Société des Missions Africaines (SMA)

Internationale

Le Père Barthélemy PUECH

Société des Missions Africaines

né le 4 mars 1810 à Ginettous
dans le diocèse d’Albi, France
membre de la SMA le 20 août 1866
prêtre le 10 juin 1843
décédé le 4 mars 1867

1839-1864 membre de la Congrégation des

Pères du Saint-Esprit
1867 s’embarque pour le Dahomey le 1er mars
naufragé le 4 mars

décédé naufragé au large de l’Espagne, le 4 mars 1867,
à l’âge de 57 ans

Le père Barthélemy PUECH (1810 – 1867)

Dans la nuit du 4 au 5 mars 1867, dans le golfe de Valence (Espagne), naufrage du « Borromée » et retour à Dieu du père Barthélemy Puech, à l’âge de 57 ans, ainsi que du père Halgand et de Laurent Fernandez, dahoméen amené en Espagne par le père Borghero et qui retournait dans son pays comme catéchiste.

Barthélemy Puech était né à Ginettous, commune d’Ambiallet (Tarn) dans le diocèse d’Albi, en 1810. En 1839, après plusieurs années passées aux armées, il entrait au séminaire du Saint-Esprit, à Paris. Prêtre en 1843, il ira dans les colonies et passera, en particulier, plusieurs années à Cayenne, où il travaillera avec zèle chez les Indiens. En 1864, il est de retour en France et, peu après, entre aux Missions Africaines. Il fait le serment le 25 février 1867 et part le soir même pour Marseille.

Cinq semaines après le naufrage, on n’avait trouvé et identifié que le corps de Lorenzo, de sorte qu’on n’a jamais pu établir les certificats officiels de décès. Graves ennuis pour le père Planque, car le père Puech possédait quelques biens à Cayenne. Le plus étrange dans ce naufrage, c’est que toute la cargaison fut sauvée, mais de l’équipage et des voyageurs, à peu près nulle trace.

Ecoutons le père Planque: « Si l’épreuve est le cachet des œuvres de Dieu, nous sommes singulièrement marqués de ce cachet depuis 10 ans que nous existons. Dieu sait ce qu’il veut faire, mais il ne nous communique pas ses desseins et c’est cette ignorance qui fait le principal de l’épreuve et donne du prix à la patience. Evidemment, la volonté de Dieu est ici l’agent principal, et la soumission, sans cesser d’être dure, revêt un caractère spécial et plus clair. Je parle de cet accident avec plus de calme aujourd’hui (20 avril 1867), mais, dans le principe, je ne pouvais croire qu’il fût vrai. »