
Tous les confrères qui l’ont connue ont apprécié sa gentillesse et sa disponibilité. Elle est membre associée de la Province depuis le 25 septembre 1971. Le père Falcon, provincial, lui écrit ce jour-là : « Au plan spirituel, vous nous serez unie dans la prière et les mérites. Nous prierons pour vous : le Provincial notamment pensera pour vous durant la messe qu’il célèbre pour les bienfaiteurs (au plan matériel ou spirituel) chaque vendredi, et vous prierez pour nous, pour nos missionnaires, et pour l’extension du règne du Christ en Afrique. »
Elle voir le jour dans un petit village au nord de Carmaux le 14 juin 1913. Il y a trois périodes dans sa vie.
1913-1953 : période rurale. Issue d’une famille de cultivateurs, elle se consacre, après l’école, aux activités rurales coutumières. Mais déjà, elle rend des services aux vieux curés de la région. Ceux-ci la connaissent bien, car sa sœur aînée est elle-même à plein temps au service d’un curé, l’oncle du père Yèche, sma. Et voilà que cet oncle décide en 1950 de se retirer, avec l’autorisation du papa Cros, dans la famille même de sa gouvernante. Il y aménage, en demi sous-sol, chambre et cuisine, pouvant ainsi toujours bénéficier des services de sa gouvernante, tandis que cette dernière vit en famille au-dessus. Cette situation dura jusqu’en 1953, date de sa mort. Mais il n’avait pas fini de payer les travaux d’aménagement. Mademoiselle Philomène décida alors de les prendre à sa charge en allant s’embaucher ailleurs. Et tout naturellement, sur les conseils des pères Yèche, Barthélemy et autres, elle s’orienta vers les Missions Africaines.
1953-1978: période Missions Africaines. Après quelques mois de tâtonnements (Chamalières, Crillon, Rosay), elle s’embauche comme cuisinière à Chaponost entre 1955 et 1964 ; après une petite interruption, elle passa ensuite deux années à Rezé (1967-1969), puis 10 années au 150 (1969-1978). On peut ajouter que pendant les six premières années de sa retraite, elle fait souvent la navette de chez elle à la maison de Montferrier, en car, pour assurer les remplacements de l’unique cuisinier : c’étaient les débuts de la maison de retraite.
1978-2013 et… retraite à 65 ans dans la ferme natale, justement dans le petit « deux pièces » du vieux curé dont elle avait payé les dettes en 1953 : juste retour des choses ! Elle y est indépendante et en assez bonne santé, tandis que l’aînée de ses nièces, au-dessus, continue de mener la maison.
Mademoiselle Philomène, 100 ans, quel bel âge après une vie toute donnée au service des autres ! Même si, sur la photo, le poids des ans semble peser sur vos épaules, nous savons bien que vous n’avez rien oublié des nombreuses années où vous avez travaillé à notre service, devant les fourneaux de nos maisons et dans des conditions pas toujours faciles. Que le Seigneur vous rende tout ce que vous nous avez donné, et qu’il vous garde la santé, au milieu des vôtres, pour la joie de chacun.
Informations tirées des recherches sur le web.
Mlle Philomène Cros est une figure mémorable de la Société des Missions Africaines (SMA), particulièrement connue pour son dévouement au sein des séminaires de la congrégation.
Voici ce que l’on retient de son parcours et de sa personnalité :
Une figure historique des séminaires
Recrutée en 1954 par le Père Georges Yèche, elle a consacré l’essentiel de sa vie active au service de la SMA :
- La cuisine comme mission : Elle a dirigé les cuisines du petit séminaire de Chamalières, puis de Chaponost (maison des Cartières) près de Lyon à partir de 1955. Elle a également servi à Pont-Rousseau (Nantes), à la maison du « 150 » à Lyon et à Paris.
- Un lien fort avec l’Afrique : Bien qu’ayant travaillé principalement en France, elle a effectué un séjour au Bénin pour découvrir le travail des pères sur le terrain.
Son image auprès des anciens
Les témoignages de ceux qui l’ont côtoyée (pères et anciens séminaristes) sont unanimes :
- Qualités humaines : Elle est décrite comme une femme d’une « gentillesse sans égale », patiente et capable de gérer même les élèves les plus difficiles.
- Dévouement spirituel : Certains n’hésitent pas à la qualifier de « sainte » en raison de sa piété et de son engagement total auprès de la communauté. Elle était d’ailleurs reconnue officiellement comme « membre associé » de la SMA.
Éléments biographiques
- Origines : Née le 14 juin 1913 à Mirandol-Bourgnounac (Tarn), elle était issue du milieu agricole avant de rejoindre les Missions Africaines.
- Longévité : Elle a fêté son centenaire le 14 juin 2013.
- Retraite : En 1978, elle s’est retirée dans sa maison natale (« La Tourette »), tout en continuant à effectuer des remplacements à la maison de retraite de la SMA à Montferrier.
