Société des Missions Africaines (SMA)

Internationale

Le Père Louis JOLIF

Société des Missions Africaines –Province de Lyon

JOLIF Louis né le 19 août 1882 à Andouille-Neuville
dans le diocèse de Rennes, France
membre de la SMA le 19 décembre 1902
prêtre le 16 juillet 1905
décédé le 20 avril 1968

1905-1943 Pont-Rousseau, professeur puis directeur spirituel
1943-1946 Martigné-Ferchaud, supérieur
1946-1947 Vénissieux, aumônier des sœurs nda
1947-1968 La Croix-Valmer, retiré

décédé à La Croix-Valmer, le 20 avril 1968,
à l’âge de 86 ans

Père Louis JOLIF (1882 – 1968)

C’est à Andouille–Neuville, à 25 km de Rennes, en Ille-et-Vilaine, que naît Louis Jolif le 19 août 1882. Il a un frère, Toussaint, né en 1873, qui fut missionnaire au Dahomey où il mourut.

Louis fait ses études secondaires à Pont-Rousseau, puis à Richelieu, près de Clermont-Ferrand. En 1900, il entre au grand séminaire à Lyon,. Mais, c’est au Caire qu’on l’envoie continuer sa théologie. Un an plus tard, il doit quitter l’Egypte, car il y a contracté la tuberculose, en soignant un séminariste. Il rejoint donc, de nouveau le 150, où il prononce son serment missionnaire le 19 décembre 1902. Il est ordonné prêtre le 16 juillet 1905.

En septembre de la même année, il est nommé professeur à Pont-Rousseau et fait un séjour à Jersey, en 1907, pour soigner ses poumons, mais le climat lui est peu favorable et on le fait revenir à Nantes.

En 1919, à 37 ans, on le nomme directeur spirituel. Il s’y prépare avec soin et pour mener à bien cette délicate responsabilité, il n’accepte aucune autre activité d’enseignement ou de ministère, les considérant incompatibles avec sa mission de spiritualité interne. Le père Chabert accède à la volonté du père Louis Jolif et demande au supérieur de Pont-Rousseau de ne lui imposer ni classe, ni surveillance. Durant les grandes vacances, le père garde des liens avec les élèves, par des feuilles de conseils, de nouvelles, d’exhortations. Il rédige des règles de vie pour ces temps de vacances, sur la vie de piété, d’activités, d’apostolat, de correspondance avec lui, sur les devoirs de vacances. Programme exigeant. Il montre un esprit délicat et affectueux dans ses relations avec les uns et les autres.

Son frère Toussaint lui écrit le 5 mars 1937 et annonce son retour du Dahomey pour avril. Mais, fin mars, il décède à 64 ans, à la grande peine de Louis.

La guerre survient. Le séminaire de Pont-Rousseau subit l’occupation et est réquisitionné. La communauté se déplace à la rue du Ballet, à Nantes. Le père Jolif y continue ses fonctions, secondé par les pères Boulo, Thépaut, Guégaden. Un grand nombre de séminaristes, 85 sur 120, s’adressent à lui pour la direction spirituelle. Il estime que le travail de spiritualité, ainsi dispersé, ne respecte pas les règles du directoire.

En août 1943, il est nommé supérieur à Martigné-Ferchaud. Il quitte donc Pont-Rousseau où il vient de passer 38 ans.

En août 1946, il reçoit une lettre du père Boucheix, provincial. Il est nommé aumônier des sœurs de Notre-Dame des Apôtres à Vénissieux. Le père Jolif répond en expliquant sa situation actuelle. Mais il est prêt à obéir. Cette nouvelle nomination ne l’enchante guère.

Il ne restera qu’un an à Vénissieux. En 1947, le père est affecté à La Croix-Valmer, à 65 ans. Il n’imagine pas que son séjour durera 21 ans. Il le passe dans un esprit de délicatesse, de service, de dévouement, selon les aléas de sa santé toujours précaire. En 1965, il fête son jubilé de diamant, ses 60 ans de sacerdoce, à La Croix-Valmer.

C’est 3 ans plus tard, le 20 avril 1968, que le père Jolif remet son âme au Seigneur et on l’inhume au caveau de La Croix-Valmer.

Sa vie, tout entière passée en France, avec, pour compagne, une pernicieuse maladie, il l’a vouée à la formation, à l’éducation, à la direction spirituelle de nombreux élèves, dont beaucoup de futurs missionnaires en qui il a semé des racines profondes de foi, d’engagement à la mission, de fidélité.