Société des Missions Africaines – Province de Lyon
Le père Louis GENEVAUX
Né le 19 août 1944 à Lons-le-Saunier,
diocèse de Saint-Claude
Ordonné prêtre le 4 juillet 1971
1971-1973 : vicaire à Logoualé, Man
1973-1983 : responsable à biankouma, Man
1983-1984 : recyclage et accompagnement des séminaristes
à l’avenue Reille, Paris
1987-1988 : curé intérimaire à Sainte Thérèse à Man
1988-1999 : fondateur et responsable
de la paroisse des Monts de Touras à Gbonné, Man
1999-2000 : convalescence à Montferrier
2000 : recyclage à Chaponost
2001 : vicaire à Touba, Odienné
2001-2007 : vice-provincial à Paris
2007-2008 : service pastoral dans la banlieue de Lyon
2011-2012 : en paroisse à Rillieux-la-Pape, Bron et Villeurbanne
2013-2019 : en paroisse à Arbois, dans son diocèse
2019- 2021 : à Chaponost
2021-2022: résident à Montferrier.
Décédé le lundi 4 juillet 2022
à l’âge de 78 ans à Montferrier
Ses funérailles ont été célébrées
le jeudi 7 juillet 2022 à 10 h
en la chapelle de la maison sma de Montferrier
Né le 19 août 1944 à Lons-le-Saunier (Jura), diocèse de Saint-Claude et baptisé le 29.
Ils sont trois enfants dans la famille. En 1959, on lit que son papa est tapissier. Sur un autre document, plus tard, on lit : Excellente famille chrétienne, commerçants (antiquaires)… Plus tard encore, on lit « ouvrier ébéniste »
Après Chaponost, il entre à Pont Rousseau en classe de 3ème : Il va ensuite à Chamalières (1963-1965). À la place du service militaire, il part en coopération au diocèse de Man où il reste deux ans. C’est à son retour qu’il va à Chanly pour le noviciat : « Très estimé de tous, Influent sur toute la communauté. Élément équilibrant dans son équipe. […] Décision et initiative sous une apparence parfois un peu décontractée. » (19/03/68)
Il fait deux années de théologie à Lyon, puis deux ans à Anyama, en Côte d’Ivoire.
Pendant les grandes vacances de 1970, il est à Sangouiné, chez Bernard Raymond.
Il souhaite faire son année pastorale en Afrique, mais n’est pas opposé à faire des études supérieures en France (non pour brandir un diplôme, mais pour mieux servir l’Évangile).
Il demande à être ordonné dans son diocèse avec les autres séminaristes de son diocèse.
Le Conseil aurait voulu qu’après son ordination il fasse deux années d’études à la faculté de Lyon. Il décline cette proposition.
Premier serment temporaire 16/06/1968
Serment perpétuel 24/02/1970
Sous-diaconat 20/12/1969
Diaconat 12/07/1970
Ordination 04/07/1971
09/1971-07/1973, Logoualé, Man, vicaire
Nommé dans le diocèse de Man, première année consacrée à l’étude de la langue, l’étude du milieu humain et des méthodes pastorales. (sa nomination du 2 juillet 1971)
08/1973-04/1983, Biankouma, Man, responsable
Pendant son premier congé, en 1974, il fait plusieurs foires pour trouver des sous pour pouvoir changer sa voiture. Ses lettres sont beaucoup plus courtes que quand il était séminariste à Anyama.
Deux prêtres et quatre religieuses pour annoncer l’évangile à 70 000 personnes réparties sur une centaine de villages. Il s’efforce de passer un peu partout, même si c’est rapide : importance de la formation des responsables, les catéchistes et les chefs chrétiens. « Tu connais le ravi des crèches provençales ? C’est un peu ça le missionnaire : pas trop malin devant tout ce qui se passe sous ses yeux, mais heureux de voir le Seigneur à l’œuvre… On n’y comprend pas grand-chose, car c’est rarement comme on voudrait ; mais c’est tellement plus sûr. » (28/12/76)
Il a donné son accord pour travailler à la rue Terme, mais il a donné cet accord en reculant, car dit-il « J’ai toujours explicité que je faisais mon engagement dans la Société des Missions Africaines pour être dans l’apostolat en Afrique, et non pour un service en Europe. » (30/06/82)
Finalement, il accepte, mais à certaines conditions :
Il veut s’adresser à une jeunesse engagée chrétiennement et cherchant la volonté du Christ sur elle – des jeunes encore au collège – des garçons d’abord – proposer clairement la vocation SMA – il choisit la région lyonnaise de préférence à Nantes – Chaponost à cause de ses possibilités. Il termine sa lettre du 02/12/82 en redisant son désir de faire un recyclage en 83-84.
09/1983-06/1984, Paris, avenue Reille
Recyclant à l’AFM et au service de la SMA pour les séminaristes
Participation à la vie spirituelle et communautaire de l’avenue Reille, avec Daniel Mellier comme responsable. Bilan satisfaisant et positif ;
Pour la suite : Il sera avec Alain Béal et Claude Vincent : « Vocations, vie spirituelle, liens avec la SMA, voilà les trois orientations que nous paraissent importantes à souligner, ce qui ne veut pas dire, bien sûr, qu’elles n’étaient pas vécues auparavant. » (sa nomination du 19/01/84) Il est nommé pour 4 ans. Il est étonné de recevoir cette nomination, car il comptait bien aller chez les Touras, et il explicite toutes ses raisons dans une longue lettre du 24 janvier 1984, et puis il est nommé pour 4 .
09/1984-03/1986, Lyon, rue Terme, éveil des vocations
03/1986-06/1987, Chaponost, éveil des vocations
Rien sur toute cette période, sinon un projet de rassemblement national SMA pour les jeunes et une lettre à Mgr Agré où il redit son désir d’aller chez les Touras.
Une lette du Conseil provincial le renomme pour le diocèse de Man à partir de la rentrée 1987.
Il repart par le désert.
09/1987-09/1988, Man, curé intérimaire de la paroisse Sainte-Thérèse
Il écrit sa première circulaire générale, et il demande des sous pour la première fois pour la future fondation de Gbonné chez les Touras (annonce faite dans l’Appel et l’Echo). Les constructions y commencent.
09/1988-07/1999, Gbonné, Man,
Fondateur et responsable de la paroisse des monts Touras
Catherine et Arnaud Sourty s’engagent avec lui à Gbonné. L’installation de Louis et du couple se fait en décembre 1988, mais leur maison n’est pas tout à fait terminée. Plus de 50 personnes ont répondu à son appel de fonds.
« Merci pour le Lien qui fait beaucoup de progrès et vaut le coup d’être lu de bout en bout. » (30/12/88)
« Ici, je découvre, émerveillé des gens qui font la démarche de demander eux-mêmes comme s’ils étaient déjà préparés à accueillir, n’attendant qu’un signe pour se mettre en route à la suite du Christ. Ainsi, 4 villages ont vu un groupe de chrétiens naître chez eux et en novembre on accueillait 24 nouveaux adultes dans une célébration d’entrée en catéchuménat : un événement qui a doublé le nombre des chrétiens du secteur ! Dans cette célébration, on ne demande pas de vivre des ruptures, elles viendront en leur temps, mais de s’attacher à l’ordre du Seigneur : « Tu aimerais le Seigneur ton Dieu de toutes tes forces et ton prochain comme toi-même ». Ils sont admis officiellement dans la famille des chrétiens, introduits par le parrain ou la marraine qu’ils se sont choisis et qui se chargent de les suivre et de les encourager pendant les 4 années de catéchuménat qui les achemineront au baptême. Enfin, pour marquer leur désir d’être sauvés par le Christ, ils sont marqués du signe de la Croix sur le front avec du kaolin. » (20/12/88)
« Arnaud soigne au dispensaire. Catherine observe ce qui se fait dans les paroisses en éducation des accoucheuses villageoises et initie un jeune Mossi aux soins des enfants. […] Je pense que dans un mois, ils pourront habiter leur maison. »
(longue lettre du 15/01/92)
1993, Mgr Téky remplace Mgr Agré.
« Il y a 6 villages qui ont des communautés chrétiennes solides avec des baptisés et pour lesquelles je célèbre la messe un dimanche sur deux. Six autres villages ont des communautés sérieuses où des baptêmes se préparent et ils ont construit leur chapelle. 11 autres villages ont des communautés en démarrage où ils sont quelques-uns qui se réunissent. […] Quand ils ont construit leur chapelle, je leur apporte des bancs table et chaises, un matériel difficile à trouver au village. […] Lorsque des mères de famille sont entrées dans les communautés, on est sûr qu’elles tiendront bon : ce que femme veut… » (04/01/94) Des sessions de formation pour les divers responsables.
En 94, cure pour nécrose à la hanche et arthrose aux genoux.
96, 4ème cure pour retarder l’opération pour la pose d’une prothèse.
1996 : arrivée d’une communauté de religieuses ; une suisse, une française et deux ivoirienne : cours de couture, animation féminine. Il a aussi fallu leur construire une maison… Maintenant une trentaine de village ont une communauté chrétienne. « Le suivi des catéchumènes, la formation des responsables, l’animation des communautés sont l’essentiel de mon travail et de ma joie ici. » (18/01/97)
1998 : développement de Gbonné : un maire, des grandes rues viennent d’être tracées par des engins dans tous les sens […] Trois grands chantiers sont maintenant en activité pour construire le Centre culturel, la gendarmerie et l’église. Malheureusement, aucun effort n’est fait pour les « routes » qui mènent aux villages ; […] deux chrétiens viennent d’être nommés chefs de village. En novembre, ordination du premier prêtre toura. […] Si les chrétiens ne participent pas à la construction, l’église est regardée comme la propriété personnelle des prêtres, dans laquelle ils sont invités. Au contraire, s’ils ont bien participé, l’église est alors leur église qu’ils entretiendront et défendront bec et ongles.
10/1999-02/2000, Montferrier
Opération de la hanche (prothèse) en novembre 1999 et convalescence à Montferrier
Pour son année sabbatique, il aimerait faire les exercices de Saint Ignace et aussi étudier l’arabe et l’islam en vue de sa nomination future au diocèse d’Odienné. (22/11/98)
04/2000-07/2000, Chaponost, recyclage
Il fait un infarctus le 24 septembre, ce qui retarde son départ en RCI.
02/2001, Touba, Odienné, vicaire de Claude Gavard
Il est reparti le 25 février.
Il est délégué des confrères de Côte-d’Ivoire à l’Assemblée provinciale de 2001. Il arrive en retard à l’AP par suite d’ennuis de santé. Il est élu vice provincial de la Province ; il se fait enlever la vésicule après l’Assemblée. Claude Gavard commence à cette époque à ressentir des douleurs à l’abdomen.
Ils sont trois.
09/2001-2007, Paris (Hidalgo), vice provincial
2007-2008, Lyon 150, à partir de septembre 2007,
Service pastoral en milieu africain et étranger dans la banlieue de Lyon
Il fait équipe avec le père Bibollet, à la paroisse de la Résurrection à Villeurbanne où il loge, mais il garde un lien avec le 150. Son projet « auprès des africains » est accueilli favorablement dans la paroisse.
Ce qu’il veut, c’est faire équipe avec au moins un confrère dans une paroisse de la région de Bron, mais il ne trouve personne. Finalement, il commence avec Jean Thébault à Bron, au presbytère de Notre Dame de Lourdes ; mais Jean continuerait de s’occuper de Vaulx-en-Velin, tout en ayant des activités à Bron. Il pense un moment demander à André N’Koy de venir s’associer à eux. La nomination du diocèse date du 22 octobre 2009. Eric Makaya des Districts en Formation vient avec eux en 2009.
Mais en 2011, un nouveau curé est nommé à Bron : une réunion avec Patrick Rollin le vicaire dit ceci : « Tenant compte que deux prêtres suffisent pour la pastorale de la paroisse de Bron, que notre équipe des Missions Africaines constate qu’il y a peu d’Africains sur Bron, le père Rollin nous propose de quitter Bron et d’implanter notre équipe dans la paroisse de Rillieux-la-Pape dont deux quartiers ont un bon nombre d’Africains ». (10/02/12)
2011, Rillieux-la-Pape, avec Eric Aka ; en paroisse, en septembre
Jean Thébault refuse. Ils se retrouvent à deux. Le Conseil provincial donne son accord pour le transfert. Tout un projet est bâti, très structuré : notre insertion, poursuivre, mettre en place, continuer, quel avenir, ce qui est en train de se décider.
Mais, après de belles théories, le projet a du mal à bien démarrer. Il faudrait un troisième confrère et les Districts en Formation ne donnent personne. Or le diocèse voudrait trois personnes à Rillieux. Finalement, il annonce à la SMA que 3 Rédemptoristes vont venir s’installer à Rillieux. Louis demande alors de trouver une place dans son diocèse. Le Conseil donne son accord.
2013, Arbois, dans son diocèse, en paroisse
Un contrat est signé avec l’évêque de Saint-Claude. Il habite dans un presbytère vide depuis 4 ans. Il est curé in solidum d’un ensemble de paroisses.
« Dans le diocèse de Lyon, on me faisait l’honneur de m’accepter dans le presbyterium ; le diocèse de Saint-Claude, lui, se fait une joie de m’accueillir. » (Noël 2014)
