Société des Missions Africaines (SMA)

Internationale

Le Père Yves DUVAL

Société des Missions Africaines –Province de Lyon

DUVAL Yves né le 8 janvier 1922 à Bécherel 
dans le diocèse de Rennes, France
membre de la SMA le 5 janvier 1943
prêtre le 17 mars 1946
décédé le 17 août 1985

1946-1957 missionnaire en Côte-d’Ivoire
(diocèses d’Abidjan et d’Abengourou)
1957-1958 Baudonne, recruteur
1958-1960 Chaponost, économe
1960-1962 missionnaire au Bénin, Cotonou
1962-1968 animation missionnaire
aide procureur à Paris
1968-1971 Saint-Briac, procureur
1971-1972 missionnaire à Abengourou
1972-1975 Marseille, procureur
1975-1982 Lyon, 150, procure, services divers
1982-1985 retiré dans sa famille

décédé à Cesson-Sévigné, France, le 17 août 1985,
à l’âge de 63 ans

Le père Yves DUVAL (1922 – 1985)

Yves Duval naît le 8 janvier 1922 à Bécherel, dans le diocèse de Rennes et le département d’Ille-et-Vilaine. Après ses études primaires, il entre au petit séminaire de Châteaugiron en 1933 et y obtient, en 1939, la première partie du baccalauréat. Il rejoint ensuite le grand séminaire de Rennes où, jusqu’en 1941, il étudie la philosophie scholastique.

C’est alors qu’il demande à entrer au grand séminaire des Missions Africaines de Lyon, ce qu’il obtient le 21 septembre 1941. Deux ans après, il prononce son serment qui le fait membre des Missions Africaines et il est ordonné prêtre le 17 mars 1946.

Dès le mois d’août de la même année, il reçoit son affectation pour la Côte d’Ivoire et plus spécialement pour le vicariat d’Abidjan où il est nommé vicaire à la cathédrale. Deux ans après, il est jugé excellent missionnaire, mais d’un tempérament très vif et facilement irritable, ce qui lui cause parfois des ennuis. Il s’améliorera en vieillissant. Après son congé pris en 1952, il revient en Côte d’Ivoire. Il est nommé vicaire à Agboville où il ne peut s’habituer. Trois mois après, il est envoyé à Abengourou, vicaire à la mission et directeur d’école. S’il éprouve quelques difficultés à exercer son ministère dans les villages, par contre, il réussit très bien auprès des élèves.

A son retour en France en 1957, le père Duval est nommé recruteur au petit séminaire de Baudonne et, au mois de juillet de l’année suivante, il est économe au séminaire de Chaponost où il reste deux ans.

En 1960, il est nommé au Collège Aupiais de Cotonou. Il va y rester deux ans. Mais ce sont, pour lui, des années difficiles. A son retour, il propose au père provincial de lui permettre de se mettre au service d’un diocèse de France. Le conseil lui répond en lui proposant de remplacer en urgence le père Castanchoa pour tenir un stand à la foire de Pau avant de passer à la maison provinciale de Lyon. On lui demande de travailler à la diffusion des éditions sma.

Mais le père Duval n’a pas oublié son idée de faire du ministère dans un diocèse de France, et c’est pourquoi il entreprend des démarches auprès de l’évêque de Chartres et auprès de l’évêque de Versailles qui, tous les deux, l’autoriseront à faire un essai dans leur diocèse. Le 25 mars 1964, il est vicaire à Rueil, toujours en relation avec le père Provincial qu’il invite à venir le visiter. En novembre 1964, puisqu’il ne peut avoir la responsabilité d’une paroisse, il accepte de reprendre un service dans la SMA et vient à la procure de la rue Crillon remplacer le père Hénaff qui est fatigué. Il y reste jusqu’en 1968, date de sa nomination comme supérieur de la procure de Saint-Briac. Il y donne pleine satisfaction, puisque le père Falcon lui écrit le 2 août 1968 pour le remercier du travail accompli, travail qu’il va continuer jusqu’en mai 1971 car, à cette date, il repart pour la Côte d’Ivoire et la mission de Arrah. Mais il doit revenir en France au bout d’une année.

C’est alors qu’il accepte de tenir la procure de Marseille de 1973 à 1975 . Dure étape sur sa route : les soucis, la solitude, la fatigue finissent par peser très lourd et il doit quitter Marseille pour Lyon où il reste de 1975 à 1982. Après une aide précieuse pendant les travaux qui accompagnent les transformations de la maison de Lyon, il se consacre à nouveau au travail de procure avec ardeur et efficacité. (Père Michel Lamure).

Le 1er octobre 1982, très fatigué, il demande à se retirer dans son village de Bécherel. Mais il n’oublie pas pour autant les Missions Africaines : il continue son travail de procure en écrivant des milliers d’enveloppes pour la maison de Rezé. Du mal qui le ronge, il ne parle pas, de peur d’assombrir la joie de son entourage ; mais, au mois de mai 1985, les alertes se font plus fréquentes et c’est l’hospitalisation au mois d’août suivant. Le dernier séjour à l’hôpital devait révéler combien il a dû souffrir, et avec quelle force d’âme il a vécu l’épreuve des dernières semaines. (Père Michel Lamure)

Le 17 août, il quitte les siens à Cesson-Sévigné, tout près de son village natal. Le 20 août 1985, le Père Duval a été inhumé à Bécherel.