
Le Père Jean-Louis DUFFÈS
décédé à Montpellier
le jeudi 9 janvier 2025 à l’âge de 89 ans.
Ses funérailles ont été célébrées
Le lundi 13 janvier à 10 h 15
en la chapelle de la maison de Montferrier
Né le 28 mars 1936 à Montpellier (Hérault).
Ordonné prêtre le 6 janvier 1962.
1962-1964 : à Paris, étudiant en licence d’enseignement religieux.
1964-1971 : à Choubra et Héliopolis, en Egypte, étudiant en arabe et copte
10/1971-10/1975 : à Sakakini (Héliopolis) : curé copte catholique.
1975-1976 : à Largentières (Viviers) : stage, recyclage pastoral.
1976-1978 : à Montferrier : curé et aumônier d’hôpital.
1988-1992 : à Pignan (Montpellier) : curé et aumônier d’hôpital.
1992-2003 : à Abidjan : vicaire puis curé à Saint Michel d’Adjamé.
2003-2004 : à Paris, rue Crillon : année sabbatique.
2004-2007 : à Niamey : service d’accueil à l’évêché.
2007 : à Lyon, 150 : soins et convalescence.
2008-2017 : à Lyon, 150 : en charge des objets du musée.
2017-2024 : à Montferrier : résident.
Né le 28 mars 1936 à Montpellier (Hérault), diocèse de Montpellier et baptisé le même jour à la chapelle de la maternité. Il perd son papa très tôt. Sa maman est ménagère et il a une sœur. Il commence ses études à l’école de garçons de Ruoms (Ardèche), puis va au petit séminaire d’Aubenas (oct. 47 – janvi 49à a Maison Saint-Joseph à Annonay. Il rentre à Pont-Rousseau en 1951 en 4e. On remarque en 1955 : « Très dévoué, timidité à l’abord, perd ses moyens aux examens officiels. »
Il est au noviciat en 57-58. Avant son premier serment, on note : « L’influence qu’il pourrait exercer sur ses confrères est gênée par sa timidité, nerveux, émotif, timide, la lecture en public lui est une dure épreuve. (13/05/58).
Encore au 150, 4 jours après son ordination, il écrit : « J’ai l’honneur de vous annoncer que je suis volontaire pour l’Egypte, si Dieu le veut, malgré les événements actuels et l’urgence de l’apostolat en Afrique noire. En effet, depuis 4 ans, je suis attiré vers cette vocation spéciale au service des Coptes. Durant deux ans, j’ai refusé d’écouter cet attrait, mais comme il persistait toujours, je me suis mis à l’étude des liturgies orientales durant mes temps libres, et cette année de l’arabe, et, avec les encouragements de Monseigneur Hubert et du RP Dubois, je désire franchement me consacrer au service des Coptes. » (10/01/62)
Premier serment temporaire 16/07/1958
Serment perpétuel 29/06/1961
Sous-diaconat 30/06/1961
Diaconat 24/09/1961
Ordination 06/01/1962
1962-1964 – Paris, étudiant à l’ISPC (Institut Supérieur Catéchétique)
Licence d’enseignement religieux
Il suit les cours avec les pères Claude Geay et Dominique Gokelaere. Au moment où il termine ses deux années, on note : « Le père est desservi par sa timidité et par une certaine conscience de ses limites qui le rendent craintif parfois. Avant d’aborder un ministère difficile, il serait bon qu’il puisse mûrir davantage sa personnalité et acquérir de l’expérience. » (mai 64)
Il est mis à disposition du régional pour le diocèse d’Héliopolis.
08/1964-10/1964 – Choubra, Le Caire, étudiant en arabe
10/1964-10/1965 – Héliopolis, étudiant en arabe et copte
« Si j’avais à continuer un travail apostolique dans un « cadre latin », qui, directement ou indirectement attire les jeunes Égyptiens vers une formation latine, vers une église latine, en conscience, étant certain d’être en accord avec les directives œcuméniques actuelles, malgré l’ordre de mes supérieurs locaux, malgré la faiblesse de mon jugement, je refuserai un tel travail qui tenterait de maintenir à tout prix la présence de l’Église latin en Égypte, et je préférerais partir ou « m’occuper autrement », plutôt que d’attirer des orientaux dans un cadre latin. » (19/09/64)
10/1965-10/1971 – Zifta (Héliopolis), curé copte catholique
« Je suis en pleine crise de découragement. […] A cause de certaines circonstances ou habitudes, je n’arrive pas à établir un véritable contact avec la population. Les rares fois où je sors dans la rue, j’ai comme un carcan sur les épaules. […] J’ai honte d’être curé d’une église copte catholique, un représentant de l’Uniatisme, alors qu’à Rome même les documents officiels affirment que l’Uniatisme est une des grandes difficultés pour l’Union, pour l’œcuménisme. » (03/04/71)
10/1971-10/1975 – Sakakini (Héliopolis), institut catéchétique du Caire
« Je pense qu’avec le progrès dans la recherche œcuménique, il n’était pas normal que moi, latin, je reste fonctionnaire curé d’une église copte uniate, montrant alors que Rome désirerait, malgré les dernières directives, continuer le développement de l’uniatisme. Je pense que les orthodoxes préfèrent que je me présente à eux tel que je suis, tout en connaissant et estimant leur rite : une position plus loyale envers eux peut ouvrir vers un dialogue et un témoignage plus œcuménique. Je puis affirmer que notre position actuelle est vue d’un très bon œil par la nonciature et par d’autres personnalités. » (26/08/72)
« Avec plusieurs prêtres, nous sommes persuadés qu’il n’y a plus de place pour nous, missionnaires latins en Égypte. […] Le Coprex de février 1975 déclare : « Le Coprex, après consultation des parties intéressées, estime que la responsabilité de la Société des Missions Africaines vis à vis du vicariat apostolique d’Héliopolis devait cesser en 1977 au plus tard. En conséquence, chacun des confrères doit envisager d’ici deux ans sa reconversion possible soit en Égypte, soit ailleurs. » (01/07/75)
10/1975-08/1976 – Largentière (Viviers), stage, recyclage pastoral
Il définit ainsi son parcours : « Ordonné prêtre en 1962, je me portais comme volontaire pour l’Égypte où personne n’était parti depuis longtemps, croyant y avoir un travail pastoral dans une petite paroisse orientales en contact avec la population locale. Mais on m’envoya suivre pendant deux ans les cours de l’Institut de pastorale catéchétique de Paris. Arrivée en Égypte en septembre 1964, pendant une année, je partageais mon temps entre le séminaire copte catholique et la cathédrale latine d’Héliopolis. En décembre 1965, et jusqu’en janvier 1972, j’étais curé dans une petite paroisse copte catholique du delta, célébrant les sacrements dans le rite copte. Cependant, je voyageais plusieurs fois par mois au Caire où avec un confrère nous formions des religieuses et des laïcs de langue arabe afin de prendre la responsabilité de l’institut catéchétique du Caire que nous avions lancé. Cet institut est actuellement à la charge des gens de langue arabe ; il formait cette année environ 200 jeunes catéchistes du Caire, presque tous orthodoxes. […] J’ai quitté cette paroisse en janvier 72 pour la maison régionale des Missions Africaines où nous avions le centre catéchétique. Depuis 5 ans, je ne m’occupe plus que des recherches scientifiques dans l’Institut catéchétique. J’ai écrit 4 livres. » (01/07/75)
Il apprend par un de ses cousins qu’un poste serait libre dans son secteur paroissial de l’Ardèche et il l’accepte.
À quatre prêtres, ils ont la charge de 8 paroisses. Il est heureux dans cette paroisse, mais il écrit qu’il est disposé à accepter certains services pour la Société en France.
Au moment où la Province pense à construire une maison de retraite à Montpellier, elle pense aussi qu’une implantation pastorale dans le diocèse serait bien pour que les confrères âgés puissent garder contact avec des confrères plus jeunes. Il accepte la proposition d’autant plus que « c’est à Montpellier que j’ai poussé mon premier cri. » (17/01/76)
1976-1988 – Montferrier (Montpellier), curé et aumônier d’hôpital
Pour commencer, il va loger à la maison de retraite du diocèse à Baillarguet. Il aura en charge deux paroisses, Valflaunes et Lauret, toutes les deux entre 15 et 20 kms de Baillarguet.
A partir du 1er octobre 1977, il est chargé à mi-temps de l’aumônerie catholique du Centre Paul Lamarque (centre anti-cancéreux et de la clinique du val d’Aurelle. Les premiers jours se passent très bien et il est très bien accueilli à Baillarguet par les sœurs et les vieux prêtres du diocèse.
Une longue lettre du 17 juillet 84 explique comment maintenant il loge dans un F3 au diocèse de Montpellier dans le collège Saint-Roch et il est depuis peu responsable du secteur Cevenol-Pic St Loup (10 prêtres pour 32 paroisses). Il a tout fait pour refuser cette nouvelle nomination. Dans son appartement, il peut y loger sa maman du lundi au samedi ; (elle va chez sa fille pendant les week-ends. Au point de vue financier, cela semble un peu juste.
1988-1992 – Pignan et Saussan (Montpellier), curé et aumônier d’hôpital. Il y part avec sa maman presque aveugle : elle décède en octobre 89.
En juin 90, on lui demande de prendre la direction d’un centre d’accueil pour les stagiaires sma à Choubra. Il répond qu’il reste à Pignan encore pendant deux années, et après, pourquoi pas ? « Si le Conseil persiste dans cette nomination, je suis prêt à donner mon accord. » (05/07/90)
En 91, on lui propose pour 92 d’abord le Zaïre, puis en second Abidjan. Il répond qu’il préfère Abidjan, car il a pratiquement toujours travaillé en ville.
1992-2002 – Abidjan, vicaire puis curé à Saint-Michel d’Adjamé
Sa nomination date du 9 septembre 92. En 94, il a une chambre à Montferrier pour ses congés et il peut ainsi revoir bien des anciennes connaissances.
Rien sur cette période de 10 ans avant une lettre de juin 2000 où il dit, après avoir annoncé qu’il y aurait une quinzaine d’ordinations dans le diocèse d’Abidjan pendant plusieurs années : « Si la Fondation Afrique n’envoie pas à Saint-Michel d’Adjamé des prêtres très dynamiques, pleins de zèle apostolique, imaginatif et créatif, je ne vois pas pourquoi maintenir la présence de la SMA à Saint-Michel. Je prends patience un ou deux ans. En septembre 2002, il demande à être relevé de sa charge de curé où il est depuis juin 98 où il avait accepté de remplacé Joseph Morandeau pendant l’année de son recyclage, et il demande une année de recyclage pour 2003. Le régional et le provincial sont d’accord.
2003-2004 – Crillon, année sabbatique
Il suit les cours à l’AFM et accepte de payer lui-même les frais de scolarité.
Il a des problèmes de vue. Il dit qu’il accepterait de repartir en Côte d’Ivoire, mais comme aumônier en ville, ou dans une léproserie en brousse, ou encore comme vicaire ou prêtre auxiliaire dans une paroisse. Il ne peut pratiquement plus conduire. 2004-2007 – Niamey, à l’évêché. Il est mis à la disposition du régional du Bénin Niger. Il est avec l’évêque et il s’occupe de l’évêché. L’évêque avait demandé un confrère discret et fraternel. « Je suis chargé de l’intendance de la maison épiscopale, tout en rendant prochainement quelques services à la cathédrale. « À Niamey, la pastorale est très différente de celle que j’avais dans la paroisse populaire Saint-Michel d’Adjamé où j’étais curé ces dernières années : les foules qui envahissaient les messes dominicales, les 12 chorales paroissiales, les visiteurs qui encombraient mon bureau, tous les groupes ou mouvements catholiques possibles et inimaginables, les cent vingt catéchistes, les centaines de baptêmes d’adultes, de jeunes ou d’écoliers, etc. etc. C’était comme l’écrivait un missionnaire père blanc « la mission d’un lendemain de Pentecôte », mais ici c’est plutôt, semble-t-il, « la mission du petit matin de Pâques. » (18/12/04). Il initie le père Déva, jeune sma indien, à la langue française.
2007 – Crillon, soins, convalescence
2008 janvier – Lyon 150, s’occupe des pièces du musée
« On pourrait te demander, dans un premier temps de prendre en charge la bibliothèque au sous-sol et les livres vendus aux journées d’amitié. » (21/12/07)
Il collabore avec le SIP pour rentrer les données dans l’ordinateur, et il est aussi chargé de la gestion du stock des objets africains et de la tenue des archives en remplacement d’Elie Cocho. Confrère très apprécié.
