Société des Missions Africaines (SMA)

Internationale

Le Père Emile VERMOREL

Société des Missions Africaines

VERMOREL Emile né le 28 juillet 1859 à Saint-Vincent de Reins
dans le diocèse de Lyon, France
membre de la SMA le 25 décembre 1882
prêtre le 25 juillet 1885
décédé le 10 avril 1896

1885-1886 Lyon
1886-1896 missionnaire à la Côte du Bénin
Tocpo, Abeokuta, Oyo

décédé à Oyo, Nigeria, le 10 avril 1896,
à l’âge de 31 ans

Le père Emile VERMOREL (1859 – 1896)

Le 10 avril 1896, à Oyo (Nigeria), retour à Dieu du père Emile Vermorel, à l’âge de 31 ans.

Emile Vermorel naquit à Saint-Vincent-de-Rheins, dans le diocèse de Lyon, en 1859. Il fit ses études à Richelieu et à Lyon où il émit le serment en 1882 et fut ordonné prêtre en juillet 1885. Il était déjà l’homme de confiance du père Planque qui le garda près de lui. Il lui confia la direction des domestiques et du travail manuel et la fonction de… cocher. Le père Planque destinait le père Vermorel à la direction de la ferme en Egypte, malgré tout l’attrait du jeune prêtre pour la Côte. Mais il y eut un père malade (le père Ray), lequel devait accompagner des sœurs en partance. Un soir, le père Planque avertit le père Vermorel que, 48 heures plus tard, il devait être à Marseille sur le bateau… il était nommé pour la Côte du Bénin. C’était le 17 janvier 1886. Le père Vermorel travailla à Tocpo, Abeokuta, mais surtout à Oyo.

Le père Vermorel, qui était de petite taille, devint vite quelque peu légendaire à Oyo, « la Glorieuse ». Il atténua les difficultés entre le gouverneur anglais et le roi local. Il avait un ascendant extraordinaire sur toute la population et surtout sur le roi dont il était le grand ami. Sa parfaite connaissance de la langue et ses bonnes manières augmentaient encore son prestige.

On raconte qu’un jour il était descendu à Lagos à cheval, animal inconnu des gens de la grande ville. En le voyant descendre de monture, les Noirs furent dans la stupeur et s’enfuirent en se demandant: « Comment peut-il faire pour se démonter en deux? » Tout cela faisait grandir le prestige du père. Mais lui était de plus en plus fatigué. Zélé et vaillant missionnaire, il alla jusqu’au bout, donnant tout, même sa vie. A Oyo, il laissait trois écoles, dont deux tenues par des religieuses.