Société des Missions Africaines – Province de Lyon
Le père Paul CHATAIGNÉ
Né le 3 janvier 1941 à Saint-Sébastien-sur-Loire, diocèse de Nantes
Ordonné prêtre le 24 juin 1967,
1967-1969, à Lyon, licence de lettres-philosophie,
1969-1972, à Bigerville (Abidjan), professeur,
1972-1978, à Bouaké, supérieur,
1978-1983, à Rome, secrétaire général,
1983-1989, à Paris-Hidalgo, conseiller provincial,
1989-1995, à Paris-Hidalgo, vice-provincial,
1995-1997, à Kimbongo (Kiwit), en pastorale,
1997-1999, à Kimwenza, supérieur du foyer SMA,
1999-2000, vice-supérieur de la fondation Afrique,
2001-2007, à Rome, assistant général,
2007-2008, à Lyon-150, année sabbatique,
2008-2014, à Lyon, responsable du service « communication »,
2014-1017, à Calavi, dans l’équipe des formateurs,
2017-2018, à Nantes, rue Crépeau, à l’animation missionnaire,
2018-2022, à Montferrier, résident.
Décédé le vendredi 17 juin 2022
à l’âge de 81 ans à Montpellier
Ses funérailles ont été célébrées
le mardi 21 juin 2022 à 10 h 30
en la chapelle de la maison sma de Montferrier
Né le 3 janvier 1941 à Saint-Sébastien-sur-Loire (Loire Atlantique), diocèse de Nantes, et baptisé le 5. Son papa travaille à Lefèvre-Utile, à Nantes. Il est le septième enfant d’une famille nombreuse ; il a un frère François qui est reste aux Missions Africaines jusqu’à son premier serment à la fin du noviciat. De 1951 à 1959, il fait toutes ses études secondaires à Pont-Rousseau ; il obtient le BEPC et les deux bacs, mention philo. Il est bien noté partout. Après une année à Chamalières, il va à Chanly pour le noviciat en 1960. Le supérieur de Chanly écrira : « Optimisme calme, généreux, s’adapte à tous travaux et toutes situations ; » (21/05/61)
Il fait son service militaire de novembre 1961 à avril 1963, successivement à Laval (2 mois), Saint-Brieuc (4 mois), Sète (1 mois), Sétif (6 mois) et Bougie (4 mois). Il intègre le séminaire de Lyonè1510 à la rentrée de 1963.
Premier serment temporaire 11/07/1961
Serment perpétuel 28/06/1966
Sous-diaconat 29/06/1966
Diaconat 16/10/1966
Ordination 24/06/1967
1967-1969, Lyon, licence Lettres-Philosophie
Logeant au 150 pendant ces deux années d’études, il accepte, la première année d’accompagner une équipe de séminaristes, mais, la seconde année, il demande à être déchargé de cette tâche pour se consacrer uniquement à sa licence de philo.
1969-1972, Bingerville (Abidjan), professeur
« Le Conseil provincial a donné son accord pour que terminiez votre licence de lettres-philosophie à Abidjan, à condition, bien sûr, que le programme de l’université d’Abidjan vous permette de passer le diplôme préparé. Il est bien entendu qu’une partie de votre temps sera employé à la formation des petits séminaristes de Bingerville. […] Il vous faudra prévoir aussi l’étude d’une langue et la formation pastorale. » (27/05/69) Il est professeur de 3e, fait la catéchèse dans un collège de filles (second cycle), et va tous les dimanches dans les villages.
1972-1978, Bouaké, supérieur
Il est responsable du séminaire Saint-Joseph qui est chargé de remettre à niveau des jeunes qui se destinent au grand séminaire, en sachant dès maintenant qu’ils ne seront pas présentés au baccalauréat. (C’est un critère de vocation !) Il est assisté de Pierre Pavageau et d’Alphonse Rapion comme économe, ce dernier « surchargé avec ses responsabilités diocésaines et catéchétiques ». Il est pratiqué ici l’autodiscipline : « Cela entraîne souvent des bavures dans l’observation du règlement, lorsqu’on est habitué à une formation très directive. […] Ce mode de formation est payant ; il amène à un véritable sens des responsabilités qu’on peut vérifier chez les Terminales. » (13/10/74)
En 1976, le Conseil pense à lui pour être professeur à notre consortium de Chevilly-Larue. Il juge qu’il n’en a pas les capacités, mais il se dit cependant disponible.
En janvier 78, le Conseil revient à la charge pour une nomination éventuelle à Chevilly, en remplacement du père Joly qui restera en place jusqu’en juin 1979.
Cela n’aura pas de suite, car, à la demande pressante du Conseil général, il est nommé au secrétariat central de la maison généralice.
1978-1983, Rome, secrétaire général
1983-1989, Paris – Hidalgo, conseiller provincial
1989-1995, Paris – Hidalgo, vice provincial
Une lettre du supérieur général le remercie du travail qu’il a accompli dans la commission préparatoire de la future Assemblée générale de 1995 et une autre lettre le nommant à l’équipe d’animation de cette même Assemblée générale.
1995-1997, Kimbongo (Kikwit), en pastorale
Après quelque temps à Hidalgo pour terminer la rédaction du directoire et des textes de la dernière Assemblée provinciale, il est mis à la disposition du régional du Zaïre.
Dès son arrive, il se met à l’étude de la langue nationale, le kikongo ; « Le moral est bon, c’est vraiment la mission rêvée au milieu des pauvres ! sans savoir si on est très utile… » (04/12/95)
Dans une lettre du 26 juin 1996, il explique ce qu’il doit faire comme curé, depuis le départ de Sébastien Eppherre pour se reposer : il faut faire fonctionner 8 troupeaux, soit environ 2000 bêtes, surveiller et payer les bouviers ; il faut entretenir des dizaines de kilomètres de pistes et payer les cantonniers, construire des ponts ; il faut approvisionner les boutiques en produits de première nécessité et discuter les prix avec une demi-douzaine de transporteurs, superviser la construction ou la réparation des maisons des bouviers et des églises… Avec une telle entreprise, la mission fait ainsi vivre une centaine de famille.
1997-1999, Kimwenza, supérieur du foyer SMA
Il laisse la paroisse à Roger Nicol qui vient de rentrer et qui est plus compétent que lui pour toutes les questions matérielles de la mission et il prend la direction du foyer de formation pour une quinzaine de séminaristes sma zaïrois. « Ce travail correspondra mieux à mes compétences, et je crois que j’y serai plus utile qu’ici, compte tenu de mon échec en kikongo qui paralyse la plupart de mes relations avec les paroissiens. » (11/05/97) Il est remplacé par Michael Adrie.
09/1999-2001, Lomé, vice supérieur de la fondation Afrique
2001, rentre en janvier pour une opération aux intestins, se repose à Montferrier (cancer)
Il répond longuement au questionnaire envoyé par la Province pour la préparation de la future Assemblée provinciale de 2001.
Pour cette Assemblée, il demande que son nom soit retiré de la liste des possibles pour être le prochain provincial. Entre autres raison, il dit qu’il souffre d’une allergie prononcée à la gestion financière.
05/2001-2007, Rome, assistant général
On lui découvre en 2001 un cancer au gros intestin. Il rentre se faire opérer à Montpellier, puis convalescence à la maison de Montferrier. Il va à l’Assemblée générale et il est choisi pour être conseiller général pour 6 ans. Il est aussi supérieur de la communauté sma de Rome.
2007-2008, Lyon 150, année sabbatique
Il commence par l’abbaye d’En Calcat pendant un mois qui compte 60 moines. Ensuite, il compte s’inscrire comme auditeur libre à la catho de Lyon.
2008, Lyon 150, en juin, nommé responsable du service communication
« Le Conseil provincial te nomme pour un mandat de trois ans renouvelable, directeur de la communication pour l’animation missionnaire. Tes fonctions seront les suivantes : assurer la collecte des articles et des photos pour l’Appel de l’Afrique, en veillant à donner une vision de la SMA plus internationale, superviser les activités du chargé de promotion SMA, avec l’aide de Gérard Sagnol, la première année, collaborer étroitement avec le directeur du musée et le conseiller chargé de l’animation missionnaire, animer la commission communication pour qu’elle soit efficacement le lieu d’échange et de concertation entre les maisons d’animation missionnaire, le musée africain et le service du SIP (Service Informatique des Procures). » (sa nomination du 19 mars 2008)
D’une interview dans le journal de Lyon « le Progrès »
– N’avez vous jamais regretté votre choix de vie ?
– Non, j’ai le sentiment d’une vie bien remplie où j’ai reçu au moins autant que j’ai donné, où j’ai expérimenté des situations très diverses que je n’avais pas envisagées. Il y a eu des difficultés, bien sûr, dans l’apprentissage des langues, l’adaptation à de nouvelles coutumes, à la nourriture, les crises de paludisme… Mais j’ai beaucoup découvert : la qualité des relations humaines, le courage des mères qui assurent la survie de leurs enfants au prix de durs efforts, la joie de vivre malgré des conditions de vie souvent difficiles et la vitalité des communautés croyantes jeunes et pleines d’enthousiasme. » (30/01/12)
