Société des Missions Africaines –Province de Strasbourg
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né le 9 août 1880 à Husseren-Wesserling dans le diocèse de Strasbourg, France membre de la SMA le 17 octobre 1909 prêtre le 9 juillet 1911 décédé le 25 octobre 1961 |
1911-1946 missionnaire à la Côte du Bénin décédé à Saint-Pierre, France, le 25 octobre 1961 |
Le père Aimé SIMON (1880 – 1961)
A Saint-Pierre (Alsace), le 25 octobre 1961, retour à Dieu du père Aimé Simon, à l’âge de 81 ans.
Aimé Simon naquit à Hussenren-Wesserling, dans le Haut-Rhin, dans le diocèse de Strasbourg, en 1880. Après ses études primaires, il travailla d’abord chez ses parents, puis à Nancy, comme apprenti relieur, et enfin en Suisse comme apprenti imprimeur. C’est là qu’il rencontra le père Zimmermann et le suivit en Irlande pour y faire son latin.
En 1906, André Simon arrivait à Lyon où il fit le serment en 1909 et fut ordonné prêtre en 1911. Encouragé par le père Ranchin, supérieur du séminaire, c’est l’abbé Simon qui lança la revue et l’œuvre de « Frères d’Armes ». Peu après son ordination, le père Simon partait pour le vicariat de la Côte du Bénin, où il devait rester jusqu’en 1946. Vicaire à Itolo, puis curé d’Ebute-Metta, dans la banlieue de Lagos, il y construisit l’église, les écoles, le presbytère et fonda l’imprimerie du vicariat.
Revenu en Europe en 1923, il repartait pour le Nigeria l’année suivante. Mgr Terrien lui confia la création d’un nouveau district dans la région d’Ondo-Ilorin, aujourd’hui siège de deux diocèses. Il fut partout et toujours un excellent missionnaire, tout dévoué et très charitable et zélé, ne tenant pas compte de lui-même, mais uniquement des âmes. Il souffrit longtemps moralement de ne s’être pas engagé au moment de la guerre 1914-1918. Mais il n’était resté au Nigeria qu’à la demande de son évêque, en raison de l’urgence du travail apostolique et du manque de personnel.
Le successeur de Mgr Terrien, Mgr O’Rourke, chargea le père Simon de la construction de la cathédrale de Lagos. Il mena de front son travail de curé et celui de la construction et déploya une énergie peu commune. Le résultat fut magnifique et à juste titre le père Simon fut fier de sa cathédrale. C’est le visage épanoui qu’il montrait sa collection de photos sur cette cathédrale.
En 1946, épuisé mais heureux, le père Simon revenait en France. Il ne devait plus revoir le Nigeria. Sauf deux années passées à Fribourg, en Suisse (1948-1950), c’est à Saint-Pierre qu’il passa ses dernières années. Le père Simon était un homme de forte trempe, d’un grand esprit de foi, d’une piété virile et profonde, d’un esprit surnaturel constamment nourri de prières. C’était un homme de principes, tenace et ferme. Il avait bon cœur pourtant. Son accueil était franc et cordial, il rendait volontiers service et réglait parfaitement les affaires quand on avait recours à lui. On n’a peut-être pas toujours assez remarqué la délicatesse de son cœur sous l’écorce parfois un peu rude et austère de l’homme d’action et la vivacité des réactions de son tempérament.
La fin de ses jours fut un douloureux calvaire. Le père Simon fut admirable de résignation, de patience, d’acceptation de la volonté divine en esprit de réparation et d’apostolat.

