour le recyclage des nda
et accompagnateurs des sma
Rien sur cette période, si ce n’est qu’il est délégué à l’Assemblée provinciale de 1973
En juin 74, il est nommé officiellement par Mgr Yago professeur d’Ecriture Sainte à Anyama et aussi au noviciat des sœurs à Moossou. Il semble que ce soit pour des raisons familiales (maladie de ses parents) que son départ est retardé. En attendant, « nous comptons que tu pourrais donner de ton temps et de ta peine à l’économat du 150, poste difficile à fournir et qui n’aura pas de titulaire définitif avant Pâques de l’an prochain, en mettant les choses au mieux. » (du Conseil 20/09/74)
10/1974-08/1975 – Lyon, 150, économe
10/1975-03/1976 – Lyon 150, économe et recyclage
Il accepte d’être économe, mais souhaite ne pas dépasser le mois de juin 75 et pouvoir partir en Afrique après. Il passera en juin les consignes à M. Girardeau et restera six mois sur place pour l’aider le cas échéant.
03/1976-06/1976 – Jérusalem, recyclage
Il fait ce recyclage à l’école biblique de Jérusalem, et, le poste de prof d’Écriture Sainte étant pourvu, il est mis à la disposition de l’archevêque d’Abidjan pour servir dans le diocèse. « Les sœurs nda ne veulent pas que je paie ma pension, alors par représailles, je pense que la Province pourrait leur payer un abonnement à la Croix par avion pour un an, car elles n’ont rien comme journaux. » (06/05/76) « Au 150 depuis 6 ans, tu as été l’homme de toutes les situations jusqu’à l’économat inclus. Tu as suivi l’évolution de la maison avec intelligence et en cela tu as été un collaborateur apprécié du père Messner et du Conseil provincial, nous t’en remercions chaleureusement. » (16/03/76)
1976-1978 – Grand-Bassam, vicaire
1978-09/1981 – aumônier des Sœurs de Notre-Dame de la Paix
et professeur au grand séminaire (à partir de 80)
Il a pour curé le père Messner. Moossou et Grand-Bassam viennent d’être réunies.
Janvier 77, décès de son papa : il rentre et place sa maman chez les Petites Sœurs des Pauvres ; elle décèdera en juillet 77.
Il anime des sessions et en plus des cours qu’il leur donne, il prêche aussi des retraites aux religieuses. « Pas mal sollicité pour d’autres causeries ou exposés bibliques, si bien que la paroisse ne me voit guère. » (03/02/78)
En septembre 78, il ne garde de la paroisse que les cours au lycée second cycle.
« Toujours les cours de Bible (3 h/semaine), de dogme (1h), liturgie (1h), Histoire de l’Église (1h). Depuis septembre, je suis officiellement aumônier du noviciat. En fin de semaine, je suis détaché au service du diocèse pour animer des sessions, récos. Il y a des moments de bourre, et des accalmies, mais le temps file vite. » (02/01/79)
1980, le père Messner rejoint Dabou ; il est le seul sma dans le secteur.
« A partir de la rentrée, je ferai la navette Moossou/Anyama chaque semaine avec le père Giovanni (de Don Orione, mon curé) qui enseigne la morale à Anyama, mais je ne pourrai peut-être pas avoir autant de temps pour les sessions et les retraites en paroisses. » (25/09/80)
09/1981-04/1983 – Abidjan, curé de Saint-Charles Lwanga
et professeur d’écriture sainte à Anyama
Il est professeur à Anyama, « au titre de dépannage pour un an. » (21/10/81)
80000 habitants sur la paroisse. En plus de la pastorale, et des cours au séminaire, aménager, réparer le presbytère, des sessions, des retraites….
En mars 83, il est sur la liste pour être vice-régional ; il est aussi délégué à l’Assemblée générale et à l’Assemblée provinciale.
1983-1989 – Paris, Hidalgo, vice-provincial
1989-1990 – Lyon et Ars, année sabbatique,
Professeur du séminaire à Ars et accueil des pèlerins à Ars
C’est tout à fait au dernier moment, pour remplacer quelqu’un qui vient de se désister qu’il accepte ce poste à Ars. « Il faudrait surtout un homme de référence, sans résider en permanence à Ars, mais rencontrer les jeunes régulièrement. […] Il y a un autre prêtre et d’autres viennent pour les cours ; ton rôle serait surtout d’accompagner les jeunes en discernement. Est-ce un clin d’œil du Seigneur, pas du tout prévu à mon programme. » (sa lettre au provincial du 06/08/89)
Ils sont 13 jeunes âgés de 20 à 35 ans de tous les niveaux intellectuels et toutes les sensibilités religieuses. Il ne s’occupe pas du côté matériel ni du côté disciplinaire. Il doit faire l’initiation à la prière, les grands courants spirituels, et l’initiation aux grands maîtres spirituels.
« J’ai vu ma chambre, vaste et vide, avec deux lavabos, un qui est un peu taché et l’autre qui fuit. Pas d’armoire à linge, mais ça viendra. Pas d’étagère, mais des planches posées sur des briques forment des étagères pratiques, parce que mobiles et modulables à loisir. Un bureau venu de l’évêché : un inspiré, un jour, lui coupa deux pieds sur six : résultat l’équilibre en a souffert. Le plancher est de bois et se plaît à craquer, ce qui met de la vie dans la maison. » (27/09/89)
Alors que les Conseils général et provincial lui proposent d’aller au Zaïre, il écrit aux deux responsables une longue lettre de 8 pages qu’il termine par le résumé suivant : « Je vous redis mon attachement profond à la SMA ; […] Je considère comme essentielle la formation spirituelle et sacerdotale pour un servie de l’Église qui remplisse une et comble un cœur qui lâche tout pour le Christ. […] Respect des diverses sensibilités, mais pas d’alignement systématique sur l’opinion la plus courante qui n’est pas forcément la plus évangélique. Place importante faite à la prière personnelle. » (08/02/90)
1990-1993 – Kalonda (Kikwit), professeur et directeur spirituel au grand séminaire
Il est nommé à Kalonda en attendant la construction du foyer de Kimwenza dont il sera le responsable.
« Avec 105 séminaristes ici, il n’y a pas de quoi s’ennuyer. » (10/12/90)
« Je ne veux pas faire de la SMA une exclusivité, mais m’engager en même temps dans l’Église locale, fidèle en cela à la pensée du Fondateur. » (05/02/91)
Le provincial lui répond : « Je comprends bien ton point de vue, mais peut-être y aura-t-il moyen, même à Kinshasa de concilier les besoins de la SMA et ceux des diocésains. C’est sûr qu’il y a une carence dans la formation spirituelle des séminaristes diocésains, et comme il semble que tu aies un charisme en ce domaine, il serait dommage de ne pas l’exercer. Mais nous ne pouvons pas non plus mettre de côté la formation des candidats sma africains. Grand dilemme ! » (le provincial 12/03/91)
« Je me sens de plus en plus appelé à m’investir totalement dans ce service de formation des séminaristes zaïrois et dans l’aide que je peux apporter aux prêtres diocésains. C’est une urgence criante à Kalonda et Kikwit, et je comprends bien l’angoisse de Mgr Mununu chargé des séminaires de ces 5 diocèses. » (12/07/91)
En 91, il rentre tout à fait dans l’esprit de la venue d’Africains dans la SMA. Le problème, c’est leur niveau en français.
En 93, il devrait rentrer en congé, mais il retarde d’une année pour être là à l’ouverture de la nouvelle maison de Kimwenza « ce qui n’a en soi rien d’héroïque, car fut un temps où les séjours étaient de 4 ans. » (30/03/93)
1993-1997 – Kimwenza (Kisantu), responsable et professeur au foyer sma
Nostalgie en quittant Kalonda, et en même temps une joie discrète mais réelle de ma replonger en milieu SMA. Il a 7 élèves la première année.
C’est en 94 seulement que le chantier touche à sa fin.
Ses lettres sont beaucoup moins fréquentes pour cette période où il est responsable et les nouvelles données sont le plus souvent d’ordre général, sauf les nouvelles dues à l’insécurité : pour Raymond Joly, le vol de sa voiture et de l’argent retiré à Kin (144 millions de zaïres), et pour Christian van Bunnen, « on lui a pris seulement 4 à 5 millions de zaïres, donc pas grand chose !  » (16/04/97)
Il écrit quelquefois à 3 ou 4 heures du matin…
1997-2003 – Kimwenza (Kisantu), Professeur et services divers
En 1997, c’est Paul Chataigné qui prend la direction de la maison et lui, il est chargé du ravitaillement, des repas. Il semble qu’il y ait un peu de laisser aller dans la vie des étudiants au foyer (influence anglophone ?)
En 2002, c’est Séraphin qui va remplacer Michael comme supérieur du foyer. Michel rentre en France et prolonge son congé, car Rome ne lui renouvelle pas sa nomination. Il s’étonne : « Suis-je un obstacle pour les jeunes en formation, ou pour les confrères ? […] Ma tendance à trop servir les pauvres ? J’ai reconnu mon excès, et cette année j’ai fait un réel effort que je voulais encore intensifier. […] Le Congo, est-ce fini pour moi ? Partir avec une impression d’avoir raté la mission confiée ? […] Puis-je proposer mes services ici au Congo dans un séminaire. J’aurais aimé un engagement auprès des étudiants du Campus. […] J’obéirai à mes supérieurs… » (lettre au provincial 02/07/02)
2003-2006 – Kinshasa, repart en février, aumônier des étudiants
Il faut que la demande à l’évêché vienne du supérieur général ou régional. Il prolonge un peu son congé en France et en janvier il reçoit sa nomination comme aumônier des étudiants : « Tu auras plus de travail que tu ne pourras en faire ».
Il est contacté aussi pour être l’aumônier de la communauté du Magnificat à Kinshasa.
Il loge à la cathédrale et reçoit de la Province la moitié de sa retraite pour sa subsistance (et non pour la donner à ceux qui le sollicitent).
Le monde des étudiants est immense à Kinshasa et il ne peut faire tout ce qu’on lui demande.
Il part en congé en 2006 et le provincial lui demande de ne pas retourner au Congo.
2006-2008 – Lyon 150,au musée jusqu’en novembre 2006
De septembre à novembre, il est mis à la disposition du musée, jusqu’à l’arrivée de Pierre Legendre.
Il est associé au frère André pour la procure. L’évêque de Belley le voudrait à Ars pour recevoir les pèlerins et être l’aumônier du Carmel. Il se dit aussi incapable de remplacer un jour le frère André, car il est analphabète au sujet de toutes les machines utilisées (ordinateurs ou autres).
Le Conseil lui demande de rester au 150 (petits achats, apéritifs, réfectoire…) et il rend très facilement des services pastoraux à l’extérieur de la maison.