
Le père Michel LEMIÈRE
décédé le lundi 8 Septembre 2025 à l’âge de 86 ans. Ses funérailles ont été célébrées le vendredi 12 septembre à 10 heures 30 en la chapelle
des Missions Africaines
à Montferrier-sur-Lez
Né le 6 mai 1939 à Caen (Calvados), diocèse de Bayeux
Ordonné prêtre le 26 décembre 1965
1966-1967 : Lyon (La Grand’Croix), année pastorale
1967-1970 : Saioua (Daloa, Côte d’Ivoire), vicaire
1970-1975 : Issia (Daloa), vicaire
1975-1979 : Issia (Daloa), curé
1979 : à l’Arbresle, trois mois de recyclage
1979-1982 : Sinfra (Daloa), curé
1982-1983 : Paris, recyclage à l’AFM
1983-1988 : Sinfra (Daloa), curé
1988-1991 : Paris, Hidalgo, secrétaire provincial
1991-1995 : Issia (Daloa), curé
1996-2001 : Abobodoumé (Yopougon, RCI), supérieur régional
2002-2006 : Séwéké (San Pedro, RCI), vicaire
2006-2012 : Baudonne, animation et services pastoraux
2013-2024 : Rezé, membre de la communauté
2024-2025 : Montferrier, résident
Né le 6 mai 1939 à Caen (Calvados), diocèse de Bayeux et baptisé le à Sainte-Thérèse de Caen le lendemain. Il a une sœur et deux frères dont l’un est prêtre dans le diocèse de Bayeux. Son papa est employé à la banque de France. Il fait toutes ses études secondaires au petit séminaire de Caen, de 1951 à 1959 (il a le BEPC).Il pense déjà à ce moment-là aux missions, mais comme sa maman est réticente (mais pas son papa), il fait ses deux années de philosophie scolastique au grand séminaire de Bayeux (1959-1961). Il rentre au noviciat en octobre 1961. Il fait une partie de son service militaire en Allemagne.
Il est ordonné prêtre dans son diocèse, dans la paroisse du Sacré-Cœur de la Guérinière, par l’évêque de Bayeux et Lisieux, Mgr André Jacquemin.
Premier serment temporaire 08/07/1962
Serment perpétuel 28/06/1965
Sous-diaconat 05/09/1965
Diaconat 01/11/1965
Ordination 26/12/1965
1966-1967, Lyon (La Grand’Croix), année pastorale
1967-1970, Saioua (Daloa), vicaire
1970-1975, Issia (Daloa), vicaire
Il a pour curé le père Dario Falcon, un sma italien. « Nous choisissons des objectifs communs : un gros effort pour la ville d’abord, et ensuite un effort pour aller vers les villages jamais contactés. […] Pour moi, j’essaierai de dominer mon esprit caustique qui fait parfois du mal aux autres. » (01/10/72)
1971 : commencement de la nouvelle église au centre du village. Elle sera inaugurée à Pâques 1973.
« Issia en pleine expansion : adduction d’eau en cours, ouverture d’un CFG, axe routier Man-San Pedro, en passant par Issia. […] Il reste à organiser la catéchèse pour le primaire. Pour le CEG, ce sera plus difficile tant qu’on sera dans des bâtiments provisoires. » (27/09/74)
En mai 1975, décès de sa maman. « C’est dur à accepter, mais quelle chance d’avoir une famille comme celle des Missions Africaines. Je puis vous assurer que dans un cas comme celui-là, ce n’est pas du baratin. De plus, les chrétiens d’Issia et même beaucoup d’autres viennent me saluer. Bien sûr, c’est fastidieux, mais c’est tout de même un réconfort. » (24/05/75)
1975-1979, Issia (Daloa), curé
à la fin de l’année il fait le recyclage de l’Arbresle (trois mois)
Au début, il a Charles Tranvouez comme vicaire. A partir de 1977, il a comme vicaire Paul Pageaud, avec lequel il s’entend bien: « Il aime beaucoup aller en brousse. Je le laisse faire en faisant attention qu’il ne se crève pas. […] Pour beaucoup de choses de l’apostolat, il est assez traditionnel. […] Je pense qu’il est naïf et qu’il n’a pas encore compris qu’un bété ne dit jamais non. […] Nous avons construit derrière la mission un centre d’accueil pour les catéchistes en session. » (24/03/77)
1979-1982, Sinfra (Daloa), curé
« La mission est agréable, suffisamment loin de la piste pour ne pas vivre dans la poussière tout au long de la journée. L’église est grande et bien aérée. Les sœurs n’habitent pas très loin et je prends pension chez elles tous les midis. Le soir, si je suis las, je me fais ma popote tout seul. Pour manger, j’ai une paillotte derrière la mission. » (Circulaire du 30/10/79) En décembre 1974, il apprend par un télégramme de son frère la mort de son papa. « Ici, les gens ont été d’une gentillesse extrême, comme savent l’être les Africains quand il y a la mort. […] Je n’ai pas jugé bon de me déplacer, car ma famille est ici et elle est bien grande pour une personne seule. » (04/12/79)
1982-1983, Paris, recyclage à l’AFM
Il loge au Perreux sur Marne et propose à Maurice Biotteau de partager son logement ; finalement, il fera communauté avec Louis Perrochaud; il assure messe et prédication 1 dimanche sur 2
« Nous avons un petit pavillon pour nous deux, avec eau, électricité et chauffage gratuits. Pour la cuisine nous nous débrouillons avec gazinière et frigidaire et pour les ablutions rituelles eau chaude et eau froide à volonté. La vie parisienne est un peu dingue. Tout le monde court et se presse (dans les deux sens du mot, en courant et en se compressant dans les rames du métro). »
Il termine son recyclage par un voyage de trois semaines en Terre Sainte.
1983-1988, Sinfra (Daloa), curé
Son voyage de retour se fait en voiture à travers le désert. 3 R 4 dont l’une conduite par Louis Perrochaud. « Nous avons réellement bu 10 litres d’eau par jour et par personne. » « Notre apostolat auprès des femmes de fonctionnaires a porté du fruit : 5 baptêmes et 4 mariages l’an dernier. […] Comme dans beaucoup de missions du diocèse de Daloa, je passe beaucoup de temps avec les Burkinabés, mais je n’abandonne pas pour cela les Gouros, 30% de la population. […] Un événements marquant pendant les vacances : l’installation du Saint-Sacrement dans une chapelle burkinabé à 25 km de Sinfra. […] La fête a commencé à minuit, jusqu’à 16 h de l’après-midi. Il y avait au moins 300 personnes. […] La ville de Sinfra ne cesse de s’agrandir : 32 000 habitants aujourd’hui. A l’arrivée du père Dufour, en 1952, la superficie faisait 35 000 habitants, aujourd’hui elle en compte 112 000. »
Pendant l’année 1986, il vit avec un ami prêtre qui fait chez lui son année sabbatique. Il en est très heureux et satisfait. A la rentrée, ce prêtre est remplacé par le père Henri Neau.
Nous avons 5 équipes pour l’animation de la messe e dimanche. En juin 1988, le diocèse perd 5 de ses prêtres : deux sma rappelés en France, un père blanc retourne au Burkina, un prêtre ivoirien retourne dans son diocèse et un autre part en stage…
1988-1991, Paris, Hidalgo, secrétaire provincial
Il succède à ce poste à Jean Charrier. Il est le secrétaire du Conseil, chargé du Lien et également de l’hôtellerie, de l’économat et de la comptabilité de la maison.
« J’ai l’impression d’avoir mis mon sacerdoce au porte-manteau pour un certain nombre d’années, du fait que je n’ai plus d’activités pastorales. Mais c’est un service à rendre à la grande famille des Missions Africaines. »
Dans une lettre au régional de Côte d’Ivoire, il explique en 1991 qu’il se sent sous-occupé, n’ayant plus que l’économat et l’accueil dans la maison où les rôles ont été redistribués. Il envisage son retour, mais, tout en préférant le diocèse de Daloa, il n’est pas fixé sur un lieu précis. Il écrit entre autres : « Il est clair que je ne tiens pas à retourner à Issia […] Un autre diocèse peut-être, mais où ? » Le Conseil le laisse repartir après trois ans au lieu de quatre. C’est pourtant à Issia qu’il va se retrouver. Il est remplacé par Albert Leroy.
1991-1995, Issia (Daloa), curé
Il remplace Paul Pageaud à la paroisse, ce dernier terminant la construction de la grotte et s’occupant du séminaire où il doit s’installer en quittant la paroisse. Michel aura comme vicaire Joseph Arsac qui sera aussi chargé des communautés burkinabés du diocèse.
Quand Michel est nommé régional, c’est Joseph Arsac qui devient curé de la paroisse d’Issia. Ils se sont toujours très bien entendus et secondés l’un l’autre.
1996-2001, Abobodoumé (Yopougon), supérieur régional
2002-2006, Séwéké (San Pedro), vicaire de Dario Dozio
En plus du ministère ordinaire du dimanche et de la semaine, il a pris la formation permanente des catéchistes pour adultes et a pris en charge l’un des secteurs de brousse. Il s’occupe aussi de tous les problèmes liés au mariage pour les couples qui veulent le célébrer.
Dario devant partir en Angola en 2005, il fait bien savoir qu’il n’est pas question qu’il devienne le responsable de la paroisse. Il accepterait de prendre la comptabilité, à condition que les sœurs prennent en charge tout le dossier « adoption »
2006-2012, Baudonne, animation et services pastoraux
Il est très satisfait de la présence d’un prêtre africain dans l’équipe, le père Félix Houessou.
Des problèmes de vue l’obligent à laisser sa voiture en 2012, et il demande à rentrer à Montferrier, après avoir pensé un moment aller à Rezé pour être plus près de sa famille.
2013-2024 : Rezé, membre de la communauté
2024-2025 : Montferrier, résident.
