Société des Missions Africaines (SMA)

Internationale

Le Père Joseph LABROSSE

Société des Missions Africaines – Province de Lyon

LABROSSE Joseph né le 19 septembre 1907 à Saint-Germain-la Montagne
dans l’archidiocèse de Lyon, France
membre de la SMA le 25 juillet 1933
prêtre le 6 janvier 1937
décédé le 7 avril 1992

1937-1938 Tanta, Egypte, professeur
1938-1944 Abidjan, Côte-d’Ivoire 
1944-1947 Bingerville (Abidjan), professeur
1947-1949 Aboisso (Grand-Bassam)
1949-1962 Adiaké (Grand-Bassam)
1962-1964 Dabré (Abidjan)
1964-1965 Dabou, maison régionale
1965-1966 Kpapékou et Guibéroua (Gagnoa)
1965-1981 Lyon, responsable de l’EMI
1981-1985 Lyon
1985-1991 Lyon, Petites Sœurs des Pauvres, retiré
1991-1992 Montferrier

décédé à Montferrier-sur-Lez, France, le 7 avril 1992
à l’âge de 85 ans

Le père Joseph LABROSSE (1907 – 1992)

Joseph Labrosse naît le 19 septembre 1907 à Saint-Germain-la-Montagne (Loire), diocèse de Lyon. Sa famille compte 6 enfants : 2 filles et 4 garçons. Joseph est l’aîné. Deux de ses frères deviennent prêtres, dont l’un mariste ; le troisième, l’un des premiers jocistes de Lyon, sera directeur de la librairie des Éditions ouvrières.

La maman a beaucoup de mérite à élever cette famille nombreuse, dans un petit logement et avec de bien maigres ressources, car le papa, sacristain à l’église de l’Immaculée-Conception, est peu payé. C’est donc dans une famille riche de foi, mais pauvre d’argent, que Joseph grandit.

Il suit, durant deux ans, des études secondaires à Saint-Priest (1929-1931). Il rejoint Chanly (1931-1933) pour la philosophie et le noviciat : il y devient membre des Missions Africaines le 25 juillet 1933. Il poursuit ses études théologiques au 150 et il est ordonné prêtre, le 6 janvier 1937.

Il est d’abord envoyé comme professeur au collège de Tanta, en Egypte, où il se déplaît profondément, et d’où il envoie, le 8 mars 1938, une longue lettre intéressante dans laquelle il raconte sa jeunesse : Je ne suis qu’un gros primaire, qui a poussé un peu plus loin que le certificat d’études, mais dans des études techniques et professionnelles (dans la mécanique) beaucoup plus que classiques et livresques. Sorti de l’école à 15 ans½, j’ai gagné ma vie jusqu’à 23 ans à vendre et à réparer du matériel électrique et à équiper des autos. J’avais, entre temps, accompli mon service militaire et j’avais pensé sérieusement à en faire ma carrière, aux colonies évidemment car, dès l’enfance, j’ai toujours voulu être colonial, pionnier, homme d’avant-garde. Je revins à Lyon, travaillant de mes mains, songeant à me marier, et donnant tout mon temps libre au mouvement scout, où j’étais chef d’une troupe que j’avais fondée. C’est cette vie libre que vint bouleverser, net et précis, le « transiens, adjuva nos ». Par l’Écho, il a entendu parler des Missions Africaines, et il désire se consacrer à la mission en Afrique noire, d’où sa déception de partir en Egypte.

Le 12 août 1938, il est désigné pour la Côte-d’Ivoire, non sans que le père Aupiais lui fasse remarquer : Le Conseil regrette que vous n’ayez pu faire preuve d’une plus grande abnégation dans vos préférences. Il va y demeurer 28 ans : vicaire à Abidjan (1938-1944), où il s’occupe en particulier des scouts, professeur au séminaire de Bingerville (1944-1947), curé intérimaire d’Aboisso (1947-1949), curé fondateur d’Adiaké (1949-1962), où il va rester seul de longues années, curé de Dabré (1962-1964). Après un séjour à la maison régionale de Dabou (1964-1965), il rejoindra Kpapékou et Guibéroua (1965-1966). Durant toute cette période en Côte-d’Ivoire, il écrit, surtout dans « l’Écho des Missions Africaines », de nombreux articles.

Puis c’est le retour en Europe où, de 1966 à 1981, il s’occupe de l’E.M.I. Quand il en est déchargé, il reste à Lyon, et il s’investit dans la pastorale dans la région.

En 1985, il se retire, à Lyon, chez les petites soeurs des Pauvres. En 1991, il accepte d’aller à Montferrier, qu’il rejoint le 19 octobre. Il y décède doucement, le 7 avril 1992. Les funérailles sont présidées par monseigneur Rouanet. L’inhumation a lieu dans le cimetière des Missions Africaines.

En Côte-d’Ivoire, on ne l’a pas oublié : en l’église Saint-Michel d’Adjamé, monseigneur Dacoury préside une eucharistie concélébrée par une dizaine de confrères. On se souvient que, pendant 5 ans, le père Labrosse fut l’apôtre des villages et de la lagune Ebrié.

Le 10 mai, la paroisse d’Adiaké organise, à son tour, des funérailles dignes de son fondateur bien-aimé, car il a vraiment marqué de son empreinte toute cette lagune et les villages Aby. C’est un grand témoignage de foi et d’attachement de tout un peuple : les gens étaient venus, très nombreux, des différents villages, certains fort éloignés.