Société des Missions Africaines – Province de Lyon
Le père Jacques SICARD
Né le 15 août 1936 à Jullianges, diocèse du Puy
Ordonné prêtre le 1er juillet 1962
1962 – 1963 : Sathonay (Lyon), année de pastorale
1963 – 1966 : Porto-Novo, vicaire à la paroisse Notre Dame
1966 – 1969 : Missérété (Porto-Novo), curé
1969 – 1978 : Adjarra (Porto-Novo), curé
1978 – 1981 : Djérégbé (Porto-Novo), curé
1981 – 1982 : Abbaye de Bellefontaine, année sabbatique
1982 – 1988 : Djérégbé (Porto-Novo), curé
1988 – 1992 : Chaponost, économe
1992 – 2008 : Lyon/150,
vice -supérieur, responsable du Service Informatique de la Province
2009 – 2022 : Montferrier, résident
Décédé le samedi 24 septembre 2022
à l’âge de 86 ans
Ses funérailles ont été célébrées
Le mardi 27 septembre à 10 h 15 à Montferrier
en la chapelle de la maison des Missions Africaines
Né le 15 août 1936 à Jullianges (Haute-Loire), diocèse du Puy et baptisé le 16. C’est en 1955, après deux ans de philosophie scolastique au grand séminaire de Lyon, qu’il fait sa demande d’entrée aux Missions Africaines, avec l’assentiment du cardinal de Lyon et de son directeur spirituel. Son papa est chef comptable à Montbrison. Il a deux sœurs et un frère et il est l’aîné. Il fait toutes ses études secondaires à Montbrison à l’Institution V. de Lagrade (1947-1953), puis rentre au séminaire de 1er cycle au diocèse de Lyon. Le supérieur du séminaire de Lyon le note ainsi : « Travailleur très appliqué, un peu replié sur lui-même, timide, énergique. […] Je crois que Jacques vous donnera entière satisfaction. » (27/03/55)
Il est admis à Chanly pour la rentrée d’octobre 1955. Il fait son service militaire de juillet 57 à novembre 59, d’abord à Clermont-Ferrand, puis, la dernière année en Algérie.
Premier serment temporaire 16/07/1956
Serment perpétuel 05/01/1962
Sous-diaconat 06/01/1962
Diaconat 07/04/1962
Ordination 01/07/1962
1962-1963 – Sathonay (Lyon), année de pastorale
À la fin de son année pastorale, il est noté ainsi : « Excellent confrère, bien qu’un peu froid, prenant souci des autres, même au point de vue spirituel. » (25/07/63)
1963-1966 – Porto-Novo, vicaire à la paroisse Notre-Dame
« J’ai la chance d’être avec un curé qui se lance à fond dans les catéchismes. Sur ce plan, on discute beaucoup et on travaille bien ensemble. » (26/12/63)
1966-1969 – Missérété (Porto-Novo) , curé
1969-1978 – Adjarra (Porto-Novo), curé
« Je me débats toujours seul, et encore pour longtemps, entre Adjarra et Missérété. Il y a des jours où je me demande ce que j’y fais, car on ne peut rien faire de sérieux dans de telles conditions de travail. » (03/06/70)
« Si je reviens de congé avec 1 million, je vais donc verser cette somme dans le compte de la paroisse où cet argent sera comptabilisé. Si au bout d’un an l’évêque décide (et cela arrive) de me changer de paroisse, je ne peux pas retirer cet argent déjà comptabilisé, et je vais donc rejoindre mon nouveau poste les mains dans les poches. » (24/11/70) Il propose donc que l’argent soit déposé à la maison régionale et que le confrère le retire à son gré quand il en a besoin.
En 1972, il reçoit le renfort du père Brégaint, ce qui lui permet d’aller plus souvent dans les stations.
« Le père Sicard est vraiment trop maigre. Laissez-le se reposer ce qu’il faudra. Je le mets à l’engrais. Mais je ne veux pas qu’il reparte sans vérification de sa prise de poids par moi. À par cela je n’ai pas trouvé de lésion profonde. » (Docteur Plauchu, 31/05/72)
Pour son congé de 1975, il parle déjà de recyclage spirituel dans une trappe, mais il demande qu’on l’inscrive au moins pour le stage de l’Arbresle, stage qu’il fait d’ailleurs juste avant Noël 75. Une lettre de 1976 signale un problème assez important avec l’évêque.
« J’ai dit à Mgr Mensah que je ne voulais pas retourner à Adjarra après mon congé. Je viens d’y faire 9 ans. Pour les gens et pour moi, il est bon de changer si l’on veut se renouveler. » (02/04/78) « Je lui ai dit que je ne voulais plus être seul, au moins pour manger, prier et si possible travailler. Par la suite, avec P’tit Louis, on lui a proposé d’être ensemble, mais nous n’avons eu aucune réponse avant le départ en congé. » (20/07/78)
1978-1981 – Djérégbé (Porto-Novo), curé
Il regrette de ne pas être en équipe. « Avec P’tit Louis, on se retrouve tous les jours à Sainte-Anne pour manger ; et avec Claude, on se retrouve tous les dimanches soir chez lui, et tous les mercredis soir ici pour prier ensemble. On soupe et couche l’un chez l’autre, afin de célébrer l’Eucharistie le lendemain matin avant de se séparer. Il faut dire qu’à Djérégbé, j’ai le temps de prier. » (24/05/79)
Il serait bien allé à Notre Dame des Neiges plus près de chez lui, mais il a peur du froid de l’hiver et c’est la raison pour laquelle il choisit Bellefontaine. Son évêque voudrait bien le retarder un peu. « J’ai besoin de retrouver un second souffle après 18 ans de bons et loyaux services dans l’Église de Porto Novo. Quand on discute avec les confrères, on voit que plus on attend, moins on sent le besoin de se reprendre. Et personnellement, je ne veux pas attendre l’année avant d’entrer à Baillarguet pour faire une année sabbatique. » (23/07/80)
Décès de son papa en octobre 80. Il rentre et repart.
1981-1982 – Abbaye de Bellefontaine, année sabbatique
« Le père prieur m’a emmené faire une visite au père Rose (ou plutôt au frère Antoine) à l’infirmerie. Il n’avait pas l’air bien en forme. […] Quant à moi, je suis heureux d’avoir choisi ce mode d’année sabbatique. » (01/11/81)
« L’expérience n’est pas facile tous les jours et certaines fois, le corps grince un peu, mais c’est très intéressant et je ne regrette pas de l’avoir voulu. Rassure-toi, je connais mes limites et je saurai ne pas aller au-delà du raisonnable. » (03/01/82)
Début mai 82 il passe trois mois dans un secteur pastoral en Haute-Loire.
1981-1988 – Djérégbé, curé
Il se retrouve là où il était avant son année sabbatique.
« Si nous voulons que nos maisons de France gardent un dynamisme missionnaire, il nous faut penser à y mettre des forces vives. Nous espérons que cette proposition te conviendra. » (14/03/87)
« Je ne suis pas opposé à un service à rendre à Chaponost. La seule chose qui m’embête un peu, c’est ce handicap que j’ai pour marcher ou porter des choses. Cela ne m’empêche pas de travailler, mais je voudrais bien au cours du bilan médical à mon congé que les toubibs arrivent à trouver d’où cela vient et surtout à y porter remède. » (24/04/87)
1988-1992 – Chaponost, économe
Il demande à commencer Chaponost par un stage en informatique. C’est d’accord. « Outre le travail d’économat et de comptabilité, nous comptons sur toi pour favoriser le bon accueil des groupes qui utilisent notre maison. Chaponost conserve en effet sa double destination de procure et de centre d’animation missionnaire. » (18/07/88)
En 91, on lui propose le Zaïre. Mais son handicap à la jambe : il ne peut descendre un escalier sans se tenir. Après de multiples examens, les docteurs disent : « Une polynévrite à évolution lente (je ne suis pas pressé). D’où cela vient-il ? ils l’ignorent. Comment la soigner ? Rien à y faire. Il faut vivre avec ; ce que je fais depuis de nombreuses années déjà. Tu connais le Zaïre mieux que moi. A toi de voir. » (06/05/91)
1992-2008 – Lyon, 150, responsable du SIP
Il était pratiquement nommé au Zaïre, et puis au dernier moment, raison médicale, il doit rester. Il est nommé au SIP (Service Informatique des Procures) pour trois ans renouvelables.
En 94, il est nommé vice supérieur de la communauté. La même année, il devient aussi responsable du SIP depuis deux ans qu’il y travaille.
En 1995, il est renouvelé au service du SIP. « Nous te remercions de tout ce que tu as déjà fait pour la gestion du SIP et pour tout le temps que tu y consacres. […] Le Conseil provincial se réjouit de ce que tu aies pu trouver en dehors du 150 diverses activités qui te permettent d’exercer ton ministère de prêtre et de missionnaire. » (12/12/95)
Cette nomination est le dernier document qui se trouve dans son dossier.
2006 : Il laisse le SIP pour raisons de santé
Il rend les services qu’il peut dans la maison.
Début avril 2009, double fracture du fémur, opération et rééducation au Centre des Iris, sur Villeurbanne. Il rejoint Montferrier au mois d’août 2009.
