Société des Missions Africaines (SMA)

Internationale

Le Père Emile LEMAIRE

Société des Missions Africaines

LEMAIRE Emile né le 13 janvier 1846 à Ban-de-Sapt
dans le diocèse de Saint-Dié, France
membre de la SMA en 1875
prêtre le 19 décembre 1868
décédé le 17 août 1923

1969-1974 ministère dans son diocèse
1875-1881 Nice
1881-1890 Bugedo, Espagne
1881-1897 missionnaire en Egypte
1897-1899 Lyon
1899-1900 Keer
1900-1903 Pont-Rousseau
1903-1913 Jersey
1913-1923 Pont-Rousseau

décédé à Pont-Rousseau, France, le 17 août 1923, 
à l’âge de 77 ans

Le père Emile LEMAIRE (1846 – 1923)

A Pont-Rousseau, le 17 août 1923, retour à Dieu du père Emile Lemaire, à l’âge de 77 ans.

Emile Lemaire naquit à Ban-de-Sapt, dans le diocèse de Saint-Dié, dans les Vosges, en 1846. Il fit ses études dans son diocèse et y fut ordonné en 1868. Il fut nommé vicaire à Plombières. En juillet 1874, il entrait à Lyon aux Missions Africaines. Il fit le serment l’année suivante et fut envoyé au sanatorium de Nice.

Le père Lemaire y resta peu de temps et fut envoyé en Espagne comme quêteur et recruteur. C’est à son zèle que la Société doit les pères Garcia et Albeniz. Il fut le premier supérieur de Sainte-Marie à Bugedo, près de Miranda de Ebre (1881-1886). Ensuite, il resta encore quelques années en Espagne.

En 1891, nous retrouvons le père Lemaire en Egypte comme aumônier des frères des écoles chrétiennes. En 1898, il est directeur des novices à Lyon, puis il va à Keer, à Nantes et Jersey où il reste 10 ans. En 1913, il revient aux Naudières bien fatigué, et on ne lui donne que deux mois de vie. Mais le père Lemaire reprend des forces et, en 1914, il peut assurer des cours pour remplacer les professeurs mobilisés. Les élèves ne furent pas fâchés d’avoir ce « bon professeur » de 68 ans. Il aimait enseigner le grec. Après la guerre, de plus jeunes professeurs prirent la relève. Pour le père Lemaire, l’explication de l’évangile le dimanche et quelques prédications furent ses dernières occupations.

L’année 1922 fut bien pénible pour lui: crises d’asthme, varices. Le père Lemaire baissa lentement et s’éteignit doucement dans le fauteuil où il passait ses journées.

« Le père Lemaire, a écrit un confrère, nous laisse le souvenir d’un prêtre modèle de patience dans ses infirmités et fidèle à ses exercices de piété dans ses moindres détails. Chaque soir, il faisait le chemin de la croix. »