Société des Missions Africaines (SMA)

Internationale

Le Frère François NOËL

Société des Missions Africaines – Province de Lyon

NOEL Francois né le 10 octobre 1910 à Saint-Jacut-les-Pins
dans le diocèse de Vannes, France
membre de la SMA le 16 juillet 1959
décédé le 24 septembre 1990

1959-1971 missionnaire en Côte-d’Ivoire, Gagnoa
1971-1978 Baudonne
1979-1990 Montferrier

décédé à Montferrier-sur-Lez, France, le 24 septembre 1990
à l’âge de 79 ans

Le frère François NOËL (1910 – 1990)

François Noël est né le 10 octobre 1910, à Saint-Jacut-les-Pins, dans le Morbihan et le diocèse de Vannes. Ses parents, Pierre et Marie-Rose Mabon, sont agriculteurs et auront deux garçons, Jean et François. Après ses études primaires dans sa commune natale, François aide ses parents à l’exploitation familiale, avant de devenir garçon de ferme chez son frère. Il s’intéresse à la vie paroissiale, mais aussi à la vie publique, et ses compatriotes l’auront en grande estime, puisqu’il sera, pendant quelques années, conseiller municipal de Saint-Jacut.

Alors qu’il a déjà plus de quarante ans, naît en lui le désir de devenir missionnaire. Il a autour de lui, pour l’aider dans son choix, deux belles figures de missionnaire : le père Jean-Marie Etrillard et le père Ange Mabon, qui sont de sa famille. En février 1957, il demande donc à être accueilli aux Missions Africaines, comme frère-coadjuteur. Le curé de Saint-Jacut donne sur lui les meilleurs renseignements. Admis à Chanly, en Belgique, pour son temps de postulat et de noviciat, il prononce son serment missionnaire le 16 juillet 1959. Avant de l’admettre, le conseil chargé de sa formation a pu écrire au Conseil provincial : relations cordiales avec tous, ne rechigne jamais devant le travail, serviable, bien équilibré, grand esprit de foi et piété solide.

Quelques jours plus tard, il est mis à la disposition de monseigneur Etrillard, évêque de Gagnoa, en Côte-d’Ivoire. Il embarque sur le « Foch », le 10 septembre 1959. Pendant 12 ans, il va travailler à l’évêché auprès de son évêque, s’occupant surtout de l’entretien de la maison, du jardin, de l’élevage, et rendant de multiples petits services. Le 7 novembre 1965, il prononce à Dabou son serment perpétuel.

En 1971, le conseil provincial lui demande de rentrer en France. C’est, pour lui, une épreuve difficile à vivre. Il propose d’aller à Guibéroua avec le père Allibe, ou à l’école des catéchistes avec le père Babinet. Mais, finalement, il accepte ce retour, comprenant que sa situation a changé avec le départ de monseigneur Etrillard, dont il était le factotum, et qui est remplacé par monseigneur Tékry. Nommé à Baudonne, il va s’occuper de la ferme et s’y donner corps et âme, au point d’y laisser sa santé. Le Conseil provincial lui demandera, un jour, d’en faire moins et de savoir aussi se reposer.

En 1979, il rejoint la maison de retraite de Montferrier. Il va y rester jusqu’à sa mort, le 24 septembre 1990. Lors de ses obsèques, le père Hardy évoquera la vie toute simple et très humble du frère François qui fut, toute sa vie, un fidèle compagnon et un serviteur dévoué. Toute sa vie, il est resté l’homme de la terre, l’homme simple et un peu taciturne, proche de ses origines et de ses manières paysannes, l’ouvrier consciencieux et travailleur sur lequel les supérieurs pourront toujours s’appuyer… Il nous faut retenir aussi sa fidélité à la prière. Il était le premier à la chapelle, le matin. Il restera l’homme du chapelet, ce psautier des pauvres. Sa vie simple et droite s’accordait parfaitement avec cette prière de Marie, première disciple de Jésus et exemple des petites gens qui ont compris la parole de Dieu.