Société des Missions Africaines – Province de Lyon
Le père Bernard RAYMOND
Né le Né le 11 octobre 1933 à Saint-Chamond (Loire)
Ordonné prêtre le 30 juin 1960
En 1961-1962, en année pastorale au Rozay (Lyon)
De 1962 à 1968 : vicaire à Man
De 1968 à 1980 : curé à Sangouiné (Man)
De 1980 à 1987 : vicaire puis curé à Biankouma (Man)
1987-1988 : année sabbatique à Lyon, 150
De 1988 à 1990 : à Chaponost (procure)
De 1990 à 1993 : au Service Informatique Provincial au 150.
De 1993 à 1995 : vicaire à Touba (Man)
De 1995 à 1998 : curé à Borotou-Koro (Odienné)
De 1998 à 2008 : au SIP au 150
20 novembre 2008 : rejoint la communauté de Montferrier
Décédé le 25 juin 2021 à Montpellier à l’âge de 88 ans
Ses funérailles ont été célébrées le mardi 29 juin à 10 h 15,
en la chapelle de la maison sma de Montferrier
Bernard Claude RAYMOND 25 juin 2021
Né le 11 octobre 1933 à Saint-Chamond (Loire), diocèse de Saint-Etienne et baptisé le 22. Il a un frère plus âgé et deux sœurs plus jeunes que lui. Son papa est chef de service à la verrerie Souchon.
Il commence ses études à l’école primaire de Rive de Giers, puis entre à Chamalières en 6e en 1945. Il doit s’arrêter trois années pour raisons de santé au cours de sa 3e. Il revient à Chamalières, suit les cours de seconde par correspondance à l’Ecole universelle, puis fait la 1ère et la terminale à Pont-Rousseau.
Scoliose très prononcée à la colonne vertébrale. On note avant son appel aux ordres : « caractère aimable enjoué ; lacune dans ses études secondaires ; jugement bon, un peu enfantin sur certaines questions. » (30 novembre 1959)
Premier serment temporaire 16/07/1957
Serment perpétuel 05/01/1960
Sous-diaconat 06/01/1960
Diaconat 06/03/1960
Ordination 30/06/1960
1961-1962, Le Rozay (Lyon), année pastorale
Rien sur cette année.
1962-1968, Man, vicaire
Il est d’abord nommé sur le diocèse de Gagnoa, mais pour remplacer un père de Man nommé au séminaire de Gagnoa, il est nommé au diocèse de Daloa, et affecté à Man.
Aucune lettre durant son séjour à Man.
1968-1980, Sangouiné (Man), curé
Création du diocèse de Man en 1968.
Quelques réflexions, sans date, sur Bernard Raymond, Sangouiné, sans doute d’un membre du Conseil, mais non signé : « Manque de patience, de persévérance, difficultés de saisir la mentalité, d’accepter les gens tels qu’ils sont. […] Pas de difficultés avec l’Eglise locale, nous avons la chance d’avoir un évêque qui nous accepte comme nous sommes. »
Congé en 1978 au cours duquel il célèbre les noces d’or de ses parents.
1979 : dans le diocèse, ordination du premier prêtre yacouba, premier engagement d’un séminariste dont la famille est originaire de Sangouiné.
« Enfin, un solution équitable a été trouvée pour que le père Mahy puisse vous remplacer à Sangouiné. […] Je vous souhaite un excellent apostolat à Biankouma où vous allez retrouver le père Louis Genevaux que vous connaissez fort bien. » (Mgr Agré, 23/06/80)
1980-1983, Biankouma (Man), vicaire
« L’autre jour à Chaponost, nous avons reconstitué l’ancienne équipe de Man avant l’éclatement de la paroisse : Panis, curé, et ses trois vicaire, Joseph Isoléri, Joseph Roux et moi-même, et comme des vieux, nous avons parlé du bon vieux temps. » (13/06/81)
« L’ambiance à Biankouma est bonne, comme dans tout le diocèse. » (01/82)
Fin 1983, il rentre pour le décès de son papa
1983-1987, Biankouma (Man), curé
Il a Camille Allain, qui prendra sa suite en 1987.
Déjà en 1985, il pense à une année sabbatique pour 1987. « Je désire rester dans la région lyonnaise, pour me reposer d’abord, réfléchir sur mes 25 ans d’Afrique, et surtout faire la connaissance de ma famille et, si elle tient le coup jusque-là, profiter un peu de ma vieille maman. » (20/05/85)
« Daniel m’a tâté, me parlant d’une possibilité de service en France pour un temps limité. Je ne me reconnais pas le droit de refuser, si c’est de ma compétence (par exemple, je ne voudrais pas d’un poste d’économe, étant peu doué pour le marchandage, les comptes et la conduite automobile, ni d’animateur, étant trop bavard). […] Je dis bien que j’accepte volontiers ce service, mais je ne suis pas volontaire et serais très heureux de revenir ici au bout d’un an. […] Je me décharge sur Camille qui aime beaucoup les responsabilités. » (24/11/86) Le Conseil lui donne son accord et lui dit qu’il sera nommé dans une procure.
1987-1988, Lyon, 150, année sabbatique
Il redit que si un confrère veut prendre la place qui lui est destinée en France, il est prêt à repartir en Afrique. Dès mars, le Conseil l’avertit qu’il sera nommé à la procure de Chaponost. Sa nomination arrive en mai ; il est nommé pour 4 ans, avec le père Lagoutte comme supérieur et les pères Panis et Audrain comme procureurs. Dans sa nomination, le Conseil lui rappelle que la maison a un double objectif, procure et animation missionnaire.
1988-1990, Chaponost, procure
Il lui est donc demandé d’apporter sa contribution à l’accueil et à l’animation missionnaire. (sa nomination du 02/05/88).
En mars 1990, il commence son travail au SIP : il y est nommé officiellement le 1er avril.
1990-1993, Lyon, 150, SIP
En janvier 1992, le provincial lui laisse présager que sa nomination au SIP risque de se prolonger « Le père Priou ne s’y fait pas […] l’informatique est le service le plus important de la Province […] tu es mieux ici qu’à Abobo gare […] ta vieille maman ; Tout cela pour me faire accepter une condamnation à perpette, car il ne s’agit pas de rempiler pour un an ou deux, mais bien de renoncer à l’Afrique. J’ai l’impression d’avoir à choisir entre le virus informatique et le paludisme. » (au régional le 26/01/92)
Dans sa réponse, le régional lui dit qu’il peut envisager un autre poste que sur la ville d’Abidjan, dans le diocèse de Man par exemple. Alors il accepte de servir encore une année au SIP, dans la perspective de retrouver l’Afrique ensuite.
En 1993, le régional lui laisse le choix entre Mapleu, Sipilou et Touba. « Je ne choisirai pas, prêt à accepter ma nouvelle mission avec l’espoir d’y faire un peu de bien. Ma vieille maman accepte elle aussi mon départ avec beaucoup de foi, bien mieux que je ne l’espérais. » (08/03/93)
Il rue un peu dans les brancards au 150 et n’est pas d’accord avec les prises de position de Jules Lahargou sur l’animation missionnaire (qui sont aussi celles du Conseil provincial), et même, semble-t-il, avec l’animation missionnaire tout court. Une longue lettre de Christian Besnard, du 15 mai 1993, le remet en place.
1993-1995, Touba (Man), vicaire
Il doit y seconder le père Stanislas. Aucune lettre durant ces deux années.
1995-1998, Borotou Koro (Odienné), curé
« Depuis le 12 août, je suis chargé de la paroisse de Borotou Koro. J’y ai passé le samedi et le dimanche 26 et 27 août, et j’ai pu me rendre compte de l’état de la maison. Béniat ne la reconnaîtrait plus, tellement elle est crasseuse et le matériel restant déglingué. » (04/09/95)
« J’ai un gros handicap avec mes yeux : je souffre de cataracte et sortir du complexe me pose problème, confondant sur la piste, ombres et ravines. Je me demande même si je pourrai terminer mon séjour. » (02/01/96)
« Pouvez-vous m’acheter le libre des bénédictions. Mes gens ont très peur des sorciers et sont grands consommateurs d’eau bénite, de statues, d’images, de sacramentaux (la sacristie est aussi mal équipée que la cuisine). Ca m’évitera de composer des formules passe-partout. Remettez le livre à Louis Genevaux à son retour. » (30/06/96)
Pendant son congé, en 1997, il se fait opérer de la cataracte, des deux yeux.
« Les yeux, ça va, et la santé aussi. […] Actuellement, j’héberge Claude Gavard et Emile Pottier venus taquiner les capitaines du Sassandra. » (06/01/98)
En mars 1998, son évêque (d’Odienné) le convoque, car « il s’est fourvoyé dans une affaire qui n’est pas du tout à son honneur ni à celui de l’Eglise catholique. […] Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il a causé un grand scandale. […] J’ai décidé donc de vous envoyer le père Bernard Raymond. Il est bon qu’il ne reste pas à Koro. En tout cas, il a accepté tout de suite ma décision. » (Mgr Konan Kouassi au Conseil provincial le 27/03/98)
1998-2008, Lyon, 150, SIP
Il est nommé au SIP, en remplacement du père Bogard, pour une période de trois ans, avec possibilité de renouvellement. (nomination du 24 mai 1998). C’est le dernier document de son dossier.
En 2008, il y est toujours, mais son dos le fatigue de plus en plus. On commence à parler de lui pour Montferrier.
