Société des Missions Africaines (SMA)

Internationale

Le Père Pierre PIOTIN

Société des Missions Africaines

PIOTIN Pierre né le 20 septembre 1867 à Oyeu
dans le diocèse de Grenoble, France
membre de la SMA le 25 septembre 1894
prêtre le 22 décembre 1894
décédé le 22 mars 1924

1894-1896 Sassenage
1896-1924 missionnaire au Niger Supérieur
Aboko-Adéja

décédé à Agenegode, Nigeria, le 22 mars 1924,
à l’âge de 57 ans

Le père Pierre PIOTIN (1867 – 1924)

Le 22 mars 1924, à Agenegbode (Nigeria), retour à Dieu du père Pierre Piotin, à l’âge de 57 ans.

Pierre Piotin naquit dans le diocèse de Grenoble, à Oyeu (Isère), en 1867. Il commença ses études chez les pères de la Salette et y fut même tonsuré et minoré, mais, tombé malade, il dut interrompre pendant 3 ans sa formation cléricale. Revenu à la santé, il entra aux Missions Africaines en 1893. Ordonné prêtre en 1894, il est d’abord nommé à Sassenage et, en 1896, il part pour la préfecture du Niger Supérieur où il va devenir le bras droit du père Zappa. L’acclimatation fut difficile: le père était toujours fiévreux; cela dura jusqu’au jour où le père Zappa l’envoya à Aboko-Adéja chez les Coucouroucous. Le père Piotin y trouva un climat à sa convenance, et devint si robuste que des marches de 13 et 14 heures ne l’effrayaient pas et, surtout, il n’en paraissait pas fatigué. Les Africains le surnommèrent « Ania », c’est-à-dire « le bûcheur », l’homme que rien n’effraie. Le père était jour et nuit à la disposition de tous. Tout dévoué à ses chers Noirs, il avait envers eux une confiance extrême.

A ceux qui lui disaient que les Noirs abusaient de sa bonté, le père répondait: « Tant pis s’ils me trompent, pourvu qu’ils se convertissent. » Par sa bonté et sa charité, le père Piotin fonda la mission des Coucouroucous, une des plus difficiles. Le père vivait très pauvrement; il ne savait rien garder pour lui; il réussissait bien, et eut une vue apostolique féconde. Très pieux et régulier, il ne tarda pas à devenir le conseiller du préfet apostolique. Aimé de ses confrères, il était très aimé des Noirs. Homme de conscience et de devoir, il ne cessa jamais d’étudier, mais n’arriva jamais à économiser, car il était trop bon. A la mort du père Zappa, il administra la préfecture et, à l’arrivée de Mgr Broderick, il rentra tout simplement dans le rang.

Les dernières années de sa vie, il eut beaucoup à souffrir des musulmans qui soulevaient la population contre lui. L’islam s’était implanté dans son district grâce à un Européen. Tellement absorbé par son ministère, le père Piotin ne vit pas le déclin de sa santé. Il mourut à la tâche, complètement épuisé.