Société des Missions Africaines (SMA)

Internationale

Le Frère Emmanuel SERENNE

Société des Missions Africaines

SERENNE Emmanuel né le 30 janvier 1888 à Sainte-Pazanne
dans le diocèse de Nantes, France
membre de la SMA le 31 mars 1921
décédé le 17 mai 1924

1914-1918 mobilisé
1921-1924 missionnaire au Dahomey
vicariat apostolique de Ouidah

Médaille militaire, Croix de guerre
trois citations

décédé à Ouidah, Dahomey, le 17 mai 1924,
à l’âge de 36 ans

Le frère Emmanuel SERENNE (1888 – 1924)

A Ouidah (Dahomey), le 17 mai 1924, retour à Dieu du cher frère Emmanuel Serenne, à l’âge de 36 ans.

Né à Sainte-Pazanne, dans le diocèse de Nantes, en 1888, Emmanuel Serenne avait commencé depuis trois mois son noviciat à Chanly, lorsque la guerre de 1914-1918 vint le surprendre. Démobilisé en juillet 1919, il recommença son noviciat en décembre à Martigné-Ferchaud. Il fit le serment en 1921. Le frère Emmanuel suivit pendant quelques mois des cours de menuiserie chez l’abbé Boisard, à Lyon, et partit pour le vicariat apostolique de Ouidah. Il mourut après 6 jours de maladie. Certains ont parlé de fièvre jaune, ce qui explique que la ferme Jeanne d’Arc fût mise en quarantaine après la mort du frère. D’autres ont parlé d’une bilieuse à la suite d’une tornade subie sur le lac Ahémé. Cette mort privait la mission d’un bon menuisier. Il avait plusieurs apprentis et l’œuvre promettait.

Le père Aristide Blain, qui avait connu Emmanuel Serenne au noviciat de Martigné, a fait de lui ce bel éloge: « Parmi tous les novices qui sont passés ici, c’est un de ceux qui ont le mieux compris la vie religieuse et qui ont montré le plus de bonne volonté pour s’y former. D’un tempérament violent, il faisait des efforts inouïs pour se vaincre. Je me réjouissais d’avoir dans nos missions un si bon modèle pour les futurs frères missionnaires. Ce qui est surtout difficile, c’est de trouver des jeunes gens qui se laissent vraiment former à la vie religieuse et ne se contentent pas d’une misérable médiocrité en fait de vertus. Le frère Emmanuel comprenait fort bien qu’avec cette médiocrité on ne fait rien. »