Société des Missions Africaines (SMA)

Internationale

Le Père Hubert DAUDÉ

daudet hubert

Société des Missions Africaines – Province de Lyon

Hubert Joseph Gabriel DAUDE

Né le 31 mai 1934 à Cardet-Lédignan (Gard) diocèse de Nîmes

Membre de la SMA le 11/07/1962

Ordonné prêtre le 26/12/1965

 

 

 

 

1966-1971

Duékoué (Man-RCI)

Vicaire

1971-1980

Guiglo (Man)

Vicaire, puis curé, paroisse Saint-Joseph

1980-1981

Lyon et Nîmes

Année sabbatique

1981-1990

Guiglo (Man)

Curé, paroisse Saint-Joseph

1990-1991

Lyon et Nîmes

Année sabbatique

1991-1999

Guiglo (Man)

Curé de la paroisse Saint-Joseph 

1999-2001

Guiglo (Man)

Curé de la  paroisse : N-D de Nazareth :

2001-2005

Reste en France car il ne peut rejoindre Guiglo à cause des évènements

2005 – 2006

Avèze (Gard)

curé dans son diocèse.

2006-2008

Beaucaire (Gard)

curé

2008-2012

Lanuejols (Gard)

curé

2013 – 2017

Montferrier

retiré

 

décédé à Montferrier sur Lez le 18 mars 2017

à l’âge de 83 ans

La cérémonie des obsèques a été célébrée
  le vendredi 24 mars 2017 à 14 h 30
   en l’église de Lanuejols (Gard)



 

Hubert DAUDE

1934 – 2017

Hubert est né le 31 mai 1934 à Cardet-Lédignan dans le Gard (diocèse de Nîmes) de parents viticulteurs et baptisé le 3 juin sous les prénoms de Hubert, Joseph, Gabriel.

A 23 ans, il entre au séminaire des vocations tardives de Roussas dans la Drôme et très vite, il demande à entrer aux Missions Africaines, ce qui lui est accordée en 1958. Au cours de sa formation, il demande de faire un stage en Afrique « afin de réfléchir et de mûrir sa vocation missionnaire ». Il va rester une année à Dabou en Côte d’Ivoire où il va s’occuper du catéchisme dans les écoles, de la JAC et du catéchuménat chez les Mossis (originaires du Burkina-Faso venus travailler dans les plantations de Côte d’Ivoire). En 65, année de son ordination, il sollicite l’autorisation de dire le bréviaire en français : « Il m’est difficile de prier en latin car j’ai assez peu étudié cette langue, étant vocation tardive » Après ce parcours peu classique à l’époque, il est ordonné prêtre le 26 décembre 1965 à l’âge de 31 ans.

Les premiers pas missionnaires 1966 – 1971 1971

Dès 1966, le Conseil le nomme à Duékoué dans le diocèse de Daloa en RCI. Il y restera 5 ans comme vicaire. En 1968, le diocèse de Daloa est partagé en deux et il fait partie désormais du diocèse de Man. La paroisse de Duékoué est grande, son curé plutôt « urbain » et Hubert peut s’épanouir sur ces longues distances qui le mènent jusqu’à Zéo et Bangolo. Il est en pays guéré et y restera jusqu’à son départ définitif.

Guiglo 1971 – 2004

Après ces années d’apprentissage, il est nommé à Guiglo. Il y restera 33 années entrecoupées de deux années sabbatiques. C’est là, à Guiglo qu’il donnera le meilleur de lui-même. Voici le témoignage de son ami, le Docteur Philippe Metge le jour de ses obsèques :

« Chers amis ici rassemblés,

De par l’Ancien Testament, nous savons que Yahweh dit à Abraham : « Quitte ton, pays, ta famille… pour le pays que je te montrerai… »

Véritable force tranquille, notre ami Hubert Daudé, cévenol d’origine, fils de viticulteur, a eu la pugnacité de réaliser à fond la vocation de sa vie : celle d’être prêtre en mission en Afrique… 33 ans à Guiglo dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, terre animiste depuis la nuit des temps.

De la race des bâtisseurs – « Autre est le semeur, autre est le moissonneur » – Hubert Daudé a eu la chance, avec le temps et le bon travail pastoral réalisé, de semer et de récolter.

Nous sommes nombreux ici à pouvoir témoigner de son action de missionnaire on ne peut plus altruiste et créatrice tant matérielle que spirituelle pour le bien de tous.

Au service de Dieu et des autres, Hubert Daudé s’est imposé à chacun par le don de soi, le dialogue, l’échange, le sens des responsabilités et de la solidarité, dans le respect on ne peut plus important d’autrui et des différences culturelles. Il était qualifié tant dans les deux paroisses de St Joseph et de Nazareth que dans le petit monastère de Bethléem en pleine forêt, de « Blanc de Dieu » venant parler du Dieu de Géla (dieu en langage guéré).

Les forces déclinant et la retraite presque imposée arrivant, il était fier de dire : « j’ai fait du mieux que j’ai pu… puis, sans regret et en toute fraternité, j’ai donné les clés aux Ivoiriens autochtones… Ils feront certainement autrement que moi, mais je suis sûr que ce sera bien »

Hubert, je peux te dire que nous sommes fiers de toi. Tu fus et tu resteras toujours pour nous un exemple à méditer et nous garderons le souvenir d’un « Vrai Homme de bonne volonté »

« A DIEU VA » cher père Hubert Joseph Daudé ».

Son héritage

On retiendra d’Hubert, trois choses importantes, à côté de son travail missionnaire au quotidien.

–       Son attention aux jeunes : il fut le premier dans le diocèse de Man (et parmi les premiers en Côte d’Ivoire) à créer un foyer pour donner aux collégiens un cadre de vie où ils avaient les meilleures conditions pour leurs études

–       Son souci des vocations : Hubert a accompagné de nombreux jeunes. Au moins 6 d’entre eux sont devenus prêtres dont 5 aux Missions Africaines.

–       Son attention à la vie de l’Eglise à travers le monastère de Bethléem dont il a été l’initiateur. Il y avait 12 moines en 2001 dans ce monastère installé en pleine forêt et reconnu par Rome en 1998

Le retour au pays

Les évènements qu’a connus la Côte d’Ivoire à partir de 2004 ne lui permettront pas de rester à Guiglo et il doit se résigner à rentrer en France. Il va alors offrir ses services à son diocèse d’origine, Nîmes, et sera curé de Avèze, Beaucaire et Lanuejols dans les Cévennes. Il y est heureux et apprécié des paroissiens. Il continue de s’occuper des moines de Guiglo. Mais la santé ne suit pas et en 2013, il se voit contraint de rejoindre la maison de retraite de Montferrier où il finira ses jours avant de s’éteindre le 18 mars 2017. Selon ses volontés, ses obsèques ont été célébrées à Lanuéjols, dernière paroisse de son ministère en France où il s’était réservé une concession au cimetière. Une foule nombreuse l’accompagnait ce jour-là, des confrères des Missions Africaines et des prêtres diocésains, avec la foule des paroissiens. Deux prêtres originaires de Guiglo (un SMA et un diocésain) venaient rappeler l’œuvre missionnaire accomplie par notre frère.