
Le père Roger Poupard
décédé le jeudi 20 mars 2025 à l’âge de 99 ans.
Ses funérailles ont été célébrées
Le samedi 22 mars à 9 h 30 en la chapelle de la maison de Montferrier
Né le 22 novembre 1926 à Courlay, diocèse de Poitiers
Ordonné prêtre le 9 février 1950
1950-1954 : à Chamalières, professeur de cinquième
1954-1958 : à Banikoara (Kandi), responsable
1958-1960 : à la Roche-Bernard, en soin
1960-1964 : à Chamalières : conseiller spirituel
1964-1965 : à la Croix-Valmer, en repos 1965-1973 : à Rezé puis aux Couets,
conseiller spirituel, animation spirituelle et aumônier
1973-1974 : à Tanguiéta, aumônier de l’hôpital
1974-1975 : à Kouandé (Natitingou), vicaire
1975-1981 : à Chaponost : animation missionnaire et comptabilité
1981-1987 : à Lyon, comptabilité provinciale 1987-1988 :à Lyon, année sabbatique
1988-1991 : à Lyon, au service informatique des procures
1991-2002 : à Rezé, vice-supérieur et comptabilité puis en retraite
2003-2025 : à Montferrier, résident
* Né le 22 novembre 1926 à Courlay, dans les Deux-Sèvres, dans le diocèse de Poitiers et baptisé le lendemain.
* 1938 -1949 : études secondaires à Saint-Joseph de Bressuire
* 1940 – 1944 : études secondaires au petit séminaire de Montmorillon
* 1944 – 1946 : Philosophie au grand séminaire de Poitiers
lettre du 2 juillet 1946 : “Dès mon entrée au petit séminaire, je songeais moi aussi à me consacrer à ces autres âmes qui attendent là-bas la venue du Christ. Mais comme ce ministère est beau et exige ce renoncement et cet amour de la croix qui caractérisent partout les vrais disciples du maître, aussi, ai-je préféré attendre pour être plus sûr de l’appel. Maintenant, l’appel se fait de plus en plus puissant…”
Il fait donc son noviciat à Lyon et doit arriver au début, avant les autres, pour pouvoir avoir un peu de détente avant de commencer l’année scolaire suivante.
* 1946 – 1950: Théologie à Lyon
* 30 octobre 1948: 1er serment temporaire
* 27 octobre 1949: serment perpétuel
* 28 octobre 1949: sous diacre
* 9 février 1950: prêtre
* Juin 1950: affecté à Chamalières
du 28 juin 1950: “Votre état de santé ne permettant pas votre départ immédiat en mission, le conseil provincial vous a nommé professeur à l’école apostolique de Chamalières pour la rentrée prochaine.”
* du mois d’avril 1952: “Malgré la beauté de la vocation du prêtre professeur, je n’oublie pas que je suis entré dans la Société des Missions Africaines en vue de réaliser ma vocation missionnaire en terre d’Afrique. Mon départ immédiat en mission fut empêché malheureusement par un état de santé pas encore satisfaisant. Cette raison a disparu comme le prouve le certificat joint à ce petit mot. Je viens donc vous demander, etc.”
* 1954 à 1958 : Banikoara
21 juin 1954 : nommé à la préfecture de Parakou.
lettre du 29 janvier 1957 : “J’espère pouvoir terminer la chapelle ; il me restera à construire, car l’ancienne commence à tomber en ruine.”
* rentre malade en 1958 (poumons et système digestif) Le docteur lui donne 6 mois de repos.
* 29 juillet 1958, nommé à Pont-Rousseau préfet de spiritualité chez les petits et directeur de la maison. Il refuse cette dernière fonction car il ne se sent ni fait ni prêt pour l’assurer. Finalement, il n’ira pas à Rezé et restera deux ans à se soigner au sana de la Grolle Saint-Bernard, dans les Charentes. Les poumons sont plus vite guéris que l’appareil digestif .
* 2 juin 1960 : il est nommé à Chanly, mais nomination sans suite.
* 1er juillet 1960 : nommé à Chamalières en remplacement du père Dubois qui pourra ainsi retourner en Égypte. Il est conseiller spirituel. Nommé pour 1 an, il y restera trois ans.
* 1963 : nommé à Chanly
lettre du 4 mai 1963: “Tout marche assez bien au noviciat, sauf le maître des novices. Je ne suis pas encore parvenu à m’habituer à cette maison. À cela, il y a de nombreuses raisons: d’abord ma santé qui s’adapte difficilement à ce climat humide et changeant, et surtout à la nourriture. Il faut avoir bon estomac, bon foie et bons intestins pour digérer la cuisine belge. Malheureusement, ce n’est pas mon cas… Je ne vois pas du tout à Chanly comme remplaçant du père Douau. Les circonstances de ma venue ici, les difficultés de santé que je rencontre et l’ambiance pas très “détendant” font de Chanly, pour moi, pour l’instant, plus un lieu de pénitence qu’un séjour agréable.”
* 13 mars 11964 :on lui demande de terminer le mandat du père Redois, nommé évêque, c’est-à-dire jusqu’en août 1965. Finalement, un nouveau supérieur est nommé en 1964 et le père Poupard est mis à la disposition du supérieur de Pont-Rousseau le 13 juin 1964. Mais il commence par une année de repos à La Croix-Valmer.
* 1965 – 1973 : Rezé, les Couets. A partir de 1969, il est chargé de l’animation missionnaire au Centre Saint-Paul.
Une lettre de 1970 dit qu’il a toujours des ennuis de santé et qu’il ne se sent pas à la hauteur de sa tâche
19 janvier 1972: nommé vice-supérieur de Pont-Rousseau avec le père Kerlévéo
délégué à l’assemblée provinciale de 1973
* 1973 – 1975: Mgr Redois l’invite à venir passer trois mois à Natitingou. Il va y rester deux ans. Le conseil l’autorise à profiter de l’offre et l’affecte au diocèse de Natitingou, en espérant qu’il pourra y faire un séjour normal.
Il fait un an à Tanguiéta, rentre se reposer en 1974
Il repart à Kouandé
lettre du 26 mars 1975: “Dans un premier temps, je me voyais assez bien faisant un travail de procure ou de comptabilité, tout en assurant un certain travail pastoral.”
* 15 mai 1975, nommé pour un an d’essai à Chaponost: animation spirituelle
* 16 mars 1976: nommé comptable de la maison de Chaponost, dont il est nommé vice supérieur en 1977
* 6 mars 1981: nommé comptable provincial à partir du 1er juillet, à la suite du père Rozier. Le 1er juillet 1983, il est renommé à cette charge pour quatre ans
* 1987 – 1988 : année de recyclage, avec base à Lyon. On compte sur sa présence pour la vie de la communauté au 150.
* 21 avril 1988 : nommé adjoint du père Bouchet au service de l’informatisation des procures. On lui demande de seconder le père Didelot jusqu’à l’arrivée de Maurice Collaudin.
* à partir du 1er septembre 1991, et pour 4 ans, nommé à la communauté de Rezé
seconder le père Erhel pour la comptabilité et l’économat
animation de la maison, ouverture à l’extérieur
Nommé vice supérieur de la communauté en novembre 1991, fonction prolongée en 1995 jusqu’à la nomination d’un nouveau supérieur.
* 20 juillet 1996: confirmé comme comptable de la maison de Rezé et nommé économe
renommé vice-supérieur en 1997 pour trois ans
* 24 juin 1999: renommé comptable de Rezé pour trois ans, mais déchargé de la fonction d’économe, confiée au supérieur de la maison.
1991-2002 : à Rezé, vice-supérieur et comptabilité puis en retraite. Il est un peu l’âme de la maison. En plus de son travail d’économe, il a dû souvent suppléer à Louis Perrochaud comme supérieur, et pousser, conseiller Gérard Boullery. Il se sent bien à Rezé, mais très fatigué ; il a très peu de sommeil (4 h par nuit, est une « bonne nuit » pour lui). Il demande à partir à Montferrier l’an prochain, trouvant que le moment est venu de se retirer. Il ne refuserait pas une nomination dans une autre maison où il n’aurait pas de responsabilité. Il est attentif à une bonne vie communautaire (il trouve qu’il n’y a pas assez de réunions de la communauté). Il apprécie beaucoup l’Amicale des Naudières, essaie de l’encourager et d’y être présent.
Roger Poupard : Il a une cruralgie qui le fait bien souffrir. Il avait eu cela lors de son congé. C’est revenu récemment. Il travaille à l’organisation de la bibliothèque et suit la préparation de la journée « Portes Ouvertes » du 20 octobre. Il est inquiet de la maladie de Raymond Domas.
Il va bien. Actuellement, il n’a pas de souci particulier de santé, à part le sommeil qui lui est difficile, mais c’est une chose qu’il traîne depuis longtemps. Il participe au maximum aux activités proposées par la maison.
Il rentre sur ordinateur les livres de la bibliothèque.
Il a une vie très réglée, très équilibrée (lecture, prière détente) et très souple en même temps, il sait s’adapter.
Il dort peu (quatre à cinq heures par nuit). Cela l’ennuie, mais il ne s’affole pas. Il a une certaine philosophie de la vie qui lui permet de regarder ce qui arrive avec sérénité.
Il est heureux d’être venu assez tôt dans cette maison qu’il apprécie beaucoup.
Il est heureux dans la maison et remercie tant le personnel que les confrères. Autrefois il participait aux activités de la maison mais maintenant il « ne peut plus ».
Sa grande souffrance est de ne pas pouvoir dormir la nuit. Il est fatigué le matin et se réveille vraiment l’après-midi pour aller jouer à la belotte. (Visite de F. du Penhoat, septembre 2013)
Il dit sa joie d’être venu assez tôt à Montferrier pour profiter de la retraite pendant que sa santé est encore bonne.
Effectivement il est en bonne santé ; mais ce qui le fait souffrir c’est qu’il ne dort pas beaucoup, pas plus de 4 heures par nuit et encore avec des réveils.
Je remarque qu’à certains moments il tremble des mains, en particulier à la chapelle. Je le lui dis, mais il me dit que non, puis il reconnaît que peut-être cela lui arrive à certains moments.
