Société des Missions Africaines (SMA)

Internationale

Le père Alphonse Louis RAPION

rapion alphonse Société des Missions Africaines – Province de Lyon

Le père Alphonse Louis RAPION

Né le 18 septembre 1935 à Teillé, diocèse de Nantes.
Ordonné prêtre le 6 janvier 1960

 

 

1960-1961 : licence de théologie à Lyon.

1961-1969 : professeur puis directeur des études à Baudonne.

1970-1974 : à Bouaké, économe et professeur au séminaire.

1974-1977 : à Bouaké, directeur des études.

1977-1979 : à Abougnansou (Bouaké), directeur.

1979-1988 : à Bouaké, directeur des Œuvres.

1988-1989 : à Lyon, année sabbatique.

1989-1999 : à Lourdes, responsable du pavillon missionnaire.

2000-2004 : à lourdes, directeur adjoint de la radio diocésaine et chapelain.

2004-2005 : en famille.

2007-2009 : au service du diocèse de Nantes

2010-2021 : retiré à Teillé.

décédé le 12 juin en la fête du Cœur Immaculée de Marie
à l’âge de 86 ans à la Maison du Bon Pasteur à Teillé

Ses funérailles ont été célébrées 
à l’église de Teillé

Mercredi 16 juin à 15 h

Suivies de l’inhumation au cimetière dudit lieu

 

Né le 18 septembre 1935 à Teillé (Loire-Atlantique), diocèse de Nantes et baptisé deux jours après. Son papa est cultivateur. Alphonse précise lui-même « de niveau économique moyen, plutôt faible ». Il a 4 frères et 4 sœurs et est le 5ème enfant de la famille. Il commence par fréquenter l’école libre de Teillé, dans sa commune, puis rentre à Pont-Rousseau en octobre 1946 et y reste jusqu’en juillet 1954. Il en sort avec le BEPC et les deux parties du baccalauréat. Après une année de philo scolastique à Chamalières, il va à Chanly pour son année de noviciat qu’il termine par le premier serment temporaire. « Intelligence bonne, volontaire serviable, débrouillard dans les choses pratiques, distrait par de nombreuses occupations qu’il veut au service des autres, mais dont il pourrait se passer, beaucoup d’audace, très entreprenant, trop de confiance en lui, ne demande pas assez conseil, a le sens des affaires, n’a pas peur de l’aventure. » (diverses annotations entre le noviciat et la prêtrise). Il est exempté du service militaire

                              Premier serment temporaire           16/07/1956
                              Serment perpétuel                          29/06/1959
                              Sous-diaconat                                 30/06/1959
                           Diaconat                                         28/10/1959
                              Ordination                                      06/01/1960

1960-1961, Lyon – licence de théologie à la faculté catholique
Cette année de licence le dispense de l’année ordinaire de pastorale
1961-1965, Baudonne – professeur de math en 6ème, 5ème, 4ème et 3ème
puis math, grec et français en 3ème .
1964-1969, Baudonne – directeur des études

« Je dois vous avouer qu’il m’arrive d’attendre le sommeil l’esprit préoccupé par le souci de leur inculqué non seulement l’amour du travail, mais celui du travail bien fait, fignolé, souci de former leur volonté et leur esprit surnaturel ; il m’est arrivé de me demander si je n’étais pas trop exigeant. » 11/02/5/62)

Au départ du père Arbelbide pour la Côte d’Ivoire, il est nommé directeur du petit séminaire de Baudonne. « Nous savons que nous trouverons chez lui ce mélange de fermeté et de douceur, de rectitude et de compréhension qui sait maintenir un ordre indispensable sans écraser les personnalités. » (01/08/64)

Avant de l’envoyer à Bouaké, le père Bruyas note : « charmant confrère, assez autoritaire, très entreprenant, très gros travailleur ; ces dernières années à Baudonne il était à la fois professeur, directeur des études, directeur officiel de la maison, chargé de la discipline ; a beaucoup travaillé de ses mains pour l’aménagement de la maison. Très capable de prendre la direction d’un petit séminaire en mission. » (1969)

1969-1970, Bouaké, séminaire – supérieur, directeur, économe
1970-1974, Bouaké, séminaire – économe, professeur : initiation à la Bible,
économie politique, math et sciences naturelles

Le voilà maintenant supérieur avec les pères Héry et Rolland.
« Si en France on se bat pour trouver des séminaristes, ici il faut presque se battre pour ne pas trouver trop d’amateurs pour le séminaire. Nombreux sont ceux qui veulent rentrer, mais jusqu’à quel point leur vocation est-elle sérieuse ? (04/01/70) Mais le diocèse n’a qu’un seul grand séminariste. En 1973, Mgr Yao remplace Mgr Duirat.

1974-1977, Bouaké – directeur des œuvres
Une seule lettre durant cette période où il dit qu’il est très occupé par les camps de formation des jeunes (CV, AV, JEC).

1977-1979, Ahougnansou (Bouaké) – responsable
1979-1988, Bouaké – directeur des œuvres
1988-1989, Lyon – année sabbatique

Il est maintenant d’accord pour servir en France pendant 3 ou 4 ans à partir de septembre 89. Il éprouve encore le besoin de prendre quelque distance avec son expérience de Bouaké et il est heureux de rester proche de sa vieille maman. Il est content de ce temps de réflexion, il lit beaucoup et prend des notes

1989-1999, Lourdes – responsable du pavillon missionnaire

Il y est nommé pour trois ans, la première année étant une année probatoire pour lui permettre de se retirer si cela n’allait pas. Il sera reconduit en 1992, puis en 1995. Il envoie chaque année, régulièrement, le compte rendu de son travail de l’année avec les réactions des gens qui passent sur le pavillon en général, sur le montage audio-visuel, les encouragements aux missionnaires, les réactions et les suggestions reçues. Le lien aussi fait régulièrement appel aux confrères pour qu’ils viennent passer un temps durant leurs congés pour être une présence effective à ce pavillon.

Le 1er janvier 1999, le contrat n’est pas reconduit.

2000-2004, Lourdes – radio diocésaine, directeur adjoint 

loge à la maison des chapelains

Il se trouve qu’en janvier l’évêque de Tarbes et Lourdes a besoin de quelqu’un pour diriger la station de radio diocésaine, car celui sur qui il comptait se désiste. Il écrit au provincial et dit : « Le père Rapion que nous connaissons bien aux sanctuaires aurait des qualités pour faire face à l’urgence […]

Le Conseil est d’accord, mais pas plus loin que septembre. Ensuite, après les visites en Afrique, on lui proposerait un poste dans l’un des pays d’Afrique.

Finalement un accord est trouvé et le contrat dit que la fonction lui est confiée à partir du 1er février 1999 jusqu’au 31 août 2000.

Il va y rester jusqu’en novembre 2004.

2004-2005, Lourdes, famille

Il démissionne de sa fonction à Lourdes en novembre 2004 et rejoint sa famille pour une année sabbatique qu’il va prolonger pour des problèmes de santé. L’évêque de Nantes vient de le nommer prêtre auxiliaire pour un service à la paroisse « Nouvelle Alliance, Hauts de l’Erdre ».

2007-2009, Teillé

En janvier 2009 il parle de son travail et de sa santé. Il s’occupe en particulier de la préparation des mariages. Il doit surveiller son cœur, ses yeux, son genou. « Pour être bref, le moral est au beau fixe, malgré ces ennuis du côté de la jambe. Le travail est source de joie et de maintien en forme pour l’exercice de mes engagements de prêtre au service de l’Église locale et de mes frères et sœurs du coin. La vie est belle et vaut le coup d’être prise à bras le corps. Bien que loin de l’Afrique, la fibre missionnaire est toujours là et bien vivante. » (20/01/2010)

Il fête à Teillé ses 50 ans de sacerdoce, entouré des prêtres du secteur.