Société des Missions Africaines (SMA)

Internationale

Père Fernand ALAIN

Société des Missions Africaines – District du Canada

né le 13 mars 1937 à Neuville
dans l’archidiocèse de Québec, Canada
membre de la SMA le 14 juin 1962
prêtre le 4 juin 1966
décédé le 1er mars 2003

1966 – 1969 Togoniéré (Katiola)

1969 – 1975 Odienné (Katiola / Korhogo
1975 – 1982 Napiéolédougou (Korhogo)
1982 Canada : animation vocationnelle
1983 – 1989 vice supérieur du District
animation vocationnelle
1989 – 1994 ministère dans l’archidiocèse de Montréal
1994 – 2003 aumônier de prison (Saint-Jérôme)
vice supérieur depuis 2001

Décédé le 1er mars 2003 à l’hôpital de Saint-Jérôme, Canada
à l’âge de 65 ans

Le père Fernand ALAIN (1937 – 2003)

Fernand Alain est né le 3 mars 1937 à Neuville (diocèse de Québec), fils de Omer Alain et de Aurore Alain, baptisé le lendemain de sa naissance et confirmé le 9 septembre 1944. Après ses études primaires dans son village, il a fréquenté le séminaire St-Victor de Beauce. Il était en contact avec la SMA. En lien avec nous, il a étudié la philosophie au Séminaire de Philo des Sulpiciens. Il a fait son noviciat à Shawinigan Sud et sa théologie au Grand Séminaire de Montréal. Son serment perpétuel fut prononcé le 17 décembre 1965. Il fut ordonné à Québec, le 4 juin 1966 par le cardinal Maurice Roy

Il est parti ensuite en Côte d’Ivoire où il passera 16 ans en tout durant les premières années de sa vie sacerdotale. Puis les 20 dernières années au Canada.
Tout d’abord, il sera affecté à Togoniéré, diocèse de Katiola, dans une paroisse de brousse. Il y restera 3 ans en se consacrant au ministère ordinaire des missionnaires : visites des villages, catéchèse, préparation des sacrements …C’est alors que l’évêque lui demande de fonder une nouvelle paroisse dans le nord-ouest de la Côte d’Ivoire, à Odienné, où la majorité des habitants étaient musulmans. Ses fidèles étaient des fonctionnaires, des travailleurs, des écoliers et collégiens venant d’autres régions du pays. Il saura montrer assez de souplesse pour passer de la brousse à la ville. Il saura aussi respecter les musulmans dans leur pratique religieuse. Il y restera six ans.

Puis, il retournera en brousse à Napié, où les Sénoufos de la région s’éveillent au christianisme. Cette paroisse se transformera durant les années qu’il a passées là-bas. Les catéchumènes viennent nombreux pour s’instruire et se préparer au baptême. Son église sera rapidement trop petite. Il célèbre la messe du dimanche à l’extérieur sous les arbres à côté de l’église. Il est arrivé à Napié au bon moment pour accueillir toutes ces personnes qui voulaient se libérer des contraintes païennes et des féticheurs. Il y restera 7 ans.

Il passera le reste de sa vie au Canada. Il s’occupera de la recherche des vocations en faisant des tournées dans les collèges du pays. Mais c’est une période difficile et les résultats seront plutôt décourageant.

À partir de 1989, il s’engage dans le ministère pastoral dans des paroisses de Montréal. Mais des problèmes de santé l’obligent à faire une pause. Une fois rétabli, il devient aumônier de prison. C’est là qu’il restera jusqu’à son décès.

Partout où il est passé, il a été apprécié par sa simplicité, sa grande générosité, sa disponibilité, sa qualité de contact et d’écoute. Il est toujours resté proche de sa famille qu’il visitait régulièrement. Il était aussi facile d’accès partout où il est passé.

Il est décédé le 2 mars 2003, au cours d’une opération. Son cœur n’avait pas supporté l’anesthésie.