Société des Missions Africaines – Province de Lyon
Le père Georges FONTENEAU
Né le 28 mars 1939, diocèse de Luçon.
Ordonné prêtre le 2 juillet 1967.
1967-1968 : à Lyon, stagiaire à Saint-Louis de la Guillotière.
1968-1971 : à Porto-Novo, vicaire à Notre-Dame.
1971-1976 : à Porto-Novo, curé au Sacré-Cœur.
1976-1977 : à Fontenay-sous-Bois, recyclage à la Mission de France.
1977-1984 : à Bria (RCA), pastorale dans une équipe SMA.
1984-1985 : à Paris, recyclage à l’IFEC.
1985-1986 : aux USA, accompagnement des séminaristes italiens.
1986-1988 : à Kalonda (Zaïre), au grand-séminaire.
1988-1994 : à Calavi, responsable de l’année spirituelle.
1994-1995 : à Lyon, année sabbatique.
1995-1996 : à Lyon, 150, au musée.
1996-2001 : à Lyon, à l’accueil.
2002-2016 : à Lyon, hôtelier et secrétaire de Michel Dujarier.
2017-2020 : à Rezé, aux Naudières.
2020-2022 : à Montferrier, résident.
décédé le 6 octobre 2023 à Montferrier à l’âge de 84 ans.
Ses funérailles ont été célébrées le mardi 10 octobre 2023 à 10 h,
en la chapelle de la maison SMA de Montferrier.
Né le 28 mars 1939 à Mesnard le Barotière (Vendée), diocèse de Luçon, et baptisé le 29. Il est au grand séminaire de Luçon, en 1ère année de philosophie, quand il prend contact avec les Missions Africaines à la fin du printemps 1959. Il y fera encore la seconde année. Son papa est agriculteur.
À la fin de ses études primaires, il entre au petit séminaire de Chavagnes en Paillers (Vendée) où il reste de 1950 à 1954, puis il va au petit séminaire des Herbiers (Vendée) (1954-1958).
En 1960, il part au service militaire : 18 mois à Vannes comme instructeur et 8 mois en Algérie, jusqu’en octobre 1962. « Garçon calme, a besoin à certains moments d’être relancé dans l’action. […] Sous des apparences de calme assurance, cache pas mal de timidité. […] Apprécié de ses camarades pour son esprit de service. » (17/07/61)
Après son service, il fait encore un an de grand séminaire (1ère année de théologie – 1962-1963), puis un an de service (STO – 1963-1964) avant de faire un an de noviciat à Chanly, terminé par le premier serment en 1965.
Pendant son année de STO, il enseigne les maths en 5e et en 6e au petit séminaire de Chavagnes, et la géographie aux élèves de 3e aux Herbiers (une vingtaine .de kms entre les deux).
Les appréciations des supérieurs des deux petits séminaires et de son curé sont excellentes : « Sa famille a bonne réputation dans la paroisse ; son père est conseiller municipal. […] Sa maman est à la messe et à la communion presque quotidienne. » (de son curé, 13/04/64)
Noté avant son admission au premier serment : « Tenue simple et soignée ; il est un des rares qui portent le clergyman quand ils sortent, au lieu de la tenue civile. […] Il paraît un peu effacé dans la communauté, mais je crois que son exemple exerce une excellente influence. Quand il mène une réunion d’équipe, il le fait avec autorité. » (06/05/65)
Premier serment temporaire 02/07/1965
Serment perpétuel 28/06/1966
Sous-diaconat 29/06/1966
Diaconat 16/10/1966
Ordination 02/07/1967
09/1967-06/1968, Saint-Louis de la Guillotière, stagiaire, année pastorale
10/1968-05/1971, Porto-Novo, vicaire à Notre-Dame
Il est mis à la disposition du père Bellut régional. « Le Conseil tient fermement à ce que vous consacriez au moins quatre heures par jour à l’étude de la langue durant votre première année de séjour sous la direction du supérieur régional qui se chargera également de votre initiation pratique à la pastorale dans une paroisse où vous serez affecté provisoirement. » (22/07/68)
« J’ai passé trois années excellentes à Notre-Dame et je pense que mon congé sera également bon de façon à ce que je puisse revenir en pleine forme au mois de décembre pour prendre la paroisse du Sacré-Cœur à Porto-Novo. » (27/07/71)
10/1971-05/1976, Porto-Novo, curé au Sacré-Cœur
Une zone urbaine, une zone rurale, une zone lacustre inondée chaque année au moment des crus du fleuve Ouémé. Il voudrait pour cette dernière zone : « un local en dur (les cases de ces villages sont en bambou et sur pilotis) qui servirait de dispensaire pour les soins assurés par les sœurs infirmières africaines et de salles de cours pour une éducation faire par ces mêmes sœurs. […] Le deuxième projet est en cours de réalisation : les chrétiens ont sorti de la lagune sable et gravillon pour la construction de leur église ; […] ils se tournent vers leurs frères chrétiens qui voudraient les aider. » (10/03/73)
En 1973, il a un séminariste stagiaire et 5 catéchistes actifs. Sur la ville, équipes de JOC et catéchismes d’enfants.
1975 : en ville, il faut maintenant songer à agrandir l’église et à construire une grande salle de réunion ; le centre d’animation dans les villages lacustres est en construction, presque prêt à fonctionner ; la plupart des villages ont commencé la construction d’une salle chapelle. Cette année, il est seul : « J’ai été obligé, encore plus que l’an dernier, à faire appel aux chrétiens pour assurer la catéchèse des quelques 500 enfants inscrits au catéchisme dans le secteur ville. À la paroisse, je n’ai pratiquement que des catéchistes bénévoles. Chaque semaine, le mercredi matin, ils consacrent leur temps pour accueillir les enfants. Cette catéchèse donnée par des laïcs, père ou mères de familles a valeur de témoignage auprès des enfants et des autres familles. Cela oblige aussi ces volontaires à approfondir leur foi. » (03/01/75)
Il demande une année sabbatique avant de « se mettre à la disposition de la SMA dès la rentrée 1977 pour les nouveaux projets et nouvelles implantations de la SMA. […] Ce n’est pas de gaieté de cœur que je quitterai Porto Novo mais je sens que je dois le faire pour l’avenir de ma vie sacerdotale plus équilibrée et peut-être aussi pour un meilleur service de l’Église. » (30/03/76)
Dans sa lettre à l’évêque envoyée la semaine sainte de 1976, il écrit en particulier : « Je ne me sens pas à l’aise au Bénin, et en particulier à Porto Novo. Je ne retrouve pas ici l’Église servante et pauvre à laquelle j’ai voué ma vie le jour de mon ordination sacerdotale. »
Les paroissiens du Sacré-Cœur envoient une lettre à la Province pour que Georges revienne sur sa décision…
09/1976-06/1977, Fontenay sous Bois, recyclage à la mission de France
09/1977-1985, Bria (RCA), pastorale équipe SMA
Avec Pierre Garreau, Guy Ollivaud, «vous ne partez pas en isolés, mais en communauté. Témoins de l’évangile, vous le serez d’abord par ce que vous vivrez. […] Votre communauté aura le souci d’être ouverte à tous ; […] vous aurez à collaborer avec tous. » (31/08/77)
Ils sont missionnaires errants jusqu’à la fin de l’année pour voir et apprendre la langue ; ils se retrouvent à Bria au début de 1978.
Il y a maintenant un séminariste africain stagiaire et un jeune technicien de l’agriculture pour deux ans au service de la population rurale : « Le travail ici est toujours le même : préparation aux sacrements, formation des catéchistes et des responsables des communautés chrétiennes. Dans de nouveaux villages, des groupes de catéchumènes naissent… dans d’autres, de vieux chrétiens se réveillent et demandent la visite des prêtres : nous essayons de faire face : […] construction d’une bibliothèque et d’une salle de réunion pour les jeunes. » (31/12/80)
1981 : « Je m’occupe plus spécialement du CEG de Bria, plus de mille élèves ; […] les classes sont surchargées (plus de 100 élèves), pas de tables bancs et la plupart de ces jeunes partent le matin de chez eux le ventre vide. […] Le jeune technicien avait lancé la pisciculture ; à son départ 30 bassins étaient creusés ; il faut continuer son travail ; […] nous avons aussi lancé une caisse de solidarité pour aider les gens en difficulté. » (13/12/81)
Il écrit à l’évêque : « Depuis que je suis ici, je m’occupe un peu des finances (je ne suis pas le seul), mais en comptant à la fin de chaque mois, je vois que j’arrive à un rythme insoutenable à tel point que si cela continue il faudra déposer le bilan. […] Je suis personnellement affolé par tout ce qu’on engouffre chaque mois. […] Je ne refuse pas le travail dans le même diocèse, mais Bria devient trop lourd pour nos moyens. » (20/07/83)
La Province lui propose une année de recyclage puis de prendre en charge l’accompagnement des jeunes. Il est d’accord de quitter Bria, même si « grâce au Seigneur et à ceux avec qui j’ai travaillé et vécu, je crois que nous avons vécu ce que certains recherchent sans le savoir. » (01/02/84)
1984-1985, Paris, recyclage à l’IFEC
1985-1986, USA, accompagnement des séminaristes italiens
Cette année, l’année spirituelle se fait à Boston ; il y a aussi 3 séminaristes américains.
1986-1988, Kalonda (Zaïre), au grand séminaire
Accompagnement des candidats SMA zaïrois : il est mis « à la disposition du père Hardy, coordinateur pour le projet SMA du district africain, et ce pour les deux premières années, en vue d’accompagner les candidats africains à Kalonda au Zaïre ». (Sa nomination du 21 mai 1986)
Il sait déjà qu’il sera responsable de Calavi à la rentrée de 1988.
1987 : « Je me retrouve au séminaire avec 115 séminaristes dont 4 sma. […] Cela se passe bien dans l’ensemble, mais la fatigue commence à se faire sentir. […]
1988-1994, Calavi, responsable de l’année spirituelle
« J’ai le grand plaisir de te nommer supérieur de l’Année Spirituelle Internationale (ASI) qui se tiendra au Centre « de Brésillac », Cotonou, et qui commencera en octobre 1988. Cette nomination est valable pour trois ans et peut être reconduite. » (Nomination du supérieur général en date du 30 mars 1988)
1989, il est nommé vice régional pour le Bénin, pour 6 ans.
La première année, ils sont 10 séminaristes pour 3 prêtres chargés de l’animation (Ubbiali et O’Shea) C’est un centre de formation avec une note plus missionnaire et plus spirituelle qu’au séminaire.
En 1991, ils sont 18 séminaristes.
« A propos de l’avenir, il y a des choses qui ne me plaisent pas du tout. C’est la décision prise unilatéralement par le généralat d’envoyer 1 (et maintenant on parle de 2) d’entre eux en Égypte pour l’Islam. C’est une décision insensée : aucun de ceux que nous avons ici n’est prêt pour une telle expérience. Je n’ai rien contre le projet Égypte, mais ce n’est pas à la sortie de l’année spirituelle que l’on doit prendre les gens qui doivent y participer. Sous prétexte d’avoir un projet, de le développer, on se met à démolir des gars. On fait passer le projet avant les hommes et je ne suis pas d’accord pour cela. Je l’ai dit sur tous les tons à Harry, mais il semble que la décision soit déjà prise en haut lieu. Il ne faudrait pas que trop de décisions soient prises ainsi, car alors il faudra qu’ils cherchent quelqu’un d’autre pour mettre à Calavi. » (23/04/91)
Juillet 1991, il est renommé pour 3 ans à Calavi.
Le jardin a doublé de surface et nous avons maintenant des légumes frais. (Il y a deux manœuvres dont le travail est plus efficace que celui des séminaristes) Il y a aussi un élevage de canards. Il parle aussi des stages de langue pour les anglophones dans les familles de Cotonou. René Soussia remplace Giacomo Ubbiali en 1992. En 1993, le Conseil lui dit qu’il a l’intention de le récupérer en 1995 ou 1996 pour l’animation missionnaire sur Lyon. Il rentre malade le 17 février 1994, sa maladie le handicape fortement pour la marche
1994-1995, Lyon 150, année sabbatique.
1995-1996, Lyon 150, au musée
1996-2001, Lyon 150, accueil
Puisque les sœurs viennent de partir, il faut quelqu’un pour ouvrir la porte ; il est nommé avec Antoine Valéro à l’accueil. 2001, il quitte l’accueil vers le milieu de l’année, il met sur informatique des textes envoyés par Rome.
2002-2010, Lyon, hôtelier
Il est chargé de suivre les candidats si certains se présentent ; travaille aussi avec le père Dujarier (tape sa thèse).
