Société des Missions Africaines (SMA)

Internationale

Monseigneur Edmond WOLFF

Société des Missions Africaines – Province de Strasbourg

WOLFF Edmond né le 31 mai 1899 à Haguenau
dans le diocèse de Strasbourg, France
membre de la SMA le 27 juin 1923
prêtre le 6 juillet 1926
préfet apostolique le 7 janvier 1939
décédé le 4 août 1939

1926-1939 missionnaire à Korhogo
1939 préfet apostolique de Korhogo le 15 janvier

décédé à Abidjan, Côte-d’Ivoire, le 4 août 1939, 
à l’âge de 40 ans

Monseigneur Edmond WOLFF (1899 – 1939)

A Abidjan (Côte-d’Ivoire), le 4 août 1939, retour à Dieu de Monseigneur Edmond Wolff, préfet apostolique de Korhogo (Côte-d’Ivoire), à l’âge de 40 ans.

Edmond Wolff naquit à Haguenau, dans le diocèse de Strasbourg, en 1899. Il fit ses études à l’école apostolique des pères jésuites à Florennes, en Belgique, puis commença son noviciat avec les pères spiritains. En 1921, il entra à Chanly, fit son serment aux Missions Africaines en 1923, partit à Lyon faire son grand séminaire et y fut ordonné prêtre en juillet 1926. Il partit de suite pour la préfecture de Korhogo où il œuvra magnifiquement, spécialement à Korhogo et à Ferkessédougou. En novembre 1934, le père Wolff devenait visiteur et, en janvier 1939, le Saint-Siège lui confiait la succession de Mgr Diss comme préfet apostolique de Korhogo.

Il n’était pas rentré en Europe depuis 7 ans, mais se portait bien. En juillet, il fut pris de malaise. Son état s’aggravant, Mgr Wolff fut transporté à l’hôpital de Bouaké, puis à celui d’Abidjan. De suite, il comprit qu’il allait mourir. « J’ai demandé à Dieu de passer 10 ans en mission et mourir. Le bon Dieu m’a exaucé; même il m’a accordé plus que je n’ai demandé; j’y ai passé 13 ans. » Il envisageait la mort comme une plus grande union avec Dieu et se disait heureux « d’être épuisé au service de Dieu ».

A Abidjan, il fut entouré de tous les soins nécessaires et les confrères de la province de Lyon lui furent dévoués. Mgr Wolff était très délicat pour tous, remerciant plusieurs fois confrères, médecins et infirmières. « Dites bien à nos supérieurs que nous ne formons ici, entre missionnaires des Missions Africaines, qu’une même famille. Je ne m’en suis jamais aperçu autant que pendant ces jours. Dites bien à tous les confrères de la préfecture que je les ai aimés et que je les aime bien plus maintenant. Qu’ils restent bien unis par la charité et dans le travail. Je donne ma vie pour eux. Je ne puis faire davantage. »

Il mourut dans les sentiments de la plus vive piété, invoquant les noms de Jésus, Marie et Joseph. Il fut inhumé à Ferkessédougou.